Femme
17 ans
Sang pur
Britannique
Identité
-
- Sixième année
- Surnoms : Cass
- Nationalité : Britannique
Capacités & Statuts
Groupes
Message publié le 19/01/2026 à 22:16
TCA
L’air lui manquait. Une fois encore, son reflet avait eu le dessus et l’avait laissée plonger dans ses pires revers. Même alors qu’elle avait bien senti ses limites atteintes, elle n’avait pu se contrôler. S’arrêter. La poubelle cachait à présent son méfait, et la simple vue du carton coloré lui rappelait que ça avait été celui de trop. Une lourdeur immense l’habitait et lui donnait l’impression d’être en plomb. Disparue l’armure qu’elle se fabriquait au quotidien. Là, ne lui restaient que la honte et le besoin irrépressible de se délester d’un poids au cœur. Au corps.
Les couloirs du château étaient vides, ou peu fréquentés. L’heure avancée n’y était probablement pas pour rien. Bientôt, elle devrait se rendre dans son dortoir car le couvre-feu approchait. Non pas que cela ait une quelconque importance pour elle, dans le fond... Mais quoi qu'il en fut, elle ne rentrerait pas avant d’avoir expié. Impossible pour elle de retourner voir ces idiotes qui lui servaient de camarades de chambre dans cet état. Se montrer vulnérable représentait un risque auquel elle se refusait fermement.
Cassie n’entendait que le bruit de ses chaussures contre la pierre et son souffle entrecoupé par l’émotion. Ses pas la guidèrent, comme par habitude, vers les toilettes qu’elle savait souvent inoccupées. Un instant, elle s’arrêta devant l’évier qui se trouvait au centre de la pièce. De l’eau, pour se rafraichir. Elle avait besoin d'eau. Alors qu’elle faisait tourner le robinet qui trainait trop selon elle à faire crachoter un filet d’eau correct, son regard sombre croisa le reflet qu’elle avait jusque-là tenté d’éviter.
La vue qu’elle eut ne fit que confirmer son besoin urgent. Sans même avoir touché l’eau ni coupé le robinet, elle se dégagea de là pour aller s’enfermer dans l’une des cabines non loin. Le bruit du jet couvrirait un peu le bruit de son expiation, de sa libération. C’est nécessaire, continuait de lui marteler son cerveau. C’était tout ce qu’elle méritait. Et peut-être un jour, cela finirait par payer.