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Territoires Britanniques Écosse Quand le chef des aurors te met en cabane [Terminé]

2 Allée des Pitiponks / La Cabane le 28 mai 2122

Publié par Nora Fiddlestick le 14/07/2022 à 18:46:23

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Nature du TW :

L'habituel enthousiasme de la Fiddlewitch s'est estompé pour ne laisser place qu'à une affreuse morosité. Elle erre dans ses appartements tel un fantôme. Sa dernière vraie sortie est datée d'une semaine, pour quelques maigres courses, un succinct passage sur le Chemin, soldé d'un retour immédiat sans avoir même osé passer la devanture. Elle n'avait mis Mad au courant que d'une simple lettre, délaissant tout contexte. Il lui faudrait un jour affronter son regard. Expliquer les choses en profondeur. Mais Nora ne se sentait vraiment pas prête. D'ailleurs, lorsque son amie était venue sonner au numéro deux, elle n'avait pas hésité à se cacher derrière les épais rideaux de sa chambre, déployant même un sort de silence pour museler sa chienne.

 

Else la force à quitter l'appartement une fois par jour, sa laisse entre les dents, la queue battante, le regard implorant. Nora évite méticuleusement le cœur du village, ou les alentours de la cabane. Son esprit ressasse encore et encore. Elle n'a envie de parler à personne. Le Vivet Clandestin lui a accordé un congé d'une semaine. Bientôt elle devra reprendre le cours de sa vie, elle le sait. La haine s'est tassée, pour laisser place à une sourde amertume. Un sentiment d'inachevé. Azaël a été intransigeant, à raison. La suite ne lui appartient pas. Et malgré le peu de confiance qu'elle a envers son propre gouvernement, elle se doit de lui laisser les rennes du dernier acte. Chaque jour elle épluche l'actualiité. Chaque jour elle espère voir le visage de Kazem, affublé d'un numéro, devant la porte d'une cellule.

 

Aujourd'hui ne fait pas exception. Attablée dans son étroite cuisine, Nora est cernée de gazettes, un café fumant entre deux pages ouvertes, ses lunettes perchées sur son nez, les mèches aussi terne qu'au mois dernier. Les yeux parcourent chaque ligne, le cœur serré. Une photo de Sol a été découpée, traîne un peu plus loin. La photo choisit par ses parents, pour annoncer ses funérailles. Elles auront lieu dans trois jours à peine. Nora n'a même pas envie d'y aller. Pas tant que ce fou furieux est en liberté. Le ventre grignotée par une culpabilité qui semble ne plus vouloir partir, Nora repousse violemment diverses encarts publicitaires, s'attire un regard perturbé de Else, couchée dans son panier. Pardon ma grande. J't'ai pas donné à manger. J'arrive. Avec lenteur elle repousse sa chaise pour aller chercher ce qu'il faut, et immédiatement la chienne s'active autour d'elle, lui faisant presque oublier sa mauvaise humeur. Mais oui ça vient va. T'as faim hein ? R'garde ça.

 

 


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Publié par Azaël Peverell le 24/07/2022 à 10:18:52

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Nature du TW : Mention mort

Nora n'est plus que l'ombre d'elle-même, difficile de ne pas s'en apercevoir. Elle ne passe plus à la Cabane, elle préfère rester enfermée chez elle. Balthazar la surveille discrètement, sur ton ordre. Elle peut avoir besoin d'être seule pour gérer son deuil. Tu sais que toi, t'en aurais besoin. Tu veux juste t'assurer qu'elle fasse pas de connerie. Heureusement, Kazem a été retrouvé. Les Aurors français ont parfaitement coopéré, l'opération s'est déroulée sans accroche. Enfin, si on excepte le fait que Kazem ait préféré se tuer plutôt que de se laisser appréhender. De toute manière, ça t'arrange. T'avais pas franchement envie d'expliquer pourquoi t'as menti concernant votre rencontre à Paris. Tout revient dans l'ordre, Solange a été vengée, et t'as une bonne nouvelle à apporter à Nora. C'est pour ça que tu te pointes chez elle. Si tu prends le temps de frapper à la porte, tu n'attends pas de réponse pour entrer.

 

- Kazem est mort.

