Homme
13 ans
Né-moldu
Britannique
Identité
-
- Deuxième année
- Surnoms :
- Nationalité : Britannique
Capacités & Statuts
Groupes
Message publié le 08/01/2026 à 15:34
- Salut M'dame Carter ! T'as balancé poliment à l'intention de Freya, la grande sœur de Charlie.
T'attends avec espoir, même que l'colosse t'adresse pas une miette d'attention. Faut dire qu'les écrans sont allumés et projettent l'avancée des champions à l'intérieur des ruines. T'y jettes un œil rapide pour constater qu'il s'passe pas grand chose, mais t'rapatries tout aussi vite sur l'ancien joueur de Quidditch. Pis M'dame Carter te présente Marley, et tu tournes la tête vers lui brièvement pour hocher la tête en guise de salutation. Il est d'la même taille que toi presque au centimètre près. Mais il a les même cheveux roux qu'tout le reste de sa famille, et des tâches d'la même couleur partout sur la gueule.
- Salut !
Tu t'impatientes. Parce que bien sûr que tu t'impatientes. T'es v'nu pour voir Owen Carter, mais Owen Carter a les yeux rivés sur les écrans tout là haut. Alors t'réponds à Freya, vite fait, distraitement, sans trop la regarder vraiment.
- Ouais, ouais. Balancé d'un pied sur l'autre, tu t'agites comme si ta seule volonté pouvait soudain t'attirer l'attention du géant, en vain. Tranquille !
De nouveau, tu zieutes les écrans. S'passe toujours pas grand chose, en dehors d'une brume latente qui semble présente autour des trois champions. Forcé de t'assoir, tu t'installes à côté de Marley, et croise son regard curieux. Sa question te confirme c'que t'avais déjà deviné en reconnaissant le garçon de nulle part. C'est pas un élève de Poudlard.
- Ouais, j'fais d'la magie et tout, pas toi ? Peut-être que vous avez pas vraiment l'même âge comme tu te l'imaginais. P't-être il est juste grand ? Tu cherches Owen des yeux une fois encore, mais t'absties de retenter sa chance. Le type est obnubilé par les écrans, y a rien à faire. Tu soupires et t'adresse splutôt à Marley. Il est encore plus grand en vrai qu'sur les photos ! C'est ton père ? Ça doit être pour ça qu't'es grand pour ton âge et tout ! T'vas arriver quand à Poudlard ? Pis sans transition, à destination de Freya : Hey elle est où Charlie, elle est pas avec vous ?
Message publié le 07/01/2026 à 14:53
T'as pas eu besoin d'beaucoup d'arguments pour qu'on t'retrouve parmi les autres, paré à quitter l'château. T'adores passer les fêtes ici - c'que ta sœur est loin d'approuver -, mais faut bien avouer qu'la perspective de dépasser les limites des grilles du parc pour la première fois depuis des mois a d'quoi t'exciter un peu. Vous êtes pas tant, parce que la plupart des gens r'tournent au bercail pour célébrer Noël et nouvel an, pour revenir qu'à la rentrée. C'est aussi bien comme ça en vrai, parce que toi tu kiffes d'autant plus ce genre d'ambiance. Les professeurs sont grave différent du reste de l'année, voyez.
Sauf Ravental. Mais Ravental est vraiment particulier.
T'es pas forcément mécontent qu'ce soit lui qui vous embarque, mais t'es quand même soulagé qu'il soit accompagné du concierge. Il est perché l'concierge, mais il est drôle, et il vous laisse faire des tonnes de trucs que l'prof de bota vous laisserais sans doute jamais faire. T'es à peu près sûr qu'c'est lui qu'est à l'origine du cadeau mystère que t'as trouvé sous l'sapin cette année : une paire de chaussettes qui s’recoud toute seule et qui braille dès que tes pieds fouettent un peu trop. Tu l'soupçonne parce qu'elles sont jaunes et noirs, et complètement dépareillées.
D'ailleurs plusieurs autres élèves ont reçus les mêmes, sans émetteur, et sans mot pour aller avec.
- B'jour M'sieur ! Tu t'contentes de balancer à ton arrivée, les mains enfoncées dans les énormes poches de ton manteau d'hiver.
Vous êtes qu'une poignée de garçons Gryffondor à être resté au château.
- Putain ça caille, tu souffles en même temps qu'une vapeur blanche s'étire dans l'air. On pourra aller boire une bièraubeurre aux Trois-Balais ?
À titre informatif, plusieurs de mes personnages sont présents dans le RP et pour cette sortie, libre à vous d'interagir avec. Je ne compte pas poster une arrivée pour chacun d'eux parce que flemme, mais ils sont là ! On retrouve donc Horace Milbourne le concierge de l'école, mais aussi Ferguson Decker et Jimmy Stone, sixième année de la maison Poufsouffle, ainsi que Jarah Malimba, dix-sept ans, championne de Uagadou pour le tournoi des Trois-Sorciers.
Message publié le 07/01/2026 à 14:31
C'est l'bordel. T'aimes bien. Ça fait bien des mois que c'est l'bordel d'ailleurs. Et ce dans tout Poudlard. Faut dire que c'est l'Évènement. Au départ t'avais pas bien compris. Tu pensais que c'était important sans plus. Mais t'as eu un an pour t'y faire, comprendre de quoi il retournait. C'est pas juste le tournoi de l'année quoi. C'est le tournoi. Un truc qui se passe exclusivement à Poudlard comme ça s'est pas passé depuis paquet d'années, et qui rameute tout un public de l'étranger. Tu pensais pas que ta vie au château pouvait connaître un tel level up.
Les gradins sont bondés. Pas qu'de camarades de classe, très loin d'là. Y a des élèves des sept années, des professeurs, et surtout les étudiants des deux écoles étrangères, et du public rameuté spécialement pour venir voir les champions. D'la famille. Des amis. Ça t'rappelle un peu les matchs d'Elliot, l'peu de fois où t'as eu le droit d'aller en voir, et t'adores ça. Posté au bord de ton siège, t'as attendu comme tout l'monde avec une impatience grandissante. Tout intrigue dans le décor, et les écrans géants, et la posture du directeur plus solennel encore que pour l'ouverture de la cérémonie d'la coupe.
Tout l'monde y va de sa petite idée quant à ce que vont bien pouvoir affronter les champions de Poudlard, et t'es pas en reste. Comme beaucoup d'autres élèves de ton année, t'es à fond pour Alison, parce qu'elle représente l'école. Aussi parce que tu la trouves jolie, peut-être bien. T'faut pas longtemps pour suivre l'courant des rumeurs alors que débarque un type immense dans les gradins, que tu r'connais pour avoir eu sa carte entre les mains à plusieurs reprises. Tes yeux écarquillés, tu tiens plus en place alors que tu quittes du regard les ruines, et tout l'reste pour te focaliser sur le géant national.
- M'sieur Carter ! Hey m'sieur Carter !
T'passes inaperçu, parce que t'es pas l'seul à tenter d'attirer son attention. Accessoirement, tu te prends un regard de Wickerson qui te fait pincer tes lèvres. Tu sais bien que vous êtes pas sensé faire tout et n'importe quoi même dans les gradins. Alors tu t'morfonds un p'tit peu, pis au bout d'quelques minutes tu tiens plus. Tu prétends une envie de pisser pour sortir de ton rang et déguerpir par les escaliers, grimper de l'autre côté à l'insu des regards du personnel - trop occupé par le lancement de l'épreuve. T'arrives non loin de la brochette de têtes rousses, parmi lesquelles tu r'trouves Freya, la grande sœur de Charlie, et un garçon qu'a l'air d'avoir ton âge à peu près mais que t'as jamais croisé dans Poudlard.
