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Académie Poudlard Le Parc Je peux résister à tout, sauf à ... [ Terminé]

Dans le parc le 29 juin 2122

Publié par Cornelia Haden-Grey le 07/09/2022 à 15:06:57

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Nature du TW : Comportement inadéquat

Il lui fallait de l’air. De l'immensité. Tout plutôt que l’espace étriqué d’une serre imprégnée par la terre pourrissante, le fumier, les engrais, l’eau stagnante, les effluves fleuris ou poudrés. L’attraction se mêlait âprement au dégoût, mais aussi à autre chose, un désir embusqué. Une sensation qui veillait dans ses veines, attendant patiemment le moment où les barrières de la Serpentard allaient céder. Le manque. Il faisait palpiter son coeur, recouvrait sa peau caramel d’une vapeur maladive, ou créait des scénarios multiples pour l’amener à saisir, isoler et injecter


Sa main était moite dans celle d’Arsène. Peut-être aurait-elle dû quitter le réconfort de ses doigts agiles, ne pas lui laisser l’empreinte embuée, mais elle ne voulait pas le lâcher. Il était son ancre pour ne pas retourner dans la serre, dans les réserves botaniques ou celles réservées aux potions, et suivre fébrilement les pensées intrusives. Saisir, isoler et injecter. Au lieu de cela, Cornelia inspira à plein poumon l'air du parc avant de bloquer sa respiration dans l'objectif conscient d’invoquer les fines paillettes préalables à l’évanouissement. 

 

Amer

Attrait

Fascinant

Fléau

 

L’Écailleuse parvint à repousser sa nausée lorsqu’elle fut entre les jambes du faux Gryffondor, protégée de ses bras. La course, et son combat contre la tentation, avaient plaqué quelques boucles à sa nuque, sa peau relâchant davantage de parfum vanillé. Elle ne lui permit cependant pas longtemps de goûter à ce plaisir car déjà la Vipère s’était tournée pour remonter contre lui, les genoux écorchés par la terre, ses bras possessifs entourant son cou. Tu connaissais la potion potiron, lui dit-elle dans un souffle avant de l’embrasser. Je te soupçonne d’être doué dans… cette matière, ajouta la sang-mêlée alors que ses mains fraîches glissaient sous la chemise blanche et qu'elle arborait un sourire en coin. Elle seule pouvait le toucher ainsi, et cette pensée fit accélérer son coeur. 

 

Tu crois que tu pourrais… en créer une pour que… que j’oublie. Cornelia le fixa, l’âme bouleversée par ce qu’elle venait de réclamer derrière le masque impassible. Une part d’elle-même rêvait qu’il dise oui, celle choisissant le chaos sur l’ordre ; l’autre part paniquait, souhaitant qu’il dise non, celle désirant l’ordre sur le chaos. Pour le tenter un peu plus et l'empêcher de réfléchir, elle déposa un baiser impatient à la commissure de ses lèvres. 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Publié par Arsène Jones le 08/09/2022 à 16:34:19

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Nature du TW : Addictions, drogue, alcool

La voir se montrer aussi faible que durant le cours de botanique a quelque chose d'étrange. Elle est toujours forte, ou du moins fait toujours semblant de l'être avec un talent certain. Son monde semble peuplé de certitudes inébranlables, et à chaque fois qu'elle laisse tomber le masque, à chaque fois que le doute s'insinue visiblement en elle, y'a cette impuissance qui te bouffe de l'intérieur. Parce qu'elle ne le montre qu'à toi, mais tu ne peux rien n'y faire. Tu te contentes d'être là, en espérant naïvement que ce soit suffisant. Et en la voyant s'animer de nouveau entre tes bras, l'espoir gonfle un peu plus. Mais ce n'est que le masque qui se remet en place tout doucement, et ses mains sous ta chemise ne suffisent pas à te détourner de cette idée. Ses baisers sont plus efficaces, chacun d'eux te donnant envie de posséder son corps. Mais ses mots, eux, te ramènent à la réalité. 

 

- Oublier ? J'ai tout c'qu'il faut pour oublier.

 

T'as les poches pleines de substances qui ont pour but de te faire oublier. Mais aucune d'elles ne fonctionne. Du moins plus maintenant. Tu replaces une mèche brune derrière son oreille, tes yeux incapables de se détacher des siens. Tout en elle t'appelle avec une force incroyable. Tes mains se glissent sous la jupe, s'agrippent à ses cuisses fines, tandis que tu te perds chaque seconde un peu plus dans un parfum enivrant de vanille.

 

- T'veux remplacer un manque par un autre ? Un poison contre une drogue ? 

 

Une question simple, sans arrière-pensée. Tu préfères encore qu'elle prenne ce que tu lui donnes plutôt qu'elle ne s'empoisonne encore à petit feu. Parce que t'y connais rien en poison. Mais les drogues et les potions, tu gères suffisamment pour t'assurer que ça ne finisse pas mal. Et puis une Cornelia sous substance, t'as bien envie de voir ce que ça donne. Une de tes mains la relâche à regret, et tu te redresses légèrement, juste le temps d'attraper ta vieille flasque métallique toute cabossée dans la poche de ton pantalon. Tu l'agites légèrement devant elle.

