Harry Potter RPG

[En Cours]
Renouvellement de licence A proximité des Trois Balais, lundi 02 avril 2125

Accueil En dehors du Château Pré-au-Lard Renouvellement de licence
Noah Ingram

Homme

40 ans

Sang-mêlé

Britannique

Avatar de Gabriel
Gabriel

Administration

Direction du département de la Justice Magique
Gardien des Origines

Message publié le 13/04/2025 à 12:27

@Hippokoko 

 

Crac !

 

Le bruit sec fut presque couvert par le brouhaha ambiant de Pré-au-Lard, mais Noah, lui, l’avait bien entendu. Et surtout ressenti : cette micro-secousse qui chatouillait les côtes et pinçait les tripes à chaque transplanage un peu rapide. Une main calée dans sa veste, l’autre crispée autour des formulaires qu’il aurait très bien pu déléguer à un stagiaire, il avança de quelques pas, le regard balayant les pavés du village comme s’il y cherchait un peu de paix mentale.

 

Mais non. Pré-au-Lard était vivant. Trop vivant pour ça. Et le soleil en fin de course baignait les façades d’une lumière trop douce pour un type qui sortait d’un enchaînement de réunions aussi stériles qu’un potiron en plastique.

 

Il aurait pu envoyer un hibou. Ou un employé. Il en avait tout un tas, pour ça. Mais non. Cette fois, c’était lui qui s’y collait. Pas pour la gloire d’un cachet administratif bien tamponné, mais parce qu’il avait besoin de s’aérer les idées. Et, surtout, parce que le bar en question ne se résumait pas qu’à une case vide sur un formulaire à cocher.

 

Les Trois Balais. L’odeur de bière, de citrouille et de foutu branchiflore pour gamins. Et surtout Isaya. Légèrement détraquée, totalement charmante. De quoi faire passer la pilule d’une licence commerciale à renouveler.

 

Noah remonta la rue d’un pas tranquille, pressant à peine le pas vers l’entrée de la taverne quand une silhouette familière détourna son attention.

 

Tiens donc… fit-il en ralentissant, un demi-sourire aux lèvres. J’allais justement venir te chercher.

 

Il agita les formulaires d’un petit geste de poignet, comme un joueur qui s’apprête à poser son atout.

 

Si t’as cinq minutes pour gribouiller ta signature et me payer un verre, je promets de pas te parler plus de trois fois de législation.

 

Pause.

 

Bon… peut-être quatre.

Isaya Bergame

Femme

35 ans

Sang-mêlé

Britannique

Gérante des Trois Balais
Inconscient de Service

Message publié le 26/07/2025 à 15:53

En ce début de semaine, Isaya se sent particulièrement de bonne humeur. Il y a une semaine, Rory est -enfin- venu récupérer les derniers cartons qui encombraient encore le logement de la jeune femme. Elle en a profité pour lui lancer un énième rappel concernant les papiers du divorce. Elle ne sait pas pourquoi, mais elle a le sentiment que cette fois-ci, l’insistance portera ses fruits. Après tout, il a déjà fait un sacré pas : virer la totalité de ses affaires de chez elle. Plus de retour en arrière. Ca devrait lui faire le déclic nécessaire pour mettre en marche la suite. Du moins elle l’espère.

Elle s’accroche à son indéniable positivité pour se dire que, oui, cette fois, c’est la bonne.

Alors l’humeur est joyeuse. Légère.

 

La journée s’écoule, s’étire, fidèle à elle-même. Banale. Mais ensoleillée. 

Les gens vont et viennent. Flot naturel. Certains visages familiers, d’autres beaucoup moins. Pas d’étudiants en ce lundi, tous sont en cours, entre les murs du château. Certains clients réguliers viennent boire leur café ou bièraubeurre avant ou après l’embauche. Ils sont habitués de la maison, saluent avec enthousiasme le personnel -dommage pour ceux qui sont accueillis par l’air renfrogné de Margot, mais ils ont l’habitude de son aspect porte de prison. 