 

Un sourire tandis que tu déposes un baiser sur son front. Tu te baisses alors pour flatter Else de quelques tapes. La chienne lève la tête de sa gamelle pour t'accorder une léchouille de reconnaissance avant de reprendre son repas. Tu reportes cependant rapidement ton attention sur Nora.

 

- Du coup, on va fêter ça. Balt !

 

L'Elfe apparaît dans un craquement, dans une tenue à base de dinosaures qui ressemble drôlement à un pyjama. Tu désignes l'appartement de Nora dans a globalité d'un tournoiement de poignet.

 

- J'te laisse embarquer tout ça à la Cabane.

 

Et sans laisser le temps à Nora de dire quoi que ce soit, tu l'attrapes au niveau des genoux d'un bras, l'autre se plaçant naturellement sous sa nuque pour la porter en dehors de l'appartement telle une princesse. 

 

- Si tu t'débats j't'attache !

 

Dans le doute tu l'embrasses quand même, sans te départir de ton sourire. Else a fini sa gamelle et vous suit en sautillant, toute contente de cette balade improvisée. Est-ce que t'as l'intention de traverser tout Pré-au-Lard avec une Nora dans tes bras ? Oui, évidemment. Est-ce que si elle se débat tu l'attaches pour de vrai ? Oui, évidemment. En attendant, tu la gardes contre toi, sans effort apparent, la bâillonnant d'un baiser dès que t'as l'impression qu'elle risque de se plaindre.

 

- Tu viens vivre chez moi. C'plus grand. Pis j'te veux à côté. Et il est temps que tu reprennes vie. Et c'non négociable. Si t'essaies de te barrer j'te kidnappe à tout jamais.

 

Oui, faut toujours faire dans la délicatesse avec les filles, c'est important. 


 

                                                        

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Publié par Nora Fiddlestick le 17/08/2022 à 19:46:41

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Nature du TW : Mention morbide

J'veux v... vas-y entre fais comme chez toi. Comme d'hab, l'a pas attendu pour entrer. Elle a pas la force de s'battre. La nouvelle a pas eu l'temps de s'installer sous le crâne que déjà l'auror a pris ses aises et que Nora n'est plus dans ses appartements. Ses plaintes ont rencontré un mur. Rien d'inhabituel avec le Peverell. Mais malgré elle, alors qu'enfin les mots commencent à résonner et à faire sens, elle se détend. Elle continue de s'agiter pour la forme, sans grande conviction. Il est mort. Kazem n'est plus. Solange est vengée. D'une manière, ou d'une autre. Elle veut savoir quand, et comment, mais elle a pas franchement l'occasion d'en placer une, parce qu'Azaël a visiblement décidé d'lui prendre sa journée.

 

Genre littéralement.

 

Pis pas que la journée. Tout le reste aussi. Nora a les yeux qui se vissent sur le visage du garçon, l'agacement inratable, et quand enfin il lui laisse en placer une : tu peux vraiment pas faire les choses normalement hein ? C'est ridicule. En plus Else a pas sa laisse. Manquerait plus que d'autres chiens débarquent, ou qu'elle se trouve un truc à chasser. Pire. Y a l'ombrium dans la forêt. Laisse moi marcher, j'vais pas m'enfuir, elle déclare en se débattant, et cette fois il la laisse enfin poser les pieds par terre. Elle lui attrape quand même la main. Kazem est mort. Les lèvres pincées entre les dents, elle le regarde de biais, sait pas vraiment quoi ajouter. Elle déteste quand il fait ça. Prendre le contrôle. Avec tellement d'rigueur qu'on croirait que y a aucune place pour les autres. Qu'il est tout seul à tout décider. Mais quand même. T'es sérieux ? La main s'resserre un peu. Tu pouvais juste me d'mander tu sais. Par principe elle a envie d'le contredire, d'inventer qu'elle est mieux toute seule et qu'c'est trop tôt pour qu'ils vivent ensembles. Sauf que la perspective de le voir tout le temps c'est un truc auquel elle a déjà pensé. Et c'est un truc auquel elle pourrait s'habituer.

 

Et sans aucun problème.

