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Pré-au-Lard Le Village Vision kaléidoscopique [En cours]

Une rue de Pré-au-Lard le 26 juin 2122

Publié par Loredana Sparks le 26/06/2022 à 12:02:43

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Nature du TW :

Avec Arsène Jones

 

Des années que je n'avais pas remis les pieds à Pré-au-Lard. Dans ce village se cachaient les bons et les mauvais souvenirs, des simples visites, aux prémices amoureux assis à la table la moins visible des Trois Balais. Mais c'était aussi l'endroit parfait pour croiser des personnes indésirables, celles à qui on rêverait de refaire le portrait et celles qui nous ont brisé le coeur. En arpentant les rues, les souvenirs me reviennent, des images nettes de cette adolescence mouvementée et de ces sorties qui sonnaient comme une échappatoire.  Les souvenirs étaient tout ce qui me restait désormais, je n'avais pas ce luxe en Italie, c'était sans doute ce qui me manquait le plus. D'où mon retour ici pour construire un avenir plus prometteur, moins houleux. Le surplace n'était pas fait pour moi, il me fallait rapidement me débloquer et retrouver cette soif d'aventure qui me manquait tant. La routine n'était qu'un ramassis d'ennuis qui était devenu insupportable. Et quand les choses deviennent insupportables pour Loredana Sparks, elle se tire, comme ça d'un coup, du jour au lendemain avec un simple mot - ou peut-être deux - écrit vulgairement sur un morceau de papier déchiré, froissé, juste bon à jeter. 

 

Mais je ne regrette pas mon choix. Mon instinct a toujours raison. Il me faut juste du temps, le temps de me faire à ces retrouvailles avec le pays, avec ces souvenirs. Les yeux se perdent sur les devantures avant de se poser sur un véritable caméléon vivant. Les yeux fixés sur sa chevelure qui ne cesse de prendre une couleur puis une autre, je m'approche de lui, peut-être un sourire en coin accroché sur les lèvres. Mais pas trop non plus. D'ailleurs, le sourire disparaît lorsque j'atteins sa hauteur. Est-ce que tout va bien ? En le regardant de plus près, il semble être ailleurs, pas dans son état normal. Je ne me dévoile pas davantage, ne me présente pas comme étant comme lui, pas tout de suite. Je veux en premier lieu savoir si lui-même sait ce qui lui arrive. Dire hey bah alors t'es Métamorphomage toi aussi, quelle coïncidence dis donc, serait sûrement mal venu si dans sa tête il se dit que ça n'a rien d'un don. J'ai longtemps vu les choses ainsi, présentant la métamorphomagie comme une malédiction, une punition, une conséquence de mon cerveau totalement détraqué. 



Publié par Arsène Jones le 26/06/2022 à 14:59:30

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Nature du TW : Drogue, vulgarité

Ton retour à Poudlard ne s'est pas si mal passé que ça, finalement. Même si tu détestes Lyovitch. Même si tu détestes les cours. Même si tu détestes ces putains de fringues que t'es obligé de porter parce que ce connard de ruskov refuse de te rendre les tiennes. Au moins, t'as pu chourrer une paire de converses noires à un Serpentard qui emmerdait Huston. Franchement, ça rend vachement mieux que les chaussures cirées affreuses que Lyovitch t'a refourgué. T'en as profité pour récupérer les bracelets de force en cuir de son pote. Non pas que t'aimes particulièrement le style que ça te donne, c'est juste pratique pour cacher les cicatrices à tes poignets. Histoire de porter tes fameuses chemises de qualité en retroussant les manches jusqu'aux coudes sans qu'on te pose de question. Des bretelles noires viennent trancher dans la blancheur du vêtements, accrochées à un pantalon noir également. C'est sûrement un peu moins guindé que les gilets sans manches ou les vestes que Lyovitch t'as refilé, mais ça reste un peu trop propre pour toi. Qu'est-ce que t'as hâte de retrouver tes jeans usés et tes t-shirt trop larges...

 

Pour te faire oublier ces fringues horribles, t'as fini par retourner à Pré-au-Lard pour te procurer quelques substances que Hawkins ne consomme pas. Notamment un sachet de slick, dont l'odeur de soufre parcourt tes narines pour ton plus grand plaisir tandis que tu te balades dans les rues du village, comme si tu le redécouvrais. Putain, qu'est-ce que ça fait du bien d'être complètement défoncé. Tes boucles s'amusent à passer par toutes les couleurs de l'arc-en-ciel sans que tu n'essaies une seule seconde des les en empêcher. Y'a un type avec un chapeau qui t'a jeté un sale regard en te voyant faire un pas de côté pour récupérer ton équilibre tout tanguant. T'as levé ton majeur bien haut en lui gueulant dessus.

