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Territoires Britanniques Angleterre Moonage Daydream [Terminé]

Brighton le 09 juillet 2122

Publié par Ren Hawkins le 17/07/2022 à 20:40:35

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Nature du TW : Humour noir, mention de drogue

L'regard a coulissé plusieurs fois vers Arsène pendant l'trajet. Comme inquiété. C'était facile quand ils étaient encore à Poudlard. Quand y avait du monde pour veiller sur lui. Là c'est un peu juste lui, tout seul. Il a prouvé qu'il gérait pas. Il essaye quand même de pas s'inquiéter. Luke a été dans l'wagon avec eux aussi, pis ils ont du l'abandonner sur les quais. Ils sont sensés s'écrire. Ren peut pas s'empêcher de s'inquiéter. Le sac valise est perché dans l'dos, et d'une main il tient la hanse du second sac. Allez viens. On y va en bus. C'est pareil tous les ans. Ça lui a pris un temps d'capter que les autres ils avaient des parents qui venaient les chercher. Lui non. Mais il s'en fout, il est habitué. Juste le temps de fumer un pétard avant le départ. C'est bien calculé. La ligne est directe, même si y a quasiment deux heures de route. Sans pause au milieu. Ren, installé à côté de Jones, lui raconte un peu Brighton, les filles, la plage, le surf, son oncle Jack. Mais bien vite il se tait pour mater l'extérieur, s'endort comme un bienheureux.

 

L'arrivée se fait sous le soleil, et déjà y a pas mal de bikinis qui se dandinent sur les sentiers. Bienv'nue à Brighton mec. Allez viens on va poser nos affaires à l'appart. Après j'te fais faire un tour. Évidemment, Jones a demandé où est-ce qu'il pourrait trouver ses cachetons. Évidemment Ren a pas su dire non. Arsène a récupéré sa baguette. Il a envie d'penser que tout est rentré dans l'ordre ou presque. Que ce qui est arrivé n'arrivera plus jamais. Les deux silhouettes trottent dans des rues larges, la clope aux lèvres, finissent enfin par s'arrêter au devant d'une haute façade jaunâtre. V'la l'chateau. Faut l'badge pour rentrer. Jack a un double. J'te le filerais. Ils pénètrent le bâtiment, se plantent devant un ascenseur. Y a une salle de jeux là-bas au fond il désigne le couloir adjacent pis une salle de sport juste là la pièce avoisine l'ascenseur, qui s'ouvre justement devant eux. Ren appuie sur le numéro quatre, réajuste son sac sur son dos. Y a un toit aussi. Tu vas kiffer mec. T'sautes pas hein la blague tombe à plat.

 

Quelques secondes suffisent à les voir se pointer devant le numéro quatre-cent-deux, et Ren dépose tout son barda pour tirer sa clé d'une poche, ouvrir l'appartement. Allez t'fais comme chez toi. C'est c'que lui fait depuis l'été dernier. Il ouvre les portes sur le chemin, déblatère chiottes, cuisine, salon, ça c'ta chambre, ça c'ma chambre. L'autre porte c'est celle de Jack, toujours soigneusement verrouillée. À cette heure, il est probablement encore à la boutique. Ren file déposer ses affaires au milieu d'sa chambre, qu'a clairement pas bougé, s'représente immédiatement au salon. C'est chelou d'avoir un invité qu'est pas Nash, ou Miles, ou une nana ramené d'une soirée. Non. C'est chelou d'avoir un pote de Poudlard en fait. Il récupère une pomme dans la cuisine, croque dedans avec appétit. S'ta faim tu t'chers. Le double est récupéré, balancé vers Arsène, et il balance la tête vers la sortie. Go ? L'interrogation demeure tandis qu'il dévore son fruit, et bientôt la porte claque de nouveau sur leurs deux silhouettes. Tends j'te montre l'toit qu'il marmonne entre deux bouchées. L'ascenseur les monte d'un étage, pour une sortie dans l'sas, et une porte s'ouvre sur un immense espaceY a un type s'amuse à faire des soudures de partout pour créer des trucs t'vois. C'cool hein ? Il se laisse tomber dans un des gros fauteuils à bascule, pose sa pomme qui roule spontanément sur le côté, et se met à rouler sur son sweat.

 

En fait c'est bien qu'Arsène soit là.


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Publié par Arsène Jones le 19/07/2022 à 10:08:50

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Nature du TW : Mention drogue, vulgarité

Tu te souviens pas d'avoir déjà été invité chez un pote. En fait, tu te souviens pas vraiment d'avoir déjà eu des potes. Des connaissances vagues, tout au plus. Faut dire qu'en passant ton temps à envoyer bouler tout le monde ils ont intérêt à plutôt s'accrocher en face pour espérer voir autre chose qu'un immense enfoiré. Mais Hawkins il a pas cherché à comprendre. Il a pris comme ça venait, et ça s'est fait tout seul. N'empêche que même quand il t'avait proposé de passer l'été chez lui, t'y croyais pas trop. Comme si c'était juste un faux plan, et en plus de ça tu t'en foutais, juste imaginer Brighton c'était cool. Mais non, tu y es, et t'as même les clés de l'appart'. Sac à dos sur l'épaule - Lyovitch a enfin daigné te rendre tes affaires, tu t'es d'ailleurs changé dans le train - valise dans la main avec tout un tas de chemises qui vont rester moisir dedans pour tout l'été, tu te dis que c'est pas si mal. Que c'est même plutôt carrément bien.

 

Les affaires sont à moitié balancées sur le lit qui t'est dédié. T'as jamais eu ça. Une chambre, juste pour toi. A part à l'auberge, mais l'auberge c'est pas pareil. Hawkins t'a filé une chambre. C'est pas un dortoir miteux avec plein d'autres gosses qui ronflent, ou qui parlent dans leur sommeil, ou qui risquent de faire chier si tu bouges trop en plein cauchemar. C'est juste pour toi. Tu suis Hawkins dans l'ascenseur, jusqu'au toit. Y'a les yeux qui se posent partout, pour s'imprégner de l'endroit. T'adores les toits. Y'en a plein chez toi, tu passais ta vie dessus. Alors tu découvres l'endroit pendant que Hawkins fait sa larve dans le fauteuil.

 

- Putain mec chez toi c'est grave cool. J'kiffe les toits. Promis j'saute pas.

 

Même si tu grimpes sur la bordure, pour te sentir plus libre. Juste au bord du précipice. Tu risques pas de tomber, t'es même pas défoncé. Tu écartes les bras tandis qu'un vent léger repousse tes cheveux en arrière. Alors tu gonfles le torse, et tu te mets à gueuler à pleins poumons :

 

- Brightooooooon ! J'SUIS ARSENE JONES !

 

Le cri résonne un peu entre les bâtiments. Tu fais que prévenir de ton arrivée. Y'a des passants qui lèvent les yeux surpris, tu leur adresses un grand doigt d'honneur avant de sauter de nouveau sur le toit en lui-même en te marrant. Tu pousses un peu brutalement le fauteuil à bascule de Hawkins pour le faire bouger.

 

- Viens on reste pas là, doit y'avoir des coins sympas nan ? 

