Harry Potter RPG

[En Cours]
Bien lunés... ou pas Non loin du lac noir, vendredi 26 octobre 2125

Accueil Poudlard L'extérieur Bien lunés... ou pas
Ferguson Decker

Homme

17 ans

Sang-mêlé

Britannique

Avatar de Deb
Deb

Maître du Jeu

Vif de Cœur 2025

Message publié le 20/01/2026 à 19:06

Pour rappel Monsieur Decker,
La Nouvelle Lune est pour ce soir.
Faites un choix judicieux !


Il se d'mande encore parfois ce qui lui a pris de continuer l'astronomie. Dans l'doute, c'est de la faute de Sam. C'est souvent d'la faute de Sam. Quoi qu'c'est pas d'la faute de Sam si Wickerson le tient présentement par les couilles. L'mec sait y faire. Entre des heures d'retenue l'cul vissé sur un siège à recopier des pages de manuel toute entière ou faire son putain d'exercice à la con, y a eu zéro débat. En prime, ça lui donne une excuse pour être dehors après l'couvre-feu et s'en cramer une dernière.

- Le professeur Wickerson m'a averti du temps que ce rituel peut prendre, Ferguson, n'oubliez pas de revenir lorsqu'il sera terminé, avait suggéré le concierge en refermant la porte derrière lui, sa tête comiquement penché vers l'avant.

 

L'message aurait pas pu être plus clair. Passe-droit ou non, il est surveillé. Pas qu'il se soit attendu à une grande liberté. Poudlard est à la fois l'pire et l'meilleur foyer dans lequel t'aies pu crécher. Balèze, magique, mais putain d'règlementé. C'est peut-être bien pire depuis l'début du tournoi, parce que y a des membres de la Brigade qui rode un peu partout comme si l'château allait soudain subir un attentat. L'est quand même assez seul alors qu'il descend le long du sentier pour rejoindre le lac.

 

- P'tain de bullshit, Fergus peut pas s'empêcher de maugréer en plantant sa cigarette à ses lèvres pour l'allumer.

Fait sombre. Fatalement. Pas que ça pousse le batteur a lancer l'moindre Lumos. Ça fait bien longtemps qu'il s'est habitué à se balader dans la pénombre ou la complète obscurité. C'est la meilleure façon d'pas se faire emmerder. Sa veste de Quidditch est le seul rempart contre l'air glacial, qui semble pas tellement lui importer. Ses baskets laissent derrière elles de légères empreintes dans la terre meuble tandis qu'il approche du point de rendez-vous.

 

Un rendez-vous céleste.

La gueule tournée vers le ciel, Fergus expire sa fumée de clope, puis jette le mégôt entre les galets. Un mouvement de main le fait disparaitre dans le néant. Une habitude nouvelle que Sam lui martèle depuis près de deux ans déjà, et qui commence seulement à porter ses fruits. Baguette sortie de la poche de son jogging double épaisseur, Ferguson dessine un cercle au sol, ressort le parchemin du cours d'astronomie précédent.

 

- C'est quoi d'jà ? Fôck it.

Alison Carter

Femme

17 ans

Sang-mêlé

Britannique

Intendant des greniers

Message publié le 23/01/2026 à 11:36

Les règles d'Alison sont arrivées ce matin sous la douche, lui rappelant ironiquement que son corps n'en fait qu'à sa tête, et qu'il peut très bien décider de s'accorder à la nouvelle lune de ce soir, juste pour l'emmerder. En carences alimentaires, elle n'a jamais eu le cycle de 28 jours des manuels scolaires comme Freya ou, plus récemment, Charlie. Mais ses efforts de sport et de nutrition des dernières semaines en vue de préparer le tournoi portent leurs fruits : de belles règles bien abondantes et douloureuses qu'elle déteste déjà. Son lot de consolation reste d'espérer qu'elle sera tranquille pour la première épreuve dans huit jours. En attendant, elle embarque une gourde de tisane avec elle vers l'extérieur froid de fin octobre. Sa besace contient aussi du matériel de mesure, des feuilles de parchemin annotées, son exemplaire du dernier Glamoured Gazer qu'elle n'a pas trop pris le temps de feuilleter, Lilly Lovedoll, et une pochette ensorcelée remplie d'au-cas-où-elle-en-aurait-besoin. 