 

- QUOI ? T'as un problème ? J'SUIS ARSENE JONES, CONNARD !

 

Le type a juste secoué la tête de gauche à droite pour continuer sa route en silence. Il n'avait pas envie de s'attirer des ennuis. Faut dire que t'as encore des traces jaunâtres autour de ton oeil, et que la plaie de ton nez cassé n'est pas encore complètement refermée, ça se voit que la baston ça te connaît. Les gens, la violence ça leur fait peur. Et toi, ça t'a fait marrer. Un vrai rire, qui secoue tes côtes toujours légèrement douloureuses. Le rire s'est éteint depuis à peine quelques minutes que tu t'es déjà roulé une clope, recrachant la fumée avec un air de roi du monde. Du moins dans ta tête. En vrai, tu suis juste la fumée des yeux, en essayant de l'attraper du bout des doigts quand une femme t'aborde. Tu te tournes vers elle, tu la regardes plusieurs secondes en clignant des yeux, t'es vraiment déglingué.

 

- Ouais. J'ai l'air de pas aller p'têt ? Qu'est-c't'as à m'regarder comme ça ? 

 

T'en as marre de servir d'animal de foire. T'en as marre que les gens s'attardent sur tes cheveux, tout le temps. T'en as marre des gens tout court aussi. Mais t'as remarqué qu'il suffit de se montrer agressif pour qu'ils se barrent tous. Bande de lâches.


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Publié par Loredana Sparks le 26/06/2022 à 23:42:19

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Nature du TW : Drogue

Au départ, mon visage affiche une expression de surprise. Je m’attendais à n’importe quelle réponse, mais je n’avais certainement pas imaginé ce genre de ton. L’adolescent est immédiatement agressif, mais je ne moufte pas, pas tout de suite en tout cas. Et si son but est de me faire déguerpir sur-le-champ, c’est loupé également. Au lieu de cela, je sors une clope afin de l’accompagner, passer pour la reloue de service à rester plantée là m’amuse peut-être un peu. Si c’est le ton que tu prends quand tout va bien alors oui effectivement, tu sembles péter la forme. La légère ironie sortie de nulle part. J’avais été cette adolescente perdue et honteuse de cette magie inédite. Je ne dis pas que nos deux histoires sont pareilles, je pense juste y voir quelques similitudes.

 

La cigarette coincée entre mes lèvres, je détache mes cheveux qui retombent sur mes épaules. Immédiatement changer la couleur passant du brun au rouge, du rouge au bleu, puis un peu au vert avant de retrouver la couleur initiale. J’ai souvent sorti les crocs en voyant les gens me fixer dans la rue. Je mime les griffes avec mes doigts, imageant de façon ridicule cette agressivité si loin de la réalité. T’as découvert ça récemment ? Chez certains sorciers, dont je fais partie, le don peut se déclencher tard, très tard. Je ne l’avais su qu’à l’aube de mes dix-neuf ans, alors perdue, en colère et constamment défoncée. Le don bloqué jusqu’ici à cause de mes nombreuses descentes aux enfers.

 

Je stoppe la conversation pour laisser un groupe de jeunes sorciers passer devant nous. Il n’était peut-être pas prêt à se dévoiler officiellement aux yeux de tous, je me devais de respecter ça en restant discrète. Il ne semblait pas vouloir de la sympathie des autres, encore moins de leur compassion, mais quelqu’un capable de lui expliquer ce qui lui arrivait ne pouvait qu’être bénéfique pour lui. L’acceptation du don était le point de départ pour parvenir à le contrôler. Et cette dernière tâche restait la plus délicate surtout sans aucune maîtrise de ses émotions. Te regarder imiter une boule à facette m’amuse pas plus que ça en réalité, mais j’peux t’aider à devenir classe avec ce don. Je m’attends évidemment à un refus, ou j'sais pas, à être violemment repoussée, si tu acceptes, je fermerai les yeux si l’envie te prend de casser la gueule au prochain curieux qui pointera le bout de son nez ici. Je trouve le deal assez juste.



