Harry Potter RPG
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Tenancier, un café.

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Lysander Bramblethorn

Professeur de Runes 39 ans Sang-Mêlé·e Britannique Notoriété

Serdaigle
Membre actif de la bêta - merci !
Comptoir du Chaudron Baveur, Samedi 10 Février 2125

Lysander avait utilisé la cheminée de ses appartements à Poudlard afin d'apparaître directement dans celle du Chaudron Baveur, grâce à la poudre de cheminette. Evidemment, l'âtre qu'il utilisait ne pouvait laisser passer personne d'autre que lui, au cas où un élève particulièrement stupide en viendrait à entrer par effraction dans ses appartements avec l'idée saugrenue de sortir de l'école. Evidemment, il était vêtu d'un costume parfaitement ajusté, de la célèbre marque sorcière Alceste & Malfey que bien peu pouvaient se targuer de s'offrir. Les tissus utilisés ne se salissaient jamais, ne se détendaient jamais, n'avaient jamais le moindre fil qui dépassait. Ils étaient, aux yeux de Lysander, la perfection qu'il recherchait. 

 

Ce fut donc sans la moindre trace de suie ou de poussière qu'il arriva à l'auberge servant de jonction entre les deux mondes, sa canne ouvragée frappant fièrement le plancher de l'établissement à chaque pas, jusqu'à s'arrêter devant le comptoir, dans l'extrême droiture le caractérisant depuis de nombreuses années.

 

- Alfred, un café, je vous prie. Noir, précisa-t-il inutilement tandis que le tenancier taciturne hochait la tête autant pour le saluer que pour acquiescer.

 

C'était là une habitude que Lysander cultivait depuis plusieurs années. Dès lors que ses affaires l'amenaient sur le Chemin de Traverse, il s'arrêtait d'abord à l'auberge afin d'y déguster un café serré. Alfred faisait partie de ces personnes discrètes dont il appréciait la présence silencieuse, et respectait à la lettre toutes les normes d'hygiène qui manquaient à certains autres établissements qu'il se refusait à fréquenter. 

 

Ils échangèrent quelques mots polis, sans forcer quoi que ce soit lorsque la tasse fut déposée devant le professeur, et il s'en délecta avec un parfait flegme britannique avant de  délaisser la tasse vide dans sa coupelle, y laissant au passage quelques mornilles. Il salua de nouveau l'aubergiste, avant de quitter les lieux de son allure altière, sa canne désormais coincée sous son bras : il était temps de passer à ses affaires.