Harry Potter RPG

[Libre]
Une baguette s'il vous plaît ! Boutique Ollivanders, mercredi 29 août 2125

Vespera Grimshaw

Femme

41 ans

Sang pur

Britannique

Avatar de Misterminutes
Misterminutes

Maître du Jeu

Vif de Cœur 2025

Message publié le 27/12/2025 à 20:44

La tenue était ajustée. La respiration profonde, en dépit du temps maussade. Je rentrais à Londres après un long voyage en Asie pour identifier des essences d'érables japonais - acer palmatum - susceptibles de convenir à la fabrication de baguettes magiques exotiques. Pendant longtemps, j'avais mis de côté la fabrication de baguettes au profit de missions plus lointaines, plus dépaysantes. Plus passionnantes et moins exposées, en un mot. Ce qui est mouvant est bien moins saisissable.

 

Mais je devais le reconnaître : voyager sans cesse m'avait fait perdre de vue l'un des piliers de mon héritage : ma famille. Une seule conversation avec mon père - incisive, succincte - avait suffit à me rappeler mes devoirs et mes engagements envers notre passé. Sans tarder, j'avais adressé ma demande à la famille Ollivander. Le monde des baguettes magiques et encore plus restreint que celui des sorciers. Des années me furent nécessaires pour y trouver ma place et une situation stable. Et une artisane expérimentée est toujours la bienvenue dans un atelier.

 

J'ignorais la raison de ma nervosité. Triturant mon pendentif, je m'interrogeais sur la portée de mes actes. Etais-je bien certaine de vouloir passer une partie de mon précieux temps derrière un comptoir ou assise à un atelier ? A peine avais-je eu le temps d'esquisser cette discussion avec moi-même que ma main actionnait la poignée de la bâtisse. Trop tard pour rentrer dans mon nid.

 

Présentoirs, boîtes et escaliers branlants me saluaient de leur poussière ancestrale. Mes doigts glissaient distraitement sur les dizaines de baguettes qui attendaient leur sorcier, paisibles. Ouroboros frémissait : j'étais pleinement dans mon élément. Dans toute ma maîtrise. Et elle le ressentait.

 

- Ah, Miss Grimshaw ! Entrez, entrez ! Quel plaisir de vous revoir ! Venez ! Du travail nous attend à l'atelier ! J'espère que vous n'avez pas perdu la main ? 

 

- Pardonnez moi, j'ai été distraite. C'est une étrange sensation ... de revenir ici, après tant d'années ... Ai-je répondu au vendeur qui se trouvait dans les parages. Son air béat me donnait le nausée. Comment pouvait-on être aussi niais au milieu de tant d'outils de pouvoir ?

 

Retirant ma veste et retroussant quelque peu les manches de mon chemisier, je m'armais d'un tablier et de mes outils pour commencer à pratiquer quelques réparations ordinaires. Une chose n'avait pas changé : les sorciers étaient toujours aussi maladroits et peu soigneux. Des commandes plus originales avaient été passées, comme des personnalisation de manches ou des incrustations dans divers objets. 

 

Ainsi débutait ma première journée au sein de l'institution retrouvée. Tournant mon regard vers le comptoir une nouvelle fois, je notais l'absence de fleurs dans le vase poussiéreux. Le remplissant d'eau, je tirais alors Ouroboros pour prononcer l'incantation "Orchideus". 

 

 

Dans l'instant, un bouquet de lys blanc et de rose apparu dans le contenant en verre. Une touche de verdure et de couleurs bienvenue dans cet amas d'histoire et de reliques magiques.

 

 

 

Note HRPG - Ce sujet est libre ! Vous pouvez y poster comme bon vous semble, en l'intégrant à votre chronologie (29/08/2125). Une sonnette se trouve sur le comptoir. Vous pouvez demander une personnalisation de baguette, une information, une commande, une réparation ...  Amusez vous bien ! :)

Vespera Grimshaw a lancé un sortilège en utilisant sa baguette : Ouroboros !

Sortilège
Sortilège du Charmanpetitbouket
Difficulté
4
Résultat D20
18
Interprétation
Réussite
XP gagnée
10

Dans l'instant, un bouquet de lys blanc et de rose apparu dans le contenant en verre. Une touche de verdure et de couleurs bienvenue dans cet amas d'histoire et de reliques magiques.