Publié par Arsène Jones le 27/06/2022 à 13:43:32

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Nature du TW : Mention drogue, vulgarité

Tu roules des yeux vers le ciel en voyant qu'elle n'a pas compris le message pas si subliminal que t'avais aucune envie de lui taper la discute. Et elle peut bien se donner tous les airs qu'elle veut en allumant une clope comme si elle était cool que ça change pas grand chose. Tu lui adresses alors un sourire carrément méprisant tout en recrachant la fumée de ta propre cigarette droit sur elle. Mais alors que tu comptais bien lui faire comprendre qu'elle ferait mieux de se tirer, elle détache ses cheveux qui... Changent de couleur. Les sourcils se froncent, tu la regardes d'un peu plus près. Malgré tes pupilles explosées, t'es bien sûr de pas avoir rêvé. Et le slick n'a pas d'effets hallucinogènes. Bordel, tu viens vraiment de tomber sur une métamorphomage par le plus grand des hasards ? T'en as jamais vu d'autre que toi. T'as toujours été tout seul face à cette merde. Et la seule fois où t'as vraiment pris ton pied en comprenant que tu pouvais en faire quelque chose, t'as morflé comme pas permis. Et Lyovitch t'a bien fait comprendre que les boosters ne seraient jamais la solution. Même si toi, tu trouves que ça vaut le coup. 

 

- Y'a trois ans.

 

La réponse est sortie d'elle-même, sans que t'arrives à la retenir. T'as commencé à développer ce truc quand t'as décidé que tu retournerais pas à l'orphelinat. Que t'allais pas continuer à subir tous les étés les actes de Davis. Comme si t'avais libéré quelque chose en décidant de prendre ta liberté. Et t'as franchement pas kiffé. Niveau discrétion, un pouvoir pareil, ça craint. T'as toujours eu un mal fou à te regarder dans le miroir depuis l'été entre tes deux premières années à Ilvermorny. Et cette merde n'a clairement pas arrangé les choses. La curiosité malsaine s'est ajoutée au dégoût et au mépris dans le regards des autres. Sûrement que dans le tien aussi. On a tendance à se voir comme les autres nous perçoivent. Elle, elle gère. Ses cheveux ont changé parce qu'elle l'a voulu. Comme quand tu t'es entraîné avec Lyovitch. Sauf que ça te demande une telle concentration que ça relève de l'impossible. Encore plus quand t'es défoncé à ce point-là.

 

Quand des sorciers passent devant vous, certains te jettent un coup d'oeil, avant de chuchoter quelque chose à l'oreille de leur voisin. Tes poings se serrent, tandis que tes cheveux s'arrêtent subitement sur leur couleur préférée : le rouge. Putain, tu vas finir par vraiment t'énerver. Mais t'as autre chose à faire que de péter des gueules pour l'instant. Genre discuter pour de vrai avec la seule méta que t'aies jamais rencontrée. T'aimes pas accepter l'aide des gens. Surtout des inconnus. Tu te démerdes très bien tout seul, ou du moins tu te plais à le répéter alors même qu'il est évident que sans aide tu n'aurais plus de baguette magique. 

 

- J'ai pas b'soin d'ta permission pour casser des gueules !

 

L'air de défi n'a pas quitté ton visage. N'empêche que c'est mieux si elle balance pas, sinon le Ministère pourrait de retomber sur le coin du nez, et y'a bien un moment donné où ça passera plus. La dernière bouffée de ta clope te brûle légèrement les lèvres, et tu laisses tomber le mégot au sol d'une pichenette. 

 

- Et donc tu veux m'aider par pure bonté d'âme, c'ça ? T'as pas d'vie ? 

 

L'accent américain bouffe la moitié des syllabes, le ton est toujours peu agréable. Mais t'es toujours là, et tu l'as pas encore frappée. C'est bien qu'il y a un truc. La méthode de Lyovitch fonctionne, mais il sait pas ce que c'est réellement. Elle, si. Tu peux pas passer à côté d'une telle chance sans essayer de la saisir. C'est simplement que tu te méfies des gens. 


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Publié par Loredana Sparks le 27/06/2022 à 17:30:03

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Nature du TW : Vulgarité

C’est drôle. Cette façon qu’il a de me fusiller du regard, cette manière de me dire vas-y casse toi tout en répondant aux questions que je lui pose. Naïvement, je me dis qu’inconsciemment il a besoin d’être entouré de quelqu’un qui sait ce que c’est et qui est conscient de ce que ça fait d’être comme ça sans savoir comment se contrôler, ni même si ce sera possible un jour. J’avais cru durant longtemps que ce serait peine perdue, que jamais je ne parviendrais à gérer la Métamorphomagie, persuadée qu’il s’agissait en réalité d’une punition. Finalement, l’expérience et les années passées m’avaient permis d’apprendre même si je serai toujours loin du contrôle le plus total. Mais quel Métamorphomage était capable de se contrôler à cent pour cent ? Bien sûr pour moi, c’est différent, et peut-être même que ce garçon, un jour, saura mieux faire que moi. Peut-être. Pour l’instant, il était plutôt question de le faire redescendre. Alors je ris à sa remarque, tout en fronçant les sourcils d’incompréhension, à quel moment j’ai parlé de permission ? J’avais moi-même toujours eu du mal avec les règles, d’où peut-être mon mépris envers le Ministère. Quant à lui ? Eh bien, je ne suis pas sa mère. D’ailleurs, je ne suis la mère de personne.