De ta poche, tu tires le sésame que t'as ramené spécialement pour l'occasion, et t'approches avant que qui que ce soit ait pu t'arrêter.
- M'sieur Carter ? Pardon d'vous déranger mais j'voulais vous d'mander un autographe s'il vous plait !
La carte est vieille, un peu écornée d'avoir trainé dans ta poche depuis l'matin, agrémentée de quelques miettes de petit déjeuner. Les écrans, tout là haut, s'allument, et les silhouettes des champions s'engouffrent dans les ruines sous les clameurs.
Message publié le 07/01/2026 à 11:29
Tu réprimes une furieuse envie d'lever les yeux au ciel à son commentaire, t'contentant de corriger presque machinalement :
- Charli M'sieur.
Parce que Blackburn c'est ton nom de famille quoi, c'est bizarre de t'appeler par ton nom d'famille. Même que ça t'plaisait au départ parce que tu t'disais qu'ça rappelait bien à tout l'monde que t'en étais un, d'Blackburn, l'frère de la superstar Blackburn et tout. Mais ta première année t'as suffit à te faire comprendre que tu préférerais qu'on t'appelle Charli, juste Charli. Finalement c'est pas bien différent de l'école de Cardiff à laquelle tous tes frères sont allé avant toi, et dans laquelle chacun d'tes professeurs te confondait avec plusieurs d'entre eux. Alors peut-être bien que t'essaie de pas revivre ça.
Sourcils froncés, tu peine à comprendre la réponse du professeur. Ça t'fait souvent ça, et avec beaucoup d'professeur. Parfois ils sont énigmatiques pour rien, savez ? Z'ont l'art de répondre sans répondre. Genre ça tombe à côté, et faut faire genre que c'est pas tombé à côté, alors que toi tu sais pertinemment que c'est pas du tout la réponse à la question que t'as posé, tout ça. Bref, tu restes planté là et tu l'regarde, hautement circonspect. Aussi circonspect qu'on puisse l'être à ton âge quoi. Tes lèvres se resserrent un peu et tu pousses un soupir, et distraitement tes doigts s'accrochent au bureau pour y tapoter un rythme aléatoire.
- Nan mais par exemple... si j'voulais faire pousser un arbre magique. Genre un ou j'suis sûr que j'peux tailler une baguette dedans quoi ! Y a des graines qu'existent ? De graines d'arbres magique pour baguette magique ? Y a des forêts d'arbres magiques ? Ils poussent n'importe où ? Comment ça s'fait que y a des arbres qui sont pas magiques, et d'autres oui, et comment on fait pour savoir si un arbre il est magique aussi ?
Est-ce que la forêt est interdite parce qu'elle est pleine d'arbres magiques mais magiques méchant ? Genre imbibés de magie noire qui ferait des baguettes de mages noirs et tout ? Les rumeurs sur la forêt interdite vont bon train dans l'école. Tu t'imagines bien que si elle est interdite c'est surtout pour toutes les créatures qui y vivent et tout, mais qui sait. T'es curieux. Et ta curiosité vient d'inonder le bureau de Monsieur Ravental. Parce que l'expérience et les bons conseils c'est sans doute lui qui les a, vu qu'il est vieux et tout.
Il t'fait l'effet d'un sphinx un peu. T'as vu dans les bouquins. Les sphinx c'est vieux et sage - et globalement ça répond à côté des questions, et ça en pose d'autres et tout
Message publié le 12/11/2025 à 17:35
Un mardi, après un cours de botanique
Passé l'effervescence de la rentrée et l'exaltation de l'annonce d'un tournoi des trois-sorciers à Poudlard, tu dois t'aligner au martèlement quotidien de cours et de devoirs qui, au contraire de tes amis, t'ont pas tellement manqué. C'est carrément plus intéressant que tout ce qu'on pouvait t'apprendre à Cardiff, attention. Mais franchement, des fois, c'est compliqué de rester concentré deux heures de rang quand on te parle de tailler des lombrics en lamelle pour les incorporer délicatement dans des vapeurs de spore aux arômes safranés.
Bien sûr, l'arrivée des deux nouveaux professeurs fait partie, à l'instar du tournoi, des discussions les plus en vogue dans les couloirs, même si les premiers cours ont eu tôt fait d'abréger plusieurs des rumeurs balancés par quelques malins. Non, la moustache de Monsieur De Mora n'est pas vivante, et non, son accent espagnol l'empêche pas de lancer des sortilèges parfaitement efficace. Il a même la faculté d'faire rougir plus de la moitié des filles de la classe. Les rumeurs au sujet du professeur Ravental, en revanche, restent en suspens, car l'homme ne semble rien laisser au hasard.
Est-il vrai que son regard seul suffit à baisser les températures des serres ?
Ses gants dissimulent-ils l'absence de mains véritables, dévorées par quelque plante carnivore ?
Doit-il sa coupe de cheveux impeccable à un sortilège permanent de sa propre invention ?
On peut pas lui enlever qu'il est passionné. Il manipule les roses comme un horloger qui remonte une pendule. T'as déjà vu faire. C'est impressionnant. Bref, M'sieur Ravental est prenant, et tu t'prends à trouver de l'intérêt à une matière qui, jusque là, t'emballais franchement pas plus que ça. C'est pour ça qu'à la fin des deux heures, tu décides de rester - et pas pour vérifier d'près ce qui pourrait se cacher sous ses gants, comme t'as pu mythoner à tous tes copains pour expliquer que tu restes poser des questions alors qu'le cours est terminé.
Faudrait pas non plus qu'on t'prenne pour un intello quoi.
Ton uniforme un peu en vrac, la chemise tâchetée par endroit de terre ou d'engrais, des coupures à l'index et au pouce, t'approches de son bureau avec discrétion. Une discrétion qu'on te connait habituellement pas.
- M'sieur ? M'sieur, j'ai une question. C'est pas au sujet du cours, c'est heu... De sa poche, t'extirpe ta baguette. Est-ce que les botanistes ils font pousser les arbres dans lesquels on taille les baguette ? Genre c'est des arbres particuliers et tout ?
C'est-à-dire que tu t'es pas vraiment posé la question quand t'es allé acheter la tienne chez Ollivanders - rapport au fait que c'était tellement exceptionnel que t'avais carrément autre chose à penser. Mais d'puis un an que t'entends parler de multitudes de plantes magiques parfois cachés en plein milieu du monde moldu, tu commences à t'poser des questions.
Message publié le 02/09/2025 à 15:38
Tes épaules s'affaissent un peu. S'il veut rien d'toi, c'est mort. Ça t'emmerde. Alors dès qu'il change d'avis, t'écarquilles fort les yeux et tu t'balances en avant d'quelques centimètres. Il a toute ton attention.
- Si, n'importe quoi qu't'as besoin j't'ai dis !
Même que t'es carrément à la hauteur pour tout. Sauf pour grimper sur un balai évidemment. Mais ça, il le sait.
- Dis moi j'le fais !
Tu trépignes. Tu touches ton but. Tu l'sais. Quoi qu'il dise tu vas dire oui, c'est sûr. Crescent, tu vois pas qui c'est. Mais quand même, t'hoches la tête à la mention d'son nom. Pis quand il détaille, tu vois qui c'est, en fait. Faut dire que les membres des équipes de Quidditch, tu t'es vite renseigné dessus, dans l'espoir d'en faire partie le plus vite possible. Elle est terrifiante la capitaine des Gryffondors. Terrifiante, mais terrifiante cool. En tous cas c'est c'que t'as pensé la première fois qu'tu l'as vu. En plus elle t'a posé tout un tas d'questions sur ton frangin, et t'étais super fier de lui répondre.
