Arthur Rochefort
Identité : Arthur Rochefort
Surnom : Arthy
Date de naissance : 16/09/2113 (12 ans)
Nationalité : Français / Français
Statut du sang : Né-moldu
Couleur :
Lieux de résidence :
- Aucune résidence enregistrée
- Plume de phénix (+1 Protection)
- Très rigide (+1 Matière | -1 Créature)
- 30.48 centimètres
Statuts Spéciaux :
Capacités Spéciales :
Niveau Scolaire :
- Première année
Diplôme(s) :
Emploi :
Groupes :
Histoire
Arthur Rochefort est né le 16 septembre 2113.
Arthur ne vient pas d’une famille de sorciers. Ses parents furent d’ailleurs profondément surpris lorsque la magie se manifesta pour la première fois.
Depuis toujours, Arthur était un enfant étrange et solitaire. Il passait de longues heures à observer la nature, un livre à la main, comme s’il cherchait à comprendre un langage invisible aux autres.
Avec le temps, des phénomènes de plus en plus troublants commencèrent à se produire autour de lui : un verre qui se brisait sans raison, une glace qui refusait de fondre, quelques objets qui flottaient l’espace d’un instant.
Le jour de son onzième anniversaire, la révélation arriva enfin.
Arthur découvrit que tout cela avait un sens. Il n’était ni bizarre, ni un monstre : il était un sorcier.
Dans un premier temps, ses parents crurent à une plaisanterie, à un mauvais tour de quelque farceur.
Mais la vérité s’imposa rapidement : Arthur était attendu à Beauxbâtons dès le mois de septembre.
Heureux pour leur fils, la petite famille décida de partir camper dans les Alpes pour célébrer cette nouvelle.
Les vacances semblaient idéales : des paysages grandioses, une météo parfaite… jusqu’au drame.
Au cours d’une nuit, une créature attaqua la famille.
Pourquoi Arthur fut-il visé, et non ses parents ? Il n’en a jamais vraiment compris la raison.
Il sait seulement qu’il eut la chance de n’être mordu qu’à la jambe, avant qu’un homme n’intervienne.
Ses souvenirs sont flous : les hurlements de ses parents, la douleur brûlante, un cri bestial… puis des jets de lumière déchirant l’obscurité.
À son réveil, Arthur se trouvait dans un lit d’hôpital, ses parents à ses côtés.
Leurs visages étaient défaits. Sa mère lui adressa un faible sourire, le cœur brisé, avant de lui expliquer la vérité : la créature était un loup-garou.
Le premier réflexe d’Arthur fut de rire.
D’abord un sorcier, et maintenant ça ?
Mais le regard de son père le glaça.
Son monde s’effondra. Cette sensation familière de n’être qu’un monstre refit surface.
Aucune lettre ne viendrait cette fois lui dire :
« Ne t’inquiète pas, tu n’es pas dangereux. »
Il n’existait pas de loup-garou « 100 % vegan ».
Serait-il encore accepté à Beauxbâtons ?
L’homme qui les avait sauvés leur expliqua alors que, s’il existait une école capable d’accueillir Arthur malgré sa condition, c’était Poudlard, la plus grande école de sorcellerie du monde.
Le problème était simple : elle se trouvait en Angleterre.
La famille remercia chaleureusement l’homme, qui se révéla être une sorte d’Auror.
Ils ne comprirent pas exactement ce que cela signifiait, mais Arthur savait une chose avec certitude : il lui devait la vie.
Poudlard accepta son inscription.
Des règles strictes furent établies pour la sécurité de tous, et Arthur comprit rapidement que personne ne devait connaître son secret.
Il reçut sa liste de fournitures et partit faire les achats nécessaires avec ses parents.
Pour lui remonter le moral, on lui offrit un corbeau.
Arthur le nomma Morningstar.
Il reçut bien sûr une baguette, ainsi que des piles de livres qu’il se promit de dévorer dès qu’il le pourrait.