Autres résultats possibles

Dans l'instant, un splendide bouquet de lys blanc et de rose apparu dans le contenant en verre. Une touche de verdure et de couleurs bienvenue dans cet amas d'histoire et de reliques magiques.

Rien ne se passa sur le moment, m'arrachant un soupire désabusé. Après une nouvelle tentative, un splendide bouquet de lys blanc et de rose apparu dans le contenant en verre. Une touche de verdure et de couleurs bienvenue dans cet amas d'histoire et de reliques magiques.

Rien ne se passa sur le moment, m'arrachant un soupire désabusé. Après une nouvelle tentative, un splendide bouquet de lys blanc et de rose apparu dans le contenant en verre. Une touche de verdure et de couleurs bienvenue dans cet amas d'histoire et de reliques magiques.

Nellie Butler

Femme

16 ans

Hybride

Française

Message publié le 05/01/2026 à 22:08

Une ombre froide et lourde semblait planer en permanence dans le dos de la jeune sorcière ces dernières semaines. Le cœur coincée dans la gorge, la nausée au bord des lèvres, elle hâtait le pas à travers le Chemin de Traverse. Son père l’avait accompagnée à Londres quelques jours avant sa rentrée officielle dans la prestigieuse école de magie anglaise : Poudlard. Ce nom ne lui disait rien qui vaille. Privée de sortie après son échec à l’épreuve de fin de sixième année de Beauxbâtons, Nellie avait passé l’été enfermée dans sa chambre. Pourtant les derniers rayons du soleil estival caressant sa peau pâle ne parvenaient pas à lui rendre le sourire. Elle serrait dans sa main une pochette en velours bleu ciel contenant les restes de sa baguette fissurée par la colère de sa Vélane de mère. Elle n’y avait plus touché depuis l’annonce des résultats, comme si un simple contact aurait pu suffire à faire remonter en elle une nouvelle vague de culpabilité et de honte. De déception.

 

La devanture de la boutique londonienne de baguettes magiques finit par se dessiner devant la jeune fille, mais elle hésita encore quelques instants avant d’en franchir le seuil. Elle inspira, expira et entreprit de remettre ses cheveux correctement en jetant un rapide regard à son visage que la vitrine de la boutique en face réfléchissait partiellement. Ses mèches ne semblaient pas vouloir coopérer et cette vision lui fit un instant monter les larmes aux yeux. Elle n’avait vraiment rien pour elle. C’était ce que sa mère aurait dit, avait dit, elle ne savait plus. Nellie eut subitement envie d’appeler son père qui était allé acheter quelques ingrédients un peu plus loin, mais elle se retint de tourner les talons en imaginant sa mine déconfite et pleine de la pitié que devait lui inspirer sa benjamine. Que pensait-il en ce moment ? Était-il en colère contre une femme à qui il n’avait jamais rien pu refuser ? Se sentait-il coupable d’avoir surprotégé Nellie comme sa femme le lui avait craché au visage ? Ou peut-être était-il fier d’une certaine façon de voir l’une de ses trois filles marcher dans ses pas en découvrant l’école dans laquelle il avait lui-même étudié ?

 

Peu importait, à présent la mer la séparerait de tous les jugements et préoccupations qui pouvaient bien tourmenter son cercle familial. Cette idée l’apaisa. Timidement, Nellie poussa la porte de la boutique et fronça le nez face à l’odeur de bois mêlé de poussières que respirait l’incroyable boutique. Elle resserra sa prise sur les fragments de sa baguette à travers le tissus et pris sous courage à deux mains pour activer la petite sonnette déposée sur le comptoir. Londres recelait-elle des artisans capables de réparer une sorcière brisée ? 