- Oh.
Tu t'attendais pas à ce qu'il te demande ça. Ton regard descend sur la main d'Spike qu'il a tendu vers toi, et tu craches dans la tienne avant de la saisir sans l'ombre d'une hésitation pour la serrer fort. Aussi fort que ta carrure de gosse de onze ans te l'permet quoi.
- Deal.
T'as pas vraiment envie. Mais ça t'fait pas peur. Attirer des emmerdes aux gens tu sais faire. Plutôt deux fois qu'une. Papa il croit encore que c'est Russell qui lui a tiré ses cigarettes pendant toute l'année dernière, alors. Pis tu la connais pas, Crescent, et si Spike veut lui mettre à l'envers, c'est forcément qu'il doit avoir une bonne raison. Tout content, ton sourire s'étale sur ta gueule alors que tu lâches la main du mec. T'as pas la moindre foutu idée de comment tu vas t'y prendre. Pas plus que t'es sûr d'avoir compris d'quel genre d'ennuis on parle. Mais tu préfères qu'il précise pas, comme ça c'est toi qui décide.
Il peut pas revenir sur sa parole de toutes façons, il avait juste qu'à préciser.
Message publié le 31/08/2025 à 17:06
- D'où j'le stresse ?
Ton regard passe de Madame Carter à Elliot à plusieurs reprises tandis que tu recules. Ils vont pas lâcher l'affaire. Tu sais pas pourquoi ils veulent pas lâcher l'affaire. T'as dit non. T'as dit non mais tout l'monde s'en fout. Ton frère, la mère de Charlie, Charlie elle-même. Ils forcent. Plus ils forcent, plus t'as envie d'hurler et d'partir en courant. Mais tu bouges pas. Tu restes juste planté là, avec tes yeux paniqués qui passent de l'un à l'autre. Pis finalement, tu suis Charlie du regard, parce qu'elle s'est élancé sur un balai. Elle sait voler, elle. Toi tu sais qu'si tu grimpes dessus, tu vas rester coincé.
Exactement comme t'es resté coincé la première, la deuxième, la troisième fois. Exactement comme tu restes coincé à tous les cours et que le professeur insiste pour que tu recommences encore et encore alors que tous les autres élèves te regardent et que certains, tu le sais, te traitent de gros bébé. Hors de question pour toi qu'Elliot te voit comme ça. Hors de question qu'il sache. Est-ce que Charlie en a entendu parler, et c'est pour ça qu'elle a demandé à sa mère de t'emmener dans l'atelier pour monter sur un balai ? Est-ce qu'elle veut que tu te tapes la honte devant Elliot ?
Tu sais pas ce qui enfle le plus en toi. La peur, la colère, la panique, tout est un peu mélangé. Tu détestes le ton qu'emploie Madame Carter pour te parler comme un gros bébé et tu détestes encore plus Charlie Carter qui fait des rondes tout là-haut entre les lanternes, et tu détestes le mensonge qu'on te sert pour te pousser à faire c'que t'as dit que tu ferais pas. Tu sens plus que tu vois l'regard d'Elliot dans ton dos, qu'observe toutes tes réactions et tous tes gestes. T'as l'impression d'être complètement oppressé dans cet atelier mal éclairé que, y a moins d'une heure, tu trouvais fantastique.
- C'EST PAS VRAI, MENTEUSE, ELLIOT IL ÉTAIT SUPER DÈS LE DÉBUT !
Tu sais pas pourquoi tu cries. Mais tu cries. Tu cries et tu recules vers la sortie parce que t'en as marre qu'ils insistent tous autant qu'ils sont. T'as un peu envie de frapper Madame Carter, et aussi Elliot, et tout ce qui est autour de toi.
- Woh, tranquille Charli, t'entends Elliot comme s'il était loin alors qu'il l'est pas tellement.
- J'AI DIT QUE J'VOULAIS PAS MONTER SUR VOS FOUTUS BALAIS ! T'as la respiration un peu rapide, un vertige bizarre qui t'agrippe l'estomac, les yeux affolés et la sensation qu'tu pourrais tomber à tout instant.
- OK ! Ok.
La main d'Elliot t'as chopé l'épaule. Tu sais pas quand.
- Ok, Charli. T'veux pas tu fais pas c'est ok. Arrête de hurler
Tu respires vite encore, et tu cherches du regard ton frère, qui te regarde avec une inquiétude dont t'as pas l'habitude et qu'tu détestes déjà. Tu jettes un regard en biais vers Madame Carter, et Charlie Carter sous son plafond, et t'as honte, et tu détestes ça aussi.
- Tranquille. T'as vraiment pas b'soin de te vénère comme ça mon gars.
- Si parce que j'ai dit non et tout l'monde s'en fout, t'insiste d'une voix plus basse, rapide, hâchée.
- Ok. Ben on va pas monter sur un balai. On t'a entendu.
Elliot t'as chopé par l'autre épaule aussi pour te coller près de lui. Tu sais pas trop si tu détestes ça. Tu décides que non.
- On va y aller, tu l'entends dire.
- J'veux pas y aller, tu t'entends répondre par automatisme.
Tu parles juste de Poudlard. Parce que retourner à Poudlard veut dire qu'Elliot se tire, et tu sais pas quand est-ce que tu vas l'revoir la prochaine fois. Tu sais pas s'il capte. T'aimerais bien qu'il capte.
- On va y aller quand même. T'es fatigué, et moi aussi, et les Carter aussi. T'as envie d'chialer. Merci Freya. Charlie, une main quitte ton épaule pour saluer la fille de Madame Carter, et tu restes les regarder sans trop réagir. Charli ? Tu sens des doigts qui se pressent sur toi, et tu balances un merci m'dame un peu vaporeux.
T'es pas l'genre à te laisser trop approcher. Par personne. Alors l'contact s'arrête pendant qu'vous remontez, naturellement. Elliot s'tient toujours près de toi, mais ses mains sont plus sur tes épaules. Bizarrement, ça t'manque un peu. T'as pas envie d'rentrer. Mais t'es surtout rassuré qu'on essaie plus d'te faire voler sur un balai, alors t'es prêt à tout accepter. Ton regard va d'Elliot à la mère de Charlie alors que vous vous retrouvez sur le pas de la porte pour la seconde fois d'la soirée. Il est bizarre d'vant elle. T'as bien compris qu'ils s'étaient connus à Poudlard. Mais il t'as jamais parlé des gens qu'il a connu à Poudlard.
- C'était pas votre faute m'dame, t'annonces soudain en grimaçant. J'aurais pas du descendre dans votre malle j'le sais.
C'est qu'tu voudrais pas lui avoir attiré des ennuis avec Poudlard et tout ça. Elliot affiche à peu près la même grimace que toi quand il t'entend, et il secoue la tête en matant l'bout d'ses pompes. L'village est plongé dans le silence le plus total, éclairé seulement par une poignée de lampadaires qui vont sans doute pas tarder à s'éteindre.
- Bon bah bonne soirée.
