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Londres Ministère de la magie Entretien d'embauche [En cours]

Bureau du directeur de la Justice Magique le 18 juin 2122

Publié par Amanda Howcraft le 26/06/2022 à 22:10:57

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LA d'Adonys (et si t'es pas content, on peut régler ça 👼)

 

Elle regarde à droite, à gauche. La secrétaire ne fait pas attention à elle. Du genre aimable comme une porte de prison. Celle qui vous jette à peine un coup d'oeil distrait, demande d'une voix monocorde la raison de votre venue et vous fait un geste mou vers les quelques sièges prêts à recevoir les visiteurs en attente. Pas de quoi faire sauter de joie au plafond. C'est pas le premier accueil qui vous met le plus à l'aise. Et ça n'arrange pas les affaires d'Amanda. Parce que mal à l'aise, elle l'est déjà beaucoup trop, sans avoir à subir les froideurs désagréables des gens censés la recevoir. 

Assise le dos droit et raide, les mains posées sur ses cuisses, elle crispe et décrispe les poings, en un rythme millimétré. Accomplir de petits gestes sur une mesure qu'elle compte dans sa tête lui permet de garder son calme, calmer les battements de son coeur, tenter de retrouver un peu de sérénité. 

 

Quelques jours plus tôt, elle a reçu une lettre à laquelle elle ne s'attendait pas. La dernière fois que c'est arrivé, ça devait être pour ses onze ans et la missive d'inscription à Poudlard. Amanda n'est pas le genre à aimer les surprises. Aussi, les lettres inattendues, c'est pas trop son truc. Surtout lorsque celles-ci portent le logo du ministère. Etre convoquée au Département de la Justice Magique sans s'y attendre, c'est rarement un bon signe. 

Elle a tourné en rond.

Elle a fait les cents pas.

Elle a lu et relu le bout de parchemin, afin de s'assurer qu'il n'y avait pas erreur sur la personne.

Et pourtant, non. Il y était bien écrit Amanda Howcraft. Peu de chance pour qu'elle ait une homonyme.

Après avoir fait les cent pas, elle s'est écroulée sur le parquet, les yeux perdus au plafond.

Elle s'est raisonnée. S'est convaincue qu'elle n'avait rien fait. Vrai, n'est-ce pas ? Elle n'a jamais rien fait de mal. Depuis plusieurs années déjà, c'est légal de parler sorcier chez les Moldus et vice-versa. Donc ses réunions organisées dans l'épicerie où travaille son frère n'avaient rien à se reprocher. 

Elle a secoué la tête.

Elle a fermé les yeux.

Elle a essayé de se vider la tête. Fataliste. On verra.

 

Et la voilà.

Assise, droite et raide. Les mains un peu moite. Prête à rencontrer quelqu'un qu'elle ne connaît pas, pour une raison qu'on ne lui a pas expliquée. Sérieusement. Y'a mieux, comme début d'été.


Publié par Adonys Montgomery le 27/06/2022 à 00:31:34

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Voilà typiquement le genre de choses qui ne sont pas réellement de son ressort, mais qu'il ne peut se résoudre à confier à l'un ou l'autre de ses subalternes de peur que le travail ne soit bâclé. Adonys recevait ce matin-là, future professeure d'étude des moldus de l'académie Poudlard. Les nominations de professeurs n'étaient habituellement pas de son ressort et, en règle générale, le ministère de la magie n'interférait jamais dans les affaires de l'académie. Cette fois cependant, le profil de la nouvelle enseignante valait le coup que l'on s'y attarde.

 

Une petite note se posa sur bureau. Il en pris rapidement connaissance et se leva en lissant les plis de son costume. Il se dirigea d'un pas décidé vers la salle d'attente où l'attendait son interlocutrice de la matinée. Madame Howcraft ? Suivez-moi je vous prie. Le ton n'est ni spécialement froid, ni spécialement accueillant. Il est à l'image du directeur : sobre. N'attendant aucune réponse, il s'était immédiatement mis en route pour rejoindre son bureau. Il tint la porte ouverte et la referma derrière la jeune femme, qu'il invita d'un signe de la main à s'installer sur le fauteuil face à son bureau. Il s'installa lui-même dans son fauteuil et débuta l'entretien sans plus attendre.

