Harry Potter RPG
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Un instant de répit... ou peut-être pas

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Accueil Poudlard L'extérieur [Abandonné] Un instant de répit... ou peut-être pas
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Lesley Bowers

Direction de Poufsouffle 27 ans Sang-Mêlé·e Britannique Notoriété

Poufsouffle
Fondateur.trice.s du Site, ayant participé à la construction d'Harry Potter RPG !
Quelque part dans le parc, Mercredi 13 Décembre 2124

Lesley observe les fléreurs se dégourdir les pattes après être restés adorables durant son cours. Le dernier élève venait de quitter l’enclos, et avec lui, l’agitation du cours. Il reste un instant immobile, les mains appuyées sur la barrière, laissant échapper un soupir qu’il ne s’était pas permis devant ses élèves. Ils sont bien mignons, mais particulièrement épuisants. Il aurait largement préféré qu'ils s'investissent en posant des questions sur le cours plutôt qu'en discutant entre-eux des bruits de couloirs. Ça avait valu quelques minutes de remontage de bretelles qu'il aurait préféré éviter.
Le ciel d’un gris profond pesait sur le parc de Poudlard, étouffant les bruits habituels du château. Le vent portait un air froid, mordant, mais vivifiant. Il relève le col de sa veste jaune, sentant l’humidité s’accrocher à ses joues. Il savait que la pluie n’était pas loin, mais il n’était pas pressé de regagner les murs de pierre. La faim l’y mènerait peut-être.

 

Les fléreurs, habitués à son silence, s’étaient étirés avant de somnoler, leurs grandes oreilles frémissant au moindre bruissement des feuilles mortes. Il sourit en les observant. Leur présence était un ancrage, un rappel qu’il était à sa place ici. Il n’en avait jamais réellement douté à vrai dire. Il avait eu une boule au creux de l’estomac durant les premiers jours, mais ça s’était dissipé. Il repense aux longues soirées passées à préparer ses cours, à parcourir la réserve de la bibliothèque, à échanger avec ses collègues. Il voulait faire plus que simplement enseigner. Il voulait laisser une trace, transmettre quelque chose qui resterait en eux bien après leur passage à Poudlard, notamment avec le WAC. Mais certains jours, le poids de cette ambition lui semblait écrasant, peut-être n’était-ce qu’une question d’adaptation ?

 

Il passe une main dans ses cheveux, fixant l’orée de la Forêt Interdite. Cet endroit avait toujours eu un effet apaisant sur lui. Loin de l’agitation des couloirs, loin des attentes implicites. Juste la nature et lui. Ce n’était pas pour rien qu’il avait choisi les créatures magiques.
Le vent se lève le faisant frissonner juste un peu, mais pas assez pour qu’il se décide à rentrer. Pour l’instant, simplement laisser sa tête se vider et se remplir d’énergie avant de la dépenser ailleurs à nouveau. Ce sera son automatisme désormais, son rituel de fin de journée.
 

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Tegan Thornfield

14 ans Sang-Mêlé·e Britannique Notoriété

Gryffondor
Quelque part dans le parc, Mercredi 13 Décembre 2124

Tegan enfila ses baskets, tirant fermement sur les lacets, bien décidée à profiter de l'air frais en courant autour du lac par cet après-midi de décembre. L'atmosphère était imprégnée de l'odeur de la brume et de la fin de journée. Le ciel, d'un gris d'acier, s'étendait au-dessus du parc comme une mer calme, rappelant une couverture oubliée trop longtemps. Le vent frais venait chatouiller ses joues, laissant une trace rosée sur sa peau. Malgré le froid, l'humidité lourde dans l'air lui procurait un réconfort étrange, comme si chaque souffle la réveillait doucement à la vie, lui insufflant une énergie nouvelle tandis qu'elle commençait à trottiner sur le sentier bordé d'arbres dénudés.