Message publié le 25/08/2025 à 19:28
C'est bon. T'as pas l'réflexe de l'dire, mais c'est bon. Ça s'devine sans doute à la manière que t'as d'engouffrer l'plat ceci dit. T'as décidé d'ignorer complètement la présence d'Elliot, parce qu'Elliot est resté. Même que tu sais bien t'y prendre, c'est jamais tellement facile. Contre toute attente, c'est la fille Carter qui t'viens en aide. Avec son cahier. Tu l'regardes avec mépris, au départ. Mais ton intérêt s'fait happer dès lors que t'avises les croquis qui s'déplacent sur les pages. Des stratégies d'Quidditch comme on en voit dans les magasines, un peu. T'sais pas faire ça. T'aimerais savoir faire ça. Comme t'aimerais savoir voler. Alors t'as vite fait d'oublier qu'tu détestes CharliE, penché sur ses dessins et son écriture de fille, bercé par ses explications.
Tu t'fends parfois d'ton commentaire, comme si tu r'présentais l'avis d'expert. T'es doué pour analyser un terrain, faut dire. T'as épluché tous les matchs joués par les Catapultes, et plus encore. T'es rôdé sur l'sujet. Bien plus que pour t'percher sur le manche d'un balai et imiter tes idoles, que tu t'contentes jamais d'admirer que des gradins, ou au travers de pages glacées superbement animées. Tes doigts s'posent partout. Tes questions aussi, fusent résonnent bruyamment dans la cuisine. C'est pas interdit d'faire ça ? Ou encore nan mais par contre faut l'bon modèle de balai pour faire une figure pareille sinon tu t'plantes direct dans l'décor !
C'est à peine si tu captes la discussion qui s'passe en arrière-plan. Deux, trois mots peut-être bien. Mais t'as toujours eu l'attention volage, et tu peux pas t'empêcher de t'en mêler dès que t'entends un second verre couler du côté d'ton frère, qu'a même pas fait semblant d'vouloir mettre les pieds sous la table. Comme quand il vous visite à la maison, il se contente de boire et d'regarder. Tu lorgnes sur le pur-feu, puis hoche la tête en direction de la maman d'CharliE pour montrer qu'ouais, t'en as entendu parler des ventes du nouveau balai. Comme t'as vu les coupures de presse qui r'présente ton frère qui s'rapproche violemment d'une caméra à plus d'dix mille gallions pièce, et la jette au sol.
- Ouais ! T'approuves. C'est l'meilleur balai d'tous les temps il parait ! Moi aussi j'voudrais l'tester un jour.
Elliot se contente d'un reniflement méprisant. Tu lui jettes un r'gard méchant avant d'te rapatrier sur le cahier de la fille Carter, vachement plus intéressant. Tu continues sur ta stratégie d'base. Ignorer la présence d'Elliot. T'aurais bien beuglé qu'si, t'aurais bien testé, avec un aplomb d'fou furieux, mais t'as peur que Charlie Carter balance que t'sais toujours pas vraiment tenir sur un balai, et qu'elle a entendu les rumeurs à ton sujet. T'es renfrogné que cinq secondes avant d'passer à autre chose, tes doigts tâchant d'gras quelques pages alors que tu t'enflammes.
- Oh celle-là elle est super cool !
Tu rigoles alors que CharliE t'montres la figure pompé sur ton frère, et tu peux pas t'empêcher de saisir le carnet pour lui montrer.
- T'as vu ? C'est toi qui fait diversion. Elliot te r'garde même pas. Tu t'retournes vers Madame Carter pour lui montrer à elle plutôt : z'avez vu m'dame ? C'est Elliot qui fait la girouette ! Tu te marres, puis secoues la tête. J'ai plus faim c'est bon, merci ! Au même instant Elliot secoue la tête à la négative en levant son verre : j'ai c'qu'il m'faut. La réplique de Madame Carter t'échappes pas, juste derrière, et tu te détournes complètement du cahier. C'est bon j'me débrouille hein, j'suis pas un bébé.
Tu détestes qu'on parle de toi comme si t'étais pas là.
- Visiblement si Charli, vu l'bordel que t'as foutu ce soir.
- Ça va toi aussi t'as fait des conneries quand t'étais à Poudlard hein.
- Mais j'me suis pas fait prendre.
Tu lui jettes encore un regard noir, mais t'as pas vraiment le temps de répliquer qu'il enchaine :
- J'ai pas b'soin d'aide, Freya. T'as assez à gérer, et Charli c'est mon problème.
- J'suis pas un problème !
- Nan t'es juste mon frère, mais dans l'fond ça r'vient au même.
Tu lui fais un doigt, et il te l'rend avec une nonchalance qui t'donnes envie d'rire. Tu ris pas. C'est super sérieux. Pourtant tu l'vois, l'début d'un sourire sur la gueule d'Elliot. Alors tu fronces le nez comme un gamin histoire de lui taper ta meilleure grimace, et il te rend la même, et tout va bien dans l'meilleur des mondes. Jusqu'à ce que son visage se ferme de nouveau, comme s'il venait d'se rappeler où il était.
Message publié le 22/08/2025 à 17:30
Ton regard quitte pas la silhouette d'Elliot alors qu'il cause, plus agité à chaque seconde. Toi aussi t'es agité. Agité à l'intérieur surtout. T'sais pas si t'es plutôt triste, ou en colère, ou content, ou tout ça en même temps. T'sais juste que c'est la première fois qu'tu vois Elliot depuis des mois et qu'il est fâché après toi, comme d'habitude, et aussi qu'il est tard, que t'as faim, que t'as envie d'hurler et d'envoyer tout l'monde s'faire foutre, et même la mère de Charlie qui t'parle comme si t'étais genre un bébé. T'esquive son regard alors qu'elle chercher à te causer les yeux dans les yeux, t'dis que c'est sa faute. Tu l'sais que c'est sa faute. C'est Elliot qui veut pas l'croire. Il veut jamais t'croire de toute façon.
T'sais pas tellement quoi faire de ce qu'elle dit, alors tu t'contentes d'hausser les épaules et d'pousser un grognement, parce que de toute façon t'es sûr qu'Elliot il va pas t'laisser manger là en fait, c'est sûr. Charlie t'parles, elle aussi. Te dis qu'elle peut t'montrer son cahier de tactiques de Quidditch, et même si t'es plus que vaguement intéressé, t'en montre rien. Tu r'gardes juste Elliot, là dehors, qui parle et qui parle, et qu'agite les bras, et qui tourne en rond jusque l'autre bout d'la rue. Il gueule, tu l'sais, même si tu comprends pas c'qu'il dit. T'sais que Kayla gueule aussi. Tout l'monde gueule tout le temps, à la maison. C'est comme ça qu'on s'parle. Il raccroche. R'vient. Tu l'quittes pas des yeux.
- Nah, Elliot répond sans r'garder la mère de Charlie, juste en t'regardant toi.
- Elle a dit quoi Kayla ?
Il répond pas. Il pousse un soupir. Il t'regarde plus, d'un coup, et ça t'énerve.
- ELLE A DIT QUOI ?
- Elle a dit qu'tu pètes les couilles ! D'après toi p'tain.
- MENTEUR !
- C'est bon, Elliot enchaine sans même t'accorder une seconde de plus. Il r'garde la mère de Charlie. C'est mon frangin, j'm'en occupe.
- C'est pas toi qui décide hein. Tu fronces les yeux. Une vraie terreur.
- Pourquoi tu m'fais chier là ?
- T'avais qu'à pas v'nir ! M'dame Carter elle m'a invité déjà.
- Mais M'dame Carter ça la r'garde pas c'que t'as l'droit d'faire ou d'pas faire !
- BAH TOI NON PLUS !
C'est l'impasse. Tu l'sais. Elliot le sait. T'as les bras croisés, et t'en démordras pas. Alors bien sûr, la solution vient d'aucun d'vous deux. La solution vient d'volets qui s'ouvrent plus loin, et qui font tourner la tête d'Elliot tellement vite que tu rentres la tête dans les épaules.