 

Mais juste histoire de l'emmerder elle ajoute : le chef des aurors séquestre une reporter, ça f'rait un bon titre. Kazem est mort. Ça aussi c'est un bon titre. Nora a beau s'inquiéter pour ses affaires, la suite, elle arrive pas tant à se focaliser sur autre chose que ça. Que là. Si Balthazar perd une seule de mes affaires t'as intérêt d'me les repayer Peverell. Il a encore gagné. Tu m'dois toujours soixante-dix balles d'ailleurs. Et sans plus tergiverser, elle entre dans la cabane. Leur cabane. Merde ça fait encore plus vrai quand elle réalise que l'elfe a déjà entamé l'travail. Même qu'il a eu l'bon goût de garder des portions entières de sa déco. C'est pas l'pire endroit dans lequel on m'aura gardé contre mon gré j'suppose, elle marmonne en allant et venant dans les pièces comme pour checker que tout est à son goût. C'est pas comme si elle connaissait pas déjà l'endroit par cœur.

 

Kazem est mort. L'info qui lui tordait encore le bide au matin commence enfin à faire effet, comme un médoc qu'elle aurait fini par digérer. Et au milieu d'la pièce, entre ses plantes et les vieux meubles en bois, Nora éclate de rire. Putain il est vraiment mort ? Elle sait pas si elle a envie d'danser, ou d'gerber. Y a toujours les images de Paris qui flottent ça et là. Pis ce visage dans lequel elle peut s'voir enfoncer un pieu. Si Azaël l'avait laissé faire, elle s'rait probablement morte à essayer d'le faire. Il est vraiment mort... Le rire s'écrase dans un genre de sanglot un peu étrange, mais la Fiddlewitch refuse de s'laisser pleurer. Pas encore. Elle regarde autour d'elle, s'arrête sur le Peverell, se rapproche pour l'embrasser. Merci. Et elle l'embrasse encore parce qu'elle peut. Et encore parce qu'elle en a envie. Merci Aza. Elle sait pas trop pourquoi elle dit merci. Pour avoir été là. Pour pas l'avoir laissé tuer. Pour être là encore aujourd'hui. Pour le lui avoir annoncé en premier. Y a une larme qui coule, mais aucune qui suive, et pour la première fois depuis des jours, Nora se sent presque en paix.

 

Kazem est mort. 

 

Le regard se projette sur les murs, et subitement elle déclare : j'veux accrocher mon cadre patchwork là. Et pis y a pas assez d'plaids sur le canapé. Et faut qu'tu change ta marque de café dégueulasse. 


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Publié par Azaël Peverell le 19/08/2022 à 13:29:35

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Quelle bonne nouvelle elle ne va pas s'enfuir ! Toi, ça te fait marrer. Parce que même si elle voulait, elle pourrait pas. T'es du genre collant comme mec, surtout quand tu l'as décidé. Et là, t'as décidé d'emmerder cette chère Fiddlestick jusqu'au bout, histoire qu'elle se rappelle de ce que ça fait d'être vivante pour de vrai. T'en as vraiment marre de la voir comme un zombie, qui erre comme une âme en peine. Elle avait une bonne raison pour ça, mais t'es bien décidé à ce qu'elle se reprenne en main - sans compter que l'emmerder ça n'a pas de prix. Alors quand elle te dit que tu pouvais juste demander, tu hausses les épaules avec un sourire moqueur accroché sur les lèvres.

 

- Deman-quoi ?

 

C'est vraiment une drôle d'idée. Tu demandes rarement, tu préfères amplement mettre les gens devant le fait accompli, ça évite les refus. La preuve, Nora est déjà toute disposée à vivre avec toi. Tu te marres encore quand elle annonce que tu lui dois de l'argent.

 

- De un, Balthazar ne perd jamais rien, de deux... Ce qui est à moi est à toi, beauté. Donc ce qui est à toi, est à moi. Du coup, j'te dois rien du tout.

 

La logique est implacable, un peu comme tes mains sur ses hanches lorsqu'elle s'approche pour t'embrasser. Tu te fais pas prier pour lui rendre son baiser, et les suivants, reprenant ton sérieux face à ses remerciements. Ton pouce vient essuyer délicatement la seule larme qui a décidé de se pointer en lui répondant.

 

- Je t'avais promis.

 

Et tu tiens toujours ta parole. D'ailleurs, t'as bien l'intention de lui faire une nouvelle promesse.