 

Je suis Adonys Montgomery, directeur du département de la justice magique. Vous devez vous demander pourquoi vous êtes là, je suis désolé d'avoir fait tant de mystères, mais dans mon métier on évite de divulguer trop d'informations à celles et ceux que l'on souhaite interroger. Lui qui se voulait rassurant sur le propos se dit soudainement qu'il n'avait sans doute pas employé les bons mots... Rien de bien grave rassurez-vous, je voulais simplement m'entretenir avec vous des relations que vous avez avec votre père. Pourriez-vous m'en parler un peu ? Une fois encore, il n'avait pas l'intention d'en dire plus que nécessaire.


Directeur du département de la Justice Magique


Publié par Amanda Howcraft le 27/06/2022 à 19:22:06

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Enfin, l'ombre se profile. Elle relève rapidement la tête pour voir apparaître un homme grand, étonnamment jeune pour son haut poste. Son costume lui donne un air de propre sur lui, tout à fait professionnel. Même le ton employé cadrait avec sa place. Ni particulièrement méchant, ni spécialement chaleureux. Le juste milieu avec lequel on ne sait pas trop si on doit sourire poliment ou seulement hocher la tête. A trop se poser de questions, Amanda ne fait ni l'un ni l'autre et se contente de suivre l'homme.

D'un mouvement un peu mal à l'aise, elle prend place dans le fauteuil qu'on lui désigne. 

Heureusement, l'homme ne perd pas de temps pour lancer les hostilités. Rien n'est plus dérangeant aux yeux d'Amanda que les blancs où on ne sait pas trop qui doit parler en premier. Alors si l'autre peut prendre les devants, elle en est ravie. 

 

Elle écoute patiemment son interlocuteur, qui rappelle son identité et s'excuse du peu d'informations transmis lors de la convocation. D'un air pincé, Amanda grave dans sa tête qu'elle est, comme ses prédécesseurs ayant posé leur petit fessier sur ce fauteuil, une interrogée. Et, bon, l'imaginaire autour de ce terme n'est pas glamour. C'est rarement des petits fours et une coupe de champagne. Plutôt de longues heures de questions épuisantes, une pression psychologique voire de la violence physique. Mais pour l'heure, Adonys Montgomery n'a pas l'air si menaçant que ça. Peut-être qu'il a le rôle du bon flic. 

Finalement, les sourcils d'Amanda s'arquent en gros points d'interrogation lorsque le directeur lui parle de son père.

S'il y a bien une personne qu'elle ne pensait pas être nommée ici, c'est bien lui. 

Sur le coup, elle se dit qu'elle a mal compris.

Elle reste quelques secondes silencieuses, comme si Adonys allait d'un seul coup lui annoncer qu'il plaisantait et en venir au réel sujet de leur rencontre. Mais apparemment, ce n'est pas le cas. Elle a bien compris. Et ce n'est pas une blague.

 

-Mon... Mon père ? répète-t-elle, d'un ton incrédule. Pourquoi... enfin... c'est même pas un sorcier, achève-t-elle en grommelant. 

 

Elle croise ses doigts entre ses cuisses et fait de petits mouvements du poignet, mal à l'aise.

 

-Ben... ça fait longtemps que je lui parle plus, vous savez. Mon frère non plus, ne le voit plus. Et tant mieux. On cherche pas à savoir, on est mieux comme ça. 