- Ok c'est bon, il capitule brusquement en t'poussant à l'intérieur. Putain. Il mange on s'tire. Tu manges on s'tire c'est pigé ?
Il balance dans ta direction avec un r'gard noir. Tu lui rends l'même.
- Déso, il ajoute à l'intention d'Madame Carter.
- Ça va c'est sa faute en fait, tu marmonnes, intérieurement enchanté d'la tournure de la situation. Déglutit en croisant l'regard d'Elliot. T'es pas obligé d'être fâché tout l'temps comme papa.
Il soupire. Il soupire et tu sais qu't'as gagné. T'sais qu'il est même pas fâché après toi, parce qu'Elliot il est jamais fâché après toi. Il est juste fâché après tout l'monde de la famille. Sauf Kayla. Mais c'est normal, parce que Kayla c'est la meilleure quoi. Tu lui chopes la main, et il s'écarte pas, alors t'en profites.
- T'viens manger aussi, comme ça tu racontes ta saison ok ? J'ai tout suivi dans les magasines hein, t'as fait des supers scores.
- Mf.
Il a pas envie d'être là. Il a jamais envie d'être là. Dans la même pièce que toi. T'as toujours eu cette impression, et tu détestes ça. Parce que toi t'as tout le temps envie d'être dans la pièce que lui en fait. Alors tu t'pinces les lèvres et tu l'entraines à ta suite, mais ses yeux ont l'air juste scotché au décor, sans écouter vraiment un mot de c'que tu racontes. C'est chiant qu'il écoute jamais c'que tu racontes. C'est comme ça. Tu chuchotes à l'intention de Charlie, oubliant momentanément qu'tu la détestes parce que c'est une grosse pétasse et une grosse balance :
- Il est juste jaloux parce que moi j'ai réussi à fuguer d'Poudlard et pas lui, faut pas croire.
Message publié le 21/08/2025 à 20:28
Ton regard noir se braque sur CharliE, que tu peux pas t'empêcher de traiter intérieurement de grosse balance. Sans doute qu'elle peut le lire dans tes yeux d'ailleurs. Qu'est-ce qu'elle a besoin de dire un truc pareil hein ? Bon. Tu tardes pas à te décrocher d'elle en vrai, parce que maintenant que les lanternes sont allumées, y a un tas d'choses à voir beaucoup plus intéressantes. Tas atterris dans un foutu temple du Quidditch. D'ailleurs, y a ton frangin qui t'salue du haut d'un balai, affiché partout sur les murs.
- Woaaaaah.
T'essayes de tout voir. C'est impossible de tout voir. Y en a partout. Même jusqu'au plafond. Des balais flambants neufs qui s'coursent en huit. T'as jamais vu ces modèles. C'est dingue. Tu sais où t'es, maintenant que t'y réfléchis plus de deux secondes. Parce que y a CharliE Carter et que ça peut signifier qu'une chose : Owen Carter Quidditch. La dame de la malle c'est la dame d'Owen Carter Quidditch ! Tu connais la boutique que de nom. Mais c'est genre une légende ok ? Ton frère est l'égérie du dernier balai. L'OCQ500.
Tu pensais pas pouvoir y mettre les pieds avant au moins ta troisième année à Poudlard.
- Huh ?
Tu te tournes vers les deux Carter avec un air ahuri. T'en oublies le mépris pour CharliE. L'respect pour sa mère - ça peut qu'être sa mère, pas vrai ?
- Nan j'ai pas fait exprès, tu te défends avec chaleur. T'crois quoi.
Pour autant tu regrettes rien. Parce que t'as sous les yeux l'plus cool atelier de fabrication de balais du monde entier.
- Hein ? Non j'ai pas faim, que t'assures plus par réflexe que par souci de rétablir une quelconque vérité. Dites rien s'il vous plait ! On va m'engueuler et tout !
Ok bon. La mère Carter elle déconne pas. Tu sais que toi t'as déconné. Mais si elle prévient le concierge, ça craint. Tu vas encore faire perdre des points à ta maison. Ça doit être de famille d'être une grosse balance, tu penses en jetant un regard noir à l'une, puis à l'autre. T'es rapidement distrait par la chouette de la famille en vrai, parce qu'elle fait tout un speech de piaillement qui résonne et qui te fait éclater d'un rire léger, soudain, parfaitement enfantin. T'essaye de lui caresser les plumes, mais elle a pas l'air de vouloir, alors tu te décides à la laisser tranquille.
- Vous lui dites bien que j'ai pas fait exprès hein ? Tu peux pas t'empêcher de demander en zieutant de biais ce qu'écris la mère Carter sur son parchemin.
Tu peux pas t'empêcher d'suivre du regard la main qui traine dans les cheveux de CharliE, alors qu'elle grimpe les escaliers. Ta maman à toi fait jamais ça. Tu grimaces alors que tu te décides à suivre la rouquine à ton tour. En vrai ? T'as faim. L'endroit est dingue. C'est bordélique, un peu comme l'appartement que vous vous partager avec tes parents, tes frères, et Kayla, mais bordélique magique. Tout est différent de chez toi, en même temps d'être un peu pareil. T'aimes bien. Mais tu l'montres pas. Tu fais la gueule tout l'long. T'as une réputation à tenir.
Bon. Quand tu vois les aiguilles tricoter toutes seules des gros gants d'cuir, t'as quand même la bouche ouverte comme un poisson hors de l'eau. Ça doit être fort de grandir dans une maison pareille. T'es jaloux, un peu. Parce que toi ta maison ressemble à ça sans ressembler à ça. C'est juste le bordel, et ça pue, et maman s'fait avaler par l'canapé, et papa gueule dans tous les coins, et c'est vraiment pas super magique. T'oses pas poser ton cul sur la chaise qui reste. Tu te contentes de regarder la bouffe avec l'air de la jauger.
- Mmmf, tu réponds à la mère Carter sans trop y croire.
T'es à peu près sûr que c'est du pipeau et que ça va te retomber dessus, tout ça. Parce que sans mentir, t'avais rien à foutre dans sa malle, et elle le sait très bien. CharliE le sait très bien. Et CharliE est une grosse balance que l'concierge aime vachement bien.
- J'ai pas faim j'vous dit, t'insiste en croisant les bras, les yeux trainant sur l'décor.
Tu comprends pas la moitié de c'que tu vois. Les photos, qui montrent une femme encore plus âgée qu'la mère Carter - la mamie Carter peut-être bien -, et aussi Owen Carter lui-même. L'horloge avec des aiguilles qui montrent pas l'heure. Tu vois celle d'Owen Carter qu'affiche en déplacement, et tu te demandes vaguement à quoi ça sert de savoir que quelqu'un est en déplacement, vu que n'importe qui qu'est pas là l'est forcément. Aussi, c'est quoi la différence entre en voyage ou en déplacement, et est-ce que Owen Carter va débarquer ?
Tu sais qu'il est un peu porté disparu. Tu lis les magasines. Mais t'es dans sa maison. C'est super bizarre. Alors tu restes là, bras croisés, à attendre que ça se passe. T'as vraiment plus faim, parce que t'as une boule dans l'ventre à l'idée que déboule Horace Milbourne le pote de CharliE Carter, qui va fatalement t'tirer les oreilles, et t'faire faire des corvées pour avoir grimpé sans autorisation dans la malle de M'dame Carter, même que tu l'as pas fait exprès. Tu boudes, en fait. C'est écrit sur toute ta gueule que tu boudes. T'as le même air à peu d'choses près que ton frère sans trop l'savoir, alors que t'affiches ton air pas content.
