Harry Potter RPG

[En Cours]
Ballade musicale au clair de lune Près de la cheminée, mardi 09 octobre 2125

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Nellie Butler

Femme

16 ans

Hybride

Française

Message publié le 09/01/2026 à 22:29

W/ Athénaïs Ravental

 

Il était tard, ce soir, dans la salle commune des serdaigles, pas un bruit de pas, pas un chat. Nellie, petit oiseau nocturne, attendait ces moments précieux, suspendus entre chien et loup pour quitter silencieusement son dortoir. Les mains tremblantes, le cœur cognant trop fort dans sa frêle poitrine, elle saisissait le léger clavier de piano que son père lui avait offert avant sa rentrée dans l’école de sorcellerie britannique. Le clair de lune nimbait la pièce d’une douceur presque féérique et la jeune sorcière se sentait enfin vivante. Dans l’âtre, les braises d’un ancien feu de bois rougeoyaient encore quand Nellie décida de se caller entre quelques coussins, le clavier posé sur une table basse. Installation de fortune pour un concert nocturne. Le clavier magique fonctionnait sans autre source d’énergie que lui-même et peut-être un peu celle de la sorcière, c’est en tout cas ce que son père lui avait dit : « tu vois bien que tu as suffisamment de magie en toi, sinon il ne résonnerait pas », avait-il soufflé de sa voix chaleureuse. Elle se fichait de savoir si ce n’était qu’un mensonge de plus pour la rassurer. Nellie était peut-être une sorcière cassée, mais comme musicienne, elle se sentait sûre d’elle.

 

La jeune fille régla le volume au minimum. Certains soirs, elle l’éteignait tout à fait, se contentant du bruit sourd des touches sous ses maigres doigts, mais aujourd’hui, un je ne sais quoi la poussa à oser écouter sa propre mélodie. Très doucement, Nellie s’exerça à faire ses gammes, les unes après les autres. C’était un petit rituel qui ne manquait jamais de l’apaiser, elle en venait parfois à y penser toute la journée. Elle oubliait alors, la petit voix de sa génitrice, sa solitude affligeante et la nervosité qui la poursuivaient tout le jour. La jeune sorcière ne se sentait plus pitoyable, elle était bien. Quel dommage qu’il n’existe pas de cours de musicomagie, songeait-elle tristement.

 

Du blanc, du noir, comme les étoiles sur le ciel sombre. Nellie cessa de regarder ses mains pour se laisser charmer par la beauté de cette douce nuit. À travers les fenêtres de la tour de Serdaigle, toute la voie lactée semblait entrer dans ses yeux. D’un accord à l’autre, la sorcière laissa la mélodie la guider vers une symphonie envoutante, complexe, touchante. La jeune femme irradiait. Sans qu’elle ne s’en rende compte, tout son charme de demi-vélane se déployait alors que, concentrée sur son instrument, nourrie par la nuit sans voile, la petite Nellie cessait de se tourmenter.  

Athénaïs Ravental

Femme

17 ans

Hybride

Française

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Misterminutes

Maître du Jeu

Vif de Cœur 2025

Message publié le 10/01/2026 à 12:16

Mes yeux fixaient le plafond. Déjà, les sorcières qui me tenaient compagnie avaient sombré dans un sommeil profond, visiblement à leur aise dans ce décor médiéval. "Poudlard ... ", ai-je soupiré en pensée. La France me manquait. J'ignorais encore la raison qui avait poussé mon père, Lord Antonius Ravental, à demander mon transfert pour cette septième année. A peine eus-je le temps de décrocher mes examens à Beauxbâtons que je me retrouvais, pour une année, dans cette école, objet d'une rivalité ancienne. Intérieurement, je mis cela sur le compte du décès récent de son épouse. J'étais une enfant du secret : reconnue, mais isolée.

 

Me tourner et me retourner dans mes draps n'y changea rien : ce soir, mon esprit vagabondait bien plus loin que l'Ecosse. Dans une profonde inspiration, je me dressai sur mes deux pieds et enfilai une robe de chambre de la couleur de ma nouvelle Maison et me dirigeai vers la salle commune de Serdaigle. C'était probablement l'endroit le plus semblable à Beauxbâtons, pour ma plus grande joie. 

 

Mon regard s'arrêta un instant sur le ciel. A travers une fenêtre de l'escalier, j'admirai sa calrté et les centaines d'astres qui luisaient au loin. Mon Clan était une famille de la terre, du sol. Créatures, plantes magiques et politique constituaient le plus clair de notre quotidien. Et pourtant, la légende était tenace : nos patronus étaient tous de nature aviaire. Tous. Perdue dans mes rêveries astronomiques, descendant les marches en silence, ma main filant distraitement sur les pierres de la tour, une mélodie me figea sur place. "Est-ce du piano ? ", l'interrogation vint d'elle-même.

