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Luciana Visconti

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Timeline
Volière

Identité : Luciana Visconti

Surnom : Lucia

Date de naissance : 23/07/2109 (16 ans)

Nationalité : Italienne / Française

Statut du sang : Sang pur

Couleur : #30a677

Lieux de résidence :

  • Aucune résidence enregistrée
Ciliegia - Bois de Cerisier (+1 Attaque)
- Plume d'Oiseau-Tonnerre (+1 Attaque)
- Très cassante (+1 Attaque | -1 Protection)
- 29 centimètres
Alessia Scriboni

Statuts Spéciaux :

Capacités Spéciales :

Niveau Scolaire :

  • Sixième année

Diplôme(s) :

Emploi :

Groupes :

Création : 16/02/2025

Dernière activité : il y a 3 jours

Messages publiés : 22 (voir)

Sujets ouverts : 3 (voir)

Histoire

En résumé : Luciana Visconti naît au cœur d’une lignée millénaire de sorciers, déchirée entre traditions de sang-pur et idéaux modernes. 

Son enfance est rythmée par les duels familiaux et les exigences implacables de sa mère. Entre loyauté et liberté, Luciana devra choisir quelle destinée écrire.

 

Le 23 juillet 2109, naissait Luciana, héritière de la famille Visconti, dans l’une des chambres du manoir familial.

 

Aux origines, le premier Visconti est apparu à l’époque de la Grèce antique. Dans les archives, nous retrouvons les traces d’un mariage entre Uberto Visconti di Modrone (“di Modrone” a disparu des registres en l’an 976 pour une raison inconnue) et Thalys Herpolydès. Les deux sorciers de sang-pur ont eu ensemble un enfant, vers l’an 500 avant J-C. 

 

Implantée en Italie depuis le Moyen-Âge, la famille a régné sur la seigneurie puis le duché de Milan jusqu’au début de la Renaissance. Ensuite, elle a continué de prospérer notamment dans le milieu cinématographique, sans trop se mélanger aux moldus.
 

En 2119, Luciana était censée intégrer une école de sorcellerie italienne, mais les tensions au sein de la famille ont contraint ses parents à l’envoyer étudier ailleurs, pour la préserver et lui permettre de se développer en tant que jeune fille et pas seulement en tant que Visconti.
 

Depuis quelques années, le clan des Visconti fait face à une guerre intra muros : d'un côté les défenseurs des valeurs nobles de la famille, “Vipereos mores non violabo”, se traduisant par “Je ne violerai pas les coutumes du serpent”, les partisans des idées tranchées, selon lesquelles seuls les sorciers de sang-pur seraient autorisés à apprendre la magie et s'y exercer.
 

De l’autre côté, les partisans de la tolérance, de l’évolution vers des pratiques et coutumes plus nobles.

 

Luciana a grandi dans ce climat, assistant à des réunions de famille alternant entre discours politique et règlements de comptes en duels de magie, qui se terminaient parfois plus ou moins bien. Elle se souvient notamment de l’année de son dixième anniversaire. En pleine après-midi, son oncle maternel, Luchino, lui avait offert un livre douteux sur les sangs-purs, que Luciana n’avait pas eu le temps de feuilleter car sa cousine paternelle, Elisa, l’avait brûlé avec le sortilège “Incendio”. 

 

S’en était suivi une joute verbale, avec des voix qui scandaient de plus en plus fort, opposant la famille de sa mère et son père, qui s'était terminée en duel d’une violence inouïe, infligeant des blessures conséquentes à Elisa. Luciana, habituée à ce genre de scène, se souvient avoir observé la scène en se demandant si les anniversaires de ses copines se passaient aussi comme ça. 
 

Après cet incident et plusieurs semaines de disputes, ses parents s’étaient mis d’accord pour l’envoyer étudier en Angleterre. C’est sa mère qui avait été la plus difficile à convaincre, et ce n’est pas surprenant quand on sait que c’est elle, la descendante directe des Visconti. François, le père de Luciana, est issu d’une lignée de sang-pur aux idées modernes, selon lesquelles les sorciers, quelque soit leur sang, sont égaux.

 

Lorsque Emanuela a épousé François, il s’agissait d’un mariage d’amour. Aveuglés par leurs sentiments, les deux amants pensaient pouvoir trouver un compromis pour cohabiter avec leurs pensées aux antipodes les unes des autres. Ils ont plutôt bien réussi, bercés par une illusion, jusqu’au jour de la naissance de Luciana. 

 

À partir de ce moment, les tensions enfouies et les idéaux refirent surface. Tout le monde voulait voir Luciana, éduquer Luciana, conseiller Luciana, parler avec Luciana.
 

S’en est suivi un combat quotidien dans lequel chacun de ses parents prenait parti pour sa famille, créant des étincelles et transformant l’enfance de la jeune fille en une succession d'événements plus ou moins traumatisants.
 

Avec son père, Luciana avait le droit à un peu de répit, se permettant parfois de relâcher la pression en laissant son rire résonner dans la maison. Un jour, ignorant que sa mère était rentrée de son voyage, elle se fit punir pour son manque de contrôle. “Le rire d’une Visconti doit résonner comme une douce mélodie de printemps, Luciana, ne rigole plus jamais comme ça. Tu fais honte à ton sang et tu me fais honte à moi. Quelle déception.