 

- Ton cadre en patchwork servira à allumer notre premier feu cet hiver, cette horreur n'ira sur aucun mur de cette baraque, Fiddlestick ! De toute façon, on a plus urgent à faire que de discuter déco. Genre...

 

Tu la jettes sur ton épaule avec délicatesse, la main ouvertement posée sur ses fesses pour te diriger vers l'escalier.

 

- Fêter ton emménagement !

 

Et vu que tu l'emmènes vers la chambre, y'a pas vraiment de doute sur la façon dont tu comptes fêter ça. Mais tu l'as à peine déposée sur le lit pour l'embrasser tendrement que des pleurs se font entendre un peu plus loin. Et si sur le coup tu n'y prêtes pas attention, préférant amplement continuer ton petit jeu, t'es bien obligé de te stopper quand le volume double d'intensité. Tu te laisses tomber une demie-seconde à côté de Nora, avec un soupir dépité.

 

- Ce n'est que partie-remise...

 

Et tu te relèves pour aller chercher un Cayrel qui cesse aussitôt de pleurer dès qu'il se retrouve dans tes bras. Alors que tu te colles dans l'encadrement de ta chambre pour observer Nora, ton fils dans les bras, tu regardes tendrement le petit garçon.

 

- Regarde qui est là ! C'est qui ?

- Qui ?

- C'est qui ?

- Qui ?

- Noooo...

- NOWAAAA !

 

Le cri du bébé est accompagné d'un gigotement qui indique clairement qu'il veut être reposé au sol. A peine ses petites jambes ont-elles pris appui qu'il se dirige vers la jeune femme en courant, manquant de tomber à chaque pas sous tes yeux attendris.

 

- T'es déjà en train d'me voler mon fils, j'espère que t'es fière de toi !


 

                                                        

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Publié par Nora Fiddlestick le 20/08/2022 à 15:43:22

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L'adorable garçon la regarde de ses grands yeux bleus, les doigts agrippés à elle, innocence incarnée qui n'a aucune idée de ce qu'il vient de déranger. Nora est juste incapable de lui en vouloir, et elle l'embrasse sur une joue, puis l'autre, puis l'autre encore, le faisant rire aux éclats. Son regard mutin vient se poser sur l'auror resté dans l'encadrement de la porte tandis qu'elle soulève le gamin sans le moindre effort. Tout ce qui est à toi est à moi et tout ce qui est à moi est à toi non ? Elle lui tire outrageusement la langue en lui passant devant, fait grimper Cayrel jusqu'au plafond avant de le redescendre, et de le faire remonter encore. Oh la la mais tu voooooole ! Elle fait atterrir le fragile paquetage au milieu du canapé, qu'il quitte presque aussitôt pour entreprendre de lui montrer absolument tous ses jouets, formant un joyeux bordel dans le salon.

 

L'humeur du matin, des derniers jours même, est complètement oubliée. Et même si la Fiddlewitch n'a clairement pas dit son dernier mot concernant les façons de faire de son cher et tendre petit-copain, elle ne peut lui être que reconnaissante du changement d'ambiance. Balthazar apparait de nouveau dans un craquement sonore, et Nora lève distraitement les yeux sur lui. Il porte son cadre. Le cadre que lui a offert Solange. Un sourire étire les lèvres de la sorcières : On va le mettre dans la chambre celui-là, Balthazar. Mais il faut bien le protéger pour que personne ne puisse l'enlever, s'il te plait ? Soudain, des aboiements dans le lointain, et Nora fronce les sourcils. Merde. Else est pas rentrée dans la cabane avec eux. Elle fait quoi ? Je reviens. Elle embrasse brièvement Cayrel sur le front, attend qu'Azaël soit présent pour lui adresser un signe de tête : ma chienne est encore dehors, j'vais la chercher. C'est pas comme si le terrain était clôturé.

