Femme
16 ans
Hybride
Française
Identité
-
- Sixième année
- Surnoms : --
- Nationalité : Française
Capacités & Statuts
Groupes
Message publié le 14/01/2026 à 15:18
w/ Mellitus
La salle commune de Serdaigle était plongée dans l’obscurité d’une nuit cotonneuse. Le ciel avait cessé de cracher sa poudreuse sans pour autant se départir des lourds nuages qui continuaient de le voiler. Ce soir, la douce lumière de la lune ne projetterait pas ses reflets bleutés dans la pièce. L’atmosphère hiémale donnait à voir un autre type de féérie. Nellie avait l’impression de rejouer une scène qu’elle avait déjà vécue aux côtés de la jeune Athénaïs. Cette fois, cependant, elle avait volontairement choisi d’ouvrir à un étranger cette bulle d’apaisement qu’elle tentait de recréer tous les soirs. Un étranger qui ne l’était sans doute déjà plus tant. Mellitus. La jeune sorcière gardait un doux souvenir de leur promenade enneigée ainsi qu’un léger rhume malgré toute la prévenance dont avait cherché à l’entourer le garçon. Malgré elle, Nellie ne pouvait s’empêcher de sourire comme une enfant, partagée entre l’impatience et la peur de lui faire découvrir son jardin secret.
Imitant les gestes de l’autre demi-vélane qu’elle avait rencontrée, la sorcière pointa sa baguette vers l’âtre pour en raviver la flamme : incendio, murmura-t-elle. Elle allait avoir besoin d’un peu plus de lumière pour glisser ses doigts fins sur les touches blanches et noires de l’instrument. Les dernières braises s'enflammèrent, diffusant leur chaleur dans la pièce.
Mellitus et elle avaient convenu d’une heure plutôt tardive à laquelle se retrouver hors de leur dortoir. La jeune sorcière avait eu peur un instant malgré tout de tomber nez à nez avec un élève en quittant sa chambre sur la pointe des pieds, le léger clavier glissé sous son bras, mais pas de danger, la pièce était belle et bien déserte. Elle déposa son piano magique sur la petite table basse qu’elle avait pris l’habitude d’occuper, non sans en chasser les différents livres que ses camarades avaient pu laisser traîner sur le mobilier. Du coin de l’œil, elle aperçut un des petits origamis en forme de grue qu’elle s’était amusée à métamorphoser avec Devon. La sorcière faisait de belles rencontres en ce moment. Elle prit un instant pour apprécier le silence et la douceur de cette fin de soirée et expira lentement, essayant de chasser ce trouble qui lui asseyait le cœur à l’idée de revoir son camarade.
Tout était prêt pour l’arrivée du garçon et Nellie décida de pianoter rapidement une petite mélodie en l’attendant. Le volume de l’instrument était réglé proche du minimum pour ne pas risquer de réveiller d’autres élèves, ou pire, un préfet comme le lui avait mentionné Athénaïs en début d’année. La jeune fille se disait qu’elle se sentirait sans doute moins anxieuse si Mellitus arrivait pendant son morceau qu’en se trouvant forcée de commencer à jouer devant lui. Elle prit donc le parti de ne pas l’attendre et, comme chaque soir, la même magie s’empara d’elle.
Nellie oublia l’entièreté de son monde lorsque ses mains se posèrent sur l’instrument, les contours, les bruits, les odeurs disparaissaient autour d’elle pour que résonne le seul bruit du piano. Son cœur battait dans sa poitrine au rythme de la symphonie et, petit à petit les critiques de sa mère, son autodépréciation permanente, l’ensemble de ses petits ou grands échecs, de ses hontes plus ou moins lourdes, plus ou moins légitimes s’éloignaient pour ne laisser place qu’à une douce sérénité. Sans ces moments suspendus, la jeune sorcière ne savait pas comment elle aurait survécu à ses journées jusque-là. Elle se demandait d’ailleurs comment ceux qui ne jouaient pas de musique parvenaient à s’en sortir dans un quotidien si tourmenté. Concentrée sur le piano, perdue dans sa mélodie, Nellie cessait de réfléchir. Elle jouait instinctivement, sans se poser de question, alors qu’autour d’elle tout son charme de demi-vélane se déployait. Sa peau délicate scintillait comme un clair de lune tandis que ses longs cheveux châtains se trouvaient soudainement parés de reflets d’or. Sans en avoir conscience, elle attirait son ami dans un piège aussi dangereux que surnaturel.
Nellie Butler a lancé un sortilège en utilisant sa baguette : Mélodie !
- Sortilège
- Sortilège de Combustion
- Difficulté
- 4
- Résultat D20
- 7
- Interprétation
- Réussite
- XP gagnée
- 10
Les dernières braises se s'enflammèrent, diffusant leur chaleur dans la pièce.
Autres résultats possibles
Les dernières braises se s'enflammèrent instantanément, diffusant leur chaleur dans la pièce.
Malheureusement, seules quelques flammèches prirent vie dans la cheminée avant de s'éteindre lentement. Nellie soupira. Il faudrait qu'elle pense à demander un coup de main à son ami serdaigle pour ça.
Malheureusement, rien ne se produisit et Nellie soupira. Il faudrait qu'elle pense à demander un coup de main au serdaigle pour ça.