 

T'es de retour en ville. Une vraie ville. Et c'est pas Londres. T'aimes pas Londres. Tu voudrais retourner en Nouvelle-Orléans. Mais en vrai, Brighton, ça a pas l'air si mal. 

 

- L'est où ton oncle ?


Merci Elias pour le kit - LA mutuel Club des Dark


Publié par Ren Hawkins le 21/07/2022 à 23:26:29

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Nature du TW : Mention de drogue

L'cône est à peine terminé que Jones le force à bouger, et il le glisse nonchalamment à sa poche. Ouais ouais ouais. J'vais t'montrer. Jack il est au BSS là. Faut bien faire tourner la boutique. On ira t't à l'heure. Il est pas plus pressé qu'ça de revoir son oncle. Plutôt d'revoir Brighton. La rue est retrouvée, et ils tardent pas à bifurquer sur Marvery Lane. C'est une vaste étendue de hauts bâtiments avec une vue directe sur la plage. Y a pas mal de buskers tout le long, en représentation pour un maigre salaire, et naturellement il cherche du regard son pote d'enfance. Ptet plus loin. Ou ptet pas. Sûr que lui il lui tarde de le revoir. Bon c'est clairement là que j'passe quasiment tout l'été. Face au putain d'océan à jouer d'la gratte ou a surfer, quand j'suis pas coincé à la boutique. Y a des teufs tous les soirs un peu partout. Pas mal de feux d'camp. T'vas kiffer. La voix d'Hawkins emplit l'silence de Jones, encore et toujours et ils arrivent au bout d'une quinzaine de minutes devant le fronton du Brighton Surf Shack. Ton taff cet été. Jack paye bien. Et y a souvent des jolies filles. Il sait qu'pour Arsène les jolies filles c'est juste Cornelia. Mais quand même. Y a un clair manque de goût qui traîne, alors on sait jamais.

 

Ren pénètre la cabane, ignore les touristes en vadrouille, se dirige droit vers la caisse. Y a Antoine qu'est posté là à s'gratter la tempe, et Ren l'apostrophe avec familiarité, le voit lever la tête avec surprise. Le check est automatique. J'avais complètement zappé tu rentrais aujourd'hui. Ton oncle aussi j'pense. Commence déjà a y avoir foule c'est l'bordel ! Tu commences quand ? Demain ! Avec mon pote là. Arsène, Antoine. T'sais où est Jack ? Dans son bureau. Antoine a lever un poing vers Arsène pour le checker aussi, avant de pointer vers l'arrière, et Ren s'y dirige sans attendre. Viens mec. Les doigts toquent en même temps qu'il actionne la poignée et il entre sans plus de cérémonie. Yoooo ! Son oncle lève le nez de ses papiers, les yeux sur le qui vive. Ren ? Tu rentrais aujourd'hui. Yup. Le garçon s'installe sur le bureau, tend une main en direction de Jones avant d'ajouter : avec mon pote, Arsène, j't'en ai parlé. Cette fois Jack se lève pour venir serrer la main de Jones, un sourire d'excuse aux lèvres.

 

L'même sourire qu'il offre à sa clientèle.

 

Salut Arsène. Ren m'a dit que tu cherchais du boulot pour l'été. On embauche tous les ans au BSS. T'as déjà fait de la vente ? Ren te montrera de toutes façons. Les Gryffondor lève les yeux au ciel, coupe court à la courtoisie en se laissant brutalement retomber sur le sol. Ouais ouais j'lui ferais le topo. Tu le payes comme moi hein ? Comme on a dit ? Le regard est insistant, Jack plisse un peu les yeux, mais hoche la tête. C'pas un souci. Z'aurez qu'a commencer demain. J'lui ai donné ton double pour l'appart, Ren ajoute brièvement avant d'entrainer Arsène derrière lui. Ça m'va tant qu'vous approchez pas ma chambre. Ouais ouais. On va faire un tour du coup. À plus ! Et sans traîner, Ren prend congé. Au moins c'est simple et rapide avec son oncle. Pis jamais il le fait trop chier. T'vois il est cool mon oncle, il énonce à l'intention d'Arsène en quittant la boutique. Pis franchement le taff est pas compliqué. Faut gérer la vente, l'inventaire, c'tout. Tranquille. 

 

Et tout en rebroussant Marvery Lane, Ren explique dans les grandes lignes c'que Arsène doit savoir en ce qui concerne justement les ventes, et l'inventaire. Et quand il arrive au bout des explications, ils ont changé d'quartier. Bon et sinon pour c'que tu voulais , c'est plutôt par là. T'as des tunes sur toi ? J'suis à sec.


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Publié par Arsène Jones le 04/08/2022 à 09:48:37

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Nature du TW : Activités illégales, mention drogues, vulgarité

Tu te marres bien, peut-être un peu tout seul, mais c'est parce que ça fait un bail que tu t'es pas senti aussi bien. Comme si pour une fois, t'avais juste le droit de profiter un peu de la vie plutôt que de la subir. Et tout est tellement facile avec Hawkins. Tandis qu'il te montre l'endroit où il passe la majorité de ses vacances, tu lui lances un regard goguenard.

 

- Quel putain d'hippie tu fais.

 

Mais c'est pas un reproche. Non, juste un constat amusé. T'en as rien à foutre qu'il soit à moitié hippie. Sûrement que s'il l'était pas ça serait pas pareil. En attendant, tu retiens les spots qu'il te montre, et tu entres dans la boutique les mains dans les poches, et tu n'en sors une que pour checker Antoine, vite fait, sans vraiment lui sourire ou lui parler. T'aimes pas les gens, encore moins les inconnus. Peut-être que ça passera une fois que t'auras taffé avec. Y'a ensuite la rencontre avec l'oncle. T'avais pas forcément envie de le rencontrer de suite. T'as parlé de lui parce que t'étais chez lui, c'est tout. Tu hausses les épaules pour seule et unique interaction avec Jack, et t'es bien content de te tirer. En fait, t'aimes pas rencontrer des gens. Encore moins leur parler, surtout quand t'es désespérément clean. 

 

T'écoutes d'une oreille distraite ce que Hawkins te raconte sur la boutique, préférant amplement regarder autour de toi pour t'imprégner de l'ambiance estivale de Brighton. Quand il t'annonce que vous allez arriver là où tu vas pouvoir acheter ce que tu veux, tu hausses les épaules.

 

- Des tunes ? T'parles, Lyovitch me file cinq Gallions par semaine alors qu'il m'en doit cinquante. C'de l'arnaque. Mais t'inquiète, suffit d'aller dans un endroit blindé d'touristes.

 

Et tu suis Hawkins pour trouver un tel endroit. Y'a rien de plus con qu'un touriste. Ils pensent être à l'abri de tout sous prétexte qu'ils sont en vacances. Ils font pas gaffe. Y'a toujours des abrutis avec un portefeuille qui dépasse, ou même un téléphone. On pourrait croire que depuis le temps ils ont compris qu'il fallait pas faire ça. Qu'avec toutes les annonces concernant les pickpockets ça ferait tilt. Mais que dalle, ils font gaffe cinq minutes et ils oublient. Alors y'a un petit manège facile qui se met en place. Un Ren qui bouscule involontairement et s'excuse platement avec son plus beau sourire pendant que tu attrapes ce que tu veux. Jamais beaucoup au même endroit, faudrait pas se faire choper trop vite. Bientôt, dans une ruelle, tu balances les portefeuilles un par un après les avoir vidés de leurs billets que tu agites devant le nez de Hawkins.