 

- Elixir d'euphorie, philtre de paix, un peu de Pur-Feu, et pas mal de slick. Pas sûr que tu puisses supporter, Cor-ne-lia.

 

Toi, t'as tellement l'habitude que le cocktail, pourtant explosif, ne te fais quasiment plus rien. En revanche, elle devrait sentir à quel point il est difficile de maintenir un masque comme le sien en prenant un tel mélange. Le défi est clairement lancé lorsque tu prononces son prénom. Tu l'embrasses à nouveau, avant de caler la flasque dans ton dos, l'air de rien.

 

- Mais ça s'mérite. J'ai pas eu mon poème.


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Publié par Cornelia Haden-Grey le 10/09/2022 à 18:26:52

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Nature du TW : Addictions diverses

Cornelia n’avait rien répondu, le coeur soudain déçu qu’il acceptât si facilement. Elle avait anticipé les deux réponses, les deux seules possibilités, oui ou non, et en avait pourtant attendu une autre. La Vipère allait détourner le regard quand il agita la flasque devant ses yeux intéressés.

 

La mixture promettait d’être détonante, sans doute trop pour ses pauvres viscères esquintés.  

 

Son odorat était toujours saturé des effluves de la serre, ses rétines des souvenirs de sa soeur, souriante, entourée de ses plantes bariolées, dans l’immense jardin d’hiver du manoir. Cornelia voulait juste oublier. L’oublier, elle, et ses extractions toxiques ; la brûlure de la première injection ; le tourbillon qui coupait brutalement les jambes pour envoyer au sol un corps devenu chiffon ; l’impression de s’enfoncer dans la terre tandis que le coeur battait sourdement, de plus en plus lentement, jusqu’à la dernière palpitation aigüe ; la douleur de la toxicité fuyant les vaisseaux ; le vide cuisant qui appelait pour un encore. Encore. Sa main, qui s’était postée près de la joue d’Arsène, se mit à trembler. 


Le baiser fut à peine échangé, son esprit divisé entre l’opportunité explosive, les lèvres de l’américain et leurs souvenirs communs. La réminiscence l’emporta. Avec une certaine douceur, elle attira à elle la flasque, ne l’attrapa cependant pas, ses doigts glissant à son poignet, puis sur son avant-bras. 


L’éternité grignotée à chaque nouvelle étincelle, 

Je demande et tu proposes, 

L’éternité volée à chaque nouvelle étincelle, 

Je quémande et tu oses, 


La curiosité nourrie à chaque question, 

J’interroge et tu esquives, 

La curiosité déniée à chaque question, 

Je sonde et tu me prives,


Le rouge habillant des lèvres inconnues, 

Je trouve et tu reprends, 

Le rouge saturant des lèvres connues, 

Je somme et tu éludes, 

 

La promesse irrationnelle d’un tout, 

J’écoute et tu te tais, 

La promesse non respectée d’un tout, 

J’attends et tu omets. 

 

Elle voulait cette drogue, elle voulait ce qu’il lui proposait, mais c’était aussi cela qui avait failli le prendre. Le lui arracher, alors qu'il avait promis de toujours revenir. Le visage blême, il l'avait quittée. Comment avait-elle pu demander ? Comment osait-il accepter devant elle ? La Vipère s’approcha des lèvres de l’Oiseau pour les mordre jusqu’à l’écoulement vermeil. 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Publié par Arsène Jones le 11/09/2022 à 10:48:36

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Nature du TW : Comportement inadapté

Le poème n'est pas vraiment celui auquel tu t'attendais. Tu quémandais une déclaration enflammée, et te voilà accablé de reproches, des mêmes reproches, encore et toujours. Autant dire que le sourire a disparu, qu'il ne reste qu'une emprise un peu plus forte sur la cuisse que tu tiens toujours, les doigts s'enfonçant sans vergogne dans une chair fine. Tu ne la quittes pas des yeux, un éclat rouge éveillé dans les tiens, qui gagne évidemment tes boucles. Tu es là, avec elle, n'est-ce pas tout ce qui compte ? Pourquoi ne peut-elle pas accepter de laisser le reste derrière ? Tu voulais lui changer les idées, il semblerait que tu aies un peu trop bien réussi, reportant toute une attention négative sur toi. Et lorsque la douleur exploser à tes lèvres, que le sang gagne ta bouche, ta main libre saisit sa gorge tandis que tu te défais de ses dents assassines, ne faisant qu'agrandir la plaie.

 

- Tu sais tout. Tu n'en as jamais assez.

 

Bizarrement, les mots sont parfaitement prononcés. Pour une fois, tu prends le temps, un par un, les yeux toujours plantés dans les siens. 

 

- J'ai volé le rouge à lèvres. C'est ce que je fais. Je vole.

 

Les doigts serrent un peu plus la gorge délicate, sans pour autant couper complètement la respiration. D'une impulsion brutale, tu l'allonges au sol, sous toi, te saisissant de ses poignets pour les clouer au-dessus de sa tête dans une poigne qui manque toujours de douceur. Une profonde inspiration vanillée ne fait que resserrer ton emprise sur elle. T'es incapable de détacher ton regard d'elle tandis qu'une goutte de sang tombe sur son menton. 

