Homme
40 ans
Sang-mêlé
Britannique
Identité
-
- Diplômé·e
- Surnoms : --
- Nationalité : Britannique
Capacités & Statuts
Groupes
Message publié le 17/02/2025 à 11:45
Le regard noir que portait le jeune Decker à son encontre ne semblait pas perturber Lysander outre mesure, qui se contentait de renvoyer ce flegme élégant qui le caractérisait tout en jugeant ouvertement cet adolescent qui n'avait ni bonnes manières, ni politesse élémentaire. L'éducation des jeunes laissait de plus en plus à désirer, et si à son époque certains n'hésitaient pas à harceler les autres, ils avaient au moins le mérite de le faire dans un vocabulaire légèrement plus évolué que ces balbutiements primitifs qui émanaient des énergumènes tels que celui qu'il avait en face de lui.
Et en voyant l'endroit d'où il sortit la clé, les narines du professeur se froncèrent légèrement en un dégoût sage et étudié. Il lui faudrait désinfecter tous les artefacts de son bureau avant d'en faire gagner quelques uns aux élèves souhaitant participer au tournoi. Il remit d'un geste vif sa baguette dans sa canne, faisant tourner celle-ci entre ses longs doigts tout en ne quittant pas du regard l'élève qui remettait en place ses chers objets. Evidemment, il aurait préféré qu'il le fasse sans faire claquer quoi que ce soit, mais il ne pouvait décemment pas s'attendre à plus venant d'un être aussi limité que celui-ci. Il s'en contenterait donc.
- Pour le tournoi ? répéta-t-il lentement, un sourcil haussé d'étonnement.
Si Poudlard se retrouvait à élire un tel bougre comme champion, l'école tombait vraiment bien bas. Qu'il puisse seulement songer à participer laissait penser à Lysander qu'ils n'avaient pas été suffisamment clairs sur ce qui serait attendus des champions. Durant le tournoi, le moindre manque de discernement pouvait se montrer fatal, et s'il n'éprouvait pour un Ferguson Decker qu'un mépris et un dégoût non voilés, il n'en restait pas moins qu'il ne lui souhaitait aucun malheur, dans son immense bonté.
- Vous auriez pu attendre le cours de soutien, comme tous les autres élèves souhaitant participer au tournoi, indiqua-t-il de sa voix sèche et tranchante.
Pour l'occasion, il ne pouvait se contenter des élèves ayant choisi l'option. Tous devaient avoir la chance d'obtenir une aide égale. Cependant, Ferguson Decker venait de prouver qu'il n'en était pas digne.
- Ce qui, évidemment, ne vous est plus accessible. A défaut de coups de canne - qui vous feraient le plus grand bien - vous aurez deux retenues par semaine pendant un mois. Et une interdiction totale de monter sur le moindre balai volant durant deux. J'en informerai votre directeur de maison. Vous pouvez disposer, Monsieur Decker, le congédia-t-il d'un ton glacial, tout de même accompagné d'un léger sourire satisfait.
Du bout de sa canne, il désigna la porte à l'adolescent.
Message publié le 14/02/2025 à 17:23
Lysander avait utilisé la cheminée de ses appartements à Poudlard afin d'apparaître directement dans celle du Chaudron Baveur, grâce à la poudre de cheminette. Evidemment, l'âtre qu'il utilisait ne pouvait laisser passer personne d'autre que lui, au cas où un élève particulièrement stupide en viendrait à entrer par effraction dans ses appartements avec l'idée saugrenue de sortir de l'école. Evidemment, il était vêtu d'un costume parfaitement ajusté, de la célèbre marque sorcière Alceste & Malfey que bien peu pouvaient se targuer de s'offrir. Les tissus utilisés ne se salissaient jamais, ne se détendaient jamais, n'avaient jamais le moindre fil qui dépassait. Ils étaient, aux yeux de Lysander, la perfection qu'il recherchait.
Ce fut donc sans la moindre trace de suie ou de poussière qu'il arriva à l'auberge servant de jonction entre les deux mondes, sa canne ouvragée frappant fièrement le plancher de l'établissement à chaque pas, jusqu'à s'arrêter devant le comptoir, dans l'extrême droiture le caractérisant depuis de nombreuses années.
- Alfred, un café, je vous prie. Noir, précisa-t-il inutilement tandis que le tenancier taciturne hochait la tête autant pour le saluer que pour acquiescer.
C'était là une habitude que Lysander cultivait depuis plusieurs années. Dès lors que ses affaires l'amenaient sur le Chemin de Traverse, il s'arrêtait d'abord à l'auberge afin d'y déguster un café serré. Alfred faisait partie de ces personnes discrètes dont il appréciait la présence silencieuse, et respectait à la lettre toutes les normes d'hygiène qui manquaient à certains autres établissements qu'il se refusait à fréquenter.
Ils échangèrent quelques mots polis, sans forcer quoi que ce soit lorsque la tasse fut déposée devant le professeur, et il s'en délecta avec un parfait flegme britannique avant de délaisser la tasse vide dans sa coupelle, y laissant au passage quelques mornilles. Il salua de nouveau l'aubergiste, avant de quitter les lieux de son allure altière, sa canne désormais coincée sous son bras : il était temps de passer à ses affaires.