Vespera Grimshaw

Femme

41 ans

Sang pur

Britannique

Avatar de Misterminutes
Misterminutes

Maître du Jeu

Vif de Cœur 2025

Message publié le 05/01/2026 à 23:26

L'art des baguettes était une chose complexe, sensible - secrète. A l'époque, ma première tâche en tant qu'apprentie, fût de terminer un équilibrage entre un coeur de baguette et son bois. Je me souvenais encore de la gravure de salamandre qui m'avait été commandée en surplus. A mes débuts, cette question me brulait les lèvres : mais comment diable faisaient-ils pour faire entrer un coeur dans un tel objet ? Certaines baguettes, si fines, contenaient pourtant bien un croc, ou un ventricule. Hélas, nul baguettier ne saurait révéler les secrets de cet art ancestral désormais. Moi la première. 

 

La cloche du comptoir tinta. Relevant brusquement le nez de mon établi, je pivotais sur mon tabouret dans un crissement métallique. D'un pas décidé, mes talons claquant contre le plancher noueux, je m'approchais de ma jeune cliente. Mon chemisier blanc voyait ses manches être élégamment retroussées. Un insigne représentant la boutique était accroché au cuir du tablier. Pour compléter ce tableau artisanal, je portais une loupe monoculaire avec un serre tête transparent, qui me donnait un air d'horloger. Ou d'un savant fou, c'est selon.  Il me fallut un moment pour m'en rendre compte et, tout en le retirant, je demandais de l'autre côté du comptoir d'une voix posée :

 

- Bienvenue chez Ollivanders. Vespera Grimshaw, maître baguettière à votre service. Comment puis-je vous aider, mademoiselle ?

Nellie Butler

Femme

16 ans

Hybride

Française

Message publié le 06/01/2026 à 19:27

Nellie n’eut pas à attendre bien longtemps. Sitôt la sonnette activée, quelques bruits se firent entendre au fond de la boutique et la jeune sorcière sursauta au premier claquement d’un talon résonnant sur le sol. Elle recula d’un pas tandis que, face à elle, se dressait déjà la silhouette d’une femme. Elle esquissa un léger sourire en levant les yeux vers la nouvelle arrivée, mi-curieuse, mi-rassurée de ne pas être s’être retrouvée face au vieillard poussiéreux qu’elle s’était imaginée en gérant des lieux suite à sa première impression de la boutique.

 

La dame, calme et assurée, contrastait avec l’attitude de Nellie qui cherchait désespérément ses mots. Lorsqu’elle se présenta, la jeune fille rougit en se rendant compte qu’elle n’avait pas encore usé de la moindre formule de politesse pour saluer l’arrivée de celle dont l’attirail semblait affirmer qu’il ne s’agissait pas d’une simple vendeuse. - Bienvenue chez Ollivanders. Vespera Grimshaw, maître baguettière à votre service. Comment puis-je vous aider, mademoiselle ? Nellie mordilla ses lèvres et se balança légèrement d’un pied sur l’autre avant de répondre d’une voix hésitante : Bonjour c’était déjà ça de pris madame Grimshaw oui, c’était bien son nom et après ? J’aurais besoin d’une nouvelle baguette ou peut-être d’une… réparation ? La sorcière finit sa phrase dans un souffle, les larmes venaient de lui remonter aux yeux. Bien qu’elle n’ait jamais été particulièrement douée pour la magie, ou pour apprendre de manière générale, elle s’était attachée à cette baguette. Sans elle, il lui semblait se trouver amputée d’une partie de son identité et cette douleur fantôme ne cessait de la faire grimacer.

 

Elle extirpa du petit sac les restes de sa fidèle alliée. Une large fissure ouvrait la baguette en deux tandis que quelques éclats de bois avaient définitivement quittés le corps de l’instrument. Nellie déposa le tout sur le comptoir avant de reculer d’un pas, la tête baissée, honteuse. Elle releva deux yeux humides vers sont interlocutrice. Pensez-vous que ce soit réparable, madame ? On lui avait déjà indiqué le contraire en France, mais elle ne se trouvait pas ici dans n’importe quelle boutique, peut-être aurait-elle droit à son miracle ?

Vespera Grimshaw

Femme

41 ans

Sang pur

Britannique

Avatar de Misterminutes
Misterminutes

Maître du Jeu

Vif de Cœur 2025

Message publié le 07/01/2026 à 00:06

"Pauvre petite chose ... " ai-je pensé en voyant tout à la fois la baguette - ou du moins ce qui restait d'elle - et sa propriétaire. Son âge supposé tranchait avec sa discrétion, qui confinait à l'inexistence, et avec ce je-ne-sais-quoi d'envoutant pour l'âme. Son visage, peut-être bien. J'extirpais Ouroboros et d'un geste du poignet fit léviter devant moi la baguette meurtrie. Je replaçais mon monocle pour l'observer de plus près. 