 

Elle avait décidé qu’une course serait idéale pour laisser derrière elle les pensées tumultueuses qui l'agitaient depuis la matinée, les voix incessantes des autres élèves, les murmures insistants et les attentes pesantes. Elle imaginait déjà le rythme régulier de ses pas légers foulant l’herbe encore humide de rosée, chaque foulée libérant son corps de la tension accumulée. C’était ce genre de moment magique où tout autour de soi semblait se dissoudre comme un mirage, où seul l’écho de sa respiration, profonde et régulière, semblait avoir de l’importance, résonnant tel un mantra apaisant dans le calme du crépuscule. 

 

Cependant, comme c'est souvent le cas, la réalité ne se soucia guère de ses plans. Elle n'avait fait qu'une infime portion de sa course lorsqu'elle longea la lisière boisée frôlant le lac, et quelque chose capta son attention. Et je ne parle pas de son professeur, adulte banal, comme tant d'autres.

 

Un spectacle bien plus captivant que le paysage uniforme de son jogging se dévoila, quelque chose qui la fit stopper net dans son élan. Devant elle, une clairière baignée de lumière s'ouvrait entre les arbres, offrant une scène inattendue. Là, à quelques pas de sa position, se tenaient plusieurs fléreurs, ces créatures félines au pelage soyeux et aux oreilles énormes. Elles se déplaçaient dans un ballet silencieux, leur présence étonnamment imposante malgré leur taille modeste. Leurs yeux d'un vert éclatant, à la fois malicieux et sages, scrutaient chaque mouvement du crépuscule, comme s'ils saisissaient tout ce qui se passait autour d’eux, avec une attention infinie.

 

Les fléreurs se prélassaient dans l'herbe, leurs queues semblables à celles de lions se mouvant langoureusement, s'étendant dans des arabesques fluides et majestueuses. Leur fourrure, mêlant des nuances de brume et des éclats d'ombre, se fondait presque avec le ciel du crépuscule, comme s'ils faisaient partie intégrante de ce paysage chargé d'attente. Tegan observa, fascinée, ces petites créatures qui semblaient ignorer tout ce qui les entourait, et pourtant, leur vigilance était palpable. Ils n’étaient jamais totalement détachés de l’air environnant, mais se laissaient emporter dans une sérénité calculée. Leur comportement semblait faire écho à un équilibre magique, invisible mais parfaitement maîtrisé.

 

Elle s'avança légèrement, ses baskets foulant l'herbe encore humide, le parfum de la terre humide chatouillant ses narines. Le vent soufflait doucement, faisant frémir les feuilles autour d'elle. C’était un moment presque intime, un instant suspendu dans le temps où la magie envoûtante de l’endroit semblait dominer tout le reste, enveloppant le monde d'une aura mystique.

 

Les fléreurs, cependant, ne semblaient pas perturbés par sa présence. Leur attention était rivée ailleurs, concentrée sur l'air calme, sur l'harmonie de leur petit royaume, et leurs grands yeux perçaient l’atmosphère comme des miroirs, sans qu'aucune pensée humaine ne puisse y pénétrer. Tegan sourit, un éclat de malice dans ses yeux bruns pétillants. L'idée de se transformer en l'une de ces créatures fascinantes effleura son esprit, mais elle se contenta de l'observer, son regard fixé sur le ballet silencieux qu'elles exécutaient avec une grâce hypnotique.

 

Elle ne se pressait pas. Peut-être que, plus tard, elle pourrait tester un peu de cette magie qui fourmillait sous sa peau, mais pour l'instant, elle savourait cette scène parfaite. Après tout, l’un des charmes de la magie était de savoir quand l’utiliser, et elle n’était pas du genre à briser une tranquillité aussi précieuse. Les fléreurs continuaient à se faufiler entre les herbes, indifférents à la présence de cette jeune sorcière, et Tegan, captivée, se laissa emporter dans leur monde, son esprit flottant dans l'atmosphère suspendue du crépuscule.

