Harry Potter RPG

[En Cours]
L'art de tout faire péter Une salle vide du quatrième étage, samedi 12 janvier 2126

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Flynn Ryder

Homme

14 ans

Sang-mêlé

Britannique

Avatar de Gabriel
Gabriel

Administration

Gardien des Origines

Message publié le 18/01/2026 à 17:00

Cette salle est idéale.

 

Vide.

 

Premier critère. Toujours. Quand tu cherches une zone d’expérimentation, tu veux du néant. Du calme. Pas de prof sur ton dos. Pas d’élève qui traîne, les yeux brillants, prêt à te demander si “ça explose”. Merci, au revoir.

 

Deuxième critère : loin des salles de cours.
 

Et là… tu coches aussi. T’es à l’écart. Planqué. Bon, à l’autre bout de l’étage, y a la bibliothèque. Mais tu le sens : le personnel a dû insonoriser le coin comme si c’était une chapelle. Un temple du silence et des études, où le moindre grincement de chaise se fait excommunier.

 

Beurk.

 

Quatre piliers décorent la pièce. Quatre.
 

C’est assez rare pour que ton cerveau le note tout seul, comme une alerte inutile : détail chelou repéré. Au début, tu t’étais demandé à quoi servait une salle comme ça. Puis t’avais lâché l’affaire depuis longtemps. Le passé des murs, tu t’en fous. Toi, t’es là pour le présent. Pour le comment.

 

Et ton “comment”, il est sous ton nez.

 

Le mécanisme étrange. Celui que tu tripotes depuis des semaines.
 

Tu es penché dessus, mâchoire serrée, et ça bouillonne. Parce que ça ne répond pas comme dans ta tête. Parce que ça résiste. Parce que t’as beau ajuster, visser, tester, t’as l’impression que le métal se fout de toi.

 

Depuis que Basil t’a montré son Mékapteur, l’idée te colle au crâne : le lier à une de tes inventions. La sphère d’écho.

 

Si tu arrives à faire capter au Mékapteur l’image et le son, sur plusieurs secondes… les photos de Basil changent de dimension. Elles ne seront plus juste “des images”. Elles deviendront… complètes. Vivantes. Et ça te donne une espèce de frisson, parce que tu sais déjà ce que ça peut faire.

 

Basil a un don pour la photographie, t’en es convaincu.
 

Ses images transpirent l’émotion. Le vrai. Celui qui te prend à la gorge sans demander la permission. Et si, aux détails visuels, tu ajoutes les détails sonores — le bruit de la brise dans les feuilles, le chant d’un oiseau au loin, le clapotis d’une rivière — alors ses œuvres seront supérieures à tout ce qui existe aujourd’hui.

 

Zéro doute.

 

Tu refermes le mécanisme pour tester. Clac.
 

Tu poses ton Mékapteur artisanal sur la table. Bien à plat. Comme si la stabilité allait calmer la catastrophe potentielle. Ton doigt flotte au-dessus du déclencheur une demi-seconde de trop. Un soupçon de circonspection, oui. Ton corps sait que “tester” et “survivre” sont souvent dans la même phrase, avec toi.

 

Tu appuies.

 

Pendant quelques secondes… rien.

 

Silence.

 

Le genre de silence qui te fait croire que, peut-être, pour une fois—

 

Un éclair s’échappe de l’objet et frappe le plafond.

 

Tu pars d’un coup. Jambes à ton cou, bras au-dessus de la tête, réflexe idiot mais sincère, et tu traverses la salle à la hâte. Tu te jettes derrière un pilier.

 

Un nouvel éclair fend l’espace jusqu’à un second pilier.

 

Impact.

 

Explosion.

 

La pierre éclate, poussière et débris, et ton cœur cogne comme s’il voulait s’enfuir avant toi. Tu restes planqué, immobile, le souffle court, à écouter si le monde a fini de te punir.

 

Quelques secondes s’écoulent. Longues. Trop longues.

 

Puis tu passes doucement la tête sur le côté.

 

Ton Mékapteur est détruit.

 

La table, elle, fume dangereusement. Pas “ça chauffe un peu”, non. Une fumée qui dit : si tu t’approches, je te transforme en anecdote.

 

Tu fixes le carnage.

 

Et tu souffles, tout bas, comme un aveu :

 

Eh merde…

Nellie Butler

Femme

16 ans

Hybride

Française

Message publié le 20/01/2026 à 20:12

Les temps étaient un peu troublés, incertains ; ça clapotait de partout. Dans les journaux, les gros titres annonçaient des drôles de catastrophes ou des coups montés. Parfois, il valait mieux fermer les yeux, rester cachée de cette actualité morbide qui donnait des frissons, qui laissait se demander si, tiens, on ne serait pas la prochaine victime de ces couloirs froids et durs. Pas plus qu’ailleurs, à Poudlard, on ne semblait réellement être en sécurité.

