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Londres Quartiers moldus 7, Uping street

7, Uping street le 19 juin 2122

Publié par Daphné Nouël le 19/06/2022 à 20:23:32

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19 Juin 2122,

 

L'année scolaire s'achevait en Amérique du Sud. Il ne lui avait pas fallu beaucoup de temps pour assembler ses affaires dans un gros sac à dos. Sac qui, soit dit en passant, était presque aussi grand que la jeune fille. Alors qu'il aurait suffit d'y lancer un sortilège d'Extension, Lydie Nouël aimait rappeler à sa fille les réalités de la vie parmi les moldus. Cela n'avait pas empêché Daphné de faire bon voyage, à bord des transports londoniens. Elle réalisait néanmoins qu'elle avait beaucoup à apprendre sur les coutumes anglaises magiques, il devait probablement y avoir un moyen plus simple de se rendre chez cette dame...

 

Daphné serrait dans sa main un parchemin enroulé, qui commençait à se froisser contre sa paume. Sur le-dit parchemin figurait le Graal : l'adresse de sa nouvelle maison. La rouquine n'avait pas pu participer à l'ensemble de l'échange entre sa mère et Azénor Philaester, cette lettre était l'unique qu'elle avait été autorisée à lire. Lydie paraissait chamboulée par ces missives, et Daphné s'en était voulue. Par sa faute, sa mère avait été obligée de ressasser des mauvais souvenirs, réouvrir une page qu'elle pensait avoir tourné. Lydie avait néanmoins fait l'erreur de parler de la Grande Bretagne à sa fille, d'en parler peut être un peu trop, assez pour éveiller la curiosité de la jeune fille, assez pour susciter en elle un profond questionnement son identité, sur ses origines.

 

A son arrivée, et tandis qu'elle saluait les gens sur son passage, recevant peu de réponse, elle se rendit compte que sa tenue ne correspondait plus à la météo. Elle était partie sous le soleil, arrivait sous la pluie. Oh, elle connaissait bien ça, la pluie. Chez elle, la pluie lui paraissait tellement plus chaleureuse. Son coeur se pinca un petit peu, lorsqu'elle pensa à son Chez soi. Sauf qu'il fallait qu'elle assume sa décision ! Elle secoua la tête, persévéra dans la lecture des rues de Londres,  carressa un chat de passage, il lui redonna un peu de force.

 

Etrangement, Daphné ne ressentait pas d'appréhension. Elle qui ne connaissait quasiment rien de son hôte, de la taille de leur famille, de s'ils vivaient dans un T2 ou dans un manoir, de si elle aurait une chambre rien qu'à elle, où dormirait tout l'été sur le canapé. Oui, elle n'embêterait pas Mrs Philaester très longtemps ; après l'été, les fournitures achetées, elle ferait sa rentrée. Elle n'était pas du genre à prévoir minutieusement ses vacances, elle espérait se faire rapidement des amis avec qui bavarder et vivre de jolies aventures. Peut-être Mrs Philaester avait une maison de vacances à la campagne, où elle pourrait même jouer dans la nature !

 

Finalement, Daphné avait hâte. Et heureusement, puisqu'elle venait d'arriver : perchée sur le porche de la famille Philaester, elle ne laissa pas le temps à l'inquiétude pour la gagner, sorti son plus beau et sincère sourire, même pas fatiguée par le voyage, et sonna son arrivée.

 


Publié par Azénor Philaester le 20/06/2022 à 00:35:27

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La première fois qu'Azénor eut le coeur bisé, ce fut quand Lydie Nouël, son amie de toujours, sa soeur, sa plus chère alliée, s'en était allée pour de plus beaux jours, au Brésil. Elles s'envoyaient des lettres par periode, se racontant les vies drastiquement différentes qu'elles vivaient, les chemins opposés qu'elles avaient choisi. Leur force avait toujours été cette complicité incroyable, incomprise de beaucoup, tellement évidente pour elles. Lydie Nouël resterait toujours sa plus belle rencontre, sa plus belle histoire.

 

Un sourire léger et pensif, fleurit au coin de ses lèvres, alors qu’elle sirotait une tasse de thé bien chaude; Dieu ce que Lydie lui manquait.

Après plusieurs échanges épistolaires, il avait été convenu que Daphné, la progentiure de la belle rousse, rende visite à sa plus vieille amie; Azénor Philaester. Il ne s'agirait que le temps d'un été. La petite allait faire sa rentrée à Poudlard, sans doute en quête de compréhension, en quête de savoir. C'était avec plaisir et hâte que l'ancienne directrice de l'école avait accepté; espérant secrètement revivre quelques moments privilégiés qu'elle avait eu avec sa meilleure amie d’antan, Lydie. 