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Lesley Bowers

Direction de Poufsouffle 27 ans Sang-Mêlé·e Britannique Notoriété

Poufsouffle
Fondateur.trice.s du Site, ayant participé à la construction d'Harry Potter RPG !
Quelque part dans le parc, Mercredi 13 Décembre 2124

Plongé dans ses pensées, il s'occupait des Fléreurs avec une douceur presque mécanique. Ses gestes étaient lents, presque fluides, comme s'il baignait dans une rêverie silencieuse. Un sourire léger flottait sur ses lèvres, un sourire né de ses pensées vagabondes, loin des préoccupations du quotidien. Il caressait doucement la fourrure de l’un des Fléreurs, ces créatures au pelage soyeux et aux yeux pleins de curiosité. Le ciel au-dessus de lui restait d’un gris constant, semblant peser légèrement sur ses épaules, mais cela ne le perturbait guère. Le vent, presque imperceptible, n'arrivait même pas à perturber la sérénité dans laquelle il baignait.

Il entendait les pas réguliers derrière lui, un bruit léger, mais familier. Une présence qui aurait dû éveiller son attention, mais il n’y prête aucune importance. Loin de se douter qu'il n’était plus seul, il poursuivait ses gestes, concentré sur le soin des Fléreurs. Ses pensées dérivaient sans cesse, comme des nuages dans ce ciel sans fin, laissant l'instant s’étirer lentement autour de lui. Il aurait pu rester là, seul avec ses créatures et son sourire, ignorant tout de ce qui se passait dans son dos. Pourtant, une nouvelle présence se tenait à quelques pas de lui, mais il n'en avait pas conscience. Un étrange calme régnait, comme si le monde autour de lui l’invitait à oublier tout ce qui pourrait briser cette tranquillité fragile. 

 

En levant enfin les yeux, il remarque que l'élève ne faisait pas davantage attention à lui, captivée par ces créatures, à l'aise, qui vivaient leur vie comme si elles avaient vécu ici depuis leur naissance. Il reste quelques instants, faisant semblant de ne pas l'avoir vue, le regard et l'attention apportés uniquement à ces créatures. 

Mais au bout de quelques minutes, difficile de continuer à ignorer, parce que ce n'était pas son genre, mais aussi parce que la situation allait finir par être étrange si l'un des deux ne brisait pas la glace. Alors il se déplace d'un pas lent pour ne pas faire fuir les Bêtes, ça vous intéresserait peut-être de les nourrir, Tegan ? Il avait pris pour habitude de ne jamais appeler les élèves par leur nom de famille en dehors des cours. Ça pouvait paraître étrange, mais c'est ainsi qu'il voulait fonctionner, faire la différence entre les cours et le reste, tout en gardant une certaine distance - évidemment. Peut-être que son peu d'expérience et son âge y étaient pour quelque chose, mais pour le moment ça fonctionnait plutôt bien. Ils n'ont pas encore eu leur repas. Elle se montrait captivée, autant la faire participer. Il ramasse alors le sac de nourriture à ses pieds et le tend à l'élève. À ce son, certains fléreurs commencent à ouvrir les yeux, à se redresser, prêt à accueillir leur repas tant attendu.

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Tegan Thornfield

14 ans Sang-Mêlé·e Britannique Notoriété

Gryffondor
Quelque part dans le parc, Mercredi 13 Décembre 2124

Tegan cligna des yeux plusieurs fois, arrachée à son observation intense par la voix résonnante du professeur. Ah. Parler. Oui, c'était une bonne idée. Mais comment formuler une phrase normale quand on avait passé les dernières minutes à tenter de décrypter les subtilités du langage des fléreurs ? Elle prit une profonde inspiration, essayant de reconnecter deux neurones pour commencer.

 

— Oh ! Oui ! Oui, bien sûr carrément ! répondit-elle rapidement, sa voix un peu plus aiguë qu'elle ne l'aurait souhaité.