 

- C'le jackpot mon pote !

 

Tu lui en refiles la moitié, parce que c'est un travail d'équipe. Et qu'il est tout aussi à sec que toi. Mais avec ça, vous allez pouvoir vous faire sacrément plaisir. Vous retournez dans le quartier un peu plus éloigné. Un peu plus sombre. Vachement moins touristique.

 

- T'connais un mec réglo ou faut chercher ?

 

Tu préfères les bons plans. Mais tu sais que Hawkins touche pas vraiment aux mêmes trucs que toi. Pendant que les semelles battent le pavé, tu lui lances un regard en coin.

 

- T'sais quoi, j'imaginais pas ça comme ça, Brighton. Genre... C'cool, pour un truc en Angleterre. 

 

Et c'était vraiment pas gagné. Parce que les Etats-Unis, ça te manque quand même vachement.


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Publié par Ren Hawkins le 17/08/2022 à 21:35:53

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Nature du TW : Mention de drogues

Il a pas fait ça d'puis longtemps. Faut dire qu'il a plutôt tendance à sortir la gratte quand il est vraiment à sec, c'est moins dangereux que d'se faire les touristes, en plus de l'entrainer. Mais là y a pas vraiment le temps, et la mise à l'œuvre est plutôt rapide et naturelle pour l'un comme pour l'autre. En un rien de temps, ils ont de quoi s'faire une plutôt belle soirée. Voire deux. Ren guide le comparse au travers des ruelles sans avoir vraiment besoin de regarder où il va. C'est des chemins qu'il connait par cœur. Ptet bien qu'il s'est rabattu depuis longtemps sur la weed donc il préfère les effets tout posés. Pour autant il sait très bien où trouver tous les autres trucs. D'abord parce que ça lui ai déjà arriver d'en prendre, avec Nash le plus souvent, pour le plaisir pur et simple de s'foutre en l'air pour de vrai. Pis surtout, l'oncle Jack trempe dans l'business.

 

L'garçon fait profil bas tout en répondant au pote avec nonchalance : y a personne de réglo, mais j'connais des gens qui nous ferons pas chier. Pis d'ajouter : t'croyais quoi, que l'Angleterre savait pas faire la teuf ? Les ricains se croient définitivement au-dessus de tout. Arsène fait pas exception. À Londres comme à Brighton se jouent parfois les pires festivités. Faut juste savoir se rancarder. C'est comme partout. T'veux pour combien ? J'vais gérer la transaction, j'les connais. Ils aiment pas les nouvelles têtes. Pis ils ont tendance à profiter des touristes. Et avec l'accent qu'il se tape, Jones risque juste de leur attirer des emmerdes. Ren récupère le blé, approche le môme posté là : yo, Taz est là ? L'autre reste à le regarder. Il a pas plus de dix ans. Un regard de biais vers Jones, un autre vers la porte de l'immeuble qui s'élève à quelques mètres, et le v'là qui hoche la tête. J'vais le chercher. Ren fait un signe de tête à Jones avant de s'installer sur le muret.

 

Il a envie d'se rouler un pétard mais c'est pas vraiment le moment, alors il attend. Leurs deux silhouettes ont l'air de rien, au milieu d'un quartier tout triste. Y a quelques groupes qui trainent dans les parages, mais ils leur prête aucune attention. Bientôt le gosse revient. Ok viens. Mais l'autre reste. Ren jette un œil à Arsène avant de suivre le môme jusque dans le hall de l'immeuble délabré. Taz est là, son corps filiforme, ses yeux de fouine, ses oreilles décolées. Il a un sourire mutin, mais l'œil fuyard. Ben vieux ça fait longtemps, tu t'y remets ou quoi ? Que dalle, c'est pour un pote. Immédiatement l'autre se tend, presque impercaptiblement. Tranquille Taz. C'est un pote j'te dis. Le garçon s'humecte les lèvres plusieurs fois, les pupilles en alerte, mais finit par émettre un rire qui résonne dans tout le hall. Ok, ok, ok. T'façons si tu m'la fous à l'envers tu sais c'qui t'attends hein Hawkins. Ren lève les yeux au ciel avant d'récupérer ce qu'il est venu chercher pis d'filer le fric dans les mains sales de l'adolescent.

 

Ren lui fout une tape à l'épaule, Taz déploie un sourire qui montre quelques chicos manquant, pis il lui fait un signe de tête avant de le laisser se barrer. Dis à ton oncle que Cornwall veut lui causer ! Ouais. Nan. Il a jamais rien voulu avoir à faire avec le business de Jack, et ça va clairement pas commencer aujourd'hui. Le pas se presse pour rejoindre Arsène, les poches pleines et l'regard qui guette un peu l'bout d'la rue. L'est pas rare que les flics fassent des descentes dans l'quartier. Aucun gyrophare en vue cela dit. Il l'entraine avec lui vers le sud pour enfin quitter l'quartier, non sans quelques œillades en direction de quelques immeubles qu'il connait que trop bien. Il déteste ce quartier. Ça lui rappelle juste son père et ses mauvaises fréquentations. Bon t'as c'que tu voulais. Soirée Jones ? Que j'te montre comment les anglais s'amusent.

 

Il respire mieux que quand ils ont quitté les foutues limites du territoire. Sont passés à trois rues d'son ancienne baraque. Brièvement Ren a pensé à la voisine, une pensée qui a eu tôt fait de s'effacer. Les mains ont encore en main quelques billets, et il pointe du doigt une épicerie un peu plus loin : j'ai envie d'rhum. Tu veux quoi ? Même qu'il a actuellement plus envie d'un pétard que d'rhum, mais il saura patienter. Après tout, la soirée fait que commencer. Il est même plutôt content qu'Arsène soit là, même si c'est pas forcément pour les bonnes raisons. Ptet qu'au bout d'quelques semaines ici il aura oublié qu'il veut repartir au pays. Ptet qu'il restera juste un peu plus longtemps. Ou beaucoup plus longtemps. Ren il aime pas voir partir les gens.


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Publié par Arsène Jones le 19/08/2022 à 11:55:57

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Nature du TW : Drogue, alcool

Tu hausses les épaules. C'est pas que tu pensais les Anglais incapables de faire la fête, c'est juste que tu vois pas bien comment quelque chose pourrait arriver à la cheville des festivités permanentes du quartier français de la Nouvelle-Orléans. En tous cas, ne connaître personne de réglo, ça craint. Parce que t'as pas franchement peur de te faire emmerder, t'es bien prêt à recevoir n'importe qui avec grande joie. Tu préfères simplement quand tout se passe bien, et surtout, qu'on te prenne pas trop pour un con au niveau de ce qu'on te fait payer. Certains comprennent vite que satisfaire le client rapporte plus que l'arnaquer, puisqu'il revient plus facilement. Mais d'autres sont complètement cons, et tu détestes ça. Soit on fait correctement du business, soit on se lance dans autre chose que le commerce.