 

Cela faisait quelques heures qu’Azénor ressassait le passé, du moins la partie où Lydie y avait joué. Elles étaient inséparables, au point de se tatouer le dos d’une branche d’olivier, leur symbole à jamais.

Le nouveau né de la dame était endormi, heureusement pour sa patience, c’était à peu près tout ce qu’il faisait, il était calme, docile, ne se plaignait jamais. Il était installé dans un landau près du canapé, la pièce était plongée dans un calme apaisant, entre respiration discrète d’un bébé, et ronronnement d’un chat heureux de recevoir des caresses.

 

Elle regarda sa montre, maintenant, Daphné allait arriver d’une minute à l’autre. Azénor réarrangea son pull en cachemire, rentré dans un pantalon noir et droit. Comme souvent, elle portait un chignon bas, habillant son port de tête gracieux et ses yeux de chat.  Son index tapotait sa tasse de thé, l’attente allait se terminer.

Quelqu’un sonna.

Philaester se leva doucement de son fauteuil, son chat aux longs poils d’un blanc immaculé la suivit pour aller accueillir l’invitée. Elle ouvrit la porte pour y trouver Lydie. Elle eut une seconde ou deux d’arrêt sur image. Daphné était le portrait craché de sa mère, l’émotion fut dure à cacher pour une femme qui pourtant, ne laissait jamais rien transparaître. Je t’en prie, entre. Daphné, je suis ravie de te rencontrer

 

Azénor fit entrer Daphné dans sa grande demeure, impeccable, bien rangée. Il n'y avait aucune fioriture dans la pièce, lad écoration était soigneusement choisie, et des plantes vertes animaient l'ambiance. Après quelques salutations cordiales, elle l'invita à se débarrasser de ses affaires, et à s'asseoir sur le canapé. La thérière magique lui proposa directement une tasse de thé. J'espère que le voyage n'a pas été trop pénible ? 

 


Publié par Daphné Nouël le 22/06/2022 à 14:29:36

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Figée sous le porche du Manoir Philaester, son souffle était resté en suspens, le temps que l’on vienne l’accueillir. Ce moment, comme à l’arrêt, n’était pas stoppé par inquiétude, c’était plus comme l’attente d’une surprise, qu’on espérait belle. En fait, elle s’était déjà sentie bien accueillie, rien qu’à traverser l’allée pavée jonchées de plantations. Le parfum des multiples fleurs, sans extravagance, rendait déjà son arrivée agréable, car le pollen déposait en elle comme la première graine d’un bonheur, qui germerait peut-être. 

 

Maintenant à l’abri, elle se rendait mieux compte de la pluie qui lui avait tombé dessus pendant son périple londonien. Elle aurait dû avoir froid, mais cette fraîcheur lui provoquait plutôt des frissons de plaisirs naïfs, comme une plante que l’on venait d’arroser. Enfin, on ne la laissa pas patienter plus longtemps, puisque la grande porte en bois massif s’ouvrit sur la silhouette, encore inconnue, d’Azénor Philaester. 

 

Cette sorcière pleine de charisme lui ouvrait les portes de sa maison, et si Daphné remarquait l’air décontracté et enthousiaste d’Azénor, elle ne pouvait s’empêcher d’aussi relever son élégance. Une élégance simple, marquée par des choix sobres de vêtements et d’arrangement capillaires, qui réhaussait avec une facilité troublante des traits de beauté à peine fatigués. Je t’en prie, entre. Daphné. Je suis ravie de te rencontrer.

 

La jeune fille s’exécuta docilement, en prenant garde de bien frotter ses bottes à l’entrée de la pièce principale. Car la demeure Philaester l’éblouissait de propreté et d’ordre, et quel contraste avec sa vie brésilienne ! A l’image de la cheffe de famille, la décoration était sobre et élégante, tout en restant chaleureuse. Cette nouvelle maison aurait cela en commun avec celle de Lydie Nouël. Que dirait Azénor, si elle posait le pied sur leur plancher taché, ou si elle fouillait les bibelots poussiéreux sur leurs étagères ? A première vue, elle ne flancherait pas, se concentrerait sur ses hôtes, tout comme elle se concentrait actuellement sur Daphné, son invitée.  J’espère que le voyage n’a pas été trop pénible ! 