 

En cette fin d’après-midi, le flux s’est tari. Quelques clients sont attablés avec une boisson. Deux vieilles sorcières sont au comptoir en train d’échanger sur les derniers cancans de Pré-au-lard. Kelly s’occupe de la vaisselle. Erwan ne devrait pas tarder à arriver et remettre les cuisines en route en vue de l’heure du dîner.

 

Comme tout est calme, Isaya en profite pour prendre l’air, faire une petite pause.

Elle est alors cueillie par une voix qui lui semble familière mais qu’elle n’a pas entendue depuis longtemps. Son visage se fend d’un sourire lorsqu’elle se tourne vers le nouveau venu, lequel agite des formulaires sous son nez, sans autre forme de procès.

Isaya arbore un sourire taquin : 

 

-Ben dis donc, t’es redescendu en grade pour venir faire signer de la paperasse à une petite commerçante comme moi ?

 

Ceci dit, elle se saisit tout de même des papiers tendus par Noah, les parcours rapidement du regard, ne s’y attarde pas -elle sait ce qu’ils contiennent, ce n’est pas la première fois qu’elle doit faire renouveler la licence commerciale des Trois Balais.


-Remarque, ajoute-t-elle, ça doit te changer de venir traîner à Pré-au-lard plutôt que d’être enfermé dans une salle de réunion avec de grands pontes qui ne savent que parler. 


Puis elle fait un petit signe de la tête en direction de son bar : 

 

-Allez, entre, installe-toi au comptoir, j’te signe ta paperasse et on boit un coup !

Noah Ingram

Homme

40 ans

Sang-mêlé

Britannique

Avatar de Gabriel
Gabriel

Administration

Direction du département de la Justice Magique
Gardien des Origines

Message publié le 20/08/2025 à 23:13

Elle ne perd pas une seconde.

 

À peine le temps de tendre les papiers qu’elle les attrape déjà. Rapide, efficace. Comme toujours.


Noah laisse échapper un souffle amusé, le genre de sourire en coin qu’on garde pour les gens qu’on connaît bien. Il ne s’était pas attendu à autre chose, mais ça fait toujours plaisir de retrouver une forme de routine… loin du ministère.

 

Redescendu en grade ? répète-t-il avec une moue faussement vexée.


— Je dirais plutôt que je fais œuvre de service public. Donner un visage humain à l’administration, tout ça. Histoire de pas laisser l’image du Ministère uniquement entre les mains de bureaucrates trop raides pour tourner la tête sans faire craquer leurs vertèbres.

 

Il la suit sans presser le pas. Il sait déjà qu’il n’aura pas à répéter deux fois sa commande.

 

Et puis entre nous, ajoute-t-il, s’installer au comptoir des Trois Balais, c’est largement plus rentable pour ma santé mentale qu’une énième joute verbale avec les types de la Coopération Magique Internationale. Tu sais, ceux qui parlent cinq langues, mais sont incapables d’écouter dans chacune d'elle.

 

Il glisse les formulaires sur le bois du comptoir en s’installant, décroche un regard pour les deux sorcières toujours penchées sur leurs potins, puis reporte son attention sur Isaya.

 

Bon, t’as l’air en forme. Ce qui, connaissant ta capacité à jongler avec une clientèle saoule, deux employés caractériels et trois tonneaux à moitié vides, est presque suspect.


Il marque une pause.


J’dois m’inquiéter ou tu t’es enfin débarrassée de ton boulet personnel ?

 

Un sourire en coin, pas moqueur, mais pas totalement innocent non plus.

 

En tout cas, j’vais pas mentir. Ça me fait plaisir de passer ici pour autre chose qu’un rapport d’incident ou une intervention musclée.

 

Il tapote le comptoir du bout des doigts.

 

Alors vas-y, sors les verres. Et tant qu’à faire… un Ogden’s, bien frappé. Comme au bon vieux temps.