 

C'est pas comme si y avait rien de dangereux autour du terrain non plus. Elle attrape la laisse, judicieusement ramené plus tôt par l'elfe avec tout un tas d'autres affaires, et quitte la pièce. Else ? Else ! Un glapissement, et la Fiddlewitch se met à courir en direction des bois. Bxrdel. Y a ce pxtain d'ombrium dans les bois. Else ! La chienne ne fait plus aucun bruit, et Nora jure entre ses dents. Elle aurait du la surveiller. S'il arrive un truc ce sera clairement de sa faute. Elle bataille avec la végétation, se fraie un passage au milieu de plantes épineuses qui lui griffe les jambes, espère qu'Else n'est pas passé par là. Un nouveau glapissement la fait accélérer, et enfin elle aperçoit le pelage beige. La chienne est prostrée dans une posture étrange, visiblement terrifiée. Par quoi ? Eeeelse, ch, ça va ma belle. J'suis là. Les yeux de la reporter guettent les environs avec attention. Y a forcément un truc. Elle a pas envie de savoir.

 

Elle cherche à mettre la laisse à Else, mais celle-ci refuse de la laisser approcher. Nora fronce les sourcils : C'est moi ok ? Ça va, c'est moi. Allez viens Else. Est-ce qu'elle se serait fait mal ? Où elle aurait mangé un truc ? Le ton de la voix de la sorcière reste doux histoire de pas l'effrayer. Elle réalise qu'elle a oublié sa baguette. Oups. On va à la maison ok ? Allez viens Else. Mais les yeux de la chienne sont rivés dans les feuillages, et elle glapit encore. Nora reporte son attention au milieu des feuillages, mais elle ne voit strictement rien. Y a rien ok ? Ça va Else. Y a rien du tout. Viens là, allez. Cette fois la chienne obéit, non sans jeter plusieurs la gueule vers l'arrière comme pour vérifier qu'on lui bondirait pas dessus. Sa démarche est étrange, presque claudicante. C'est bien ma belle. Allez, à la maison. Nora hésite à retenter de lui passer la laisse, mais si elle prend peur elle risque de se barrer encore, alors elle laisse tomber. Au moins la chienne marche au pied.

 

Elle entend soudainement des bruissements, se mord la lèvre, accélère le pas. Allez. C'est autant pour elle que pour la chienne qu'elle le dit cette fois. Quelque chose les suit.


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Publié par Azaël Peverell le 21/08/2022 à 12:54:20

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Quand Nora dit à Balthazar de mettre l'affreux cadre dans le chambre, tu fais directement un signe discret à l'Elfe pour qu'il comprenne que non, c'était vraiment pas une bonne idée d'obéir sur ce coup-là. Mais le petit être ne semble pas tellement comprendre, puisqu'il se contente de te regarder avec ses grands yeux emplis de curiosité. Par chance, c'est le moment choisi par Else pour rappeler sa présence. Et à peine Nora a-t-elle quitté le salon que tu jettes un oeil à Balthazar tout en surveillant Cayrel qui est en train de s'amuser à taper de toutes ses forces sur un petit tambour. 

 

- Tu me planques cette horreur, Balt'. Quelque part où elle le trouvera pas. J'veux pas d'ça sur mes murs.

- Oui Azaël Monsieur !

 

L'histoire est donc réglée, et tandis que tu commences à jouer avec Cayrel en essayant tant bien que mal de subtiliser discrètement tous les jouets qui font du bruit - sans grands résultats puisque le petit garçon semble absolument vouloir les jouets que tu tiens plutôt que ceux dont il s'occupe, t'entends un hurlement canin terrifié à l'extérieur. Tu te relèves aussitôt, pour appeler ton Elfe qui réapparaît devant toi instantanément. Tu lui laisses la garde de Cayrel avant de t'élancer dehors, juste à temps pour trouver Nora et Else en face à face avec Dagon, dans sa forme la plus terrifiante. La pauvre chienne continue de japper misérablement, consciente de n'être qu'une proie pour l'atroce créature ténébreuse. Ta voix porte aussitôt.

 

- Dagon, non !

 

L'Ombrium tourne sa tête démesurée vers toi, sans pour autant quitter sa posture offensive. Tu viens alors te placer devant Nora et Else, nullement impressionné par cette créature. Le dressage a été compliqué, mais tu sais qu'à présent il obéit sans problème. Son instinct de chasseur le pousse simplement à vouloir attaquer la chienne qu'il ne connaît pas, et donc qu'il refuse d'admettre sur son territoire. Alors que tu flattes la tête d'Else d'un air apaisant, tu t'adresses de nouveau à l'Ombrium.

 

- Else fait partie de la famille maintenant. Elle vit ici. Sois gentil.