 

Alors Luciana s’était entraînée, des mois durant, pour ne plus jamais décevoir sa génitrice.

 

En décembre 2118, pour échapper aux mots virulents de sa mère, Luciana se réfugia dans les montagnes milanaises, son repaire. Assise au pied du cerisier, elle ne sentit pas le serpent blanc se déplacer jusqu’à elle. Lorsqu’elle le vit, elle remarqua ses yeux. Le même vert intense que les siens, elle eut l'impression de faire face à elle-même. Quelque chose se produisit. Le serpent lui parla, comme si c’était la chose la plus normale à faire. Luciana, sans même réfléchir, lui répondit, et lui confia ses tourments. 

 

Après plusieurs minutes, le serpent remonta le long de l'écorce du cerisier et s’enroula paisiblement autour de la branche, observant Luciana qui semblait être en pleine réflexion. Elle se souvint avoir surpris une conversation, entre sa mère et ses grands-parents maternels, peu avant ses dix ans. Fouillant dans sa mémoire, elle se remémora la scène en fermant les yeux. Les mots “Grèce”, “Herpo” et “fourchelang” s’imposèrent dans ses souvenirs. 

 

De retour à la maison, Luciana se mit à fouiller la bibliothèque, sans jamais trouver la moindre référence à ses souvenirs. Elle hésita à en parler à ses parents, mais se ravisa. Elle écouta son instinct, et attendit patiemment pour effectuer de nouvelles recherches.

 

Juste après sa onzième bougie, Luciana fut très triste de quitter son père, un peu moins sa mère, qui lui intima de répondre aux futures lettres qu'elle lui enverrait, et d’en appliquer le contenu. “Tu as toujours été obéissante, saches que si tu déroges à cette règle, tu quitteras l’école sur le champ.” lui avait-elle dit.
 

Luciana n’était pas dupe, elle savait pertinemment que Emanuela avait des contacts influents, et que chaque fragment de sa vie à l’école allait être disséqué et lui être rapporté.

 

Son père, lui, subissait les foudres de sa femme, qui s’emportait dès qu’il montrait de l’affection pour sa fille, sa petite Luciole comme il l’appelait souvent.
 

Luciana suspectait son paternel de souffrir de la situation, mais il ne l’assumait pas, aveuglé par son amour pour cette femme dont la férocité n’avait rien à envier à celle de la guivre d’azur qui ornait le blason de la famille Visconti. 

Physique et Caractère

Le caractère de Luciana est le fruit d'années entières d'éducation dans une famille de longue lignée, avec ses traditions qui n'ont pas évolué depuis l’Antiquité. 

 

Jusqu'à ses onze ans, elle s'est inspirée de ses proches, notamment sa mère, une femme charismatique, qui lui a inculqué le savoir-être en société, la capacité d'adaptation, l'importance de la compréhension de son interlocuteur...tous ces éléments fondamentaux pour une famille connue et implantée depuis de nombreuses générations. 

 

Au quotidien, Luciana a appris à observer, analyser et agir dans un seul et unique objectif : servir les intérêts de la famille et faire prospérer les affaires. Lors de son arrivée à Poudlard, elle a traversé quelques semaines difficiles, sans ses repères, ni sa mère pour la guider, Luciana a fait confiance à son instinct (qui ne lui a jamais fait défaut), et a su prendre ses marques et trouver son équilibre. 

 

Si on devait la décrire, on pourrait la comparer à un cerisier en fleurs, qui défie les saisons, comme pour se moquer du bon sens et des lois de la nature. Luciana s'implante, grandit, et subsiste. Et si vous vous approchez du cerisier, qui rayonne à toute heure, vous remarquerez un serpent blanc dissimulé entre deux branches. Il est là, depuis toujours, enraciné. Ce serpent, c'est l'héritage de Luciana, la part sombre de son âme, de son pouvoir, qu’elle ne souhaite pas aujourd'hui assumer : ses ambitions, ses désirs inavoués. Le serpent attend patiemment le moment de se déplacer, d'agir pour faire entendre ses idées. Luciana le sent, elle le voit dans ses rêves : il a exactement les mêmes yeux qu'elle, d'un vert transperçant. 

Elle en a peur parfois, mais elle ne l'avouera jamais, car une Visconti n’a pas le droit d’avoir de faille.

 

Physiquement, Luciana a des qualités et elle le sait. Des cheveux ondulés qui encadrent un visage taillé pour faire tomber même les moins intéressés. Sa mère lui a toujours dit "Tu es née avec la beauté, sers t'en comme une force. Ça t'aidera avec tes amis, mais encore plus avec tes ennemis."

 

Alors c'est ce qu'elle fit : dès lors qu'elle fut en âge de comprendre ces choses-là, elle s'appliqua à tester, expérimenter et analyser jusqu'où son physique pouvait la porter. 

 

Mais personne ne parvint à atteindre les branches du cerisier. Il semblerait qu'une barrière, quasiment impossible à deviner, reste infranchissable. Et Luciana se pose continuellement la même question : que se passera-t-il si quelqu'un atteint les branches ? Est-ce-que cette personne verra uniquement les fleurs, ou bien le serpent qui est enroulé autour ? 
 

Cette énigme, elle ne l’a pas résolue.