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Rencontre entre deux menteuses Au pied d'un immeuble londonnien, jeudi 01 mars 2125

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Accueil En dehors du Château Londres Rencontre entre deux menteuses
Serena Hallway

Femme

38 ans

Sang-mêlé

Britannique

Inconscient de Service

Message publié le 05/03/2025 à 11:16

Avec @Carrie 

 

La femme aux traits tirés ne peut s'empêcher de me remercier des dizaines de fois d'affilée, serrant mes mains dans ses mains moites. Je lui fais un sourire coincé. Je veux juste qu'elle me lâche, je n'aime pas sentir cette moiteur se répandre sur ma peau. Mais je ne peux décemment pas le lui dire, j'ai un rôle à tenir et un visage professionnel à maintenir. 

Mrs. Kellengam a fait appel à mes services car, depuis le douloureux décès de son fils âgé de trente-deux ans, elle a l'impression qu'il hante son appartement et ne parvient pas à trouver la paix. Elle n'a pas marchandé, assurant que mon prix serait le sien, qu'elle ne souhaitait qu'une seule chose : que son fiston repose enfin en paix.

J'ai fait mon petit show habituel. Nous nous sommes installées dans le salon, j'ai sorti de mon sac mon nécessaire à encens -j'ai compris que les Moldus aiment associer surnaturel, spiritisme et encens. Je lui ai fait faire quelques exercices de respiration et de relaxation les yeux fermés, histoire que son esprit soit détendu et donc plus facilement pénétrable pour ma legilimencie. Puis je lui ai demandé de se concentrer sur son fils, les images qu'elle garde de lui, les petits détails qu'elle a toujours aimé remarquer chez lui. Je l'ai guidée de ma voix sur les éléments à se remémorer -un détail physique, une façon de se mouvoir, une intonation de voix particulière, un tic, ses expressions favorites... De là, nous en sommes venues aux souvenirs des derniers moments passés avec lui. Et je me suis rendu compte que mère et fils se sont violemment disputé, ce qui a conduit le fils à claquer la porte, monter dans sa voiture pour rejoindre sa maison à trente kilomètres de Londres. Logement qu'il n'a jamais atteint puisqu'un accident l'a fauché en cours de route. Hôpital, coma, jamais de réveil. 

A partir de là, ça a été facile.

Prétendre que le fils est attaché à sa mère par les paroles non-dites, les excuses non prononcées, les regrets d'avoir eu une dispute pour dernière interactions. Des larmes, des sanglots, des je suis désolée, je ne t'en veux pas et hop, le tour est joué. 

Mrs. Kellengam a rouvert les yeux, visiblement plus apaisée.

Je lui ai assuré qu'elle avait fait ce qu'il fallait. Que son fils avait entendu ses regrets et avait pu formuler les siens à travers moi. Qu'il était désormais prêt pour le grand voyage.

 

C'est comme ça que je quitte l'appartement 425 de cet immeuble londonnien.

J'emprunte l'ascenseur pour descendre les quatre étages et pousse la porte du hall. La lumière du jour me fait cligner les yeux. Pour une ambiance plus feutrée, j'ai demandé à Mrs. Kellengam de fermer les rideaux du salon. Nous avons donc passé près d'une heure plongées dans l'obscurité. Il me faut donc un temps avant que mes yeux ne s'habitue à la clarté de ce début d'après-midi.

Ce début de mois de mars apporte encore son lot de fraîcheur, malgré le printemps qui se sent. 

Je boutonne mon manteau, vérifie que les billets remis par ma cliente se trouvent bien dans ma poche et m'apprête à reprendre ma route. Je regarde à droite, à gauche, pas de véhicule Moldu, je traverse et monte sur le trottoir d'en face.

 

Je remarque tout à coup une silhouette.

Au croisement du trottoir et d'une rue perpendiculaire à deux mètres devant moi, une personne se trouve adossée à un mur et semble regarder l'immeuble d'où je viens de sortir.

Intriguée, je m'approche. Mains dans les poches pour les garder au chaud.

Je m'arrête et constate que c'est une femme. Je n'ai pas souvenir l'avoir croisée lorsque je suis montée. Soit je n'y ai pas fait attention, soit elle est arrivée entre temps.

 

-Vous cherchez quelque chose ? je lui demande d'une voix douce.

Idrisse Rose Adler

Femme

24 ans

Inconnu

Britannique

Avatar de Carrie

Administration

Gardien des Origines

Message publié le 17/03/2025 à 18:54

Les mains au fond des poches, je fixe l’immeuble moldu en face de moi. Une brique après l’autre, une fenêtre après l’autre. Une façade qui essaye trop fort de se fondre dans le décor. Ce qui est, en soi, très suspect. Un immeuble honnête, ça s’assume, ça ne tente pas de se faire oublier. Celui-là a l’air de simuler sa propre existence, comme un pnj qui prie pour qu’on ne lui donne pas de réplique, et je n’aime pas ça.  