Message publié le 21/08/2025 à 10:13
T'as pas osé sortir de ta cachette. Ni quand la lumière s'est brusquement éteinte, comme soufflée par magie. Ni quand l'intégralité de la pièce s'est mise à trembler. Ni quand t'as senti que t'étais comme soulevé dans les airs, alors que tes pieds restaient vissés au sol. T'as pas paniqué. Enfin. Presque pas. Ton cœur a eu un sursaut, ta respiration s'est accélérée, et tes yeux se sont agrandis comme deux soucoupes. C'est à peu près tout. Parce que rapidement, t'as compris que la propriétaire de la malle devait juste l'avoir fermé, et qu'elle t'embarquait avec elle.
Du coup t'as pas su s'il fallait qu'tu paniques ou non, et la pression est retombée.
Tu sais pas trop combien de temps t'es resté là, dans ton coin poussiéreux, à te laisser bercer par le mouvement étrange, plongé dans l'obscurité. L'noir t'as jamais fait peur, contrairement à Russell qu'aurait sans doute chialé comme une gonzesse. Tu te demandes juste où tu vas atterrir. T'as jamais trop sur ce que la personne de la malle venait faire à Poudlard, mais t'es à peu près sûr que ça a à voir avec le Quidditch, parce que la malle est toujours près du terrain d'Quidditch.
Alors si elle se tire du terrain d'Quidditch... est-ce qu'elle se tire de Poudlard ?
Est-ce que t'es en train d'quitter l'château sans le vouloir ? L'idée t'fais un peu rire. Ça s'rait une histoire super cool à raconter. Même les plus grands ils savent pas faire. S'tirer d'Poudlard sans autorisation. Tu l'sais parce qu'Elliot il a essayé, et l'directeur a carrément écrit à la maison tellement c'était grave et tout. Tu connais personne qu'a réussi. Mais peut-être bien que toi tu vas l'faire. Putain, quand tu vas raconter ça à Mika, il va jamais t'croire.
T'as soudainement l'impression d'te prendre le sol en pleine gueule alors même que t'as pas bougé. La malle a été posée. La malle a été posée avec tout qui s'est figé dedans, y compris toi, et bientôt c'est le silence qui drape tout l'endroit. Un silence de courte durée. La trappe s'ouvre. Tu t'arrêtes de respirer, brièvement, mais y a qu'un bras qui s'balade, une poignée de secondes à peine, avant que tout se referme de nouveau. Tu lâches un soupir alors que les pas s'éloignent.
Plusieurs longues minutes s'écoulent pendant lesquelles tu t'étires un peu dans tous les sens, te balade à tâtons, manque de faire tomber la plupart de ce qui s'entassent sur les étagères. Ça y est, c'est officiel, tu t'emmerdes. Tu t'emmerdes et personne revient. Si t'es vraiment plus à Poudlard en vrai, ça craint peut-être un peu. Tu sauras pas y revenir. Tu pourras pas raconter à Mika. Tu pourras raconter à personne. Tu s'ras juste paumé au milieu d'rien.
Tu grimaces, pis tu commences à grimper l'échelle. T'as aucun mal à pousser la trappe, et en un instant tu t'es extirpé de la malle pour te retrouver dans une nouvelle pièce. Une pièce plus grande, mais tout aussi bordélique, et pleine à peu près du même bordel que dans la malle en fait. Juste vachement plus éparpillé, et peut-être un peu plus organisé. Vite fait. Ça sent l'bois ici aussi. L'bois, et les produits d'entretien. T'y vois pas grand chose, mais ça t'empêche pas d'explorer.
Une exploration d'courte durée. Juste assez longue pour te dire que t'as pas la moindre foutue idée d'où t'es arrivé.
- Huh ?
Y a la voix d'une fille qu'appelle son père. Une autre qui lui dit d'se taire. Et toi, planté debout au milieu d'la pièce comme un lapin pris dans les phares d'une voiture. Tu bouges sans trop réfléchir, et tu t'prends les pieds dans le manche d'un balai, qui roule au sol bruyamment. Tu t'arrêtes, les épaules haussées, une grimace étirée sur la gueule, tes yeux éclairés par les lanternes qui viennent de s'enflammer.
- J'suis pas un gnome ! Tu réponds par réflexe, les traits énervés, alors que tu reconnais Charlie Carter.
Ton regard passe d'elle à la femme qui se tient près d'elle. Une femme qui lui ressemble énormément, en plus vieille, et en plus jolie.
- Heu... T'es moins sûre, d'un coup, parce que bon. C'est vrai quoi. Qu'est-ce que tu fais là hein ? J'ai pas fait exprès, t'expliques vaguement en cherchant la malle des yeux. C'est que j'... tu comprend, alors, que la femme, cette femme, c'est la femme de la malle, et un plan se forme dans ton crâne en panique : c'est vous, vous m'avez kidnappé ! T'accuses en pointant un doigt sur elle avec toute la conviction du gosse de onze ans - presque douze - que t'es.
Message publié le 20/08/2025 à 14:33
T'as révisé. Sûr qu't'as révisé. T'as relu des bouts de ton manuel, et même quelques uns de tes parchemins nappés d'pattes de mouche. Tu t'sens prêt. Enfin. Pas tellement prêt genre tu vas taper tes meilleurs notes, mais tu t'en fous pas mal d'avoir les meilleurs notes. T'es pas l'genre intello comme Patsy Grimes ou Teddy Fisher. Tu chiales pas quand on t'rend un Effort Exceptionnel. Tu l'sais que ça sert à rien à part faire perdre plein d'temps libre pour apprendre des trucs qui te serviront jamais. Typiquement, savoir qu'le type qu'a inventé l'encre à changement de couleur est mort y a plus d'dix-huit siècles, tu t'en bats les reins. Comme de connaitre les dates de toutes les guerres gobelines entre les Ve et XI siècles, ou d'savoir qu'on prononce Leviossa, pas Leviozaaaa.
Bref. T'as autre chose à foutre que t'noyer dans tes manuels un samedi après-midi ensoleillé. D'autant qu'les samedi après-midi écossais l'sont rarement ! Vachement plus que les samedi après-midi d'Cardiff, par exemple. T'es pas l'seul a faire l'impasse sur la proposition des professeurs de vous aider à réviser pour la journée, faut dire. Z'êtes une bonne poignée à vous balader librement dans le château. Theodore a lancé l'idée d'une énorme bataille de bombamousse dans l'parc, et t'as pas pu refuser. C'est fun, les bombamousses. Carrément plus que rédiger des paragraphes entier avec une plume d'oie qui fait trois fois la paume de ta main, ou de dessiner les contours d'un bubobulb pour en décrire chacune des parties. L'match a duré. Vraiment duré quoi. Tout l'monde a fini trempé, mais c'était l'éclate. T'as pas suivi les autres à l'intérieur pour te changer ou quoi.
T'as préféré aller t'balader.
T'adores Poudlard, mais c'que tu préfères à Poudlard, c'est l'parc. L'terrain d'Quidditch, surtout. Il est balèze, et tu passes des heures entières à mater les entrainements - quand y en a. C'est super impressionnant. T'as pas réussi à prouver qu'tu valais quoi que ce soit sur un balai de toute l'année, mais t'as réussi à grimper dessus plus d'cinq mètres pendant les cours. Tu lâches rien. Spike t'as promis qu'il t'apprendrais quand t'aurais plus l'vertige, et t'y travailles fort. Y a pas d'entrainement aujourd'hui. Rien qu'un terrain vide, avec des anneaux qui montent presque jusqu'au ciel, et qui brillent sous l'soleil. Tu la repères de loin. La malle. C'est pas la première fois qu'tu la vois, vraiment. Une fois l'mois ou presque, quelqu'un vient et la pose là. Tu vois jamais trop qui c'est, ou juste de dos.