Si des sorciers comme cet Auror existaient, peut-être y avait-il une solution à son mal… à ce fardeau mensuel qu’il porterait désormais en silence.
Portant la cage de Morningstar, Arthur sentit naître en lui une certitude nouvelle.
Ensemble, qu’importe l’endroit, il pourrait s’en sortir.
Même dans un autre pays.
Même dans une école étrange.
Physique et Caractère
Arthur Rochefort est un garçon de taille normale, ni trop grand ni trop petit.
Il a cette apparence discrète qui permet de passer inaperçu, de se fondre dans le décor sans jamais vraiment disparaître.
Rien chez lui ne cherche à attirer l’attention, et cela lui convient parfaitement.
Depuis son plus jeune âge, de jolies lunettes trônent sur son nez. Elles font partie intégrante de lui, presque autant que ses silences et ses livres.
Arthur les porte avec naturel, sans gêne, comme si elles avaient toujours été là — un prolongement de son regard curieux sur le monde.
Il s’habille souvent avec des vêtements de seconde main, des tenues simples et peu flatteuses. Leur apparence ne l’importe guère.
Arthur se soucie peu du regard que l’on porte sur lui ; il préfère le confort et la liberté à l’élégance imposée. Ce qui compte, pour lui, se trouve ailleurs.
Sa chevelure noire est marquée par une fine mèche blanche, visible sur sa tempe droite. Elle est apparue après la fameuse nuit dans les Alpes.
Arthur n’en parle presque jamais. Cette mèche est une trace silencieuse du passé, un rappel discret de ce qu’il a vécu — et de ce qu’il porte encore en lui.
Ses yeux gris reflètent une profonde gentillesse. Ils observent plus qu’ils ne jugent, écoutent plus qu’ils ne condamnent.
Il y a dans son regard une douceur sincère, parfois mélancolique, mais toujours attentive aux autres.
Arthur est curieux, animé d’un besoin presque vital d’apprendre. Il ne cherche pas à être le meilleur, ni à se mesurer aux autres.Son désir est plus simple et plus profond : apprendre le plus possible, comprendre le monde, les êtres, la magie et leurs histoires. Le savoir est pour lui un refuge autant qu’un moteur.
Il n’est pas à l’aise dans les grands groupes. Le bruit, l’agitation, les foules déchaînées l’épuisent.
Arthur préfère de loin la compagnie d’un livre, assis près d’un arbre, à l’écart, là où il peut penser et respirer librement.
Malgré sa nature réservée, Arthur possède un sens aigu de la justice.
Il n’aime pas l’injustice et n’hésite pas à intervenir lorsqu’il estime que c’est nécessaire.
Il ne le fait ni pour briller, ni pour se mettre en avant, mais parce qu’il lui est impossible de rester spectateur face à ce qui lui semble profondément injuste.
Il est loyal envers ses amis et sa famille. Sa confiance n’est pas donnée facilement, mais une fois accordée, elle est entière.
Arthur se souvient de ceux qui l’acceptent tels qu’il est, sans chercher à le changer.
Envoyé à Serdaigle, son désir d’apprendre a naturellement influencé le Choixpeau.
Arthur incarne l’esprit de cette maison : non pas l’orgueil du savoir, mais sa soif.
Il aime explorer le château lorsqu’il découvre une légende, une histoire ou le nom d’une personne célèbre ayant foulé le sol de Poudlard.
Il arpente alors les couloirs comme on feuillette un livre ancien, à la recherche de traces, de sens, et de mémoire.
L'instant où tout commence
Son cœur bat la chamade.
Le jour de la rentrée est enfin arrivé.
Arthur pousse son chariot sur le quai de la gare, encadré par son père et sa mère.
Autour d’eux, le monde moldu poursuit sa course ordinaire, ignorant tout de ce qui est sur le point de se produire.
Ses parents le regardent avec fierté et tendresse. Après un dernier câlin un peu trop long, chargé de quelques larmes retenues.