 

Je fronce les sourcils. Je ne lui fais pas confiance à cet immeuble. 
Il ne me revient pas.


Je suis venue pour un article. Sur quoi ? Ça, c’est encore en débat. J’ai une vague piste, une intuition. Un pressentiment diffus qui flotte dans l’air comme le parfum douteux d’un philtre d’amour testé sur un troll, avec un léger arrière-goût de vieux chausson oublié. Bref. J’écrirai peut-être sur la disparition inexpliquée d’un moldu quelconque écrasé en réalité par éléphant rose volant, ou sur un réseau sorcier clandestin de quelque chose d’encore plus clandestin que clandestin. Peut-être même que je vais découvrir une conspiration impliquant des boulangers canadiens véreux et des pigeons espions à six yeux. Il ne faut jamais sous-estimer les pigeons.


D’ailleurs, en parlant de faune urbaine, un chat traverse mon champ de vision. Squelettique, noir et blanc, l’air vaguement contrarié par mon existence. Il avance avec la grâce d’un roi canard mort, s’arrête devant moi et me jauge comme s’il était le gardien de cet immeuble trop fade. Comme s’il savait ce que j’étais venue chercher. Peut-être qu’il le sait. Peut-être que ce chat est le gardien d’un secret plus grand que lui. Peut-être même que ce chat dirige tout un empire souterrain de trafic de sardines et d’informations. Je le fixe. Un silence s’installe. Un de ces silences épais, lourds, comme celui qui précède une confession nocturne gênante lors d’un repas de famille.
Et si c’était lui, la vraie clé de l’affaire ? Si ce chat détenait des informations vitales ? S’il était en mission pour un réseau de félins infiltrés dans la société moldue ? S’il était, lui-même, un journaliste d’investigation Animagus. Là pour couvrir la même histoire que moi ? Toi, si tu pouvais parler… Le chat émet un bruit indéfini, entre le miaulement et l’insulte pure. Puis il tourne lentement la tête et, sans aucune forme de respect, lève la patte et commence à se laver le trou du cul.


D’accord. 
Message reçu.
J’ai peut-être surinterprété.


Je soupire et recule jusqu’au mur de l’immeuble d’en face, bras croisés. De là, j’ai une meilleure vue sur mon suspect architectural. Je laisse mon regard courir sur les fenêtres, note les moindres détails. Une lumière vacillante derrière un rideau trop rose. Une plante qui semble en détresse et aimerait sauter du deuxième étage. Une antenne tordue, victime de violence comme un balai de course après une collision frontale avec un banc de branchiflores en pleine migration amoureuse.
Je pourrais rester là des heures. D’ailleurs, c’est exactement ce que je vais faire. Mais il y a un changement subtil dans l’air. Je le sens. Une interruption dans le grand flux anonyme de ma vie. Comme un hibou postal qui s’écrase en plein vol contre une vitre enchantée qu’il avait juré ne pas exister. Quelqu’un sort de l'immeuble et vient vers moi. Pas un flic. Pas un voisin curieux. Pas un complice du chat. Je tourne lentement la tête. Une femme. Brune, l’air d’avoir déjà vécu trop de matinées comparée à moi. Je lui lance un regard, avec une expression qui pourrait signifier plusieurs choses : suspicion, irritation, ou juste la même confusion qu’un sorcier qui réalise trop tard que sa baguette était, en fait, un simple bâton ramassé dans la forêt. 

 

Puis elle parle. Un silence. Je la regarde. Le chat, que j’avais oublié, nous regarde. Je prends une inspiration, adopte mon ton le plus grave. Oui, je cherche quelque chose. La vérité. Le chat éternue à nouveau. Coïncidence ?


Je ne pense pas.

Serena Hallway

Femme

38 ans

Sang-mêlé

Britannique

Inconscient de Service

Message publié le 05/04/2025 à 19:21

Je ne parviens pas à analyser le regard que me lance la jeune femme. Je cherche à comprendre ce qu'il sous-tend, sans succès. Est-elle surprise de me voir lui adresser la parole ? Peut-être espérait-elle passer inaperçue, guettant je ne sais quoi dans la rue ou l'immeuble face à nous. Je me demande si j'ai bien fait d'aller vers elle. Quoi qu'elle fasse, légal ou non, ce n'est pas tellement mon problème. Et j'ai vraiment la flemme de m'attirer des ennuis parce que je suis venue poser des questions là où il ne fallait pas. Je ne suis pas du genre particulièrement fouineuse si je ne pense pas pouvoir en tirer un quelconque bénéfice. Question de rationaliser son énergie et son temps : il faut que ça serve un projet ou une idée qui pourrait m'être bénéfique. Sinon, ça ne vaut pas le coup de s'y engager.