 

Lanterne en main, cape épaisse émeraude couvrant ses mèches rousses jusqu'à ses chevilles, Alison dévale les escaliers magiques, pressée d'en finir avec son devoir d'astronomie. En temps normal, elle aurait adoré découvrir son empreinte astrale et la signification de la position des planètes en résonance à son thème. Ce soir, elle se sent bougonne, contrariée pour rien, et l’imminence du samedi 03 novembre n'arrange certainement pas la situation. Elle voudrait passer ses journées à réviser et s'entraîner, sauf qu'on lui impose de suivre le rythme scolaire sans aucune forme de faveurs. 

 

Heureusement, des gens comme Horace, et Bart, et même sa petite sœur, existent.

Ils la soutiennent, indéfectiblement, ce qui relève du masochisme parfois. 

 

— Merci, à toute, répond-elle au concierge lorsqu'il referme la porte derrière elle.

 

Bref, il fait au maximum 5°C dehors ce soir. Sa respiration forme des nuages blancs de condensation alors qu'elle s'enfonce en direction du lac avec ses baskets de sport aux pieds. Elle ne s'attend à voir personne. Bien sûr, la Serpentard a vérifié son calcul plusieurs fois pour toujours retomber sur la nouvelle lune, et bien sûr, elle s'est entraînée en cherchant le point de convergence des membres de sa famille, et de quelques camarades de classe, dont Ferguson, planté là sous ses yeux mornes. 

 

Fallait qu'il vienne, pense-t-elle, déconfite. De tous les calculs qu'elle a réalisé, ils sont les seuls sur la nouvelle lune, mais jamais Alison ne pensait voir Ferguson réaliser le rituel bonus demandé par Sir Wickerson. Au risque de me répéter, elle ne s'attendait à voir personne. Avant qu'il n'ait le temps de sortir une connerie plus grosse que lui, elle suspend la lanterne à une branche en maugréant. Si tu t'poses la question, oui, j'ai eu la nouvelle lune sur mes calculs, comme toi. Par contre j'pensais pas qu't'allais v'nir. Elle le fixe, le regard accusateur, une douleur lancinante au ventre. Et oui, j'ai mes règles, ajoute la Serpentard d'une voix qui ne laisse aucune place au doute : elle est d'humeur massacrante. Son regard analyse le cercle dessiné par Ferguson tandis qu'elle sort la gourde de tisane de sa besace pour en boire une gorgée.

 

Elle se brûle la langue. Mais putain ! Bon. T'en es où du coup ? demande-t-elle en posant la boisson au sol avant de tracer une courte spirale devant elle d'un geste de l'index. Flammae Caeruleae. Immédiatement un petit bouquet de flammes bleues apparaît à disposition d'Alison. Plutôt satisfaite, elle y réchauffe ses mains en les présentant côté paumes, prête à écouter le Poufsouffle. 

Alison Carter a lancé un sortilège en utilisant la manumagie !

Sortilège
Enchantement des Flammes Bleues
Difficulté
4
Résultat D20
16
Interprétation
Réussite
XP gagnée
10

Flammae Caeruleae. Immédiatement un petit bouquet de flammes bleues apparaît à disposition d'Alison. Plutôt satisfaite, elle y réchauffe ses mains en les présentant côté paumes, prête à écouter le Poufsouffle. 

Autres résultats possibles

Flammae Caeruleae. Immédiatement un joli bouquet de flammes bleues apparaît à disposition d'Alison. Satisfaite, elle y réchauffe ses mains en les présentant côté paumes, prête à écouter le Poufsouffle. 

Flammae Caeruleae. Une faible flamme bleue apparaît puis disparaît immédiatement. Vas-y j't'écoute hein, râle Alison.

Flammae Caeruleae. Une flamme bleue apparaît au bout de son doigt, brûlante. MAIS PUTAIN ! Elle l'éteint en se pressant furieusement l'index. Vas-y j't'écoute hein, râle Alison.