 

Du coup, tu laisses Hawkins gérer. Après tout, c'est chez lui ici. Tu lui files la tune, et tu le laisses s'envoler vers de nouveaux horizons pendant que tu sens pas mal de regards braqués sur toi. Tu pousses un soupir dépité en te roulant une clope que t'allumes nonchalamment. Quand Hawkins revient, tu le vois qui regarde de tous les côtés et ça te fait marrer.

 

- Tranquille mec, on dirait qu't'as braqué une banque.

 

C'est pas avec le peu que vous avez sur vous que vous risquez quoi que ce soit. Par chance, dans ta probation, y'a aucune ligne concernant les drogues. Sûrement qu'ils se disent que c'est implicite. N'empêche, tu pourras toujours dire que tu savais pas. Dans l'épicerie, tu réfléchis pas beaucoup avant de porter ton choix sur une bouteille de whisky premier prix. Si l'influence de Lyovitch se fait sentir, t'as visiblement pas les mêmes moyens que lui. Bientôt, Hawkins t'emmène vers la plage. Les jours se sont tellement rallongés que la nuit ne semble pas prête de tomber malgré plusieurs groupes adolescents rassemblés le long de l'étendue sablonneuse. A voir tous ces gens en short et t-shirt, tu te sentirais presque con avec ta veste et ton pantalon. Heureusement que t'en as rien à foutre.

 

Ren se dirige directement vers un groupe qu'il semble connaître. Toi, tu te laisses tomber dans le sable en lâchant à peine un regard aux autres adolescents. T'as juste envie de faire passer un cachet avec une grande rasade de whisky, et c'est ce que tu fais. C'est alors que deux types arrivent en courant de la mer, avec leurs planches de surf, dégoulinants d'eau, pour sauter sur Hawkins une fois leurs planches plantées dans le sable. Les trois roulent à moitié au sol, y'a des rires qui s'échappent, et une des deux types, blond avec des boucles et quelques tatouages s'écrie :

 

- LE RETOUR DU FILS PRODIGUE !

 

Pour aussitôt être suivi par le type avec sa crête verte :

 

- A BOIRE POUR FETER ÇA !

 

Quand enfin ils se relâchent et parviennent à se démêler les uns des autres, les deux arrivants semblent te remarquer.

 

- Un pote à toi, Ren ? 

- Tu nous présentes pas, Ren ?

- T'es vraiment malpoli, Ren.

- Tu devrais avoir honte, Ren.

- Regarde-le pauvre, il a même pas un gobelet, il doit boire à la bouteille !

- T'as perdu le sens de l'hospitalité Ren.

- Il devrait vraiment avoir honte, pas vrai ?

- Oui, il devrait.
- Tu devrais avoir honte, Ren.

 

La dernière réplique sortie en coeur les fait exploser de rire. Toi, tu les regardes en haussant un sourcil. Apparemment, les deux énergumènes connaissent bien Hawkins. Le blond reprend la parole en désignant son pote d'un geste du pouce.

 

- Lui c'est Miles. Moi c'est Nash. 

- Arsène.

 

Etonné, Miles se tourne vers Hawkins. Apparemment, ton accent s'entend uniquement en donnant ton prénom.

 

- Où est-ce que t'es allé chercher un Amerloque toi ? 

- T'as un problème avec les Américains ?

 

Tu t'es déjà mis debout, bouteille en main. Le cachet ne devrait pas tarder à faire effet.


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Publié par Ren Hawkins le 20/08/2022 à 15:19:34

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Nature du TW : Mention de drogue et de violence

Le sourire élargit la gueule d'un bord à l'autre alors qu'il se fait cerner de ses deux potes d'enfance. Chill Jones. Il pose juste une putain d'question. Ren a levé les yeux au ciel en plaçant un bras autour des épaules de Miles : Y a de tout dans mon école, ils refusent juste les punks aux ch'veux verts il continue en frottant sommairement la crête du garçon pour l'emmerder. Si les deux garçons ont été défrisé par l'agressivité d'Arsène ils en montrent rien. En vérité, ils s'en battent probablement un peu les cxuilles. Sont juste contents de le voir, et c'est plutôt réciproque. Z'ont vraiment pas tort pour les ch'veux. Eh ! Quoi, t'as d'la pelouse sur la tête mec ! T'es juste jaloux. Grave on est tous jaloux. Hein Ren ? Ouais ouais, super jaloux. Ren comme Nash gardent les lèvres pincées pour pas s'marrer, mais ça finit inévitablement par sortir, et l'autre cherche à les tacler en vain. He he he, c'est pas l'tout mais moi j'suis v'nu là pour tiser. Arsène aussi. Y a quoi ce soir ?

 

Bientôt, y a déjà un pétard de roulé, et une bouteille de rhum qui traîne contre le sable, tiré des affaires de Nash. Miles est partit choper des bières avant la fermeture, et plusieurs groupes de jeunes commencent à se cumuler sur le sable. Y a même un feu qu'a été allumé un peu plus loin, même si le soleil est pas encore couché. Évidemment, Nash a sortit sa guitare, et Ren regrette presque de pas avoir ramené la sienne. Cela dit il est crevé, et il a plus envie d'se foutre la gueule en l'air que de jouer. Bon alors toi aussi t'es un sorcier, Nash demande subitement à Arsène. T'vas pouvoir nous dire c'que vaut Ren, on a aucun moyen d'juger. C'est un gland à quel point sur une échelle de un à dix ? Ren secoue la tête en se laissant retomber vers l'arrière, en appui sur un coude. L'autre main tient le pétard, et il balance un regard vers Jones, presque intéressé par la réponse. Z'ont jamais fait de duel d'ailleurs. Faudrait remédier à ça, histoire de savoir une fois pour toutes c'lequel le meilleur. Enfin ça, c'est si Arsène décide de rester. C'est déjà un miracle qu'il ait encore sa baguette.

 

Miles atterris plusieurs longues minutes plus tard, et le pack qu'il a ramené est jeté au sol, produisant un bruit inquiétant : putain mec, ça va nous exploser à la gueule dès qu'on va les ouvrir ! Et ? C'est ça qu'est drôle ! Quel débile. Envoie ta guitare Nash. Quoi y a des meufs ? Miles les ignore complètement, ramasse une bière qui, inévitablement, jailli dès l'ouverture. Il se l'enfile d'une traite histoire de pas trop en perdre avant d'la rebalancer : bon, on s'fait chier, on va surfer ou quoi ? Arsène sait pas. Quoi vous surfez pas en Amérique ? T'es con où tu l'fais exprès ? J'crois c'est les ch'veux ça lui grille les neurones. Mais fermez là ! Bon c'est pas grave, on va t'apprendre mec. Woh. Miles, qui s'était posté juste devant l'américain, remarque les pupilles en tête d'épingle, probable effet direct de ce que s'est enfilé Jones. Ren se marre contre son pétard, qu'il envoie en direction d'Nash. Ptet plutôt demain le surf, Jones est pas en état là.