 

J’me suis arrêtée parce que je t’ai vu galérer. C’est la stricte vérité et les Métamorphomages ne se trouvent pas tous à chaque coin de rue. Peut-être même que nous sommes les seuls de ce pays. J’suis passée par là et j’avais personne et à la longue c’est vraiment pas drôle. Et je n’étais pas de ceux qui demandent de l’aide, ne le suis toujours pas. Pourtant, si j’avais pu avoir ne serait-ce qu’un peu de soutien durant cette période de ma vie, ça aurait sans doute été bien plus simple pour moi. Je ne gère pas mes émotions, mais j’ai appris toute seule à stabiliser au max mes changements capillaires. L’important aussi est de lui faire comprendre que c’est un cadeau, et puis ensuite tu apprendras à changer absolument tout et ça, je souffle pour exprimer l’excitation, ça c’est génial ! Puis je redeviens sérieuse, le regarde un instant, il ne semble craindre personne ou peut-être qu’il se le persuade. Peut-être que lui aussi avait vécu sans famille, sans repère, sans véritable éducation ou peut-être avait-il seulement décidé de leur tourner le dos. J’te forcerai pas, si c’est non, c’est non point barre… lui laisser simplement le choix car lui seul pouvait avoir la réponse. Il lui suffisait de suivre son instinct, d’ignorer l’espace d’un instant la fierté, l’égo. Et non effectivement, j'ai pas d'vie. Pas ici en tout cas.



Publié par Arsène Jones le 02/07/2022 à 12:37:02

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Nature du TW : Vulgarité, misogynie

Galérer ? Tes poings se serrent un peu plus encore, sous une colère sourde que tu sais pourtant imméritée. C'est la pure vérité, tu galères avec ta métamorphomagie. La contrôler à peu près te demande de tels efforts que ça ne peut pas durer plus de quelques secondes. Et dès que tu relâches ta concentration, c'est complètement fini. Garder leur couleur naturelle semble cependant plus facile que de les faire passer volontairement par des couleurs voulues. Il te suffit de compter. C'est juste que ça te donne un air absent. Et que tu l'es très probablement quand c'est comme ça. Pourquoi c'est tombé sur toi, sérieusement ? Tu fronces légèrement les sourcils lorsqu'elle t'annonce pouvoir contrôler ses cheveux sans contrôler ses émotions. Est-ce vraiment possible ? Lyovitch t'a fait travailler en te disant d'associer un souvenir à une émotion, et une émotion à une couleur. Et ça a fonctionné. C'est juste lent, et selon les souvenirs franchement pas agréable.

 

Changer tout. T'as bien vu ce que ça donnait. Et ouais, c'est génial. C'est juste... Que ça te paraît tellement hors de portée que tu préfères ne plus y penser. La seule façon d'arriver à un tel niveau, c'est les boosters, t'en es persuadé. Toi, tout seul, t'as juste le droit d'avoir des cheveux qui se prennent pour des arc-en-ciel. Tu pourrais te foutre de sa gueule. Balayer tout ça d'un geste de la main et continuer ton chemin pour profiter de ton trip. Mais si elle peut t'aider... Si elle aussi est passée par là... T'as rien à perdre à prendre quelques conseils, pas vrai ? Si ça marche, t'auras fait un sacré pas en avant. Et sinon, t'auras juste perdu du temps. C'est pas comme si t'avais mieux à faire franchement.

 

- Ok. J'veux bien d'ton aide.

 

On dirait que c'est toi qui lui fait une fleur, et non pas l'inverse. Faut dire que c'est tellement compliqué d'accepter l'idée d'avoir besoin qu'on te guide, ne serait-ce qu'un peu que ça t'arrache un peu la gueule. Alors c'est moi mauvais pour l'ego, de faire comme si c'était pas pour toi. 

 

- Mais j'te préviens, si tu m'fais chier j'te casse la gueule à toi aussi. 

 

Juste pour que les choses soient bien claires. Il faut que ce soit toi qui prenne le dessus. C'est une fille, c'est normal, c'est dans l'ordre des choses. 

 

- Alors, comment t'fais ? Pour gérer les changements sans les émotions ? T'sais changer quoi d'autre ? T'as d'jà réussi à avoir genre... Des écailles ?