Elle tendit la main et attrapa le sac tendu par Lesley avec un enthousiasme débordant, qu'elle ne tenta même pas de camoufler. Malgré son esprit naturellement curieux et son talent pour dénicher les mystères cachés dans les recoins sombres de Poudlard, elle restait avant tout une adolescente fascinée par les créatures magiques.

 

Le sac, lourd dans sa main, exhalait une forte odeur, un mélange piquant de poisson séché et d'herbes aromatiques que les fléreurs semblaient adorer. Dès qu'elle en écarta légèrement l'ouverture, un frisson d'excitation parcourut la petite assemblée féline. Les oreilles de quelques fléreurs se dressèrent brusquement, et leurs queues fouettèrent l'air avec impatience. Les plus audacieux s'approchèrent déjà à pas feutrés, leurs museaux frémissants et leurs grands yeux dorés plissés d'attente, prêts à découvrir ce que contenait le sac.

 

Elle piocha une poignée de nourriture et la tendit à un fléreur audacieux, son pelage tacheté se fondant habilement parmi les ombres, qui s'était glissé le premier devant elle. Avec une vivacité surprenante, il lui arracha presque la friandise des doigts, sa langue rugueuse effleurant brièvement sa paume comme un papier de verre chauffé au soleil. Un petit rire lui échappa, léger comme le tintement d'une clochette dans l'air immobile.

 

Une idée espiègle lui chatouillait encore le bout du nez, comme un éternuement laissé par un vent capricieux. Depuis l'enfance, elle avait souvent joué avec sa métamorphomagie, un talent fascinant et capricieux. Elle se souvenait d'avoir emprunté les moustaches d'un chat pour amadouer celui de la voisine, ou encore de s'être donné une truffe de chien pour voir si cela lui permettait de mieux sentir les biscuits dans le four, dont le parfum sucré et réconfortant flottait dans la maison. Pourquoi s'arrêter en si bon chemin lorsqu'on pouvait explorer de telles merveilles ?

 

Alors qu'elle plongeait à nouveau la main dans le sac, laissant glisser entre ses doigts les granulés de nourriture, elle laissa cette pensée se diffuser lentement jusqu'à son corps, comme une rivière s'écoulant vers la mer. La magie, fidèle compagne de ses explorations, fit le reste. D'abord imperceptible, la transformation se faufila sous sa peau comme une brise douce en été. Ses oreilles s'étirèrent en un mouvement fluide, se transformant en une fine silhouette féline. Un museau naquit lentement sur son visage, remplaçant avec délicatesse sa variante humaine. Rien d'excessif, juste ce qu'il fallait pour brouiller la frontière entre elle et les créatures qu'elle tentait d'approcher.

 

Un silence flottant s'installa alors, aussi fragile qu'une plume en équilibre sur le souffle du vent. Tegan, au fond d'elle-même, nourrissait plus d'attente pour ce moment que les créatures. Elle imaginait leurs grands yeux perspicaces et luminescents se fixant sur elle, pesés d'une intelligence ancienne, comme s'ils débattaient mentalement de l'étrangeté de ce qu'ils voyaient. Une humaine ? Une fléreur ? Une énigmatique créature entre deux mondes ? L'univers venait de leur offrir une énigme fascinante. Mais non, un fléreur, avec son pragmatisme instinctif, sait toujours apprécier la supériorité de la nourriture sur les curiosités sorcières. Pour l'heure, ils mangeaient, la tête plongée dans le repas offert.

 

— M'sieur Bowers c'est quoi votre créature préférée de tous les temps ?

 

Après un premier temps d'alimentation, un premier fléreur s'aventura à renifler son mollet. Elle rêvait, comme si elle était devenue l'une des leurs, qu'ils s'agglutineraient autour d'elle, réclamant leur part du festin et des câlins. Pas des masses, pour l'instant, mais Tegan, ravie quand même, distribuait la nourriture à pleines poignées, riant doucement en leur compagnie. 

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