 

Le grondement sourd qui te répond n'est clairement pas rassurant, et pourtant, petit à petit, la terrible créature reprend sa forme première : celle d'un grand chien décharné. Une grimace d'excuse pour Nora.

 

- J'ai dû oublier d'le prévenir. Tranquille, il lui fera rien. A toi non plus.

 

Cependant, la chienne reste complètement terrorisée, malgré le fait que Dagon soit reparti tranquillement d'où il était venu, c'est-à-dire des profondeurs de la forêt. Tu te transformes aussitôt en ta forme Animagus pour pousser Else du museau et lui adresser quelques léchouilles réconfortantes. Tu as souvent joué avec elle sous cette forme, et bientôt, elle semble reprendre suffisamment du poil de la bête pour bouger de nouveau. Après quelques bondissements joueurs, tu te transformes de nouveau pour attraper la main de Nora.

 

- Allez, venez les filles !

 

De retour dans le salon, cette fois-ci avec la chienne qui vous accompagne, tu t'affales sur le canapé en regardant Cayrel qui s'amuse à vouloir attraper Else qui essaie tant bien que mal de lui échapper en tournant dans la pièce. La scène est des plus amusantes, et Balt semble avoir de nouveau disparu pour continuer de déballer les affaires de Nora. Nora que tu regardes d'un air malicieux.

 

- Ben alors, femme, le repas va pas s'préparer tout seul !

 

Et t'es déjà prêt à esquiver un coup plus que mérité après cette remarque qui t'amuses énormément. 


 

                                                        

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Publié par Nora Fiddlestick le 22/08/2022 à 12:35:23

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La Fiddlewitch frissonne encore de terreur. Elle déteste la créature. Et le fait qu'Azaël ait oublié de le prévenir la fait violemment tiquer. Son regard, sévère, en dit long. Elle ne prononce pas un mot sur le retour, n'étire un sourire qu'en direction de Cayrel avant de reporter son attention sur l'auror, affalé dans son canapé, visiblement fier de sa cxnnerie. Évidemment qu'il va pas s'préparer tout seul puisque tu vas l'faire, histoire de t'faire pardonner d'avoir oublié de prévenir Dagon de ton futur kidnapping, et optionnellement d'avoir failli faire tuer ma chienne. Hein chéri ? Le ton doucereux contraste avec la froideur des paroles, et elle se met à organiser ses affaires, les mains encore légèrement tremblantes. Miss, Balthazar peut faire cela, vous dîtes à Balthazar et il fait ! Je préfère m'en occuper seule, mais merci. Je pense que je vais jeter quelques trucs de toutes façons. Il faut que je fasse du tri. C'est l'occasion après tout. Ça ne fait que quelques mois qu'elle vit à Pré-Au-Lard, mais elle a déjà entassé tout un tas d'affaires qui ne font que prendre la poussière.

 

Bientôt, deux piles se forment au milieu du salon, sous le regard amusé de Cayrel, intrigué de Else - qui n'a vraiment pas encore compris qu'elles ne rentreraient plus à l'appartement. Nora non plus ne s'y fait pas encore. La décision a été rapide. La façon de faire plus qu'étrange. Mais la perspective de retrouver les quatre murs qui ont enfermé sa morosité des dernières semaines est loin de l'enchanter. Azaël a probablement raison, un changement était nécessaire. Même si elle ne le lui dira jamais. Son égo ne passerait plus les portes. Balthazar, appelle brusquement Nora. Elle n'a plus prêté attention à l'auror ces dernières minutes, accaparée par sa tâche. Est-ce que tu pourrais te débarrasser de tout ça ? Le filer à des gens qui en ont besoin par exemple. L'île aux puces, je crois qu'ils font de la redistribution sur tout le pays. Merci. Les yeux de l'efle se posent brièvement sur son maître avant d'acquiescer vivement : Bien sûr madame Nora, Balthazar s'en occupe tout de suite ! Elle lui offre un sourire bienveillant avant de s'avancer vers la seconde pile. Ses meubles ont été plus ou moins éparpillés selon les goûts de l'elfe, de même que ses plantes. Reste tout un tas de paperasses et d'éléments de déco, de la vaisselle, quelques souvenirs.