Message publié le 11/02/2025 à 16:06
Tandis que le jeune Decker sortait son meilleur jeu d'acteur - ou sa meilleure blague, Lysander n'était sûr de rien - le professeur ne laisse strictement rien paraître. Comme s'il se contentait d'attendre que l'autre eut fini son petit numéro afin de pouvoir passer aux choses sérieuses. Et après de longues secondes durant lesquelles Bramblethorn se contenta de fixer l'adolescent de son air habituel - une indifférence teintée de mépris - une petite sphère atterrit enfin sur son bureau. D'un geste vif, Lysander dégaina sa baguette magique de sa canne ouvragée, afin de faire léviter la pierre ronde entre eux.
- Je ne sais même pas à quoi ça sert, reprit-il tranquillement, n'ayant aucune envie de laisser ses oreilles se soumettre à une syntaxe plus qu'aléatoire.
Il poussa un soupir dépité avant de se lever, faire le tour de son bureau, réduisant considérablement l'espace qui le séparait de l'étudiant, tandis que la pierre continuait de voler, pile entre leurs deux regards.
- Ceci, Monsieur Decker, est une pierre d'Yggdrasil. Elle permet de détecter toute magie dans un rayon de dix mètres. Je vous passe les détails de son utilisation, en revanche, je peux vous indiquer qu'elle était rangée dans cette vitrine, annonça-t-il en désignant l'endroit vide dans lequel elle devrait toujours se trouver.
Il n'était nullement impressionné par le regard noir que portait sur lui l'élève, n'attendait de lui rien de plus que de remettre l'artefact à sa place, comme il le lui avait demandé quelques secondes auparavant.
- Allez, remettez-la en place, qu'on en finisse, soupira-t-il en voyant que l'adolescent ne se décidait toujours pas à bouger. Vous en profiterez pour remettre également la clé runique d'Uruz à sa place, elle n'est utile qu'à quelqu'un qui sait correctement lire les runes et je doute fort que ce soit votre cas.
La montre à gousset avait la particularité de se montrer on ne peut plus précise sur ce qu'elle annonçait à son propriétaire, et Lysander savait donc exactement ce que le gamin avait essayé de voler dans son bureau.
- Par ailleurs, j'attends toujours une explication, Monsieur Decker. Je vous serai gré de me la donner rapidement, à moins que vous ne teniez désespérément à passer plus de temps que nécessaire en ma compagnie.
Message publié le 23/01/2025 à 17:28
Il arrivait régulièrement à Lysander Bramblethorn de quitter son bureau ou ses appartements pour se rendre dans la bibliothèque du château. Ce lieu qui l'avait longtemps accueilli durant ses années d'études était probablement le seul qui lui laissait de véritables bons souvenirs. Et il prenait plaisir à accéder aux ouvrages de la réserve, afin d'y trouver quelques détails qui manquaient à certaines de ses recherches sur des artefacts particulièrement complexes. Lord Beckett l'avait laissé s'installer un bureau afin d'y travailler plus à son aise, et la pièce, totalement insonorisée du reste de la bibliothèque, était devenue une dépendance évident de son propre bureau.
Il s'y trouvait depuis une bonne demie-heure lorsque sa montre à gousset se mit à vibrer dans la poche intérieure de sa veste de costume. Poussant un soupir, il sortit l'artefact, qui n'indiquait nullement l'heure, mais bien des runes dont certaines seulement étaient lumineuses. Les aiguilles allaient de l'une à l'autre, et le message était clair - du moins pour Bramblethorn : il y avait un intrus dans son bureau. Intrus qui, non content d'entrer par effraction, avait jugé bon de s'octroyer la détention d'artefacts qui y étaient exposés.
Il aurait pu être plus reposant pour lui d'ériger des sécurités qui empêchaient toute effraction. Mais son esprit retors préférait prendre les criminels la main dans le sac, avec preuve à l'appui. Il prit tout de même le temps de finir les notes qu'il prenait, son écriture élégante et raffinée s'alliant parfaitement à la pointe de sa plume autoencrante hors de prix. Bientôt, chaque ouvrage fut remis à sa place, et il quitta la réserve, puis la bibliothèque, en saluant Lord Beckett d'un simple geste de la tête.
Il parcourut les couloirs de sa démarche altière, le bruit de sa canne ouvragée claquant avec la même régularité que ses semelles, jusqu'à parvenir à l'entrée de son bureau dans laquelle se tenait un étudiant qui, heureusement, ne participait pas à ses cours. Le comportement de l'adolescent était cependant suffisamment problématique pour qu'il connaisse son nom, et sa voix claqua dans l'air avec le tranchant d'une guillotine parfaitement aiguisée.
- Monsieur Decker. Quelle désagréable surprise. Entrez, je vous prie. Vous n'allez pas me quitter si vite.
D'un simple geste de la main, il avait levé le sortilège, et le bout de sa canne désignait désormais l'intérieur de son bureau afin qu'il s'y rende sans tarder. Il referma alors la porte derrière eux, avant de gagner son fauteuil de cuir.
- Je vous prierai de reposer votre butin exactement là où vous l'avez pris. Et de me donner une explication correcte.