 

Parce que toi oui. Et c'était beaucoup trop stylé.


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Publié par Loredana Sparks le 03/07/2022 à 20:20:06

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Nature du TW :

Ses remarques me font doucement lever les yeux au ciel, puis hausser les épaules en guise d’approbation. Après tout, à quoi bon refuser le compromis. Si tout se passait bien, il n’y aurait pas de bagarre et dans le cas contraire, je serais prête à me défendre. Ce n’est pas un étudiant qui me fera taire. J’esquisse un sourire, ne peut m’empêcher de discerner une pointe d’excitation dans sa façon de parler. Peut-être ne s’agit-il que de mon imagination, mais j’aime penser que le ton qu’il prend diffère d’avec l’allure qu’il veut se donner. L’allure d’un adolescent qui ne veut laisser personne voir ses faiblesses, ses craintes. En avait-il seulement ? Probablement. Et sa Métamorphomagie en était une pour le moment. Mon but à moi était de la transformer en force. Une force qui fera sans doute monter son égo d’un étage. Mais peu importe, loin de moi l’envie de le faire redescendre.

 

Je balance le mégot et me place devant lui. C'est de la concentration ou, si comme moi c’est pas ton fort, il faut qu'tu te focalises sur une émotion que tu ressens constamment et facilement et commencer à t'exercer sur ça. Le but étant d’apprendre à écouter ses émotions et à les reconnaître. Au départ, ça semble technique mais avec le temps, ça devient un automatisme. Ainsi, les changements sont plus fluides, rapides, un arc-en-ciel qui défile. Mon émotion de prédilection, c’est la colère, je change mes cheveux en rouge vif mais c’est aussi celle que je ne contrôle pas. Laisser exploser est bien plus simple que de refouler. Faut de la concentration et de l’entraînement. Partout. Quand t’es chez toi, devant un miroir ou une vitrine, je hausse les épaules l’air de dire que toutes choses renvoyant le reflet fonctionnaient.

 

Quant aux écailles, qui apparaissent sur mon bras gauche, et les Métamorphoses humaines, et là mon visage prend une tout autre forme, les cheveux sont plus courts, l’allure d’un garçon fermé, sur la défensive, constamment. Me voici avec l’apparence du sorcier en face de moi. Il faut connaître en avance, avoir une vision claire de l'apparence que tu veux, que ce soit physiquement, comme ici, puis l’apparence change à nouveau, prenant la forme de l’homme qui avait partagé ma vie pendant plusieurs années, Andréa, ou simplement dans ta tête. Si un jour tu as un choc émotionnel intense, ça peut avoir une influence sur cette magie. Pendant plusieurs semaines, mois, j’ai été dans l’incapacité de modifier mon apparence, j’étais bloquée avec des cheveux blancs et des yeux noirs. Une atrocité, un véritable monstre tout droit sorti d’un film d’horreur. Evidemment, il ne parviendra probablement pas à contrôler quoique ce soit aujourd’hui, dans cette ruelle. Mais peut-être qu’il aura la possibilité d’appeler ce don, n’oublie pas que ce n’est pas une malédiction, ça fait partie de toi, ça te rend unique. Longtemps, j’étais persuadée du contraire, peut-être même encore un peu aujourd’hui. Mais les Métamorphomages étaient rares et ça, je le voyais comme une fierté. Tu as des Métamorphomages dans ta famille ? La curiosité qui picote alors que je ne connais même pas son prénom.



Publié par Arsène Jones le 07/07/2022 à 19:19:18

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Finalement, sa méthode est la même que celle de Lyovitch. Dire que tu pensais pouvoir trouver plus simple, ou plus adapté, faut croire que c'est toujours pas gagné. Parce que tes émotions sont un bordel sans nom, la plupart du temps t'es même pas foutu de savoir toi-même à quoi elles correspondent. La seule que tu reconnais, c'est la colère. Comme elle, c'est ce qui te vient le plus naturellement. Est-ce que c'est un truc de métamorphomage, d'être toujours en colère ? T'es à peu près sûr que non. Même quand tu ignorais tout de cette capacité, t'étais du genre énervé. T'arrives même à transformer d'autres émotion en colère. La tristesse, la peur... Tout ce que tu ne sais pas gérer t'énerve, et ça devient rouge. 