 

Je me fis aussi discrète que possible. Arrivant à l'angle de l'escalier et de la salle commune, j'observais d'un oeil. "Je connais cette fille ... ", avant de m'hasarder hors de mon esprit et dire en français, d'une voix calme, mon épaule reposant contre le mur et mes bras croisés sous ma mince poitrine :

 

- Nellie ? Nellie Butler ? Qu'est-ce que tu fais ici ? Par Merlin, je ne pensais pas retrouver quelqu'un de Beauxbâtons à Poudlard. Tu sais que si un préfet passe par là ... je laissai ma phrase en suspend, lui offrant tout de même un sourire fin, comme attendrie par ce moment totalement inattendu. 

Nellie Butler

Femme

16 ans

Hybride

Française

Message publié le 10/01/2026 à 13:59

Perdue dans sa mélodie, Nellie se sentait en sécurité, la nuit était encore longue et le week-end qui lui succèderait permettrait à la jeune sorcière de se reposer aussi longtemps qu’elle le souhaiterait le lendemain. Rien n’était donc destiné à briser le charme de cette union furtive entre l’instrument et la jeune fille. Rien ? C’était peut-être présomptueux. Nellie ne perçut ni ne sentit le moindre signe annonciateur. Pas le plus petit mouvement, pas la plus infime ombre, que ses sens, habituellement si vigilants, n’auraient eu aucune difficulté à détecter. Pourtant, une voix qui lui semblait rudement familière s’éleva dans son dos. Fausse note. Sursaut. Nellie se retourna brusquement, écartant les bras devant son piano comme si son corps frêle avait pu cacher le clavier. Son cœur s’était brusquement emballé. Les larmes lui montèrent violemment aux yeux. Joues rouges. Elle avait subitement chaud tandis que, dans la nuit, s’évaporaient les derniers effluves du charme de l’instant, telles des volutes de fumée qui déjà n’existaient plus qu’à moitié. Nellie ? Nellie Butler ? Qu'est-ce que tu fais ici ? Par Merlin, je ne pensais pas retrouver quelqu'un de Beauxbâtons à Poudlard. Tu sais que si un préfet passe par là ...

 

Nellie retint sa respiration tout en détaillant le visage de son interlocutrice. Elle mit quelques secondes à remarquer que celle-ci lui parlait dans sa langue natale, puis les pièces du puzzle s’assemblèrent. Athénaïs. La jeune sorcière avait été élève dans la même année qu’elle à Beauxbâtons, mais cela n’expliquait pas… Tu… que… La jeune sorcière avait toujours fait preuve d’une grande éloquence dans ce type de situation. Je t’ai réveillée ? s’enquit-elle soudain avec anxiété en jetant un regard au volume de son piano. S’était-elle laissée emporter ? Il arrivait quelquefois que, lorsque la mélodie s’emballait, elle finisse par perdre la notion de réalité, son instrument pouvait alors n’en faire qu’à sa tête. Nellie ne parvenait pas réellement à se calmer, ses doigts tremblaient et elle jetait des coups d’œil furtif autour d’elle, comme si d’autres serdaigles demeuraient cachés dans les environs. La vue de son ancienne camarade française ne l’enchantait pas vraiment, la jeune musicienne n’avait que peu d’amis à Beauxbâtons et la demoiselle n’en faisait pas partie.

 

Même de l’autre côté de la mer, son passé semblait trouver un malin plaisir à la tourmenter. Cela faisait seulement un mois que la rentrée avait eu lieu et voilà qu’elle se retrouvait nez à nez avec cette jeune femme qui, malgré elle, réveillait dans son cœur de douloureux souvenirs. Je ne pensais pas que c’était interdit, souffla la jeune élève. Elle n'y avait jamais réellement réfléchi, considérant que ses symphonies nocturnes pouvaient passer pour des révisions tardives, pas de quoi enfreindre le règlement, du moins c’est ce qu’elle croyait. Athénaïs c’est ça ? Nellie n’avait pas envie de répondre à sa question, elle aurait aimé voir la jeune Française disparaitre, retourner d’où elle était venue ou pouvoir remonter le temps pour que ce moment n’ait jamais existé. Si elle lui expliquait les véritables raisons de son changement d’établissement, la fureur de sa mère, la perte de sa baguette, sa pauvre baguette, non. Elle était fébrile, trop fragile, elle ne tiendrait pas une discussion sur ces sujets si intimes face à l’élève, d’autant plus qu’elle la savait particulièrement brillante. Par ailleurs, il y avait de chez elle quelque chose qui l’avait toujours dérangée. Comme un air de famille avec ses aînées, la même assurance, la même facilité à exister, se mouvoir, discuter, charmer… Tout l’opposé de Nellie en fait. La jeune sorcière tenta ainsi innocemment de détourner la conversation : c’est… drôle de te revoir ici, un, deux, trois, je me demandais, allait-elle y arriver ? si toi aussi ta maman…, mais la question mourût sur ses lèvres.