 

- Bois d'Aulne et ... je n'arrive pas à discerner l'expression de son coeur ... bigre, il doit être plus endommagé que ce que je pensais ...

 

Dans un soupire las, je laissais lentement retomber l'outil brisé sur le comptoir. Les yeux clos, les deux mains en appui sur le bois, je livrais à ma jeune cliente ce jugement sans appel :

 

- J'ai bien peur mademoiselle que cette baguette ne soit pas réparable. Son coeur a été endommagé bien trop profondément. Les baguettes, voyez-vous, sont assez semblables aux humains, en cela que chacune des cicatrices qu'elles portent - visibles ou non - altèrent à tout jamais leur personnalité. 

 

Tout en me redressant, je passais de l'autre côté du comptoir pour faire face plus pleinement à Nellie. Dans un sourire que je voulais doux, j'ajoutais :

 

- Je ne suis pas surprise qu'une baguette en bois d'aulne ait choisi une sorcière comme vous, à dire vrai. Nous allons chercher ensemble la baguette la plus indiquée pour la sorcière que vous êtes aujourd'hui, vous pouvez me faire confiance. Après tout, vous avez passé la porte d'Ollivanders à la recherche d'une solution. Et je vais la trouver.

 

Un ange passa. Faisant volte-face, je me dirigeais à présent vers les nombreux étuis entassaient dans les étagères de la boutique. Le travail d'identification pouvait commencer.

 

- Parlez moi un peu de vous, de votre relation avec votre précédente baguette. Suivez-vous votre scolarité à Poudlard ? Dans quelle Maison avez-vous été répartie ?

 

Nellie Butler

Femme

16 ans

Hybride

Française

Message publié le 07/01/2026 à 21:48

Nellie attendait le verdict de la maître baguettière en retenant son souffle. Elle savait qu’il y avait réellement peu de chance pour que celle-ci lui annonce une bonne nouvelle, mais, peut-être par la force du déni comme porte d’entrée dans un deuil qu’elle ne désirait pas faire, une maigre lueur d’espoir l’empêchait de se résigner tout à fait. Encore pour quelques instants au moins… L’élégante sorcière fit léviter Mélodie et le front de Nellie se plissa. Animée par la magie de son interlocutrice, la baguette semblait quelque peu reprendre vie, mais cette impression fut de bien courte durée. Les mots de la dame se fichèrent dans le cœur de la jeune sorcière comme autant de coups de poignard dans la naïveté dont elle semblait s’être jusque-là affublée.

 

Elle étouffa un sanglot et se retourna brusquement tandis que deux grosses larmes chaudes perlaient sur ses joues. La sorcière sortit d’un geste mal assuré un petit mouchoir de sa manche et s’essuya rapidement le visage en faisant mine de contempler les étagères de la boutique. Elle termina son petit tour sur elle-même pour retrouver le visage de la dame, collant sur ses lèvres un timide sourire mal assorti avec ses grands yeux humides. Les mots de la sorcière la touchait. Il lui semblait qu’elle parlait des baguettes comme de petits êtres de chair et Nellie avait la sensation qu’elle comprenait, qu’elle partageait un peu sa peine. La douceur de son sourire lui mit du baume au cœur. Nellie hocha la tête comme pour se rassurer en écoutant attentivement les paroles de l’experte. M-merci…

 