 

Soudain, elle fronce les sourcils, se dirige vers la chambre, cherche un moment avant de retourner au salon pour se planter devant Azaël, les poings sur les hanches. Il est où le cadre de Solange ? Mon patchwork. J'avais demandé à Balthazar de le mettre dans la chambre. Un clac sonore signe la disparition du susnommé, ce qu'elle trouve plutôt suspicieux. Ses yeux se font tranchants. Azaël ? Elle n'a posé que trois pauvres conditions pour rester. Trois, et c'est tout. Nora sent contre sa jambe un Cayrel gigoteur qui s'accroche, fait des tours comme pour esquiver une Else qui s'est enfin familiarisée avec le bambin. Elle reste toutefois stoïque en observant l'auror, nullement impressionnée par son sourire insolent ou son regard ténébreux. Où est mon tableau ? Le ton pourrait être catégorisé comme menaçant. Il faut dire que le souvenir lui est plutôt important. Voire très important en fait. Plus que les centaines de photos qu'elle a conservé de Poudlard, ou que n'importe quelle lettre échangée avec son amie. Il est d'elle, tout simplement. Le menton relevé, elle toise son petit-ami avec hargne.


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Publié par Azaël Peverell le 24/08/2022 à 14:30:40

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Franchement, tu trouves qu'elle exagère un peu. T'as pas grand chose à te faire pardonner, t'es venu les sauver tel le héros que tu es, Else n'a rien, Nora n'a rien, et Dagon est prévenu maintenant. Du coup, elle n'a vraiment pas à se plaindre. Mais comme tu tiens à prouver que t'es plein de bonne volonté, tu finis par t'incliner pour te mettre derrière les fourneaux. Ou plutôt, récupérer un plat que Balthazar a gentiment préparé pour le faire réchauffer. Et t'en profites pour faire de même avec l'un des petits pots de Cayrel. Le pauvre Balthazar semble d'ailleurs se trouver bien démuni sans plus rien à faire, et c'est très naturellement qu'il s'occupe du bébé, se précipitant vers lui à chaque fois qu'il estime que la situation peut-être dangereuse - et Balthazar voit le danger partout, ce qui a le don de beaucoup faire rire Cayrel qui s'amuse énormément à voir ses grands yeux s'écarquiller et ses oreilles s'agiter. 

 

Armé d'une cuillère en bois pour remuer le contenu de la marmite, tu ne manques pas de te tourner directement vers Nora quand elle t'accuse ouvertement - et à raison - de la disparition de son cher cadre patchwork absolument horrible.

 

- Mais enfin, comment veux-tu que je le sache ? Je suis là, occupé à préparer un repas digne des plus grands restaurants, et tu oses m'accuser d'un acte aussi vil que le vol d'un cadre d'une laideur exceptionnelle ? Tu me blesses, Nora. Vraiment, en plein coeur !

 

Tu sais parfaitement qu'une telle pirouette ne te permettra pas de t'en sortir, mais à la limite tu t'en moques un peu. Parce qu'il est complètement hors de question que cette horreur soit accroché, que ce soit dans votre chambre ou dans le salon. Tu veux bien ajouter des plaids sur le canapé si ça peut lui faire plaisir, et même la laisser gérer le café. Mais y'a clairement des limites aux concessions que tu peux faire. Nullement impressionné par la colère de la demoiselle, la cuillère en bois se plonge une nouvelle fois dans la casserole avant de finir par s'écraser sur la joue de Nora. Puis sur son menton. Avec un air purement innocent qui accompagne le geste.

 

- Allez, ouvre la bouche. Aaaaaaah ! C'est assez chaud ? On peut passer à table ? 

 

Pour sûr que si elle ouvre la bouche c'est pour t'engueuler, n'empêche qu'il n'y a rien de mieux qu'une cuillère pour que le cri reste bien enfermé. D'un geste de ta main libre, la vaisselle vient se placer sur la table tandis qu'un Cayrel très intéressé essaie de se mettre debout pour attraper les assiettes volantes, sans grand résultat. Tu finis par jeter un coup d'oeil à une montre imaginaire à ton poignet.

 

- Olala, t'as vu l'heure ? Faut que j'donne son repas à Cayrel. Tu vas devoir attendre avant de m'engueuler. Genre... On fait ça quand t'es calmée, ok ?