 

- J'ai dormi avec elle, tu sais. 

 

Tu étires un sourire rougi. Tu ne sais pas pourquoi tu lui dis. Pour être honnête, ou pour lui faire du mal. Peut-être un peu des deux. Elle n'a pas confiance en toi, et tu détestes ça. Elle devrait savoir qu'il n'y a qu'elle. 

 

- Elle m'a embrassé.

 

Tu comprends mieux pourquoi elle s'amusait avec l'autre crétin de médicomage dans la chambre de l'auberge. Ce qu'elle pouvait ressentir en cultivant une jalousie maladive.

 

- Je l'ai attachée.

 

Et malgré tout ce qu'elle a fait pour toi, ces baisers et ces chaînes ont été une raison suffisante pour que tu prennes peur. Incapable de savoir quoi faire. Tu devrais demander si elle a été voir son père finalement, mais t'es trop lâche. T'as peur. Tu sais pas comment tu réagirais si elle mourrait. Sûrement que t'as pas assez essayé. Mais c'est moins important que Cornelia. Rien n'est aussi important que Cornelia. 

 

- Et c'est tout. C'est toi que je veux. Juste toi. Alors arrête de faire chier. J'ai pas aimé ton poème. T'auras rien.

 

Et enfin, tu la relâches, pour te rassoir contre le tronc de l'arbre comme si de rien n'était, passant tout de même deux doigts sur ta lèvres ensanglantée pour les regarder ensuite en secouant la tête. T'as aimé.


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Publié par Cornelia Haden-Grey le 12/09/2022 à 17:14:10

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Nature du TW : Comportement inadéquat

J’ai dormi avec elle, tu sais. Les mots empoisonnés se répercutaient sous son crâne, fouettant son coeur, glaçant ses veines d’une haine à la pureté cristalline. Elle m’a embrassé. Cornelia ne bougeait pas, restait d’un simulacre de soumission, alors qu’elle réfléchissait à un moyen de lui imposer une douleur à la hauteur de celle qu’il lui infligeait. Qui ? Le cramoisi n’avait pas quitté les prunelles adverses, n’avait pas été chassé par l’envie ou le désir alors qu’il se rappelait le temps passé avec elle. L'inconnue qu'elle haïssait. 


Et c’est tout. Non, ce ne serait jamais tout. Son hurlement blessé resta silencieux derrière ses lèvres closes, tandis qu’elle essuyait le sang qui avait eu l’audace de colorer son menton aussi sûrement que ses lèvres. Le baiser, c’était avant ou après la cabane ? articula-t-elle d’une voix acide, après s’être redressée en se massant les poignets. 

 

Ses prunelles changeantes quittèrent le regard rougi de l’américain pour tomber sur les lèvres colorées de la même teinte, par sa faute, sa morsure. Et à moi, tu as volé quoi ? La seule chose à laquelle Cornelia pensa fut sa virginité, mais il ne la lui avait pas volée, car elle lui en avait fait cadeau. Avait exigé de lui qu’il la prenne, dans la poussière, après le cours de Lyovitch, alors qu’ils auraient dû être punis par le professeur mécontent. Il avait le goût du danger et de l’interdit. Elle l’avait voulu férocement. Lentement, elle se lécha les lèvres, s’empara des perles carmin que ses dents avaient délivrées. 

 

Qu’est-ce que tu fais avec Lyovtich ? l’interrogea-t-elle subitement. 

 

Elle était loin de lui, assise en tailleur, sa jupe d’écolière joliment remontée sur ses cuisses caramel ; sa chemise froissée et tachée de son séjour contre l’herbe du parc, dévoilant les prémisses d’une poitrine modeste ; ses lourdes boucles emmêlées de la violence possessive ; son visage au masque insensible, lui donnant l’apparence d’une poupée ; et ses yeux à l’éclat indompté. 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Publié par Arsène Jones le 13/09/2022 à 14:21:11

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Nature du TW : Comportement inadapté

Tu ne réponds pas. A aucune de ses questions. Tu te contentes de la regarder, appuyé contre le tronc de l'arbre, un sourire en coin sur tes lèvres rougies. Cela fait bien longtemps que tu as compris qu'elle détestait ne pas savoir. Et s'il t'arrive de lui donner ce qu'elle veut, aujourd'hui les choses sont différentes. Parce qu'elle a besoin de toi. Tu le sais désormais. Dans cette serre, elle était si diminuée qu'elle n'aurait pas tenu sans toi. Tu as détesté la voir ainsi. Tu as adoré être celui qui la tienne. Une jambe se replie vers toi, et tu y déposes ton avant-bras, d'un air nonchalant, toujours sans la quitter des yeux.

 

- Tu t'es jamais dit que si j'répondais pas à tes questions c'est parc'que t'en posais trop ?

 

Et elle pose des questions qui ont toutes un fond de reproche dedans. Comme si elle attendait juste un truc pour appuyer dessus et t'emmerder un peu plus. Tu reprends ta flasque, pour en prendre toi-même une bonne gorgée. Le liquide brûle à moitié ta lèvre ouverte, mais tu t'en fous. Y'a juste une grimace pour faire passer le goût - le mélange est pas terrible. La flasque retourne dans ta poche, et t'ouvres un bouton de ta chemise, l'air de rien. 