 

Si Daphné remarquait une bienveillance certaine dans son regard, elle ne pouvait s’empêcher de remarquer la distance qui la séparait de la sorcière. Oh oui, sans problème, même si je n’ai utilisé aucun transport magique ! D’ailleurs, le quartier à l’air très agréable, merci beaucoup de m’offrir votre hospitalité ! Elle souriait gaiement, sincèrement reconnaissante de l’amitié qu’Azénor continuait de porter à Lydie, malgré la distance et les années.

 

La tasse chaude qu’une théière magique remplissait sous ses yeux viendrait bientôt lui réchauffer les paumes, provocant un nouveau frisson de satisfaction. Le regard de la rouquine s’attarda ostensiblement sur le landau, non loin d’où elle venait de s’installer, et en direction du reste de la pièce, vers les escaliers, formulant la question muette qu’elle n’osait poser. Il n’y a que vous ? 


Publié par Azénor Philaester le 22/06/2022 à 16:35:52

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Azénor prit soin d'aider Daphné à s'installer, et d'un mouvement délicat de sa main manumage, elle sécha et rangea les bottes de la rouquine sur une étagère dans l'entrée. Tout de suite la maîtresse des lieux remarqua le regard appuyé sur le landau de Michka, que pouvait-elle bien faire ? Le ranger dans un placard ? Cela ne faisait pas, et puis de toute façon, oui, Azénor était fermée, mais elle avait un coeur. Le bébé qui dormait restait le sien, et elle l'éduquerait, comme ses autres enfants.

Elle offrit à Daphné un succin sourire, en guise de réponse à ses remerciements. En réalité, elle était ravie. Elle sentait bien dans son regard et dans sa voix, que la jeune fille n'osait prendre trop de place. C'est pourquoi Azénor fit rapidement un tour du rez de chaussée, pour lui présenter les lieux. Je veux que tu te sentes chez toi ici. Elle passa rapidemment auprès de Michka, qui respirait sans bruit, sans trop le mentionner; l'évidence parlait d'elle-même. Elles montèrent ensuite toutes les deux, au premier étage par un des deux grands escaliers, Azénor montra sa chambre, le bureau, et monta à nouveau vers la chambre des enfants. Ici c'est la chambre de Cole, ici celle de Skyline. Je ne sais pas si ta maman t'a parlé d'eux. Ce sont mes enfants. Ils passent les vacances d'été en colonie de vacances pour sorciers, tu les verras en fin d'été, et tu pourras voir Cole à Poudlard. De quoi ne pas les avoir sur le dos toute la journée, telle était la vraie raison. Elle continua son chemin, espérant que Daphné tenait le pas. Voici les trois chambres restantes. Tu peux choisir celle que tu préfères. Et cela allait en dire long sur sa personnalité. Il y en avait une aux murs noirs, qui collait parfaitement aux tons de la maison, classique, sobre, ce que préférait Azénor. Il y en avait une autre, blanche, extrêmement lumineuse, sans doute plus joyeuse. Mais la dame ne supportait pas tant de lumière, et avait toujours préféré l'ombre et la nuit. La dernière était dans les tons de beige et de bois; de quoi convenir à tout le monde. Les trois chambres comprenaient un agencement quasi identiques, et une salle de bain était à partager entre toutes les pièces à coucher. Je te laisse t'installer.

 

Dans un sourire, Azénor s'échappa, laissant à Daphné l'intimité nécessaire pour choisir sa chambre. Lydie aurait choisie la couleur bois, c'était sûr. Descendue jusqu'au rez de chaussée, Azénor s'avança vers la cuisine, raviva le feu (qui ne chauffait pas) au passage, et s'attela à cuisiner quelque chose pour la rouquine, qui devait être affamée. Elle prépara à l'aide de la magie une recette à base de poulet accompagné de légumes et de riz. Tout était en train de se concoter tout seul, et c'était une scène dont Azénor ne se lassait jamais. Il faut dire qu'il était rare qu'elle se serve de la magie pour cuisiner, elle aimait faire tout de ses propres mains, quand elle en avait le temps et l'opportunité. 

 

Michka se mit à grogner. Doucement, et dans un soupir inaudible, Azénor alla  à sa rencontre, tombant nez à nez avec son tout petit garçon. Il avait quelques cheveux clairs sur le crâne, des yeux verts en amende, et une petite boule à la place du nez. Ses petites mains fragiles demandaient de l'attention, Azénor se detestait de ne pas l'aimer comme elle aurait du. Elle le prit néanmoins dans ses bras, le promena ainsi en lui chantonnant un air de musique enfantine; et petit à petit, il se rendormit.