 

Elle pince ses lèvres, résolument peu désireuse d'aborder ce sujet. Voilà sept ans qu'elle a définitivement tourné le dos à cette part de son histoire. Qu'elle et son frère se sont jurés de ne plus en parler ensemble. Ne plus chercher à savoir, à reprendre contact. Et maintenant, un inconnu, détenant l'un des postes les plus importants de ce pays, venait lui parler de ce minable qu'elle avait enterré dans ses souvenirs ?! Malgré sa promesse faite à elle-même de ne plus jamais s'intéresser à lui, elle ne peut s'empêcher de demander :

 

-Pourquoi vous me parlez de lui ?


Publié par Adonys Montgomery le 28/06/2022 à 17:30:14

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Les lèvres se pincent, le regard se fait surpris. Mais aucun de ces signes n'intéressait vraiment Adonys. À l'heure actuelle, la seule chose qui l'intéressait, c'était les faits et ce que la jeune femme pouvait lui apprendre. Si tant est qu'elle puisse lui apprendre quoi que ce soit. Depuis quelques années déjà, tous les grands noms du ministère de la magie avaient fait l'objet d'une petite enquête afin de déterminer leur position face aux moldus et à la cohabitation de leur monde avec celui des sorciers. Si, jusque là, ces enquêtes s'étaient cantonnées au gradés du ministère de la magie, il avait semblé judicieux au directeur de la justice magique d'étendre désormais cette pratique à celles et ceux qui avaient de l'influence auprès de la jeune génération de sorciers.

 

C'est ainsi que Miss Howcraft, sans même savoir qu'elle avait fait l'objet d'une petite fouille familiale, s'était retrouvée convoquée au ministère de la magie. 

 

Si dans un premier temps tout avait sembler aller pour le mieux dans la famille Howcraft, malgré la brouille évidente du paternel avec ses enfants. Mais Adonys se devait de s'assurer que la jeune Amanda ne savait rien. Rien des faits qui pouvaient être reprochés à son père et à ses fréquentations. Rien du fait qu'il participait, activement ou non, à certains meetings et groupes de paroles anti-sorciers. 

 

Je sais bien qu'il n'est pas un sorcier, mais c'est votre relation avec lui qui m'intéresse. Depuis quand ne l'avez-vous pas revu et pourquoi ? Vous dîtes que vous ne cherchez pas à savoir... à savoir quoi ?

 

Il ignora copieusement les questions de la jeune femme, il y apporterait des réponses plus tard, pour le moment, c'est lui qui cherchait des réponses.


Directeur du département de la Justice Magique


Publié par Amanda Howcraft le 30/06/2022 à 21:15:35

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L'homme ne répond pas à sa question. Ca la frustre. Mais elle ne dit rien. Se rembrunit davantage. Elle se sent scrutée. Comme si son interlocuteur cherchait à mettre son âme à nue. Elle ne comprend pas en quoi la relation (ou non-relation) qu'elle a pu avoir avec son père intéresse le Ministère. Elle ne parvient pas à saisir la raison réelle pour laquelle elle est ici. Un pauvre plouc Moldu qui vaut pas deux noises ne devrait pas susciter autant du curiosité chez un homme comme Adonys Montgomery. 

Amanda se tait. Un blanc. Elle sait que c'est à elle de répondre. Mais elle ne sait pas comment le faire. Alors, oui, bien sûr, suffit d'agiter les lèvres, articuler quelques sons et hop, on répond. En fait, c'est surtout sur le contenu de la réponse, qu'elle est hésitante.

Machinalement, elle gratte son bras gauche, au niveau du coude. Un des nombreux endroits où les plaques rouges avaient tendance à beaucoup apparaître, lorsqu'elle était plus jeune. Où elles apparaissaient encore à l'occasion, en grande période de stress. De façon plus légère et moins dérangeantes, ceci dit.

Finalement, elle se force à essayer de formuler quelque chose. Répondre au plus simple, en premier.

 

-Ben... ça va faire... euh... sept ans, je crois. Quand j'ai été majeure et que je n'avais plus aucune obligation de le voir. Quant au pourquoi...