 

- Alors on va faire un jeu. J'réponds à une seule de tes questions. Celle que tu veux. Mais une seule. Pas d'triche, t'peux pas formuler plusieurs questions en une seule. 

 

Ton sourire s'élargit, pendant que tu t'occupes des autres boutons de ta chemise. Bientôt, tu la laisses tomber entre ton dos et le tronc de l'arbre, dévoilant totalement ton torse couvert de cicatrices aux seuls yeux de Cornelia. Les seules qui restent cachées sont celles à tes poignets, toujours couvertes par les bracelets de force dérobés à un des frères Carlson l'année précédente. D'un mouvement vif, après une impulsion au sol, tu te retrouves de nouveau proche d'elle. A un tel point que vos souffles se mélangent une nouvelle fois. La chaleur du sien fait d'ailleurs picoter ta lèvre agréablement. Pendant ce temps, tes mains remontent sa jupe sans la moindre vergogne.

 

- Une seule question, Cornelia. Et après j'te montre à quel point j'te veux.


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Publié par Cornelia Haden-Grey le 14/09/2022 à 16:39:10

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Nature du TW : Érotisme

Pourquoi ne respectes-tu pas ta propre parole ? prit-elle le soin de parfaitement articuler afin qu'il comprît absolument, ses lèvres au plus près des siennes. La Vipère le défiait avec une morgue empruntée à certains sang-purs, les prunelles embrasées d'arrogance.  


Cornelia n’avait esquissé aucun mouvement alors qu’il avait parlé, qu’il avait bougé, et qu’il avait offert son torse à ses yeux qui n'avaient pas manqué le spectacle. Affirmer qu’elle n’avait pas envie de lui serait un mensonge. Arsène était un autre type de poison, auquel la Vipère était fortement sensible


La Serpentard se déplia avec une lenteur maîtrisée, façonnée pour le séduire, jusqu'à se loger contre lui, sur lui, en cavalière émérite d’un étalon qui renâclait un peu trop face à son maître. C’était ce qu’elle était pour lui, et lui pour elle. Leurs deux témérités s’affrontant sans cesse, sans qu’aucune ne gagnât véritablement la guerre, juste quelques combats, et celui-là, celui des vérités, elle l’avait gagné en juin.

 

Il devait se soumettre. 


Dois-je te la rappeler, Arsène Jones ? fit-elle en appuyant sur son nom de famille comme elle l’avait fait lors de leur première rencontre, près d’une bibliothèque. Ta promesse. Voici quels avaient été tes termes… dit-elle dans un souffle alors qu’elle offrait un peu plus ses courbes aux mains aventureuses du Gryffondor, et que son parfum venait saturer ses sens. 


Près de lui, après avoir frôlé ses lèvres et sa mâchoire, elle arrêta son excursion pour murmurer, à bout touchant l’organe sensoriel : Laisse-moi une chance. Même sa diction était reprise. J’te dirai tout c'que tu veux savoir. La Vipère mordit son oreille avant de poursuivre : Tu r'viens une dernière fois, j'te dis tout. 


Durant l'attaque d'une langue acérée, ses mains avaient dévalé son torse, par des caresses aussi appuyées que possessives, pour se réfugier entre eux, cajolant, comme il l’aimait, l’accessoire qui aurait dû montrer à quel point il la voulait. 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Publié par Arsène Jones le 15/09/2022 à 23:30:22

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Nature du TW : Erotisme pas vanilla

Tu la laisses faire lorsqu'elle te grimpe dessus. Tu l'aides même, de tes mains si bien placées qui s'agrippent plus fermement à sa chair. S'il est évident que tu veux la dominer, tu veux surtout t'assurer qu'elle revienne toujours. Alors quand elle s'approche, quand elle vient contre toi, tu prends ce qu'elle t'offre sans te poser davantage de question. Contrairement à elle, qui en pose encore une nouvelle. Tes lèvres s'étirent en un sourire, le sang qui commençait à coaguler perle de nouveau discrètement, comme peu certain d'avoir envie de se montrer. Tu te concentres bien plus sur ses mains sur toi que sur ses mots. Les reproches te survolent allègrement parce que tu n'as pas fini de jouer avec elle. Ni elle avec toi.

 

Tu avales difficilement ta salive lorsque sa main descend plus bas. Ton nez se perd dans le cou vanillé que tu aimes tant, que tu goûtes du bout des lèvres, laissant une goutte rouge sur une gorge fragile que tu pourrais serrer sans t'en lasser. Bientôt la langue suit les lèvres, et les dents ne tardent pas à se faire sentir tandis qu'un grondement les fait trembler contre le fin cartilage : Cornelia sait exactement ce qu'elle fait, et il n'est plus vraiment possible de lui cacher ce que tu veux. Tu prends pourtant sur toi, te délogeant enfin de ta divine cachette pour la regarder.

 

- J'me rappelle pas avoir dit que cette promesse tenait pour toujours. J't'ai dit tout ce qui importait. T'as plus l'droit d'poser de question maintenant.