Athénaïs Ravental

Femme

17 ans

Hybride

Française

Avatar de Misterminutes
Misterminutes

Maître du Jeu

Vif de Cœur 2025

Message publié le 10/01/2026 à 20:24

- Tu… que… Je t’ai réveillée ?

- Non, non. Rassure toi, je n'arrivais juste pas à dormir. Ta musique m'a attirée jusqu'ici.

 

D'un pas gracile - j'étais les pieds nus, sur le tapis de la salle commune -, j'avançais dans la direction de Nellie. M'approchant de la cheminée au feu mouronnant, je m'assis au sol en ramenant mes jambes en dessous de moi dans ce qui formait un demi "M". Lissant ma robe de chambre d'un revers distrait de la main, j'observais ma consoeur Vélane expérimenter une terreur que je jugeais tout à fait hors de propos. 

 

- Je ne pensais pas que c’était interdit. Athénaïs c’est ça ? C’est… drôle de te revoir ici ... je me demandais ... si toi aussi ta maman …

 

La seconde interrogation de Nellie me fit l'effet d'un souffle glacé sur ma nuque. S'il existait bien dans ce monde sorcier un sujet qui hantait mon âme, c'était bien celui-ci. Comment une chose aussi fragile pouvait s'aventurer sur un terrain aussi dangereux ? Était-ce cela, l'énergie du désespoir ? Je serrai imperceptiblement ma mâchoire, dardant un regard nettement moins sympathique sur Nellie, répondant, avec toute la retenue dont je pouvais faire preuve dans ce moment :

 

- Ma mère ... ai-je appuyé - par pitié, "maman" - ... ma mère, disais-je, est effectivement une Vélane. Et mon père est Antonius Ravental, notre Professeur de Botanique. Je sais bien que cela est un sujet de discussion dans les couloirs ... mais je sais aussi que cette information sera à l'abri avec toi, pas vrai ? Je ... n'aimerais pas que cela s'ébruite. Tes soeurs m'ont parlé de tes parents, elles aussi.

 

Je fermais les yeux l'espace d'un instant. Assez pour reprendre contenance. J'avais en horreur d'être décontenancée. Ronsenac, bien à l'abri dans une poche intérieure de ma robe de chambre, m'envoya une petite décharge - bois de noisetier oblige -. Je ne pouvais pas laisser mes émotions prendre le dessus. Le plus court chemin vers le chaos et des résultats ... regrettables. C'est ce que mon père m'avait enseigné. C'est ce que notre Clan m'avait enseigné, avec cette maudite pomme.

 

- Mais je t'ai interrompu. Continue, continue de jouer, si le coeur t'en dit.

 

Retrouvant le silence de la nuit, je fis léviter d'un geste de la main deux buches vers l'âtre.

Prenant une profonde inspiration, j'incantais ensuite un "Incendio" en usant de la manumagie. Afin de transmettre l'énergie nécessaire à la combustion, j'ouvris sèchement ma main en direction de l'âtre, concentrant ma magie en un point précis. L'embrasement fut immédiat, réchauffant l'atmosphère tout en me redonnant un fin sourire énigmatique. Les flammes dansaient dans mes pupilles glaciales, tandis que je frottais distraitement mon tibia.

 

Athénaïs Ravental a lancé un sortilège en utilisant la manumagie !

Sortilège
Sortilège de Combustion
Difficulté
4
Résultat D20
16
Interprétation
Réussite
XP gagnée
10

Prenant une profonde inspiration, j'incantais ensuite un "Incendio" en usant de la manumagie. Afin de transmettre l'énergie nécessaire à la combustion, j'ouvris sèchement ma main en direction de l'âtre, concentrant ma magie en un point précis. L'embrasement fut immédiat, réchauffant l'atmosphère tout en me redonnant un fin sourire énigmatique. Les flammes dansaient dans mes pupilles glaciales, tandis que je frottais distraitement mon tibia.

Autres résultats possibles

Prenant une profonde inspiration, j'incantais ensuite un "Incendio" en usant de la manumagie. Afin de transmettre l'énergie nécessaire à la combustion, j'ouvris sèchement ma main en direction de l'âtre, concentrant ma magie en un point précis. L'embrasement fut immédiat, réchauffant l'atmosphère tout en me redonnant un fin sourire énigmatique. Les flammes dansaient dans mes pupilles glaciales, tandis que je frottais distraitement mon tibia.