Ils le laissent partir, le sourire tremblant mais sincère.
Arthur reste immobile quelques secondes. Le mur est là. Solide. Immuable. Son souffle se fait court. Puis il se décide.
Il pousse son chariot droit devant lui et traverse le mur. Un battement de cœur plus tard, Arthur débouche devant un train magnifique.
La locomotive rouge sombre crache doucement de la vapeur, majestueuse, presque vivante. Le quai est animé, vibrant d’excitation et de voix émerveillées. Cette fois, il n’y a plus aucun doute. La magie existe. Et il en fait partie.
Arthur reste figé un instant, les yeux grands ouverts, submergé par l’émotion. Il est là. Vraiment là.
Le monde qu’il n’osait croire réel s’étend désormais devant lui.
Quelqu’un le bouscule légèrement dans le dos pour ne pas bloquer les prochains arrivants.
Arthur s’excuse maladroitement et s’écarte, le cœur encore battant, un sourire discret accroché aux lèvres.
Il pousse son chariot vers un wagon.
Deux personnes l’aident à monter ses bagages ainsi que la cage de Morningstar. Assez timide au début, Arthur met quelques instants à se détendre.
Peu à peu, il se laisse aller et finit par poser des dizaines de questions à ses compagnons de wagon. Il apprend beaucoup de choses.
Lorsque le chariot de friandises passe, Arthur sourit et refuse poliment. À la place, il sort avec plaisir le casse-croûte que sa mère lui a préparé.
Malgré la distance, il sait que sa famille pense à lui et cette pensée le rassure.
Le trajet lui semble durer toute la journée. Ce n’est que tard le soir que le train s’arrête enfin. La nuit est tombée lorsqu’ils descendent du train.
Les bagages sont récupérés, puis on les fait embarquer dans de petites barques pour traverser le lac. Arthur s’installe en silence.
La barque avance seule, sans que personne n’ait besoin de ramer.
Au loin, le château se dresse. Immense. Presque irréel.
Arrivés de l’autre côté du lac, les murmures s’intensifient : des commentaires, des blagues, beaucoup d’exclamations émerveillées.
Puis les immenses portes du château s’ouvrent. Le silence tombe aussitôt.
Le directeur adjoint et directeur de Serdaigle, Edwin Pope, accueille les élèves et prononce un court discours.
Sa voix résonne sous les voûtes anciennes, solennelle et rassurante à la fois.
La cérémonie commence. Les élèves sont appelés un à un.
Arthur inspire profondément.
Rochefort, Arthur.
Son nom résonne dans la salle. Ses pieds refusent de bouger. Pendant une seconde, le monde semble suspendu. Puis un camarade, celui avec qui il a partagé le wagon, le pousse doucement dans le dos en lui adressant un sourire encourageant.
Arthur sursaute, puis avance. Chaque pas lui paraît plus lourd que le précédent. Les regards sont tournés vers lui. Il sent son cœur battre jusque dans ses tempes.
Arrivé devant le tabouret, il s’assoit maladroitement. Le Choixpeau est posé sur sa tête.
Le tissu lui retombe sur les yeux. Le monde extérieur disparaît. Arthur retient son souffle.
La Grande Salle disparaît. Les visages, les murmures, les torches… tout s’efface.
Il n’y a plus que le noir.
Et puis une voix.
« Voilà un esprit bien curieux… »
Arthur tressaille intérieurement. Il n’ose pas parler, mais ses pensées se pressent, désordonnées. Des images remontent malgré lui : les livres empilés près de son lit, les arbres observés en silence, la nuit dans les Alpes, la douleur, la peur… et cette impression persistante d’être différent.
« Tu doutes beaucoup de toi, jeune sorcier. Tu crains de ne pas être à ta place… et pourtant, tu cherches sans cesse à comprendre. »
Arthur serre les dents.