Le bois d’aulne, oui, elle s’en souvenait bien, crin de licorne, vingt-sept virgule cinq centimètres, souple. Une belle description pour l’instrument d’un brun-miel clair, doux sous ses petits doigts d’enfants qui n’auraient jamais crus se voir alors confier une véritable baguette magique. La dame reprit la parole et Nellie se laissa emporter dans un passé pas si lointain. La baguette l’avait choisie le jour de son onzième anniversaire et sans doute jamais ne lui avait on fait de plus beau cadeau. Il avait fallu plusieurs essais au vendeur avant de dénicher la perle rare, si bien que la jeune sorcière avait failli perdre espoir face à ce qu’elle prenait pour tant d’échecs successifs. Elle s’appelait Mélodie énonça-t-elle avec chaleur, les yeux dans le vague du souvenir. Je pense qu’elle était très… patiente avec moi. Vous savez, je ne suis pas une grande sorcière. Nellie ne comptait plus les longues séances passées à tenter de s’approprier telle ou telle formule sans succès concluant. Ses capacités magiques avaient toujours été réduites selon sa maman. Une véritable petite cracmolle. La jeune sorcière secoua la tête comme pour chasser la voix sifflant de sa mère en colère.

 

Mélodie avait pourtant toujours su la protéger jusqu’à cette fameuse journée où, face à la fureur de sa mère constatant l’échec de sa fille, elle avait lancé le charme du bouclier qui avait envoyé la génitrice ramper quelques mètres plus loin. Nellie ne savait plus dire qui d’elle ou de la baguette avait eu cette impulsion, peu importe, le résultat avait été immédiat : sa mère avait instantanément pris sa forme de harpie avant de porter un coup fatal au pauvre instrument. Elle m’a beaucoup protégée… Jusqu’à la fin. Nellie contempla longuement les débris de bois qui avaient constitué son amie. Je me sens vraiment vulnérable sans elle, ajouta-elle la voix tremblante. J’entre seulement cette année à Poudlard, je n’ai pas encore été répartie, j’étais à Beauxbâtons jusqu’à La sorcière ne finit pas sa phrase et préféra respirer un grand coup. Excusez-moi. Je… J’ai du mal à croire qu’une deuxième baguette acceptera de me choisir. Est-il réellement possible de trouver deux âmes sœurs ?

Eileen Hilswood

Femme

31 ans

Sang-mêlé

Britannique

L'Étoile de Noël

Message publié le 18/01/2026 à 16:36

[En parallèle, avec Vespera]

 

 

La boutique n'avait pas changé d'un poil. Difficile de penser que 5 ans s'étaient écoulés. En poussant la porte, c'était la même odeur de bois sec et de vernis qui agrippait les narines. Ce n'était pas forcément désagréable, sauf quand on associait à cette odeur un travail difficile aux horaires ingrats. Et à une boss pas commode.

 

En parlant de boss pas commode.

 

Ms Grimshaw était toujours fidèle au poste, derrière le comptoir. Toujours impeccable, des pieds à la tête. Une petite voix - qui avait une forte ressemblance avec celle de son ancienne patronne - lui glissa "tiens-toi droite, Eileen, que vont penser les clients ?". Par réflexe, elle redressa le col de sa chemise. Pour quelqu'un qui avait l'habitude de la liberté, son temps à Ollivander's lui avait inculqué dans la douleur discipline et responsabilités. Une douleur mentale, bien sûr, même si elle avait toujours été persuadée que Grimshaw l'aurait déjà giflé si elle avait pu s'en tirer.

 

Alors, me demanderez vous, pourquoi Eileen revenait-elle aujourd'hui vers la boutique de baguettes magiques si elle détestait autant son temps en tant que vendeuse et plus particulièrement son ancienne patronne ? Eh bien, c'était très simple. Vespera Grimshaw était un génie. Et s'il fallait ravaler sa fierté pour satisfaire ses ambitions, Eileen ne serait pas la dernière. On étudiait pas les flux magiques en se faisant cajoler. Il fallait écouter, absorber, et sauf question intelligente, se la fermer. Franchement, des bonnes leçons à apprendre quand on voulait travailler au Département des Mystères. 

Sauf que des Mystères, elle en manquait, maintenant. Il fallait qu'elle se mette quelque chose sous la dent rapidement ou elle risquait de passer 10 heures par jour à résoudre des puzzles.

 

- Bonjour, Ms Grimshaw, ça faisait longtemps. Elle se demandait si son ancienne patronne avait une idée de ce qui lui était arrivé. Malgré les secrets du Département, Grimshaw avait des connexions partout. C'est un peu morne au Ministère en ce moment, vous auriez quelque chose à nous mettre sous la dent ?