La malle t'intrigues. Elle t'a intrigué toute l'année. C'est une vieille malle, un peu comme celle dans laquelle les joueurs de Quidditch rangent le souaffle, les cognards, le vif, mais plus grande, et t'as pas la moindre idée de ce que y a dedans. Alors forcément : tu veux savoir. Pis y a personne autour, et t'es tout seul, et c'est l'occasion ou jamais, pas vrai ? Alors t'approches, et t'approches encore, jusque t'poster devant le corridor qui mène aux vestiaires des joueurs. Toujours personne. T'y jettes un œil. Rapide. Curieux. C'est pas une malle. Enfin si. C'est une malle, mais c'est une malle magique. T'en vois pas l'fond. À la place, une échelle qui descend, et en bas comme du bordel éclairé par ce qui ressemblerait sans doute à des lanternes, si tu pouvais les voir de là où t'es.
Les yeux écarquillés, tu zieutes les alentours une dernière fois avant de définitivement approcher, la gueule un peu béate. T'as beau être cerné de magie depuis le début de l'année, t'as encore jamais vu un truc pareil. Alors tu peux pas t'en empêcher. T'hésites pas une seconde avant de rentrer à l'intérieur, maladroitement descendre tout en bas avant de regarder tout autour de toi. C'est l'bordel. Mais c'est un bordel génial. Y en a partout. Ça sent la sciure de bois. Ça et là, y a des manches de balais, et aussi des brosses, et aussi des ustensiles pour entretenir les balais, et aussi des outils, et aussi des trucs que tu reconnais même pas mais qui t'fascine tout pareil. L'endroit est éclairé par des lanternes, comme tu l'avais deviné, et tu commences à t'y balader. T'as envie d'toucher à tout. Tu t'prives pas d'ailleurs.
En fait, on dirait un atelier d'fabrication d'balais, mais un atelier dans une malle. Surtout, ça a l'air interdit d'être là. Alors c'est forcément cool. T'entends des pas, au-dessus, et tu te précipites soudain, sans même réfléchir, parce que même si rien ni personne te l'fais savoir, tu sais que t'es pas sensé être rentré là-dedans. Tu t'planques. Tu t'planques pas forcément super bien, mais assez sans doute pour pas qu'on puisse te repérer facilement : de toute façon, qui irait s'douter que t'es là ? T'as l'habitude de passer plutôt inaperçu. L'avantage d'être petit, ça, et aussi d'être un enfant. Ça t'arrange bien des fois. Prostré derrière ce qui ressemble à un genre d'établi poussiéreux, tu restes là sans bouger, sans trop savoir non plus pourquoi tu t'es planqué.
Mais c'est fun.
Message publié le 26/07/2025 à 11:58
T'aimes pas entendre le nom de ton frère dans la bouche de Charlie Carter. Elle fait genre qu'elle le connait alors qu'elle le connait même pas. Plein d'gens font ça. Même qu'Elliot veut pas tellement passer de temps avec toi, t'as envie d'leur dire à tous : c'est mon frère, c'est moi qui l'connait mieux qu'vous ! Ton regard noir se pose sur cette fille d'une tête plus grande que toi, et la lâche plus. Si tu l'savais pourquoi tu l'as fait alors ? C'est pas comme si c'était si grave, ce que t'as fait. Tu t'retiens de poser la question pour de vrai, parce que t'as toujours bon espoir que M'sieur Milbourne vous libère sans vous forcer à tout nettoyer. Le concierge, d'ailleurs, se contente d'acquiescer sans trop montrer ce qu'il pense, l'air grave, les yeux froncés.
Pis CharliE pointe du doigt le reste du couloir, et tu suis du regard ce qu'elle désigne. Tu peux que constater les dégâts avec un effarement stupéfait, prêt à te défendre devant une accusation imaginaire. Parce que c'est sûr ça va t'retomber dessus, pas vrai ? C'est pas cette pleureuse de CharliE que M'sieur Milbourne va accuser, et c'est pas Peeves qu'on pourra punir ! On va dire que t'as provoqué tout ça en lançant la première bombapoudre, et aussi te retirer tout plein d'points, et aussi t'faire frotter le sol jusqu'à ce que t'aies au moins vingt-cinq ans. Rouge jusque la pointe des oreilles, des sons te sortent d'entre les lèvres, véritable série de balbutiements qui cherche le début d'une phrase en même temps de trouver la fin d'une autre.
- C'e... M'sieur... Tout ça c'e... Non hein !
Interloqué, le regard d'Horace Milbourne se pose sur toi, un sourcil haussé comme un arc, l'autre étonnement ployé, ses lèvres hermétiquement fermées.
- C'est pas ma faute que Peeves il a fait ça ! Moi j'voulais juste faire une farce, et après c'est parti en couilles et c'est un accident ! Enfin c'est pas un accident mais c'est Peeves il fait tout l'temps n'importe quoi et il aurait fait ça même que j'aurais pas été là et soyez cool m'sieur s'vous plait nous faites pas frotter jusqu'à ce qu'on soit vieux et tout !
Le silence accueille tes derniers mots, que t'as beuglé tellement fort que des armures se sont de nouveau tournées dans votre direction. Un peu essoufflé, les mèches en bordel qu'encadre un visage que tu sens cramoisie, tu supplie du regard le concierge. Il se contente de te regarder en retour, de ce même air complètement fermé. Puis.
- Les scies n'aiment pas les raies, Monsieur Blackburn.
- Huh ?
- Les scies, n'aiment pas, les raies. Il brandit devant toi ses doigts, comme pour mesurer des choses invisibles à tour de rôle. Il aurait fait ça même si je n'avais pas été là ! Les si, n'aiment pas, les rais.
Tu reste con à le regarder, battant des cils en te refaisant la phrase que tu tardes à comprendre dans son intégralité. Même là, tu continues juste de le fixer avec la bouche un peu entrouverte.
- Une chose de plus à noter dans les apprentissages de la journée, conclut Horace avec un sourire qui s'étire finalement d'une joue sur l'autre. Aussi, évitez le mot couilles. C'est vulgaire. Préférez c'est parti en cacahuète ou encore c'est parti en sucette, ou la plus ancienne c'est parti à volo !
- Ok ?
- Je ne compte pas vous faire frotter les sols de Poudlard jusqu'à ce que vous ne soyez plus en âge d'y être. En fait, je pense que nous en avons terminé avec notre leçon du jour. Vous semblez tous les deux avoir appris beaucoup de choses de votre rencontre.
Le soulagement te fait dégonfler la poitrine d'un coup d'un seul. De plusieurs gestes de baguette très précis et ordonnés, Monsieur Milbourne enchante de nouveaux chiffons et balais, qui se mettent à faire le travail qui était le leur jusqu'à présent, avec une énergie qu'ils n'avaient visiblement pas.
- Wah. Tu peux pas t'en empêcher. C'est sacrément impressionnant.
- Qui sait, Monsieur Blackburn. Peut-être apprendrez-vous à faire tout ceci lors d'une prochaine rencontre, pourvu qu'elle ne consiste pas à vous réprimander. Déguerpissez maintenant, il insiste en agitant la main. Non, Miss Carter. Je n'ai pas besoin de votre aide. J'ai une véritable armée à disposition ! Ce dont j'ai besoin il s'abaisse légèrement et baisse le ton c'est que vous retrouviez votre si joli sourire. Sèche tes larmes et va prendre l'air tu veux ? On pourra se faire un thé tout à l'heure si tu veux.