 

Je m'apprête à esquisser un mouvement de la main, comme pour effacer ce que je viens de dire et lancer un oubliez ça, bonne journée.

Mais l'autre parle.

L'autre répond.

Je n'attendais rien en particulier. Mais je dois avouer être surprise. Quel que soit le type de réponse que vous pensiez entendre à la question vous cherchez quelque chose ?  ce n'est sûrement pas ça.

L'autre dit chercher la vérité.

Je hausse un sourcil. La dévisage, un peu perplexe. Puis mes yeux flottent jusqu'à la rue, où une moto passe en pétaradant. Je me tourne ensuite vers l'immeuble que j'ai quitté. Qui se dresse fièrement dans le paysage, comme défiant le soleil. Tout est calme, dans ce quartier résidentiel. On va pas se mentir : les personnes qui vivent ici ont un certain niveau de vie et sont globalement bien rangés. C'est ce que certains appellent un bon quartier.

Mon regard revient sur la jeune femme. Mystérieuse. Intrigante. Je dois avouer que sa réponse, au-delà de me faire lever un sourcil, a piqué ma curiosité. 

 

Je sens soudainement quelque chose se frotter à moi. Lorsque je baisse les yeux, je vois un chat qui passe et repasse contre mon mollet en roucoulant. Je n'ai pas foncièrement un désamour des félins. Mais je ne leur voue pas non plus une folle passion. Aussi, je fais un petit pas sur le côté pour me dégager de son contact physique. Peine perdu, il suit le mouvement, se frotte encore une fois avant de venir s'asseoir à côté de l'inconnu et de se lécher une patte, bien consciencieusement. Qu'est-ce qu'un chat fout ici ? Appartient-il à quelqu'un dans le quartier ? Il n'est pas bien gros... s'il vit chez quelqu'un, cette personne ne doit pas beaucoup le nourrir. Mais après tout, ce ne sont pas mes affaires.

Alors mon attention se reporte à nouveau sur l'inconnue. 

 

-La vérité ? je reprend, d'un ton plein de réflexion.

 

Existe-t-il seulement une vérité ? Ce qu'on pense être la réalité n'est-elle pas que composée de ce qu'on est, de nos espoirs et nos croyances ?

Ma réalité est foncièrement différente de celle des gens chez qui j'interviens. Je pourrais leur dire qu'en vérité, il est impossible de parler aux morts. Mais eux me rétorqueraient que non, ces capacités existent, et qu'elle est là, la vérité.

 

-Et vous pensez que la vérité se trouve ici ? je reprend, curieuse. Comment vous vous y prenez, pour la traquer ?

 

Je décide d'accorder un peu de temps à cette étrange femme. Je ne sais pas encore ce que je pourrais en tirer. Mais la curiosité est plus forte que le simple retour quantifiable d'une expérience. Je ne sais pas encore où je vais, où elle se dirige. Mais je décide d'attendre encore un peu. Et de voir. Il se pourrait bien que cette rencontre soit plus intéressante que prévu. Auquel cas, je n'aurai pas de regret d'avoir laissé filé cette opportunité. 

Idrisse Rose Adler

Femme

24 ans

Inconnu

Britannique

Avatar de Carrie

Administration

Gardien des Origines

Message publié le 16/08/2025 à 06:27

Elle m’observe.
Non.
Elle me scanne.

Pas comme un vigile moldu dans un centre commercial, non, non. Pire. Comme une bibliothécaire qui doute très fort que j’aie rendu tous les grimoires interdits. Je reste immobile. Je tente la tactique de la statue vaguement menaçante. Une gargouille. Une gargouille qui sent venir les ennuis, comme une mandragore sent venir le printemps : en hurlant intérieurement.


Moi je reste là, adossée au mur. Probablement tachée de poussière moldu, en train de me demander si je n’ai pas accidentellement provoqué une rencontre interdimensionnelle.

Et le chat revient.

Évidemment. Il se frotte à elle.
Traître. Espion. 
Il fait un camping devant l'immeuble, me juge quand je rate mes virages mentaux, me perturbe avec ses miaulements passifs-agressifs. Et là, il joue les peluches de salon ? Non. C’est une diversion. Une manœuvre feinte. Il tente de détourner son attention pour qu’elle me sonde psychiquement sans que je le voie venir. C’est clair.

 

Il s’assoit à côté de moi, comme s’il m’appartenait.

 

Non, mon gars. Tu veux mon prestige félin mais tu n’auras rien. Même pas un regard.