 

Du moins jusqu'au prochain jeu. Disons que pour l'instant, t'as autre chose en tête, et ça implique d'abord de l'embrasser furieusement, l'une de tes mains délaissant enfin ses fesses pour se perdre dans sa chevelure, tandis que l'autre revient plus vers l'avant, croisant la sienne, avant de glisser sous un tissu qui prend un peu trop de place à ton goût. T'as besoin de toute ta concentration pour ne pas céder complètement à la tentation pour poursuivre ces caresses, comme pour voir lequel de vous deux va craquer en premier. Lorsque tu relâches ses lèvres, les tiennes viennent se coller à son oreille.

 

- T'as toujours pas dit que t'étais à moi.

 

Parce qu'elle est à toi. Tu veux qu'elle le dise. Tu veux qu'elle l'admette. Le savoir n'est pas suffisant, tu veux l'entendre de sa propre bouche. Tes doigts glissent de ses cheveux à sa gorge, pour la caresser avec douceur.

 

- Cette fois tu t'évanouiras pas.

 

Tu dois apprendre à connaître parfaitement son corps et ses réactions. Tu as serré trop longtemps la dernière fois. Tu t'arrêteras à temps aujourd'hui. 


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Publié par Cornelia Haden-Grey le 16/09/2022 à 17:57:01

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Nature du TW : Érotisme

C’était ainsi que se fracassaient les rêveries adolescentes. 

Par Morgane, cette fois, elle y avait tellement cru

Il avait promis


Ce qui importait. Selon lui. Il était revenu avec un sourire, un papier et une promesse. Elle avait accepté de lui appartenir de nouveau parce qu’il avait promis, de répondre à tout, sans imposer de limite. Maintenant qu’il pensait l’avoir, il saccageait ses propres mots. Sa propre parole. Quelque chose se brisa derrière les prunelles vert d’eau, tandis qu’il l’embrassait avec une fureur qui ne l'exaltait plus. 


Il jouait, encore, et elle quittait la partie, encore

Il n’avait pas compris, ne comprendrait sûrement jamais ce que signifiait être avec elle. 


Elle ne lui dirait pas qu’elle était à lui, parce que lui ne l’était pas. À elle. Pas sérieusement. Pas absolument. Pas comme elle l'exigeait. Pas comme elle l'aimait. Comme un automate au sourire séducteur, la Vipère déboutonna l’ouverture d’un pantalon, et se tortilla assez pour se défaire de ses dessous d’écolière. 


Une de ses mains se saisit de celle qui s’amusait près de sa gorge, entremêla ses doigts aux siens, pour l'apposer près de son coeur à lui. Elle voulait percevoir les battements emballés du muscle vital, une dernière fois. La jupe plissée se souleva pour accueillir le Gryffondor au creux de son être avec une violence qu’elle refléta en infligeant une nouvelle morsure aux lèvres insolentes, puis se rabattit pour dissimuler le licencieux ballet. 


Elle avait craqué la première, allait-il être satisfait ?  


Sa main accompagna les doigts masculins au plus près de ce qui lui procurait du plaisir, montrant, parfois, pour que celui-ci se pointât plus intensément ; faisant à la place, parfois, pour que celui-ci n'explosât plus rapidement. Excitée par l'urgence, elle rompit soudainement, cachant son soupir ardent dans un baiser qu’elle lui vola. Le corps toujours parcouru de spasmes, Cornelia s’arracha à son étreinte, récupéra sa culotte sur l’herbe, le reste ses affaires, et s’éloigna. 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Publié par Arsène Jones le 19/09/2022 à 10:57:46

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Nature du TW : Relation toxique

La satisfaction de la victoire est de courte durée. Tu suis pourtant ses directives, tu fais ce qu'il faut pour qu'elle accède à ce qui la rend encore plus belle, encore plus irrésistible. Et pourtant, tandis qu'elle embrasse tes lèvres endolories, barbouillant les siennes du rouge de ton sang, le masque ne tombe pas. Le corps donne les mêmes signaux, mais elle se relève, comme si tout devait s'arrêter là. Comment ose-t-elle ? Comment peut-elle prendre ce qu'elle veut et s'en aller en te laissant ainsi ? T'as vite fait de te retrouver sur tes pieds, pantalon boutonné. Tu avales la distance qui vous sépare à grands pas, furieux. Tu te saisis aussitôt de ses poignets, pour être certain qu'elle ne vienne pas récupérer sa baguette.

 

- T'vas vraiment m'laisser en plan là ?

 

Plus que de l'incrédulité, c'est de la déception qui traîne au milieu de ta colère. Elle exige que tu lui parles, et ce qu'elle sait de toi, elle l'utilise contre toi. Tu lui as dit que c'était important, pour toi. Que c'était pas juste un coup dans un coin comme les types comme Ren. Non, ça signifie quelque chose, une confiance que tu es prêt à offrir. Et voilà ce qu'elle en fait. Elle la piétine, ne prenant que ce qu'elle désirait, sans se soucier une seule seconde de toi. Ta voix gronde sourdement.

 

- J'suis pas ton jouet. T'peux pas m'prendre et m'jeter.