 

Ses yeux balaient le bureau devant elle, sans vraiment regarder. Elle ne fait pas attention à ce qui y traîne, elle aurait presque pu ne pas remarquer qu'il s'agissait d'un bureau. Elle cherche juste désespérément un endroit où accrocher ses yeux, sans que cela soit trop gênant. Elle finit par pousser un petit soupir et s'efforcer de relever la tête devant l'homme qui attend sa réponse.

 

-Si vous vous intéressez à mon père, je suppose que vous avez un dossier sur lui, avec son passé, tout ça. Rien que ça suffit à comprendre pourquoi je ne lui parle plus. Pourquoi mon frère ne lui parle plus. C'est... pas un homme bien. On a bien mieux vécu sans lui qu'avec lui. Et puis... de toutes façons, lui même ne m'accordait plus trop d'attention. Il... il a pas vraiment accepté le fait que je sois sorcière.

 

Elle a un haussement d'épaules. Comme si tout ça lui était égal. La violence, l'ignorance, le désintérêt. 

 

-C'est pour ça, reprend-elle, après un nouveau silence, que je cherche pas à savoir ce qu'il fait, ce qu'il devient. En quelque sorte, je l'ai effacé de ma vie.

 

Ses yeux retombent.

Le bureau. 

Puis sa main droite, qui gratte toujours son coude à travers le tissu de son t-shirt estival en lin. 

Ses genoux, serrés l'un contre l'autre. 

Ses yeux remontent.

Le bureau.

Les mains de l'homme.

Son costume, qui le rend très pro.

Son visage, pas particulièrement avenant, pas spécialement menaçant. Un visage dont on ne sait que penser. Avec son masque de neutralité.

 

-Y'a des gens, vous savez, ils devraient jamais être parents. 


Publié par Adonys Montgomery le 11/07/2022 à 17:37:48

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Un léger silence s'installa, la demoiselle semblait légèrement nerveuse. Adonys ne fit pas le moindre geste, ne lui donna aucun échappatoire, se contenta de l'observer en silence tandis qu'elle cherchait elle même les mots qu'elle devait prononcer. Au termes de quelques secondes qui devaient lui sembler bien longues, la demoiselle reprit la parole avec hésitation. Une histoire tristement banale, pour une famille dont la complexité n'est pourtant pas des plus élevée.

 

Des siècles durant, les deux communautés vivaient l'une à côté de l'autre, les moldus ignorant l'existence des sorciers et ces derniers méprisants pour une large portion les membres de la communauté moldu. Depuis que la barrière qui séparait les deux mondes avait volé en éclat, le ministère s'était retrouvé à gérer les sorciers mécontents de la situation actuelle, mais devait également avoir à l'œil les moldus qui ne voyaient pas d'un très bon œil qu'une portion de la population mondiale pouvait en un sifflement de baguette décimer les armées du monde.

 

La coopération entre les services ministériels moldus et sorciers n'avait jamais été aussi forte qu'aujourd'hui et, la pression qui reposait sur les différentes direction des département du ministère n'avait, elle non plus, jamais été aussi forte... Alors évidement, oui, il disposait d'un dossier plus ou moins complet sur les différents groupuscules sorciers et moldus. Et oui, son père était mentionné dans l'un de ses dossiers comme étant sympathisant d'une cause juste à ses yeux, ignoble à ceux du directeur de département.

 

Je comprends... un léger silence s'installe à nouveau nous avons effectivement des raisons de penser que votre père nourrit à l'égard de la communauté magique un certain ressentiment. Inutile de préciser que les raisons de penser cela étaient amplement justifiées. Votre prochaine prise de poste au sein de l'académie Poudlard, mes félicitations pour cette nomination d'ailleurs, me force à prendre certaines précautions. D'autant que la matière que vous allez enseigner est en relation directe avec le monde des moldus. Une nouvelle fois, le silence prend place dans le bureau.