Prenant une profonde inspiration, j'incantais ensuite un "Incendio" en usant de la manumagie. Afin de transmettre l'énergie nécessaire à la combustion, j'ouvris sèchement ma main en direction de l'âtre, concentrant ma magie en un point précis. L'embrasement fut légèrement diffus, réchauffant l'atmosphère tout en me redonnant un fin sourire énigmatique. Les flammes dansaient dans mes pupilles glaciales, tandis que je frottais distraitement mon tibia.

Prenant une profonde inspiration, j'incantais ensuite un "Incendio" en usant de la manumagie. Afin de transmettre l'énergie nécessaire à la combustion, j'ouvris sèchement ma main en direction de l'âtre, concentrant ma magie en un point précis. L'embrasement ne se produisit qu'au second essai, réchauffant l'atmosphère tout en me redonnant un fin sourire énigmatique. Les flammes dansaient dans mes pupilles glaciales, tandis que je frottais distraitement mon tibia.

Nellie Butler

Femme

16 ans

Hybride

Française

Message publié le 11/01/2026 à 14:33

Il était parfois difficile pour Nellie de mettre le doigt sur ce qui clochait réellement chez elle, cette drôle de façon qu’avaient ses pensées de s’embrouiller dans les dédales sans fond de l’angoisse. Elle se souvenait pourtant de moments de sa vie dans lesquels elle avait pu expérimenter une douce lucidité, la possibilité de démêler le vrai du faux, les peurs légitimes de celles qu’inventait seul son esprit tordu. Depuis son échec aux examens de l’école française, son corps était constamment en proie à l’hypervigilance et seuls les moments solitaires passés à se perdre sur les touches de son instrument lui permettaient de recharger ses batteries pour survivre à la journée suivante. Dans cette bulle de douceur qu’elle peinait à se créer la présence d’une intruse n’était clairement pas désirée.

 

Sa diversion paraissait néanmoins avoir fonctionné. Ton dur, regard fermé, son interlocutrice semblait touchée de sa question. Du moins c’est ce que Nellie pensait apercevoir. Elle n’était plus sûre de rien. Combien de fois s’était-elle déjà trompée sur les intentions d’autrui, s’excusant alors même qu’aucun mal n’avait été commis ? Ce soir pourtant, une sorte d’instinct semblait lui affirmer que son impression n’était pas biaisée. La jeune sorcière s’en inquiéta malgré elle immédiatement. Athénaïs n’évita pas pour autant la question et poussa la discussion jusqu’à la confidence. Nellie ne savait pas si elle devait se sentir flattée ou non de se voir divulguer ces informations. Elle ne connaissait que très peu sa camarade et ses propos semblaient tenir plus de la menace que du partage en confiance. Les Vélanes font de mauvaises mères, souffla-Nellie en recommençant à pianoter légèrement sur son clavier comme l’avait invitée à le faire la jeune femme. Sous ses doigts, les touches délicates constituaient un point d’ancrage qui lui permettait étrangement de tenir la conversation avec moins d’anxiété qu’elle ne l’aurait cru possible, c’était toujours bon à savoir.

 

Athénaïs rendit vie aux braises dans l’âtre d’un geste de la main et la jeune musicienne sourit tristement à la vue de cette nouvelle capacité qu’elle ne pourrait sans doute jamais développer. Tous les élèves de son âge semblaient avancer à vitesse grand v. La française aussi était tout justement arrivée d’un autre pays et avait sans doute dû laisser derrière elle une bonne partie de son cercle social, pourtant, elle semblait s’être intégrée à ce nouvel établissement avec une facilité déconcertante. Il y avait là une injustice qui prenait Nellie à la gorge bien plus qu’elle n’aurait pu l’admettre. La jeune femme détourna le regard pour le poser une nouvelle fois sur la nuit claire. Les flammes dans la cheminée coloraient la pièce par petites touches orangées et mouvantes. Athénaïs avait-elle subitement eu froid ?

 

Nellie, déposant délicatement ses mains sur son instrument se mit à jouer une mélodie apaisante comme pour tenter de réchauffer le cœur de l’intruse. Elle se sentit mieux alors que, timidement, la magie réopérait à nouveau. Je savais que tu devais être à moitié Vélane, doigts qui virevoltent sur le clavier tu me rappelles Astrid et Margaux, et ce n’était malheureusement pas un compliment. Mais moi je le corps se fige je ne suis pas comme elles triste aveu. Nellie croisa doucement les bras, frottant de ses paumes ouvertes son corps à demi recroquevillé. Non, je ne suis pas une Vélane, ajouta-elle d’un ton chagriné comme pour elle-même. La jeune sorcière se laissa doucement tomber sur le dos, rattrapée par les coussins qui jonchaient le sol. Le regard fixé sur le plafond de la salle commune, elle souriait doucement. Tu as peur de quoi ? De ne pas être une véritable sang pur ?

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