



12 ans Sang-Mêlé·e Britannique Notoriété






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Homme - Première année
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Tu crois bien que t'auras jamais fini de t'extasier. D'abord devant la taille du château. On pourrait facilement mettre ta maison toute entière dedans, plusieurs fois. Y a des armures qui bougent. Pour de vrai. La nuit, on t'a raconté qu'elle faisait des tours de garde dans les couloirs. T'es pas bien sûr que c'est vrai, mais t'as déjà entendu le grincement métallique de ton dortoir, alors peut-être bien que c'est pas des conneries. Tous les tableaux bougent. Comme s'ils étaient vivants. Y en a même qui parlent et certains qui t'insultent, avec des vieilles insultes que t'as jamais entendu de toute ta vie - et pourtant t'en as entendu des tas, des insultes. Les cours ont rien à voir avec ceux donnés dans ton ancienne école. Tout le monde écrit sur de vieux parchemins, avec de grandes plumes qui sont vachement difficile à manier, et de l'encre épaisse avec laquelle t'arrête pas de faire des tas sur à peu près tous tes devoirs.
Ça fait déjà plus de trois semaines que t'es là, mais t'as l'impression que tout est encore à découvrir.
T'as écris à Elliot pour lui raconter que t'avais été réparti dans la même maison que lui, et aussi que t'as eu tes premiers cours de vol, et que t'as été génial, et que tout le monde te dit que t'es la prochaine star du Quidditch exactement comme lui. T'as embelli un peu. T'as pas envie qu'il s'imagine que tu lui fous la honte à Poudlard. Il a pas répondu, mais c'est pas bien grave. T'as écris à Kayla aussi. Enfin au reste de ta famille, mais la lettre était adressé à Kayla, parce que tu préfères que ce soit elle qui ouvre l'enveloppe pour pas qu'elle y foute de la graisse partout, et aussi pour qu'elle la lise avant tout le monde. Tu lui as tout raconté dans les moindres détails, et même le cours de vol, mais ça sur un papier à part où t'as bien écrit que fallait pas que les autres lisent. T'attends toujours la réponse, mais c'est normal que ça prend du temps parce que faut que tout le monde écrive une partie. Peut-être même que Maman va écrire une phrase ou deux ? Tu sais pas, mais t'espères.
T'as appris quelques sorts déjà. Des sorts qui paraissent déjà incroyables, même si t'as vu des élèves plus grands se balancer des sorts encore plus dingues dans les couloirs, et que tu sais que tu les apprendras pas avant un moment. Déjà tu sais lancer un Lumos. Mika t'as aussi montré comment lancer le sort du nez coulant, et ça c'est vachement marrant. Mika c'est un garçon de ton dortoir qui vient d'une famille de sorcier, et qui demande qu'on l'appelle Mika, même si en vrai il s'appelle Michael. T'essaies encore de maîtriser le maléfice des chatouilles, mais celui-là est plus compliqué. N'empêche qu'on s'ennuie jamais à Poudlard, parce que même en dehors des cours y a beaucoup trop de choses à faire. Des couloirs à explorer. Des statuts à fouiller. Des bonbons à tester. Récemment, t'as découvert les bombamousses et les bombapoudres, et ça c'est sûr que ça va faire toute ta scolarité.
D'ailleurs t'en tiens une dans la main, qu'on t'a défié de balancer dans la salle des trophées sans te faire prendre.
Facile.
Tu t'avances en jetant des coups d'œils réguliers aux alentours. On est samedi, et le samedi, il y a tellement d'élèves qui se promènent dans les couloirs que personne ne fait vraiment attention à ce qui s'y passe. Tu sais que t'as toutes tes chances. T'as l'impression d'être dans un de ces films qu'aiment mater tes frères à la télévision. La bombapoudre planqué dans la paume d'une seule main, tu te retiens presque de frôler les murs comme un ninja. Presque. C'est-à-dire que tu peux pas t'empêcher de faire un peu comme si t'étais vraiment dans un film, et qu'une musique de suspense accompagnait chacun de tes pas. De commenter, même, tes propres mouvements, une main devant la bouche.
- L'agent Blackburn est en place, je répète, agent Blackburn en place. Roger.
Le chuchotement est absurde, te fait pouffer tout seul alors que tu croise le regard de Mika, de l'autre côté du couloir, loin, si loin qu'il est difficile de même décerner son visage. Tu lèves un pouce discret avant de t'infiltrer directement dans la pièce convoitée. Tu zieute les alentours avec un air qui n'a rien d'innocent, jette ton dévolu sur la vitrine la plus en valeur du lot, sur laquelle semble perpétuellement braquée deux spots de lumière magique provenant du plafond. Un sourire malicieux se dessine alors que tu approche, encore et encore, jusque, dans un mouvement vif, balancer l'arme sur la cible avant de filer sans demander ton reste. Tu n'as pas vu, bien sûr, qu'à l'instant même où tu jetais ta bombapoudre, cette fille te passait devant.
POUF !
La poudre se répand dans la seconde, impossible bien sûr à nettoyer par magie - c'était là tout le fun des armes magiques comme celles-ci, elles étaient impossibles à récurer d'un simple coup de baguette. D'une blancheur immaculée, collante et terriblement volatile, elle ne tarde pas à couvrir les trois mètres carrés à la ronde alors que tu es déjà en train de fuir de toute la force de tes jambes trop minuscules pour t'éloigner efficacement de la scène de crime.