 

Joignant ses mains devant son visage, une habitude qu'il avait prise alors qu'il était encore au Bureau des Aurors, il scruta la jeune femme avant de reprendre la parole. Je vais aller droit au but madame Howcraft, avez-vous le moindre ressentiment à l'égard de la communauté moldu ? Ais-je la moindre raison de craindre que votre enseignement auprès de la jeune génération de sorciers puisse nourrir en eux une haine quelconque envers nos frères et sœurs moldus ? La pauvre femme s'était retrouvée, bien contre son gré, dans une posture délicate que ne lui enviait pour le moins du monde Adonys. D'une certaine façon, elle lui faisait de la peine...


Directeur du département de la Justice Magique


Publié par Amanda Howcraft le 26/07/2022 à 13:14:22

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Amanda est à la fois surprise et pas du tout surprise. Son interlocuteur vient de lui dire qu'ils ont des raisons de penser que son père nourrit un certain ressentiment à l'égard de la communauté magique. Sa première pensée est "évidemment, il n'a jamais su faire autre chose que détester le différent...". Puis "mais... comment ils savent ça, au Ministère ?!"

La bouche légèrement ouverte, dans un souffle surpris, elle n'a pas le temps de répondre qu'Adonys enchaîne déjà. Il lui parle de son futur poste, les félicitations classiques sont lancées (on fait ça pour être poli) puis il en vient au coeur du sujet. LA raison pour laquelle elle est ici. Elle comprend enfin. Tous ces détours, ces questions étranges dont elle ne comprenait pas l'intérêt, l'évocation de son père... Il a peur qu'elle tienne de lui ? Après tout, il a raison de se poser des questions. Qu'on les aime ou pas, nos parents sont nos parents, souvent, ils nous ont élevés (ou en partie) et, par ce processus, ont eu une certaine influence sur la construction de notre identité. 

 

Les épaules d'Amanda s'affaissent un peu.

Elle sent ses muscles se décontracter. Maintenant qu'elle a compris ce qu'elle fait ici et, surtout, qu'elle sait qu'elle n'a rien à se reprocher, elle se sent un peu mieux. Elle ne pense même pas à s'insurger face à l'homme qui sous-entend qu'elle pourrait haïr les Moldus. 

 

-Toute ma famille est Moldue, commence-t-elle.

 

Okay.

Ce n'est pas un argument.

Quand on voit comment son Moldu de père se comporte, on pourrait aisément croire qu'elle a décidé de faire de son cas une généralité et de leur porter à tous la même détestation. 

 

-Depuis que je suis sortie de Poudlard, il y a sept ans, j'ai vécu quasiment totalement dans le Monde Moldu. Mon frère... qui est une des personnes les plus importantes dans ma vie, travaille dans une épicerie solidaire. J'ai travaillé avec lui. Enfin... j'y travaille encore, d'ailleurs, jusqu'à fin juillet. Pendant un temps, j'ai presque abandonné ma vie de sorcière pour retrouver mes racines. Je vous passe les détails, mais là-bas, on a mis en place des rencontres, des séances de discussion avec des Moldus volontaires et intéressés pour discuter ensemble de la cohabitation de nos deux mondes. Apprendre les uns des autres. C'est exactement ce que je compte faire à Poudlard. Avec des Sorciers à la place des Moldus. 

 

Ca fait longtemps qu'elle n'a pas parlé avec un tel aplomb et une telle franchise. Elle est sûre d'elle. Sûre de son combat. De ses valeurs. Et, elle l'a compris, à moins qu'il ne joue un rôle, elle a, face à elle, un homme qui partage ces convictions. Celles qu'une cohabitation harmonieuse est possible. Après tout, n'a-t-il pas désigné les Moldus comme les frères et soeurs des Sorciers ?

 

-Est-ce que vous pouvez me dire, reprend-elle après un instant, ce qui a fait que vous, le Ministère, vous soyez intéressé à mon père ?

 

En sous texte : qu'a-t-il encore fait ?