 

Pis franchement, lui non plus. Habituellement il se serait jeté à l'eau directe, mais l'fait d'avoir du passer par les quartiers nords et d'avoir déjà commencé à fumer lui a carrément coupé l'envie d'monter sur sa planche. De toutes façons elle restée à l'appart. S'passe quoi là-bas ? Le menton s'agite en direction d'un groupe, quelques mètres plus loin. Y a visiblement des mecs en train d'se foutre sur la gueule. Des meufs qui commencent à paniquer aussi. PUTAIN ELLE A UNE CRÊTE ! Y a effectivement une des meufs qu'a une crête. Verte, pour rien arranger. Nash se marre ouvertement alors que Ren reste figé à la regarder. Elle est pas en train de paniquer celle-là, plutôt en train d'essayer d'rentrer dans la bagarre. Ben merde, c'est toi en meuf. C'est l'destin putain. Et le garçon se jette sur ses deux pieds pour filer en direction du groupe. Chiotte. On va probablement devoir y aller. Flemme. Il va s'faire casser la gueule. Mh. Fais chier.


LA mutuel club des dark


Publié par Arsène Jones le 21/08/2022 à 10:51:03

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Nature du TW : Alcool, drogue, violence, propos homophobes, vulgarité

Tu finis par simplement hausser les épaules. Franchement, le type mérite même pas que tu t'intéresses à lui. Ses potes ont raison, il a une coupe de cheveux complètement pourrie. Genre encore pire que celle de Lyovitch, et pourtant faut y aller pour atteindre un niveau pareil. Alors tu te rassois, pour simplement avaler quelques gorgées de plus. Tu te marres légèrement quand Nash te demande ce que vaut Ren avec une baguette. A dire vrai, t'en sais pas grand chose vu le peu de cours auxquels t'as assisté. Mais il a l'air de gérer pas trop mal quand il s'agit des sorts quotidiens.

 

- On va dire qu'il est à cinq. Genre... Peut mieux faire. C'ça que t'as sur ton bulletin, pas vrai Hawkins ?

 

Sur le tien, c'est plutôt des questionnements pour savoir qui tu es tellement tu te pointes jamais. Pointais jamais. Putain, tu vas vraiment devoir te coltiner un an complet de cours à la rentrée, ça craint. Ceci dit, quand l'autre abruti à la crête parle de surfer, tu te redresses un peu, intéressé. Malgré les couleurs évidemment peu naturelles qui t'entourent et le doux sentiment d'avancer comme dans un rêve, toi, tu te dis que c'est pas une si mauvaise idée. Un regard noir pour Hawkins.

 

- Quoi, c'mon état naturel, t'crois pas que ce s'ra autrement d'main ? 

 

Mais tout le monde est déjà occupé à mater une meuf avec une crête tout aussi dégueulasse que celle de Miles qui se lance dans une bagarre ridicule. Et Miles qui fonce à la rescousse de sa princesse. Quand Nash annonce qu'il va falloir entrer dans la mêlée, même si Hawkins a pas l'air hyper chaud, toi, t'es déjà sur tes pieds. Tu fais craquer ta nuque d'un geste bien rôdé, immense sourire sur les lèvres tandis que tes pupilles dilatées brillent de mille feux. Tes cheveux commencent d'ailleurs à briller tout autant, passant d'une couleur à l'autre dans de jolis dégradés qui se suivent. Sûrement qu'on pourrait en faire une vidéo de trucs satisfaisants. Mais toi, rien ne te satisfait davantage que de la violence gratuite. Une tape dans le dos de Ren.

 

- Ben alors Hawkins, on t'a jamais dit d'pas laisser un pote dans la merde ? On est là pour s'amuser non ?

 

Tu bois encore une lampée de whisky avant de reboucher la bouteille que tu laisses tomber dans le sable, et tu t'élances directement vers le combat. T'as l'impression de voler entre chaque foulée, comme si la gravité faisait à peine effet sur toi. Quand tu rentres dans le tas, ton poing cueille une joue, sans que tu saches si c'est pas celle de Miles. Au final, tu t'en fous un peu, t'as juste envie de cogner et c'est ce que tu fais. Tu te bouffes quelques bonnes mandales quand même, mais au bout du compte, le punk débile est en train de faire les yeux doux à sa punkette, et tout semble aller pour le mieux pour votre petit groupe. Tu jettes un coup d'oeil à Hawkins et t'exploses de rire.

 

- Y'a pas à dire, z'avez un super sens de l'accueil dans l'coin. 

 

Nash est déjà en train d'aller emmerder Miles. Il lui passe le bras autour des épaules, commence à lui embrasser la joue avec passion. Et si au début tu te dis que c'est juste pour foutre en l'air son plan avec la meuf, tu trouves ça super gênant. Miles, lui, ça le fait marrer. Tu craches dans leur direction, l'air fermé.

 

- Sales pédés. Et viens pas m'dire que j'suis homophobe, t'vois bien qu'ils sont à deux doigts d's'enculer.

 

Et l'idée même te dégoûte au plus haut point. En fait, ça te fout la rage. Tu préfères retourner à l'endroit où t'as laissé ta bouteille de whisky avant d'aller leur péter un peu plus la gueule.


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Publié par Ren Hawkins le 22/08/2022 à 12:00:24

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Nature du TW : Vulgarité

Les regards de Nash comme de Miles ont viré tout droit en direction d'Arsène, et Ren secoue la tête. C'est quoi son problème à ton pote ? Nash est plutôt le genre qui s'énerve jamais. C'est ptet même le mec le plus chill que Ren ait jamais rencontré. Mais y a certains comportements qui le font tiquer. Plutôt à raison. Miles lui, a déjà haussé les épaules pour repartir lécher la pomme de sa meuf du soir. Probablement qu'voir Jones à l'œuvre avec ses poings lui aura coupé toute envie d'batailler, surtout la seconde option implique une baise quasi certifiée. Laisse tomber, il est comme ça, j'sais pas pourquoi. Et toi t'es pote avec lui ? Il est cool quand il joue pas aux cons ok ? Nash reste à le regarder, clairement pas convaincu. Déso mais il a plutôt l'air d'un connard homophobe. Le ton posé et nonchalant de son pote d'enfance tranche ouvertement avec ses paroles. Ren grimace. Il a eu des galères. Comme moi. Comme toi. Fin tu vois. Nash soupire et passe un bras autour de l'épaule de Ren. Mais nous on est pas des connards Hawkins, on est des branleurs. Vraiment rien à voir tu vois ? Mais j'te connais assez pour savoir que tu nous rapporterais pas n'importe qui alors j'suppose qu'on va faire avec. Y reste combien de temps ? L'temps qu'il aura b'soin. Super. 

 

Ils sont interrompus par un Miles tout excité, les joues rouges et les mèches à moitié raplapla sur le sommet du crâne : les meeeecs z'avez pas une capote là ? J'ai tout laissé dans ta r'mise Nachos. Dites moi qu'vous avez de quoi me dépanne ! Ren lève les mains, mais Nash à un demi-sourire tandis qu'il met la main à sa poche pour filer ce qu'il faut à son pote. Il a à peine crié victoire et embrassé Cooper sur la joue qu'il est déjà repartit. M'avez manqué, énonce simplement Ren en l'regardant se gameler dans le sable avant d'enfin retrouver sa sœur de crête. Bon il est partit où Jones ? J'crois il a décidé d'se foutre en l'air au sky juste là-bas. L'expression fait grincer les dents de Ren. J'peux aller l'embrasser pour l'réconforter ? Ferme là. Quand même ça le fait marrer d'imaginer la gueule de Jones. Enfin probablement qu'ça finirait juste par une baston sur la plage. L'genre de baston qui s'termine que quand l'autre peut plus se relever. Le rire s'arrête aussi vite qu'il a commencé. Arsène a déjà tué comme ça. Des fois il l'oublie. J'vais lui montrer l'ponton. Ptet y a des vagues ça peut être cool. T'veux venir ? Nah. Y a Lolassita qui m'fait de l'œil depuis vingt minutes, j'voudrais pas la décevoir. T'as bien raison. On s'voit plus tard.