 

T'es visiblement décidé à ne surtout pas la prendre au sérieux, comme l'indique le sourire satisfait qui n'a pas quitté tes lèvres alors même que tu récupères Cayrel dans tes bras, le brandissant tel un bouclier.

 

- On tape pas les gens qui portent des enfants !

- Pas taper, pas taper !

 

Et le rire de Cayrel éclate encore dans la maison tandis qu'il gigote dans tes bras.


 

                                                        

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Publié par Nora Fiddlestick le 24/08/2022 à 19:27:14

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Nora fulmine. Le torchon essuie les ravages du Peverell d'un geste sec, et un grognement rageur s'échappe d'entre ses lèvres tandis qu'elle suit le Peverell au salon. User de son fils en bouclier. Elle fait la moue, même si son cœur chavire. Elle veut pas l'laisser gagner. Mais y a quand même qu'il l'a invité à emménager, et que c'est pas rien. Que même il lui fait à manger, même si c'est juste du réchauffé. Qu'il la considère comme sa famille, et que l'mot résonne dans la poitrine sur un rythme singulier.

 

Il est venu. Il l'a suivi à Paris. Il a géré l'enquête, et tout l'reste, parce qu'il savait qu'ça lui importait. Il est venu, et il a été là pour elle quand il le fallait.

 

Les yeux de Nora s'adoucissent, et elle se mord la lèvre d'être si faible. Le cadre a que peu d'importance. Azaël lui, en prend toujours de plus en plus, et ça lui fait carrément peur, à peu près autant qu'ça la laisse fascinée. Cayrel tend deux bras vers la Fiddlewitch, qui s'empresse de le récupérer pour lui faire un énorme câlin, avant d'le rendre à son père. Son sourire retrousse de nouveau ses lèvres. Sa main s'imbrique naturellement dans celle de l'auror, la serre obstinément, puis elle s'éclipse pour les laisser. Ses affaires prennent leur place, et avec elle un sentiment de renouveau qui lui donne des vertiges, mais qu'elle a envie de savourer.

 

L'horreur des derniers jours a fini par s'estomper. Ne reste que les rires gamins qui proviennent de la pièce d'à-côté, le halètement de Else, qui furète partout avec curiosité. Après dîner, Nora ne tarde pas à la récupérer, annonce partir la promener pour laisser le temps à Azaël de gérer l'histoire du soir, le coucher. La balade la laisse un peu cogiter, mais au final elle estime que c'est probablement la meilleure décision qu'elle ait pu prendre de toute l'année. Azaël était l'inattendu, posté là dès son retour au pays, comme un putain d'obstacle impossible à traverser. Finalement, c'est lui qui l'aura le plus aidé. Que ce soit pour retrouver un travail, ou juste l'envie d'avancer.

 

À son retour, Nora laisse Else trouver où s'installer, gagne rapidement le dos du Peverell pour s'y accrocher, glisser quelques baisers dans son cou, doucement tanguer au rythme d'une musique qui n'existe pas, avant de simplement soupirer : on va s'coucher ? Mais dans ces mots, une envie de plus, immanquable, intense, immuable. Viens, qu'elle glisse en lui prenant la main. Et jusqu'à ce qu'ils atteignent la chambre, elle reste collé, scelle leurs lèvres, traverse son corps de mains qui convoitent bien, bien plus que juste quelques baisers. Sa présence, inexistante auparavant, lui est à présent nécessaire. C'est quelque chose qui la terrifie, de se savoir si dépendante.

 

Mais peut-être était-ce écrit.

 

Peut-être est-il l'exception à sa propre solidité. Celui qui fait tout ployer, d'un seul regard, d'un seul ordre, ou d'une seule pensée. Je t'aime tu sais, elle murmure en le faisant glisser entre les draps, en se laissant étreindre entre ses bras, en dévalant de ses lèvres la ligne d'une mâchoire parfaitement dessinée. Je t'aime tellement qu'ça m'paralyse de terreur. J'crois que j'pourrais plus être sans toi. Et sous le couvert d'une obscurité latente, elle s'applique à le lui démontrer. Prudemment. Patiemment. Le regard fiévreux, les mains presque tremblantes, et le corps enivré.


LA mutuel club des dark