 

Mes yeux la scrute elle. Elle va parler. Je le sens. Elle a cette lueur dans l’œil. Pas celle de la sympathie. Celle du je vais répondre à ta question existentielle, tiens-toi prête.

Et puis... Elle répète. AH. En fait, semblerait que je l'ai prise au dépourvu. Eh eh. Je fais souvent cet effet-là. 


Je la regarde comme si elle mâchait les mots avec une réflexion profonde et deux gouttes de métaphysique. J’acquiesce doucement, comme si je savais exactement ce que je faisais. Ce qui est faux.

Je m'attend à ce qu'elle enchaîne. Qu'elle parte dans une tirade. Une vraie. Une grande. Du genre qu’on déclame dans un salon décoré de têtes de cerfs qui hochent l’approbation. Là où il y a des morceaux en vol, entre deux pensées parasites, du genre qui est ce chat ? et pourquoi mon pied est engourdi ? Une philosophie de vie ! Mais non... Une petite déception. 

 

Puis une question. J'adore les questions, j'adore y répondre et les poser. 

Est-ce que la vérité se trouve ici ?

Oh, cette phrase.
Elle est parfaite. Elle est presque trop parfaite. Une question piège. Une question d’ennemi. Ou de journaliste.

 

Je ne sais pas quoi répondre. Mon cerveau patine. Il a besoin de soutien. Un renfort, n’importe quoi. Une boisson chaude. Une pause pipi. Un manuel d’interaction sociale niveau 1. Mais au lieu de ça, vaut mieux répondre avec aplomb. Je la traque comme on traque une beuglante dans une volière. À l’aveugle, en hurlant, et avec un casque anti-bruit. Un silence.

C’est maintenant ou jamais.

Je sens un frisson dans l’air, comme si le décor entier retenait son souffle. Le chat cligne lentement des yeux. L’univers m’offre une minuscule fenêtre d’action. Une faille dans l’absurde. Une fissure dans la normalité.

 

Je saisis ma baguette d’un geste sec, un peu cachée de ce qui peuvent nous voir. Hominum Revelio ! Un sort classique. Efficace. Et dans ce contexte ? Un moyen tout à fait raisonnable de vérifier si des gens invisibles me filent le train dans les buissons.

Le sort fuse, léger et bleuâtre, effleurant les alentours dans un murmure d’électricité légère. Une fenêtre au deuxième étage va vibrer, je le sens. Le chat éternue. Encore.

Je reste immobile. Je scrute les ombres. Si quelqu’un se planquait dans un pot de fleurs ou sous une capuche d’invisibilité, je le saurai. Et sinon ? Je passerai juste pour une excentrique paranoïaque à l’imperméable poussiéreux. Encore une fois. Mais je préfère ça à me faire surprendre par une secte occulte de géraniums espions. On n’est jamais trop prudent.

 

PAH PAH PAH ! 

 

Je crois que le sort a pas fonctionné. 

 

Euuuh... Oubliez ce que vous venez de voir. 

 

ATTENDEZ !!!! Je viens de faire de la magie devant une moldue là ???????

 

Reste calme. 

 

Je crois que j'hyperventile. 

Idrisse Rose Adler a lancé un sortilège !

Sortilège
Enchantement de Détection Humaine
Difficulté
11
Résultat D20
4
Interprétation
Échec
XP gagnée
10

PAH PAH PAH ! 

 

Je crois que le sort a pas fonctionné. 

 

Euuuh... Oubliez ce que vous venez de voir. 

 

ATTENDEZ !!!! Je viens de faire de la magie devant une moldue là ???????

 

Reste calme. 

Autres résultats possibles

PAH PAH PAH ! 

 

Y a bien quelqu'un  dans le bâtiment !! Y en a même au moins deux ! 

 

Maintenant... Je fais quoi de cette information ? 

 

Y  a des gens dans le bâtiment, faut faire attention. Ils nous observent, j'en suis certaine. 

 

ATTENDEZ !!!! Je viens de faire de la magie devant une moldue là ???????

 

Reste calme. 

PAH PAH PAH ! 

 

Y a bien quelqu'un  dans le bâtiment !!

 

Maintenant... Je fais quoi de cette information ? 

 

Y  a des gens dans le bâtiment, faut faire attention. Ils nous observent, j'en suis certaine. 

 

ATTENDEZ !!!! Je viens de faire de la magie devant une moldue là ???????

 

Reste calme. 

PAH PAH PAH ! 

 

Rien. 

 

Merde. Le chat vient de me sauter dessus. 

 

Puis....

 

ATTENDEZ !!!! Je viens de faire de la magie devant une moldue là ???????

 

Reste calme. 

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