Isaya Bergame

Femme

35 ans

Sang-mêlé

Britannique

Gérante des Trois Balais
Inconscient de Service

Message publié le 25/01/2026 à 15:37

Isaya arque un sourcil et étouffe un rire lorsque Noah affirme faire oeuvre de service public. Ses arguments sont bons -se reconnecter au terrain, aux gens, ne pas laisser le travail aux mains de bureaucrates qui ne connaissent que la grande théorie sans jamais regarder comment ça se passe pour de vrai. Mais elle doit avouer qu'elle n'avait tout de même pas pensé que le directeur du Département de la Justice Magique daignerait venir jusqu'à elle seulement pour de la paperasse. 

 

Elle le guide jusqu'au comptoir, jette un dernier coup d'oeil aux formulaires que Noah a posé sur la surface en bois. Elle s'en occupera tout à l'heure. Pour le moment, un bon verre s'impose ! 

Elle écoute avec attention son ami lui faire remarquer qu'elle a l'air bien, ce qui est suspect. Exagérément, elle roule des yeux en lâchant un genre de roh lala, t'exagère quand même ! mais ne le reprend pas davantage. Au fond, il n'a pas complètement tort. Isaya Bergame est du genre à vouloir faire beaucoup de choses, pour beaucoup de monde et à se laisser déborder mais à continuer de sourire en disant que tout va bien. 

Elle rougit légèrement lorsqu'il évoque son boulet personnel.

Elle ne se rappelait même plus lui avoir déjà parlé de Rory.

Mais après tout, les quelques fois où ils se croisent, c'est bien souvent autour d'un verre. Autant dire que ce sont des moments propices aux confidences qu'on oublie après. 

 

Elle prend le temps avant de répondre, s'occupant avant tout de préparer la commande de Noah. Un Ogden's bien frappé, comme demandé. Elle s'appliquer, sourcils froncés. En même temps, ça lui permet de mettre de l'ordre dans ses idées et envisager par où commencer.

Délicatement, elle pose devant Noah son verre si méticuleusement préparé. Puis elle se verse un verre d'hydromel, s'assoit sur un tabouret en soupirant, un petit sourire en coin. 

 

-Mon boulet personnel, hein ? répète-t-elle d'un ton amusé.

Elle plonge son regard dans son breuvage, pensive pendant quelques secondes, avant de continuer : 

-J'crois j'en suis pas encore vraiment sortie. Mais ça a avancé, oui. Il a récupéré ses putains de cartons que j'avais entassés chez moi ! Mais j'ai comme le pressentiment que c'est pas totalement fini, il va bien trouver une autre excuse pour ressurgir à un moment ou à un autre.

Elle soupire à nouveau.

-Enfin, c'est pas comme si ça changeait vraiment quelque chose. Ca fait un moment que c'est comme ça, que je le traîne derrière moi. J'ai fini par m'habituer je pense. C'est comme gérer Margot qui fait la gueule tous les matins quand elle fait l'ouverture des Trois Balais. J'ai fini par m'habituer et les clients aussi. Plus personne ne lui reproche rien !

Le coin de ses yeux se plisse quand elle rit.

-Et toi, alors ? Tes réunions ennuyantes à mourir avec les types qui parlent cinq langues mais sont incapables de communiquer ? Ce sont eux, tes boulet personnels ? 

Elle s'interrompt pour boire une gorgée d'hydromel.

-Dis-moi, Noah, tu fais quelque chose en dehors de ton boulot ? Genre... t'as tes boulets personnels hors professionnels ?

La question a surgi sans prévenir. Parce qu'elle a soudainement songé qu'en fait, elle ne le connaît pas tant que ça en dehors de son statut d'ancien chef des Aurors, de type important du Ministère. 