 

Tu pousses un soupir, un peu déçu. T'avais déjà la méthode, t'es juste nul pour la mettre en oeuvre. Faut dire que les miroirs, c'est pas trop ton délire. Les vitrines non plus. T'aimes autant éviter ton reflet au maximum. Peut-être un peu moins depuis que t'as rencontré Lyovitch. N'empêche que tu te vois mal passer plusieurs heures devant un miroir juste pour voir tes cheveux changer de couleur. Sûrement que l'acceptation des émotions et du don ne peut venir que par l'acceptation de soi. Machinalement, tu pinces légèrement le col de sa chemise entre ton pouce et ton index, pour sentir tes initiales brodées à l'intérieur. Vous êtes quelqu’un et il serait temps de s’en rendre compte. Vous êtes Arsène. Jones. Tu revois et entends parfaitement Lyovitch qui t'assène ça avec sa confiance habituelle. T'es quelqu'un. T'es Arsène Jones. Si jusqu'ici le miroir ne renvoyait que le reflet de quelqu'un qui ne devrait même pas exister, peut-être que ça pourrait bien changer.

 

Tu observes les écailles qu'elle fait apparaître si facilement, puis ses changements d'apparence complets. C'est super bizarre de se retrouver en face de toi-même. Heureusement qu'elle change vite. N'empêche, ça prouve que c'est possible de le faire sans booster. Elle a même pas l'air de galérer. Ce serait stylé que tu y arrives toi aussi, sans finir par te tordre dans d'atroces douleurs. Quand elle mentionne ta famille cependant, toute trace du sourire qui avait commencé à poindre sur tes lèvres en admirant ses différentes transformations disparaît.

 

- Non

 

Enfin t'en sais rien, pour ça faudrait que tu sois au courant de si t'as une famille ou non. Tes recherches se sont arrêtées alors que tu les avais à peine entamées, dégoûté de constater qu'ils n'avaient aucune piste à l'orphelinat. 

 

- T'es la première que j'rencontre. T'en connais d'autres toi ? Des comme nous ? 

 

Et ça fait un bien fou, de voir que t'es pas seul. De pas seulement le constater parce qu'il y a un nom sur cette condition, que d'autres en parlent comme s'ils connaissaient, comme s'ils savaient ce que c'était alors que non. Là, c'est concret, elle est comme toi. 

 

- Comment tu t'appelles ?

 

T'as besoin de savoir, parce que si t'as son nom tu pourras la retrouver.

 

- J'ai réussi une fois, à avoir des écailles. Et à me transformer en quelqu'un d'autre. Juste en y pensant, comme ça. Suffisait que j'pense à un truc, et j'l'avais. C'était cool.


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Publié par Loredana Sparks le 08/07/2022 à 19:07:12

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Rapidement, je retrouve mon apparence initiale. Loin de moi l'envie de garder le visage d'Andréa, mais c'était la seule personne qui m'était venue en tête à ce moment-là. Il avait été celui qui m'avait aidée à me contrôler, à trouver la patience d'apprendre et de vivre avec la Métamorphomagie. Lui qui pourtant était un moldu qui n'avait pas vraiment entendu parler des Métamorphomages avant de me connaître. L'avoir ainsi près de moi, lui et toute sa sagesse, m'avait permis de trouver un certain équilibre, un point de repère dont je me servais. Rares sont les fois où l'on doit utiliser la Métamorphomagie dans la panique. De toute façon, dans cet état et dans mon cas, elle fonctionne généralement toute seule comme une grande et pas toujours comme j'aimerais.

 

Après réflexion, il semble évident qu'il n'a pas eu l'occasion de rencontrer d'autres Métamorphomages. Il serait sans doute bien plus informé si ça avait été le cas. Je ne m'attendais pas à ce qu'il me retourne la question. Je réfléchis un instant, hésite peut-être un peu à répondre. Après tout, rien ne m'obligeait à le faire. Et pourtant, non, la réponse sort, enfin j'en sais rien, je connais pas ma famille. J'avais certes vécu avec mon géniteur, mais ça revenait au même, je n'ai jamais eu l'impression de le connaître. Je m'étais imaginée ma mère, une jolie Métamorphomage qui maîtrise parfaitement son don, qui sait ce qu'elle fait, mais il ne s'agissait que d'un rêve, de mon imagination. Jamais je n'avais su, jamais je ne saurai. Et je n'en connais pas d'autres, tu es le premier. Comme quoi, les livres ne mentaient pas quand ils disaient qu'il s'agissait d'un phénomène rare. Quelle était la probabilité pour que l'on se rencontre par hasard ? 