 

Ren étreint brièvement son pote avant d'filer en direction de Jones, qu'il capte à peine dans l'obscurité. Il reste planté dans l'sable à côté à le regarder, hésite à commenter sa petite sortie de tout à l'heure mais décide que c'est pas trop ni l'endroit ni l'moment. De toutes façons le mec est blindé, il va juste s'énerver. Il aime juste pas l'voir parler à ses meilleurs potes comme ça. T'viens ? On bouge. Y a un endroit que j'veux te montrer. Ça va t'plaire. Il chope la bouteille qui traine par terre avant qu'Arsène ait eu le temps de la saisir pour en piquer quelques gorgées. Sa gueule a pris quelques coups pendant la baston, mais rien d'vraiment méchant. Il a réussi à esquiver la plupart. Y a quand même une lèvre fendue qui le fait chier. J'ai envie d'me baigner un peu. Sauf s'tu préfère rentrer. C'est juste qu'il revient jamais en ville sans faire au moins un tour dans la mer. C'est genre son rite de passage. Avant c'était pour retarder l'plus possible son retour à la maison. Maintenant c'est juste devenu une habitude dont il aime pas avoir à s'passer.


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Publié par Arsène Jones le 22/08/2022 à 13:06:00

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Nature du TW : Alcool, drogue

L'ambiance festive n'est pas forcément contagieuse. Malgré la musique qui s'élève d'un peu partout, les rires des adolescents autour, toi, tu restes perdu avec ta bouteille de whisky, préférant amplement picoler en profitant des effets de ton petit cacheton que de te joindre à tous ces inconnus bruyants. Surtout quand tu risques de péter la gueule au premier qui t'adresse la parole. Par chance, le seul qui s'y frotte, c'est Hawkins. Et même s'il a des potes chelous, lui, t'as pas forcément envie de lui éclater la tronche. Même s'il te vole ouvertement ta bouteille de sky. Tu t'en formalises pas plus que ça, tu te contentes de récupérer le rhum abandonné un peu plus tôt par Nash avant de te lever pour lui emboîter le pas.

 

- Nan, pas envie d'rentrer.

 

Parce que tu préfères toujours être dehors que dedans. Si on te demandait ton avis, y'aurait plus beaucoup de murs dans ce monde. L'air libre, c'est ce qu'il y a de mieux. Pour voir le ciel au-dessus de sa tête tout le temps, voir les étoiles qui surveillent de loin, et la lune qui éclaire à peine le chemin. Tu retires tes pompes et tes chaussettes, les laisses pendre à ton cou par les lacets, juste histoire d'avancer sur la plage les pieds dans l'eau. C'est moins chiant que de se taper le sable qui empêche d'avancer. Vous remontez un sacré bout de la plage, sans vraiment parler parce qu'il y a pas grand chose à dire. Enfin, sûrement que Hawkins si, il a toujours plein de trucs à dire, mais au final s'il avait rien dit c'était la même chose. Il parle pour deux, et toi tu t'emmerdes même pas à faire semblant d'écouter. C'est juste un bruit que t'acceptes. Un type que t'acceptes, parce qu'il est cool.

 

Après plusieurs autres gorgées d'alcool - tu commences à tellement chauffer de l'intérieur que tu sais même plus différencier ce que tu bois - vous arrivez sur un ponton qui s'enfonce dans la mer. Les vagues s'écrasent contre les piliers qui le soutiennent, tandis que personne ne semble avoir eu envie de venir jusqu'ici à part vous. Même les éclairages publics viennent pas si loin. Le seul réverbère qui daigne s'élever balance à peine une lumière avalée par les vagues. Mais au loin, sous l'éclairage blafard de la lune, y'a une structure à moitié déglinguée qui prend de la place. Tu t'assois au bord du ponton, les pieds qui pendent dans le vide, et tu regardes le truc au loin. 

 

- C'cool comme spot. On y va ?

 

T'attends pas vraiment de réponse. Parce que ça a l'air dangereux avec tout le courant, et c'est ça qui te plaît. Sûrement que t'es trop bourré pour entreprendre un trajet pareil à la nage, mais c'est pas grave. T'as envie d'y aller. Alors tu poses enfin ta bouteille pour te débarrasser de ta veste. Pas besoin de cacher les cicatrices à tes poignets avec Hawkins, il les a déjà vues de près. Par contre, pas moyen que tu te décapes plus que ça. Tu te relèves avec un sourire.

 

- L'premier arrivé !

 

Et tu plonges dans la mer. L'eau est plutôt froide, mais tu t'en fous. Parce que t'as suffisamment chaud pour te permettre un coup de refroidissement. Tu te barres en crawl, balloté dans les vagues, bien décidé à atteindre ton but avant Hawkins.


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Publié par Ren Hawkins le 22/08/2022 à 15:17:39

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Nature du TW : Drogue

Perché sur le haut du ponton, Ren r'garde Arsène qu'a disparu dans l'eau, plus bas. Il a pas fini le pétard qu'il s'est roulé, alors il reste assit là. Encore une fois c'est lui qu'a causé, Jones qu'a écouté. Ou pas d'ailleurs. La plupart du temps il est à peu près sûr qu'Arsène il écoute pas vraiment. Qu'il pourrait lui raconter à peu près n'importe quoi. Il s'demande parfois pourquoi l'type reste là avec lui quand c'est comme ça, mais ça le dérange pas. Il s'est habitué à sa présence taciturne. Il s'doute que ça durera pas. Rien dure jamais vraiment autour de lui. Jones filera bientôt d'l'autre côté de l'océan, et il aura rien à y redire. Comme Sullivan qui va s'barrer en Sibérie.

 

Les yeux viennent flotter contre l'armature du vieux fort, comme ils l'appelaient gamins, Nash, Miles et lui. Ils pouvaient passer des heures à y crapahuter, et à sauter dans l'eau comme des débiles. L'bon temps. La dernière taffe est bientôt grillée, la fin d'la bouteille enquillée, et il se poste au-dessus de la mer, galvanisé par tout ce vide sous ses pieds. D'aussi loin qu'il se souvienne il a toujours aimé l'eau. S'faire balloter par les vagues. Sauter dedans, nager dedans, surfer. Un jour ptet se noyer. Et alors quoi ? Sans plus attendre il se jette vers l'avant, la tête la première. L'estomac sursaute, l'adrénaline vient directement se faufiler dans les veines, et d'un coup d'un seul il est sous les flots glacés. Il tarde pas à remonter, à s'mettre en planche, appréciateur d'la sensation brutale qui vient d'lui dégommer tous les neurones.