Noah Ingram

Homme

40 ans

Sang-mêlé

Britannique

Avatar de Gabriel
Gabriel

Administration

Direction du département de la Justice Magique
Gardien des Origines

Message publié le 05/02/2026 à 13:25

Comme à son habitude, la gérante s’appliqua à préparer la commande avant même d’envisager de répondre aux questions ou d’entamer une discussion sérieuse. Le boulot avant tout. Noah appréciait cet état d’esprit - même si ça venait, au passage, lui donner raison sur ce qu’il avait déjà dit. Sur ce point-là, ils se ressemblaient.

 

Sans un mot, il la laissa dérouler : sa situation, le poids du quotidien, et la présence - toujours latente - de l’ancien compagnon de vie, comme une ombre qui refuse de comprendre le concept de “fin”. Noah prit deux secondes. Et une lampée d’Ogden.

 

- Tu veux que je le fasse enfermer ?

 

À moitié amusé, oui. À moitié seulement. Parce que si l’homme représentait une menace - ou même juste une gêne qui dure, qui grignote - la proposition perdrait vite son vernis de plaisanterie. Des histoires comme ça, il en voyait tous les jours : drames, ruptures, rancœurs qui s’incrustent, gens qui confondent amour et droit de propriété. Isaya n’avait pas l’air du genre à se laisser marcher sur les pieds - sans quoi elle ne serait sans doute pas à la tête d’une auberge aussi réputée - mais ce n’était pas une raison pour baisser la garde.

 

Il souffla, comme si la journée entière pesait d’un coup sur ses épaules.

 

- Oh, des boulets personnels… j’en ai à chaque étage, moi aussi. Et comme si ça ne suffisait pas, on m’en remet une couche de temps en temps.

 

Il avala une nouvelle gorgée de whisky.

 

- Il y a quelques mois, on m’a collé dans les pattes le fils d’un collègue. Un stage. Une “opportunité”. Bref : un désastre ambulant. Cet abruti est parvenu à faire disparaître la totalité des pièces à conviction stockées au département.

 

Il claqua des doigts, sec, pour mimer la disparition - pouf - de semaines, de mois de travail acharné, envolés comme une fumée mal tenue. Aujourd’hui encore, certains employés avaient gardé le réflexe de protéger leurs pièces à conviction comme si elles allaient se volatiliser au moindre courant d’air. Et lui, il avait dû faire preuve d’une diplomatie presque indécente, d’âpres négociations, pour qu’aucune enquête ne remonte jusqu’au coupable et n’éclabousse tout le monde au passage.

Puis la question tomba.

 

Et il stoppa net. Pas par prudence théâtrale - par automatisme. Il ne l’avait pas vue venir. Et c’était logique : il ne parlait presque jamais de sa vie privée. Pas tant parce qu’il devait la protéger… que parce qu’il n’y avait pas grand-chose à protéger.

 

Le matin, il se levait. Café. Douche. Il transplanait au bureau - après s’être habillé, détail important, sinon ça finissait en rapport disciplinaire et il avait déjà donné. Il restait au ministère jusqu’en fin d’après-midi. Ensuite, soit il rentrait chez lui, soit il allait boire un verre, soit - plus souvent qu’il ne l’aurait admis - il faisait le tour des agents en poste ici et là sur le territoire, histoire de vérifier qu’ils ne manquaient de rien. Une habitude restée de l’époque où il supervisait le bureau des Aurors : le contrôle comme hygiène, presque comme politesse.

 

Il planta ses yeux dans ceux de la jeune femme, sans détour, et répondit simplement :

 

- Pas vraiment. J’suis plutôt… solitaire, tu vois.

 

Il haussa les épaules, comme si ça devait suffire à expliquer le reste.

 

- Je sors peu. Je vois encore moins de gens qui soient extérieurs au ministère. Les grandes soirées, les galas, toutes ces mondanités… très peu pour moi. Je préfère la compagnie des livres à celle des humains.

 

Il esquissa quelque chose qui ressemblait à un sourire, mais qui n’en avait ni la chaleur ni la promesse.

 

- Les livres, eux, ne te jugent pas. Et surtout… ils ne te réclament rien quand tu rentres trop tard.

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