Message publié le 25/07/2025 à 19:14
T'avais déjà décidé que tu la détestais. Mais plus les secondes passent, et pire c'est. Elle trouve que t'appuies trop fort ? Bah t'appuies encore plus fort, en la regardant droit dans les yeux. Elle est folle. C'est ça que tu te dis dans le fond. Parce que dans sa tête ça existe de faire le ménage dans une bonne ambiance, comme si faire le ménage c'était fun. Y en aurait eu une bonne ambiance si elle t'avais laissé filé, pis qu'elle avait fait pareil sans vous foutre tous les deux dans cette situation d'merde. Mais non. Non l'a fallu qu'elle te stop et qu'elle te fasse la morale, pour que Milbourne arrive et que finalement vous vous retrouviez à faire du ménage et qu'elle te dire que non elle est pas contente. Tu te contentes de l'imiter en jetant ta tête à gauche à droite pendant qu'elle parle. T'écoutes à peine. T'as envie de terminer et de détaler.
- Eh !
Tu te plains alors qu'elle t'arrache presque des mains la plaque que t'étais en train de frotter. Pis tu la regardes de biais, avec un air complètement stupéfait, parce qu'elle est vraiment en train de chialer comme une énorme fragile et de demander à Horace de rien dire à sa sœur. Genre vraiment, c'est elle qui fait en sorte que vous vous fassiez prendre, pour ensuite s'inquiéter que l'concierge aille tout répéter ? Peut-être qu'elle aurait du y réfléchir avant d'jouer les balances. T'as beaucoup de mépris dans ton regard tandis que derrière vous s'approche la silhouette longiligne du concierge, qu'a pas l'air le moins du monde déphasé par toute la situation. Y a vraiment pas d'quoi l'être d'ailleurs. Y a que CharliE qui l'est. Toute seule.
- Tt, tt, tt. Pourquoi ces larmes ? Mh ? C'est pas grand chose. Rien qui ne mérite d'ailleurs d'être reporté à vos familles respectives, Milbourne darde son regard globuleux sur vous à tour de rôle. On est ici dans une école, et qu'est-ce qu'on fait dans une école ? On apprend. Monsieur Blackburn, qu'avez-vous appris aujourd'hui ? Vous pouvez lâcher votre chiffon.
Contris - par la présence finalement assez imposante du concierge dès lors qu'il jette son ombre sur vous deux - tu te contentes d'abaisser le bras et d'observer le bout de tes chaussures. Tu réfléchis pour de vrai. Parce que tu la vois la porte de sortie. Sans doute que l'autre qui joue la carte de la pleureuse aide pas trop mal à faire pitié, et même si dans l'fond tu détestes un peu ça, tu dirais pas non à faire s'arrêter cette punition horrible.
- Monsieur Blackburn ?
- La bombapoudre ça s'lave mal, tu murmures en haussant les épaules.
L'éclat de rire d'Horace Milbourne éclaire le couloir tout entier, rebondit sur des tableaux qui semblent subitement cesser leur train-train quotidien, fait même réagir quelques armures intriguées. Tu lèves les yeux sous le coup de la surprise.
- Oui. En effet. La bombapoudre se nettoie très mal, Monsieur Blackburn. Une vraie plaie ! Quoi d'autre ?
Une lueur brillante dans le fond des iris, tu trouves que le concierge à un air un peu fou. Décalé. Loin de bien des adultes que tu as rencontré, à l'exception peut-être du bibliothécaire.
- Heu... Faut pas mentir. Enfin on a l'droit, mais pas toujours. Juste des fois.
De nouveau, le rire de Monsieur Milbourne fait écho dans le long corridor.
- Des fois. Mh. Des fois, ce n'est pas tout à fait exact, Monsieur Blackburn. Ne mentez que pour protéger vos amis, ou celles et ceux que vous voudriez voir le devenir, il prononce sur un ton théâtral, un index en l'air, et les lèvres étirées qui lui creuse les deux joues.
- Ok.
Tu sais pas trop ce qu'il veut dire. CharliE a un peu menti pour te couvrir, mais t'es assez certain qu'elle sera jamais ton amie.
- Miss Carter ? Qu'avez-vous appris.
- A chialer sur commande, tu souffle à demi-ton en détournant le regard, t'attirant un regard noir du concierge.
Message publié le 17/07/2025 à 15:29
Tu détestes Charlie Carter. Elle fait genre qu'elle va pleurer. C'est vraiment une grosse fragile. Tout ça pour pas qu'on lui retire des points, c'est sûr. Ça marche en plus. Le concierge lui retire aucun point. Il s'est contenté de dire j'espère bien que vous allez nettoyer ! Hop hop hop. Pis de leur balancer des chiffons, et de tout bien frotter à la main ! Charli grommelle, imite la Serdaigle a mi-voix tandis qu'il frotte et frotte et frotte : j'vais nettoyer Horace gngngn. Même qu'elle le tutoie, l'appelle par son prénom. Ils se connaissent bien. Elle l'a dans la poche. Elle l'a dans la poche mais elle se donne encore des airs de grosse victime un peu triste alors qu'elle s'est même pas faite engueuler.
- M'sieur Milbourne ça part pas ! Tu râles parce que la poudre colle au chiffon, et plus tu frottes, plus ça s'étale. Sont merdiques vos chiffons !
Le concierge se contente de faire claquer la langue contre son palais en te regardant de haut, la tête secouée de gauche à droite avec aplomb. Tu soupires. Tu recommences à frotter. Faut frotter fort. Beaucoup trop pour la force que t'as dans les bras. T'as l'impression que vous allez y passer toute la journée au rythme où vous aller. T'en veux à Charlie, t'en veux à Monsieur Milbourne, tu t'en veux à toi aussi. Te faire choper comme ça, c'est trop la honte. Tu t'en fiches pas mal des points perdus pour Gryffondor. C'est le début d'année, cinq points c'est pas grand chose. Qu'on puisse savoir qu'une fille t'as lancé un sort dans le dos au milieu des couloirs en revanche ? Horrible.
- J'espère que t'es contente, tu souffles à l'intention de Charlie alors que vous arrivez enfin dans la salle des trophées, et qu'il s'agit d'astiquer chacune des coupes avec l'énergie du désespoir. Il aurait tout nettoyé par magie si t'avais pas essayé de jouer la préfète ou j'sais pas quoi.
Tu sais pas quel âge a Charlie Carter, mais tu sais qu'elle a pas l'âge d'être une préfète. C'est juste une petite je-sais-tout doublée d'une grosse balance. Même que le nom t'évoques un truc, mais t'es pas sûr de quoi exactement. C'est en frottant et frottant encore une plaque dorée sur laquelle brille un nom familier que tu tiltes. Carter. Carter, comme le vieux joueur de Quidditch Owen Carter. T'as la carte, parce qu'Elliot te l'a refilé quand il en a eu un double. Est-ce que Carter c'est juste un nom très commun, ou est-ce que la fille qui vient de le balancer au concierge est vraiment la fille d'Owen Carter ?
T'as très envie de croire que c'est un nom commun, bizarrement.
Tu te contentes de lui jetter un regard suspicieux en te mettant à frotter plus fort. Derrière vous, Monsieur Milbourne siffle un air étrange et entrainant qui résonne peut-être à travers tout l'étage, les mains dans les poches, ses jambes semblant le balader d'un point à l'autre sans aucune logique.