 

Tes boucles sont d'un rouge aussi éclatant que celui qui goutte toujours de ta lèvres. Et tes iris suivent. Tu ne peux pas la laisser partir. Elle n'a pas le droit de t'abandonner. 

 

- Tu t'plains que j'réponds pas à toutes tes questions. Mais ça non plus, t'as pas l'droit. Qu'est-c'que tu m'racontes toi, hein ? A part des reproches ? A part me d'mander d'la drogue ou des potions ? C'ça qu'tu veux ? Juste que j'fasse tout c'que tu dis, tout l'temps ? J's'rai jamais un bon toutou au bout d'ta laisse. 

 

Autour de ses poignets, tes mains serrent si fort qu'elles en laisseront une marque pour plusieurs jours. Mais c'est la seule manière que t'as de te contenir. De ne pas lui faire pire. T'as l'impression qu'il n'y a que toi qui doit faire des compromis. Et tu peux pas l'accepter.

 

- J't'ai d'mandé que deux choses, Cornelia. Reviens toujours, et sois à moi. Tu t'enfuis encore. Et tu refuses de l'être. Alors viens pas m'faire chier parc'que j'réponds qu'à trois questions sur quatre. S'tu veux un bon toutou cherche parmi les p'tits bourges sang-pur. Tes parents s'ront ravis. Moi, j'suis un mauvais garçon. 

 

Tu finis sur un ton ironique. Parce que t'en étais pas vraiment un avec elle. Parce qu'elle ne se rend même pas compte d'à quel point t'es prêt à tout pour l'avoir. Juste ça se fait pas en un claquement de doigts. Elle agit comme une princesse pourrie gâtée qui obtient tout ce qu'elle veut immédiatement. Et par Merlin qu'est-ce que ça te plait. Et en même temps, ça te donne envie de l'étrangler pour de bon. Tu finis par simplement secouer la tête de gauche à droite, en relâchant ses poignets. 

 

- T'peux pas m'reprocher c'que tu fais pas.

 

Et tu tournes les talons pour retourner vers l'arbre, récupérer d'un geste agacé la chemise que tu renfiles, en t'énervant à moitié sur les boutons que tu refermes.


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Publié par Cornelia Haden-Grey le 19/09/2022 à 17:40:44

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Nature du TW : Mention de suicide et suite de la relation toxique

Exactement, répliqua-t-elle, caustique, à l’implacable vérité, défiant la déception mêlée de colère adverse de son arrogante amertume. Il n’était pas un jouet ; elle non plus. La pluie de reproches lui fit relever le menton, pour un peu plus de morgue sur ses traits désespérément… intransigeants. 


La douleur ne la fit pas plier, ravivant sa flamme que le cours de botanique avait presque éteinte. Cornelia imagina tout un tas de scénarios. Elle, assénant, d’une voix empoisonnée, que ses parents avaient effectivement déniché le parfait sang-pur pour elle : elle, le fuyant purement et simplement ; elle, se jetant sur lui pour le frapper encore et encore, à l’image de la violence qu’il faisait naître en elle. 


Le masque se craquela. 


Tu es parti Arsène. Toi, et ton foutu rouge. Il y en avait partout et on... on arrivait pas à… à te ranimer. Tu n’avais plus aucune couleur, le blâma-t-elle d’une voix forte, qui n’était pas tout à fait un cri, pas tout à fait un hurlement, mais qui en avait l’intensité froide. 


Le masque se craquela davantage, froissant son visage de haine. 


Tu n’es pas un mauvais garçon, t’es qu’un putain d’égoïste ! C’est TOI qui me prend et qui me JETTE, suivant TES propres intérêts. Je me souviens encore de tes mots dans l’auberge. Et quoi ? Elle se mit à rire, un rire grinçant, tout sauf heureux. Tu reviens, j’accepte, et tu recommences. 


Tu recommences, Arsène ! À n'écouter que toi. 


Cornelia tremblait, mais pas de froid. Tu as frappé un pauvre médicomage parce qu’il avait eu l’audace de me regarder, et toi tu dors avec une autre femme, tu gardes ce qui colore ses lèvres, tu fais Morgane sait quoi en dehors de Poudlard, et je devrais accepter. Pire, ne rien dire, et ne pas questionner. Juste, déclarer bien sagement que, oui, je suis à toi, et que je reviendrais toujours, malgré tout. Et ce serait toi le chien ? 


Non, dit-elle entre deux rires éteints, non, bien sûr que non. 