 

Pis il se retourne pour chercher Jones, qu'il tarde pas à aviser. Y a pas mal de courant. Pas mal de vagues aussi. Tout c'qu'il cherchait. Alors il s'met à nager. C'est comme de s'débattre. Et s'débattre il sait bien faire. D'puis tout petit il sait faire. Pis il sait très bien où le courant va les porter. Pile poil où il faut, à côté des seules échelles à moitié branlante qu'il leur suffira d'escalader. C'est l'retour qui casse les cxuilles. Mais ça il s'en rappelle toujours qu'après. Faut plusieurs longues minutes avant qu'il parvienne sous la structure, qu'il se mette d'un seul élan à l'escalader. Quand ils étaient gosses, c'était au premier qu'arrivait tout en haut. Souvent c'était Miles qui gagnait, parce qu'il manquait vraiment pas d'agilité. Des fois c'était lui. Moins souvent c'était Nash. Nash s'perdait toujours un peu dans ses pensées.

 

Ren aurait voulu qu'ils soient là ce soir.

 

Mais ça fait un moment qu'ils se détachent doucement, sans vraiment y faire gaffe. D'puis qu'ils sont plus dans la même école, et à cause du fait qu'ils sont pas tellement du genre à s'écrire des courriers. Tous les étés ils se retrouvent quand même. Mais chaque année c'est un peu moins pareil que les autres années. Ren en fait pas trop cas. C'est normal de dériver. Tout le monde dérive. Personne est fait pour vraiment s'accrocher. Faut profiter de ce qu'on a quand on l'a et c'est tout. L'nez pointe en l'air, et il débarque sur la dernière plateforme assez essoufflé. Bien joué, il accorde à Jones, même si c'était carrément biaisé. Il s'en tape un peu maintenant d'qui arrive premier. Il aime juste s'trouver là, parce qu'on a toujours l'impression d'être à la fois au milieu d'tout, et au milieu d'rien. Et pour une fois Ren a rien à ajouter, alors juste il s'assoit en tailleur pour mater l'horizon, les mains postés sur l'bois dans son dos. Juste : t'as fait quoi d'tes pillules, t'en a au sec ?


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Publié par Arsène Jones le 23/08/2022 à 10:55:01

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Nature du TW : drogue

La victoire n'est pas hyper savoureuse. Faut dire que Hawkins aurait pu s'investir un peu plus. T'as fait la course tout seul, et t'as gagné, youhou, tout le monde s'en fout. En tous cas, la nage jusqu'ici valait le coup. L'endroit est plutôt sympa, quoiqu'un peu dangereux. T'as tout de suite capter que la moitié des poutres était cramée, pendant que l'autre moitié est tellement gonflée d'humidité que ça en devient à moitié spongieux. Sur les plus basses, y'a même des coquillages incrustés, comme s'ils avaient toujours été là. T'aimes bien l'idée que la nature reprenne totalement ses droits. Un peu comme si l'humain n'avait aucune importance, quoi qu'il fasse, quoi qu'il pense de lui-même. La nature gagnera toujours.

 

Tu te sèches d'un coup de baguette en attendant Hawkins en haut de la structure. Ce petit bain t'a éclairci un peu les idées, c'est comme si l'alcool et la pilule s'étaient dissipés. C'est pas vraiment ce que tu recherchais. Alors quand Hawkins te demande si t'as de quoi en reprendre, tu désignes le ponton d'un geste du menton. T'as tout laissé dans ta veste. Tu laisses toujours tout dans ta veste. Mais d'un sortilège d'attraction, le mal est réparé. Tu peux même l'enfiler au passage, planquer tes boucles sous la capuche, tandis que tu te tournes vers l'horizon. Tu préfères regarder la mer qui s'étend à perte de vue que la plage. Dans l'obscurité de la nuit, c'est comme un immense bain de ténèbres. Y'a un côté effrayant pas déplaisant. Tu tends une pilule à Hawkins, sans trop rien dire. T'en avales une toi aussi.

 

Bientôt, tu t'allonges sur la plateforme. Tu fermes les yeux un instant. Avec les vagues qui s'écrasent sur les piliers de la structure, ça bouge un peu. Tout grince. C'est comme si t'étais sur un bateau en pleine tempête. Et quand t'ouvres les yeux, y'a juste un ciel calme et quelques étoiles qui sont là pour te dire bonjour. Y'a un sourire qui s'étire, la tête qui se tourne vers Hawkins.

 

- C'chelou quand tu dis rien.

 

Tu maintiens pas le contact visuel longtemps. Tu préfères regarder les étoiles plutôt que Hawkins. Disons qu'il est pas vraiment ton genre. Mais avec les pilules, t'as les pensées aussi lumineuses que les couleurs inexistantes. Et quel meilleur endroit qu'un bateau en plein milieu d'une tempête pour discuter avant de crever ?

 

- Mais même quand tu parles, tu dis rien.

 

Un simple constat, parce que tu te rends bien compte que tu connais rien de la vie de Hawkins. Jamais entendu parler de ses potes. A peine entendu parler de son oncle, juste parce que tu devais venir squatter cet été. T'as juste aperçu son daron en épouvantard, et voilà. T'as fait le tour de ce que tu sais sur la vie de Hawkins. Bien sûr, tu sais la même chose que les autres. Qu'il aime surfer, jouer de la musique et se taper tout un tas de meufs - d'ailleurs tu comprends toujours pas son délire avec Sullivan, la meuf est juste insupportable.

 

- J'crois t'es mon seul pote. Et j'sais rien sur toi.

 

Putain y'a quoi dans ces pilules pour te faire faire des déclarations pareilles ? T'es en train de te donner la gerbe. Enfin, pas littéralement, parce que tu continues de juste regarder les étoiles. Elles brillent un peu plus fort. Elles sont de plus en plus grosses. Tu peux presque zoomer dessus pour voir d'énormes boules de feu. C'est classe une étoile.


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Publié par Ren Hawkins le 24/08/2022 à 11:46:34

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Nature du TW : Usage de drogue, vulgarité

L'cacheton a glissé sur la langue en quelques secondes avant qu'il s'laisse carrément glisser vers l'arrière pour voir plus qu'le ciel, et ses millions d'étoiles. L'truc qu'il préfère ici, c'est qu'y a presque pas d'lumières. En restant assez longtemps, on finit par voir un vrai putain d'plafond de l'espace, et c'est juste magnifique. C'que dit Arsène glisse tranquillement à ses oreilles, l'font à demi sourire, à demi froncer les yeux. C'est pas la première personne qui lui dit ça. D'un autre côté, il sait rien de Jones non plus. À part que c'est un américain, et qu'il était en centre parce qu'il est orphelin. Pis qu'il est méta. Et toi tu parles pas. Il s'marre à moitié, parce qu'il essaie juste d'esquiver. Qu'est-ce qu'il pourrait dire franchement ? Ils sont à Brighton. Chez lui. Arsène a rencontré vu sa piaule, rencontré son oncle, vu sa piaule, ses deux potes d'enfance. Il sait c'est quoi son plus grand rêve dans la vie, et il connait sa plus grande peur. Pis c'est faux. T'sais plein d'trucs sur moi. Beaucoup trop. Beaucoup plus en fait que c'que lui connait de Jones.