 

Nellie essayait, pour contrer les angoisses nocturnes de son tempérament inquiet, de trouver dans son quotidien un maximum de stabilité. La demi-vélane semblait s’accrocher à son emploi du temps comme à une bouée de sauvetage, elle cherchait dans sa relation avec Mellitus la promesse qui lui permettrait de survivre à l’imprévisibilité temporelle.

 

Alors, chaque jour, les mêmes pas.

D’un point a à un point b, puis retour.

 

Pas de place pour l’imprévu, l’inconnu, le terrifiant. Elle croisait les mêmes portraits dans les mêmes tableaux, comptait les marches de chaque escalier une à une pour se rassurer. Un pari bien risqué dans une école où tout semblait si souvent bouger. Aujourd’hui, ses enjambées habituelles en direction de la bibliothèque. Un livre sous le bras, un peu lourd. Nellie le collait contre son corps frêle. La reliure épaisse était drôlement douce, ça la rassurait. Elle le caressait distraitement des doigts avançant vers ce qu’elle imaginait être un lieu sûr, temple du savoir, calme plat, pas un murmure ou seulement celui des ouvrages millénaires, apaisants.

 

Ces derniers temps, une sorte de petite étincelle avait jailli dans son esprit en même temps que le chamboulement interne qu’elle vivait depuis qu’elle avait pris conscience de ses capacités de demi-vélane. Mais ce petit éclat, contrairement au reste, n’était pas effrayant, il avait la douce lueur de l’espoir. Quelque chose de vivant, bien que fragile, un mirage peut-être ou la découverte d’un enjeu qui pourrait bien animer tout une vie. La musicomagie, c’est comme ça que la jeune sorcière prononçait dans sa tête le néologisme qui animait sa petite étincelle. Elle gardait en son cœur comme un baume pour les jours de pluie, la perspective de l’existence de cette invention qui la ravissait. Pourrait-elle un jour se rendre utile ? Fusionner instrument et aide médicale à destination de tous les traumatisés de ces conflits ? C’était en tout cas le projet naïf qu’elle ne parvenait pas à chasser de son esprit.

 

La jeune femme approchait enfin de son but, un léger sourire aux lèvres quand un énorme bruit d’explosion retentit. Le livre glissa, s’écrasant sur le sol. Nellie tremblante se figea sur place. Son cœur battait à mille à l’heure. D’où venait ce vacarme ? Que s’était-il passé ? Un temps d’arrêt, un ou deux petits instants, avant que la respiration ne reprît. À l’urgence de la situation répondit l’action. Le regard tourné vers l’origine du bruit : une salle de classe ? La jeune sorcière ouvrit la porte en trombe, coup d’œil inquiet, ça fumait dangereusement, regard circulaire et une petite silhouette dans la pièce. Ç-ça va ? Tu es blessée ?, articula-t-elle avec une pointe d’angoisse dans la voix. Par mesure de précaution, Nellie sortit sa baguette : Ignifugus, prononça-t-elle en direction de la fumée. Un faible nuage de fumé blanchâtre sortit de sa baguette, pas assez puissant néanmoins pour mettre fin au danger de l'explosion. Il allait falloir que la jeune sorcière calme sa nervosité pour réussir à sécuriser le périmètre. 

 

Nellie Butler a lancé un sortilège en utilisant sa baguette : Mélodie !

Sortilège
Sortilège d'Extinction
Difficulté
8
Résultat D20
2
Interprétation
Échec
XP gagnée
10

Un faible nuage de fumé blanchâtre sortit de sa baguette, pas assez puissant néanmoins pour mettre fin au danger de l'explosion. Il allait falloir que la jeune sorcière calme sa nervosité pour réussir à sécuriser le périmètre. 

Autres résultats possibles

Un nuage de fumé blanchâtre sortit immédiatement de sa baguette, mettant fin au danger de l'explosion. Rassurée, la jeune sorcière s'approcha de la silhouette qu'elle avait entraperçue.

Un nuage de fumé blanchâtre sortit  de sa baguette, mettant fin au danger de l'explosion. Rassurée, la jeune sorcière s'approcha de la silhouette qu'elle avait entraperçue.

Malheureusement, le sortilège n'eût aucun effet. La jeune sorcière angoissée se prépara à prononcer une nouvelle fois la formule magique pour sécuriser le périmètre. 

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