 

La Vipère prit une lente inspiration, assez longue pour remplir les fêlures de son masque avec un peu plus de ressentiment. Je trouverais, Arsène, un homme capable d’assumer mes questions et mon envie d’absolu. Ses billes au pastel changeant l’accusaient, tandis que sa confiance l’avertissait que cela allait arriver. Un jour. Et que, peut-être, cet homme ne serait pas lui. 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Publié par Arsène Jones le 20/09/2022 à 11:26:36

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Nature du TW : Mention drogue, arme, tentative de suicide, rouge à lèvres

L'entendre parler de ça te fait comme un coup. Tu serres tes mâchoires un instant, préférant détourner les yeux. T'aurais pas dû. Tu le sais. Tu ne voyais juste aucune autre issue. Tu voulais te libérer, parce que tout était trop. Alors oui, t'as été égoïste. Parce que tu n'avais jamais eu personne avant. Personne qui pouvait être impacté. Personne qui pouvait se soucier de ce qu'il t'arrivait. C'est pas quelque chose qu'on apprend facilement. Sans doute ne le ferais-tu plus. Non pas pour toi, mais pour eux. Même si tu leur en as terriblement voulu, y'a quand même quelque chose qui s'allume au fond quand y'a des gens qui sont là. Peut-être bien un truc qui ressemble à de l'espoir. Et elle continue. Et peut-être qu'elle a raison. Alors quand elle dit qu'elle trouvera un homme, tu fais un pas vers elle, fermé.

 

- Non. T'es à moi.

 

Tu l'affirmes avec un aplomb et un calme qui contrastent avec ton comportement précédent. 

 

Elle n'est pas ce que tu crois. Viens.

 

Et sans vraiment lui laisser le choix, tes doigts attrapent les siens pour l'emmener de nouveau vers l'arbre. C'est ton arbre. Celui sous lequel tu dors quasiment toutes les nuits. Et tu te laisses glisser contre le tronc pour t'asseoir, faisant en sorte que Cornelia s'appuie contre ton torse, exactement comme lors de votre arrivée après le cours de botanique. Tu l'emprisonnes dans tes bras, le nez perdu dans ses cheveux et leur parfum.

 

- Comme ça. 

 

Parce que tu ne veux pas la regarder en racontant. Tu préfères tout dire, sans avoir besoin de voir ce qu'elle en pense. Si elle veut savoir, si elle veut que t'ailles au bout, elle n'a pas vraiment le choix. Dire qu'elle t'a laissé en plan. Putain.

 

- J'l'ai rencontrée par hasard. J'avais saccagé son appart' parc' qu'elle m'avait pris ma drogue. 

 

Bon, y'a sûrement un peu plus que ça. Genre des histoires d'insultes pas super cool de ta part alors qu'à la base elle t'aidait juste à échapper à des flics un peu trop zélés.

 

- Y'a une nuit où j'voulais pas être tout seul. Et j'suis allé chez elle, j'sais pas trop pourquoi. Et elle a pas cherché à comprendre, elle m'a juste fait à manger, comme ça, en plein milieu d'la nuit, comme si c'était normal. Et on a discuté un peu. 

 

Tu fais une pause, le temps d'avaler ta salive. T'as la gorge un peu sèche de parler de ça. T'aimais bien ces moments-là.

 

- Et j'ai squatté chez elle plusieurs fois. Pour discuter, pour jouer du piano, juste pour pas être tout seul. J'ai même rencontré son mec, c'un vrai débile. Et elle connaît Lyovitch aussi. C'comme ça que j'ai volé l'rouge à lèvres. Elle a voulu lui rendre, il avait dû lui offrir ou j'sais pas quoi, et moi j'l'ai pris. Et j'ai dormi avec juste parce que j'voulais dormir pour de vrai pour une fois. Sans cauchemar ou quoi. Pis elle faisait c'truc dans mes ch'veux, j'sais pas, j'me sentais juste apaisé. Mais c'est juste... Elle disait toujours qu'elle voulait que j'sois en sécurité. Que j'mange bien et tout. C'comme si j'avais... Une mère.

 

En tous cas c'comme ça que t'imagines le sentiment que ça fait d'être avec sa mère. T'as du mal à voir pour de vrai, c'est pas comme si t'avais un modèle ou quoi. Mais Revmir, ça te faisait du bien. 

 

- J'y suis r'tourné après qu'vous m'ayez trouvé. Parc'qu'elle avait un flingue, et qu'j'avais b'soin d'une arme vu qu'j'avais plus d'baguette. Alors j'lui ai volé aussi. Mais elle s'en est rendue compte. Elle m'l'a laissé quand même. D'puis la fois où elle m'a embrassé j'l'ai pas revue. 

 

Tu pousses un soupir, enfouis de nouveau ton nez dans les boucles brunes de Cornelia. Tes bras se serrent un peu plus autour d'elle.

 

--  J'ai gardé l'rouge à lèvres parc'que j'aimais bien l'idée que quelqu'un veuille bien m'faire à manger en plein milieu d'la nuit sans poser d'question. J'aimais bien l'idée d'avoir une mère.

 

Mais c'est pas ta mère. T'as pas de mère. Personne n'a voulu de toi. 

 

- Y'a pas d'autre femme, Cornelia.


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Publié par Cornelia Haden-Grey le 20/09/2022 à 13:17:20

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Nature du TW : Relation toxique

Les vérités épandues violemment lui octroyèrent un calme soudain. Aussi aseptisé et blanc que ne l’était le Manoir familial. Cornelia ne le verbalisa pas, mais elle en eut peur. Comme si toutes ses émotions avaient été avalées par le néant. Ce n’était pas du contrôle, c’était le silence cénesthésique. 