Il ne veut pas être spécial. Il ne veut pas être dangereux. Il veut seulement apprendre. Savoir. Trouver des réponses. Peut-être même une solution à ce qu’il est devenu.
« Tu n’aspire pas à dominer, ni à briller. Tu veux savoir pour protéger, pour réparer… pour ne plus avoir peur. »
Le Choixpeau marque une pause, comme s’il pesait chaque nuance de son âme.
« Beaucoup auraient choisi la ruse pour se cacher. D’autres la force pour imposer le silence. Mais toi… toi, tu cherches la compréhension. »
Arthur sent son cœur ralentir légèrement.
Pour la première fois depuis longtemps, il a l’impression d’être vu. Vraiment vu.
« Oui… aucun doute possible. Ta place est claire. »
La voix s’élève alors, forte et nette, brisant le silence suspendu :
— SERDAIGLE !
Un battement.
Puis les applaudissements.
Arthur cligne des yeux lorsque le Choixpeau est retiré. La lumière de la Grande Salle lui revient brusquement.
Il entend les cris, voit une table s’agiter, des élèves se lever, sourire, taper des mains.
Il se lève, un peu trop vite, manque de trébucher, puis se dirige vers la table de Serdaigle.
Les marches lui semblent moins lourdes maintenant. Quelque chose s’est desserré en lui.
Alors que les élèves assis à ses côtés l’accueillent avec chaleur, la répartition des premières années touche enfin à sa fin.
Les nouveaux arrivants sursautent presque tous lorsque des dizaines de plats, aussi divers que variés, apparaissent de nulle part.
Devant Arthur, les tables se couvrent d’assiettes pleines, colorées et généreuses. Les odeurs se mêlent : pain chaud, légumes rôtis, viandes, sauces, desserts sucrés.
Autour de la table de Serdaigle, les conversations reprennent naturellement — animées, mais jamais agressives.
On parle découvertes, attentes, hypothèses sur les cours à venir.
Arthur se sert avec modestie. Il mange lentement, observant plus qu’il ne parle. De temps à autre, quelqu’un lui adresse un sourire ou lui pose une question simple — d’où il vient, ce qu’il aime lire, ce qu’il espère apprendre ici. Il répond honnêtement, parfois à voix basse, parfois avec une énergie qu’il ne se connaissait pas encore.
À la fin du repas, le directeur de Serdaigle, Edwin Pope se lève et annonce la fin de la cérémonie. Il invite alors les préfets en chef de chaque maison à conduire les premières années jusqu’à leur salle commune.
Les élèves sont mis en rang, deux par deux. Arthur suit le groupe d’une manière presque mécanique. Ses yeux, eux, ne cessent de bouger, scrutant chaque recoin, comme s’il avait peur de manquer quelque chose d’important… d’unique.
Le préfet en chef les fait s’arrêter soudainement. Arthur ouvre grand la bouche en voyant les escaliers se déplacer, glisser, changer de direction sous ses yeux.
— Hé, mon garçon ! On ne t’a donc jamais appris à garder la bouche fermée ?
Arthur sursaute. Il se tourne et découvre que le personnage d’un tableau vient de bouger et de lui parler : un chevalier en armure, le regard vif et moqueur.
— Fascinant !… euh, je vous prie de bien vouloir m’excuser, messire ?
Il s’interrompt, un peu paniqué.
— Oh… désolé, je dois y aller ! J’espère vous revoir !
Sans attendre de réponse, Arthur rejoint le reste du groupe, le cœur battant, jusqu’à ce qu’ils arrivent devant une statue représentant un aigle — ou peut-être un corbeau.
La statue s’anime et pose une énigme.
Le préfet en chef sourit, réfléchit un instant, puis donne la réponse.
Il explique alors que, pour entrer dans la salle commune, Serdaigle n’utilise pas de mot de passe, mais ce système fondé sur la réflexion.
Arthur trouve cela tout simplement merveilleux.
La statue pivote lentement, et une porte s’ouvre, révélant la salle commune de Serdaigle.