 

Jones parle vraiment juste pas. Comme si les mots pouvaient l'écorcher vif. C'est à peine s'il a évoqué la Nouvelle-Orléans, une fois, pis c'est tout.

 

Mais les vrais trucs qui importent sont probablement pas ceux qui sont dits. Parce que c'que Jones il sait d'lui, c'est pas des trucs qu'il lui a dit. C'est des trucs qu'il a vu. Comme lui, il a vu. Quand ils ont affrontés leurs épouvantards. Ou quand ils ont niqué la salle de Lyovitch à coup d'battes de Quidditch. Ou quand il a trouvé Jones étalé dans son propre sang. C'est l'genre de truc qui marque, c'est c'qui fait qu'ils continuent d'se côtoyer, même sans s'parler. Et quand c'est vraiment important ils parlent. Sinon Ren l'aurait jamais dit de v'nir. Et il aurait jamais su pour son dealer. Ça met longtemps à monter cette merde. Parce qu'il aime pas penser à tout ça. Est-ce qu'il devrait dire un truc ? Faut qu'ce soit le jour où il dit plus rien qu'Jones commence à parler. Foutrement ironique, parce que lui il aurait préféré s'en passer. Ren étend les jambes pour qu'elles pendent dans l'vide tout en s'redressant. Sa weed est restée dans sa veste, sur l'ponton, mais contrairement à Jones il se sent pas d'balancer un sort à cette distance dans l'état qu'il est. De toutes façons la pillule va l'faire monter, alors vaudrait mieux éviter.

 

J'viens là d'puis que j'suis gosse, il commence à raconter. Avec Nash, pis Miles qu'a débarqué après. C'est genre notre QG. C'est là qu'on venait quand on voulait pas être à la maison. Il sait pas pourquoi il cause. Probablement pour donner tort à Arsène. Ou juste pour remplir le silence. On continue d'y venir tous les étés. À la base, il les considère comme des frères, même si c'est un truc qu'ils se disent pas. Parce qu'entre eux non plus ils se parlent pas. Ils se chamaillent, ils se racontent tout et n'importe quoi. Pis au milieu, comme des fils invisibles, y a des liens infrangibles de déployés. Le temps les a juste atténué. Y a trop de trucs qu'ils ont loupé ça et là. Mais ça fait quand même partie d'ces relations qui marquent sans qu'on ait rien demandé. L'genre qui l'suivra probablement toute sa vie, même s'il les voyait soudain plus jamais. C'est un sentiment avec lequel il est plutôt familier. Celui d'rester accroché à quelque chose qui s'est tiré. Quoi qu'tu décide cet été Jones, moi j'comptes pas rester dans l'coin après Poudlard. T'auras intérêt d'me réserver l'meilleur accueil si j'débarque de l'autre côté d'l'océan. Il le fera probablement sans prévenir, comme si de rien. Juste parce qu'il était resté accroché. 

 

Comme il fera pour Nash ou pour Miles, comme eux aussi se seront tirés.

 

Une vague lui bousille au cerveau, et il relève la tête vers le ciel avec bonheur. Enfin putain. Il se lève pour profiter du vent qui commence à prendre de plus en plus d'élan, à les encercler. Ça vient doucement, mais sûrement. Plus radicalement qu'un pétard. Tout c'qu'il voulait. Il arrête de causer, de penser, saute directement dans les eaux noires, plusieurs mètres en-dessous. La sensation est parfaite. Comme de décoller en même temps que de s'écraser mollement au creux des vagues, et d'sentir soudain son corps qui s'froisse d'avoir ou trop chaud, ou trop froid, ou tout ça à la fois. Il remonte à la surface pour se foutre sur le dos, observer Jones tout là haut, pis finalement l'ciel tout étoilés. Parfaitement illuminés d'millions d'points blancs qu'on pourrait presque relier.


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Publié par Arsène Jones le 24/08/2022 à 16:53:17

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Nature du TW : Drogue, propos homophobes

Pour un mec qui parle pas, tu trouves que tu lui as quand même dit pas mal de trucs à Hawkins. Genre tu lui as dit pour Béber. Et tu lui as dit pourquoi tu tenais tant à rentrer à la Nouvelle-Orléans, au-delà du fait que ce soit chez toi. Enfin, peut-être qu'il a pas bien saisi exactement ce que tu comptais faire à Davis, mais il a l'idée de base. En tous cas, Hawkins il parle, et tu comprends vite que les deux types de tout à l'heure sont importants pour lui. Sérieux, il a des fréquentations douteuses, Hawkins. Toi, tu pourrais pas être potes avec des gars comme ça. Question de principe. T'aimes autant qu'ils restent loin de toi, et surtout qu'ils te touchent pas. Tu te redresses pas pour le voir plonger dans l'eau. Tu restes allongé à mater les étoiles.

 

Parce que tu sais pas bien ce que tu vas faire après cet été. Tu sais déjà pas bien ce que tu vas faire cet été. T'avais dit à Hawkins que tu te tirerais chez toi une fois que t'aurais de l'argent. Mais c'était avant que Lyovitch entre à ce point dans le tableau. Maintenant qu'il est ton garant, t'as pas vraiment le droit de merder et de disparaître, sinon ça lui retomberait sûrement dessus. Et après tout ce qu'il a fait pour toi, tu te vois mal être aussi ingrat. Surtout qu'il a promis de venir avec toi pour Davis. Alors sûrement que c'est mieux de faire comme il dit. D'attendre d'être meilleur. Bientôt, tu plonges à ton tour dans la flotte, après avoir laissé ta veste là haut. Tu fais exprès de sauter juste à côté de Hawkins pour qu'il se retrouve sous un ras-de-marée, comme si les vagues étaient pas déjà assez hautes. Et ça te fait marrer.

 

- J'vais finir Poudlard t'sais. J'ai plus l'choix maint'nant. T'vas d'voir me supporter encore un an au moins. Mais j't'emmènerai chez moi. T'verras c'que c'est une vraie ville.

 

Parce que ça te plairait pour de vrai, de lui faire visiter chez toi. T'es sûr que ça lui plairait comme ambiance, qu'il se fondrait dans la masse parfaitement. De toute façon, Hawkins, il donne l'impression de s'adapter un peu partout. Vous passez pas mal de temps là, la gueule vers les étoiles, que ce soit dans l'eau ou au sec. Avec ce que vous vous êtes enfilé, le temps est plus que relatif, mais les étoiles brillent fort. Y'a pas vraiment besoin de plus entre vous. Finalement, si vous parlez pas, c'est juste parce que y'a pas tellement besoin de parler pour comprendre que l'autre a eu sa dose de merde dans la vie, et qu'il essaie juste de faire avec. 

 

Y'a que quand les cachetons arrêtent de faire effet que vous vous décidez à rentrer. Le retour à la nage est bien plus compliqué que l'aller. C'est que ça ballote fort, et dans tous les sens. Se battre avec le courant, c'est peine perdue. Mais vous finissez quand même par atteindre le rivage, pour aller récupérer les affaires restées sur le ponton. Vous marchez pas bien droit en rentrant chez l'oncle de Hawkins. Mais t'es sûr d'une chose : tu vas passer de bonnes vacances ici.


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