Cornelia s’ébroua, cilla, ramenée à une sensation par la voix possessive, et elle prit une inspiration brusque. Le contact avec l’être aimé lui redonna un peu de chaleur, suffisamment pour la faire avancer et se réfugier entre ses bras. Immédiatement, elle ferma les yeux, se laissant fondre contre lui. Il aurait pu dire n’importe quoi, la Serpentard serait restée. 


Elle avait un besoin essentiel de lui. 

Il lui donnait des couleurs. 


La vérité fut absorbée, tantôt avec jalousie, tantôt avec déplaisir, la Vipère allant même jusqu’à penser, et vouloir exprimer, un imbécile « moi aussi je peux te cuisiner un plat » tout aussi absurde que lorsqu’elle s’était mordue les lèvres pour, elle aussi, les avoir grenat. Le nom de Lyovitch provoqua des remous au creux de son ventre. Une sorte de pressentiment qu’il les entourait singulièrement, anormalement, peut-être, mais la pensée s’envola quand il avoua avoir aimé qu’elle lui caressât les cheveux. 


Arsène avait aimé son contact ; la Vipère se crispa. 


Était-ce normal d’être envieuse d’une mère ? Les mères n’embrassaient pas. Sûrement pas les mères adoptives. Absolument pas des lèvres adolescentes connues depuis peu. La côtoyait-il depuis peu ? Elle voulait questionner, s’abstint. 


La pellicule cicatricielle était tout juste en reconstruction, et Cornelia n’était pas prête pour un nouvel assaut. Il n’y avait qu’elle. Que voulait-elle d’autre ? Tout. Impérieusement tout. Il fallait cependant ménager la monture afin de prolonger le voyage. 


Je suis à toi. L’aveu perla à ses lèvres qu’elle venait tout juste de mordiller, son coeur battant une rythmique infernale jusque dans ses tempes. L’inéluctable, aussi puissant qu’un inviolable, s’inscrivit dans son coeur. Quoi que je fasse, je suis à toi, répéta-t-elle avec plus de force maintenant que la vérité s’était extirpée.

 

Cornelia se tourna, se soumettant à son regard, ses courbes délicates contre son torse. 


Dis-le, toi aussi, commanda-t-elle, l’âme dénuée de masque. Dis-le et je reviendrais toujours. Elle détaillait son visage, s’attardait sur les marques qu’elle avait créées sur ses lèvres en léchant les siennes. Nous contre… Contre les autres. Contre ceux ayant brûlé son corps à lui ; contre ceux ayant empoisonné son corps à elle. Tous les autres. 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Publié par Arsène Jones le 20/09/2022 à 17:41:33

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Nature du TW : Relation toxique

T'avais pas forcément envie de parler de Revmir. Ni avec Cornelia, ni avec personne. Parce que t'estimes que c'est des moments qui n'appartiennent qu'à toi et à elle. Que c'est sûrement trop compliqué de faire comprendre à quel point ça avait de la valeur pour toi. A quel point tu voudrais l'aider, comme elle t'a aidé toi. Mais y'a eu ces baisers. Et y'a ces chaînes que t'as fini par mettre. La lettre que t'as fini par donner. Pourquoi ? Est-ce que ça a donné quoi que ce soit au final ? Est-ce qu'elle est plus proche d'être guérie qu'auparavant, ou n'as-tu que tout fait empirer ? T'as pas osé y refoutre un pied parce que t'es lâche. Et au fur et à mesure des jours qui s'écoulent, tu te dis qu'elle doit t'en vouloir pour la lettre. Pour te mêler de choses qui ne te concernent pas. Comme si tu pouvais comprendre tout ce qui a un rapport avec la famille. T'aurais dû rester à ta place, voilà tout. Et elle n'aurait pas dû t'embrasser.

 

Laisser entrapercevoir à Cornelia à quel point des détails simples peuvent te marquer n'a rien d'anodin. T'aimes pas cette impression de faiblesse que ça laisse. d'autant plus après le coup qu'elle t'a fait. Tu ne veux pas qu'elle te voit ainsi. Et pourtant, c'est ce qu'il a fallu pour qu'elle le dise enfin. Tu te raidis légèrement autour d'elle en entendant les mots que tu voulais tellement voir sortir de sa bouche. Et elle le répète, et y'a un sourire que t'arrives pas à dissimuler, même quand elle se tourne vers toi. Tu te perds un instant dans ses prunelles, le sourire toujours plus large.

 

- Bien sûr que j'suis à toi.

 

Tu trouvais ça plutôt évident. Tu te marres un peu, avant de poser tes lèvres sur les siennes en un baiser chaste.

 

- Rien qu'à toi.

 

Un nouveau rejoint le précédent.

 

- Pour toujours.

 

Malgré le sourire, y'a un sérieux évident derrière tes mots. Tu les penses, et t'as pas l'intention de revenir dessus. Parce qu'il n'y a que Cornelia qui te fait cette effet là. Parce qu'il n'y a jamais eu d'autre fille, et qu'il y en aura jamais parce que personne ne pourra jamais rivaliser. Tu replaces une mèche de cheveux derrière son oreille, incapable de détacher ton regard du sien.

 

- Nous contre tous les autres. J'aime bien. Mais m'laisse plus jamais en plan. 

 

Parce que ça, vraiment, ça se fait pas. Et elle le paiera. 


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