 

Je m'appelle Loredana, on aurait peut-être dû commencer par ça, mais il avait l'air d'être très peu à cheval sur la cordialité et ce que mon père aurait appelé les "bonnes manières", ce qui nous faisait un second point commun, et toi ? Mais d'un seul coup, il me semblait évident de devoir mettre un nom sur celui que j'aidais. Et je l'écoute m'expliquer ce dont il était capable de faire, comment il s'y prenait. Au-delà de ce qu'il me dit, quelque chose me perturbe, tu parles au passé, est-ce que c'était une façon de parler ? Ou bien simplement la vérité, ça ne s'est jamais reproduit depuis ? Je veux dire, tu as réessayé ? Personnellement, il m'avait fallu un temps fou. En réalité, je n'y étais parvenue qu'à l'aube de mes 22 ans, lorsque j'avais enfin réussi à contrôler les iris, les cheveux... le plus simple pour moi. Mais là était toute la beauté du don, chaque personne doit se l'approprier à sa manière.



Publié par Arsène Jones le 17/07/2022 à 13:05:29

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Nature du TW : Mention drogue, vulgarité

Encore un point en commun avec elle. La famille inconnue. A croire qu'il y a une liste de trucs à cocher pour être métamorphomage, et que tout en haut c'est inscrit qu'il faut se démerder seul pour comprendre comment ça marche. Tu t'en sors un peu mieux qu'avant. Pas vraiment pour faire ce que tu veux du don, mais pour qu'il reste un peu plus caché. Evidemment, ça marche pas quand t'es complètement défoncé. Et ça marche pas non plus quand les émotions prennent vraiment le dessus. Mais quand t'arrives à rester concentré, à garder ton calme, tu t'en sors pas si mal. Elle s'appelle donc Loredana. Faut que tu retiennes. 

 

- Arsène Jones.

 

Ouais, elle a le droit au nom de famille en prime. Parce que t'es Arsène Jones, t'es quelqu'un, et tu peux en être fier. Même si tu portes des chemises. Sûrement que quand Lyovitch t'a dit de faire bonne impression ça impliquait pas d'aller te balader raide défoncé dans les rues de Pré-au-Lard. Mais il avait qu'à te laisser ton matos, t'aurais fait ça plus discrètement au fin fond du parc. Tu finis par hausser les épaules à sa question.

 

- J'me rends bien compte que j'peux pas l'refaire. J'avais pris un truc, et ça a genre tout débloqué. Mais c'était... 

 

Violent ? Dangereux ? Douloureux ? En vrai tu t'en tapes de tout ça. Parce que pendant que l'effet était là, ça marchait parfaitement bien. Tu t'es senti vivant pour de vrai. C'est là que t'as compris que c'était un vrai don, et pas juste une malédiction incontrôlable. Parce que t'as vu ce que tu pouvais faire pour de vrai. Mais si Lyovitch n'avait pas été là, tu aurais pu en crever. Tu ne sais pas combien de temps on peut tenir face à une telle douleur avant que le corps lâche complètement. Ou même l'esprit. Y'a des histoires comme ça, de gens qui sont devenus complètement fous à cause de la douleur. T'es probablement pas le mec le plus sain d'esprit du monde. Mais t'es pas encore complètement taré. Pas tout le temps.

 

- Laisse tomber, t'façon j'en ai pas retrouvé.

 

Aucun autre type n'en avait. Et t'as pas retrouvé celui qui te l'avait vendu. C'est pas pour rien que t'en avais jamais entendu parler auparavant, ce truc doit être super rare. Tu gardes le silence plusieurs secondes, fouillant dans tes poches pour trouver de quoi te rouler une nouvelle cigarette. Ce n'est qu'une fois allumée que tu reprends.

 

- J'ai un an pour maîtriser mieux. T'crois qu'a'possible ?


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Publié par Loredana Sparks le 05/09/2022 à 09:58:28

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Nature du TW : Maltraitance, drogues

Le jeune Arsène Jones semblait avoir du vécu malgré son jeune âge. Cette impression d’avoir renvoyé la même image à ceux qui me côtoyaient quelques années auparavant. Je n’avais vraiment personne, adolescente, personne qui aurait pu stopper mon père violent qui avait entraîné mes excès par la suite. A croire que la Métamorphomagie ne tombait que sur une catégorie de personne, mais comment faisait-elle pour savoir ? 

Le sorcier reste très bref, très secret dans ce qu’il raconte. Je ne cherche pas les détails, je m’en fiche même. Mais connaître les gros traits de son rapport avec le don m’aiderait à savoir ce qu’il faut faire pour qu’il le contrôle et parvienne même à en découvrir d’autres avantages. Et sobre ? Rien ? Parce qu’il me semblait évident de savoir ça. Le matin au réveil, tu t’es déjà réveillée sans être toi physiquement ? 

