Femme
16 ans
Sang pur
Égyptienne
Identité
-
- Cinquième année
- Surnoms : --
- Nationalité : Égyptienne
Capacités & Statuts
Groupes
Message publié le 13/01/2026 à 18:13
w/ Cassie Dunn
La fatigue, cette drôle d’ennemie qu’on ne pouvait pas ignorer bien longtemps avait décidé d’assaillir Neith en ce début janvier morose. La mal du pays lui trouait l’estomac et les derniers évènements l’avaient mise dans un demi état d’alerte qu’elle peinait à enrayer. La sorcière avait des standards élevés et nombreuses commençaient à être les personnes qu’elle ne souhaitait pas décevoir. D’habitude si calme et posée, la serpentarde commençait sérieusement à être à cran. Le moindre bruit de plume ou de papier lui faisait serrer les dents et elle avait ainsi décidé de quitter la bibliothèque en quête d’une salle de cours dans laquelle travailler en paix.
Peu d’élève déambulait à cette heure tardive dans les couloirs glacés du château qui faisaient regretter à l’Égyptienne la morsure du sable chaud de son pays natal. Comment Nepthys avait-elle pu s’exiler dans ce trou à rat britannique ? Décidément, elle ne comprenait pas les choix de son aînée. L’élève finit par trouver un local entr’ouvert et choisi d’y élire domicile. Elle n’avait pas pour habitude de veiller tard, étant plutôt une adapte de l’aurore que du crépuscule, mais si elle voulait réussir son cours d’Histoire de la magie, il allait falloir mettre les bouchées doubles. Neith savait que sa cousine n’attendrait pas d’elle autre chose que l’excellence. Bonjour la pression. Elle savait très bien que tout ce cirque de la souffrance qui doit vous renforcer et autres stupidités n’avaient absolu aucun sens, mais même si elle restait lucide sur ce qu’elle considérait comme des failles monumentales de la culture de son clan, il était très difficile d’échapper à des injonctions millénaires qui pourrissaient votre inconscient. Neith ne se montrerait pas faible, jamais, quand bien même la définition de faiblesse qui lui avait été enseignée ne rimait à rien.
Rapidement, son esprit se détourna pourtant de son cours pour s’échapper vers son faux jumeau de frère, Ahmès. Le garçon lui manquait comme une moitié d’elle-même restée sur la terre des Pharaons et elle se sentait étrangement vide. Neith soupira en saisissant une bout de parchemin sur lequel elle commença à griffonner une lettre à destination de son frangin. Même dans ces circonstances, elle savait qu’elle ne pouvait pas s’exprimer librement. Il était pratiquement certain que Sethi avait un droit de regard sur l’entièreté du courrier à destination de sa maisonnée, mais son frère saurait lire derrière ses lignes. Cher Ahmès.