 

Son lapse de temps était relativement court, mais peut-être qu’il n’était pas une cause perdue comme j’avais vu l’être. Les troubles peuvent ralentir l’élargissement de la Métamophomagie. Du moins, c’était ma conclusion à moi. Un an… je réfléchis un instant, regardant à droite, à gauche, était-il réellement possible de maîtriser un don en si peu de temps ? Il lui faudrait apprendre à pleinement se concentrer car les premières transformations demandent un bel effort. L’habitude facilité ensuite les choses. J’étais le genre à beaucoup m’agacer, à parfois rester bloquer avec une autre apparence. Peut-être que ça lui arrivera à lui aussi. C’est court un an, et pourtant il ne me faut finalement pas longtemps pour accepter le challenge. On commence quand ? Un sourire qui contraste avec son air fermé et méfiant de tout. Et puis de toute évidence, j’avais encore à apprendre moi aussi et quelques piqures de rappel ne seraient pas de trop. 

 

Tu connais un endroit où on pourrait se retrouver ? Je ne me voyais pas débarquer dans ma minuscule chambre d’hôtel avec un adolescent. Il fallait aussi prendre en compte le fait qu’il était sans doute encore élève à Poudlard. On peut faire ça les week-ends, ou tu m’envoies un hibou. Je hausse les épaules, après tout il ne voudrait peut-être pas être autant assidu.

Mais si un an est sa limite, alors il lui faudra faire quelques efforts.



Publié par Arsène Jones le 08/09/2022 à 18:02:01

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Nature du TW : Mention drogues

Tu ricanes légèrement lorsqu'elle te demande si t'as déjà réussi une transformation en étant sobre. T'es pas bien sûr que ça t'arrive d'être sobre. Dans le meilleur des cas, t'as juste fumé quelques pétards. Dans le pire... Disons que t'as pas à rougir de tes connaissances concernant les substances en tous genres, moldues comme sorcières, qu'elles soient considérées comme des drogues, des médicaments ou des potions. Et que t'as tendance à préférer la pratique à la théorie, donc ce que tu sais, tu l'as appris en t'enfilant tout un tas de trucs. 

 

- Au mieux j'peux empêcher mes ch'veux d'changer d'couleur tous seuls si j'me concentre. Ou leur faire prendre une couleur que j'veux. Enfin ça dépend d'la couleur t'vois.

 

Ou plutôt ça dépend de l'émotion qui y est associée. Des fois, c'est plutôt évident. D'autres fois, t'y piges pas grand chose. Mais faut dire que niveau émotions, t'as tendance à tout foutre sous l'étendard de la colère, comme ça tu vires au rouge et on en parle plus. C'est plus facile à gérer pour toi, ou du moins à extérioriser. Même si c'est ce qui te fout souvent dans la merde. 

 

- Mais j'me suis toujours réveillé moi-même. On peut vraiment s'réveiller en étant quelqu'un d'autre ? T'as eu ça toi ?

 

Parce que ça doit foutre sacrément les jetons. T'aimerais pas, c'est sûr. Mais t'aimes pas grand chose, du coup sûrement que ça compte pas. Un an c'est court, ça dépend sûrement du point de vue. Pour maîtriser un don qui n'en fait qu'à sa tête depuis que tu l'as, oui. Mais un an le cul vissé sur une chaise à écouter des profs chiants déblatérer un cours inintéressant, ça semble une éternité. Tu finis par hausser les épaules à sa question.

 

- La Cabane Hurlante ? 

 

T'aimes bien l'endroit. Même si ça a été condamné depuis bien longtemps, la bâtisse tient toujours debout, à moitié en ruines et pourtant bien solide. Faut faire gaffe où on marche, et il faut savoir où passer pour entrer dedans. Y'a un peu trop de poussière, un peu trop de moisissures. Mais tu t'y sens bizarrement à l'aise. Et au moins, t'es sûr que personne viendra vous emmerder là-bas. Si y'a bien un truc que t'as pas envie de faire, c'est de t'entraîner devant des gens. Tu les détestes bien trop. Et quitte à échouer, tu préfères faire ça en petit comité. 

 

- J'pourrais sûrement t'envoyer un hibou.

 

T'as vraiment envie de maîtriser ta métamorphomagie. Mais tu la connais pas. Même si vous partagez quelque chose d'unique, ça reste une inconnue complète, t'es pas sûr de pouvoir lui faire confiance. Mais t'as bien envie d'essayer, juste pour voir si tu peux t'améliorer plus rapidement avec quelqu'un qui l'a vécu aussi. Rien ne t'empêchera de disparaître du jour au lendemain si jamais ça marche pas. Ou si elle t'emmerde trop. Ou juste si t'as décidé d'abandonner, parce que t'abandonnes quand même souvent.


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