Ferguson Decker

Homme

17 ans

Sang-mêlé

Britannique

Avatar de Deb
Deb

Maître du Jeu

Vif de Cœur 2025

Message publié le 23/01/2026 à 16:45

Les yeux plissés pour lire dans la pénombre, Ferguson jure encore tandis qu'il réalise qu'il aurait du vérifier son parchemin avant de venir jusqu'au lac. Parce qu'il a zappé beaucoup trop de matériel. En fait, il a pris qu'sa baguette magique. Pouvait pas lui rappeler qu'ça suffisait pas dans son message de merde Wickerson ? Est-ce qu'il peut pas juste faire comme ci ? L'a pas l'temps d'y réfléchir bien longtemps. Des bruits pas s'approchent, le faisant relever la tête vers une silhouette familière. Enveloppée dans son épaisse cape aux couleurs de Serpentard, une simple paire de baskets aux pieds, Alison Carter balance une lanterne au bout de son poignet, les yeux rivés sur lui.

 

Surpris, Ferguson a pas l'temps d'en placer une qu'elle aboie dans sa direction tout en accrochant sa lampe à une branche.

 

- Huh ?

 

Sérieux ? Elle est là pour l'astronomie aussi ? Ben merde. Ça va pas l'faire ça. Ça va même pas l'faire du tout. Parce qu'il s'tient l'plus loin possible d'Alison Carter d'puis des jours, c'est pas pour s'coller un putain d'tête à tête sous les étoiles. Il reste étonnamment silencieux tandis qu'elle l'assassine du regard, s'tâte à s'tirer sans rien ajouter. Sauf que Wickerson manquerait pas d'le cueillir. Même la présence de la meuf qu'il esquive soigneusement depuis près d'une semaine suffit pas à lui donner l'envie d'se taper des kilomètres de parchemin. Il réprime un rire alors qu'elle s'brûle avec ce qu'elle boit à même sa gourde. S'pince les lèvres à la place en matant ailleurs, les mains tenait son stupide cours et sa baguette toujours figé dans la même position d'puis le départ.

 

- Heu...

 

Les flammes leur lèchent le visage dans d'étranges gerbes bleutées, ponctuant l'absurdité d'la scène.

 

- J'sais pas trop, il concède finalement en abaissant son parchemin et en haussant les épaules, visiblement imperméable aux humeurs d'Alison. J'crois qu'j'ai oublié mon matos.

 

Là. Elle peut copieusement s'foutre de sa gueule. Y a rien d'autre à faire. Ses doigts replient machinalement son cours dans un des coins tandis qu'il cherche la lune du regard. En quête d'illumination peut-être bien, ou alors pour s'faire oublier un peu.

Alison Carter

Femme

17 ans

Sang-mêlé

Britannique

Intendant des greniers

Message publié le 23/01/2026 à 19:07

La relâche générale de tout Poudlard à l'approche du bal d'Halloween et de la 1ère tâche du tournoi renforce l'impression de solitude d'Alison.

 

D'ailleurs, l'attitude évasive de Ferguson agace l'adolescente. Elle le dévisage de haut en bas tandis qu'il devient subitement oisif. Mais t'as fumé ou quoi ?! demande la sorcière, parfois spectatrice des errances de certains élèves aux yeux à moitié ouverts. Jimmy par exemple, l'un des meilleurs potes du batteur de sixième année, qui attend rarement le vendredi soir pour se rouler des joints. 

 

Elle laisse tomber sa capuche en arrière et observe un peu mieux le cercle au sol. Ouais donc tu l'as fait ici au pif quoi, conclue-t-elle hâtivement en sortant un outil métallique (ressemblant très fort à un sextant) de sa besace, ainsi que son propre parchemin résumant la méthode du rituel. Le bouquet de flammes bleues qui continue de flotter au milieu des airs complète l'éclairage de la lanterne suspendue à l'arbre et permet à Alison de relire les instructions Faut trouver Orion, viser la Bételgeuse et ajuster l'angle grâce à la surface du lac. La même avec Cassiopée et c'est le deuxième sommet par contre. Elle prend le temps de se relire, puis lève le nez en direction du Poufsouffle qui n'a pas franchement l'air de l'écouter. Gus. Gus, tu comptes le faire aussi ou pas ? Moi j'veux bien t'aider mais intéresse-toi un minimum au moins. On va pas passer la nuit ici. Il agit bizarrement. Sauf que la Serpentard veut en finir au plus vite pour rentrer au chaud. Elle abandonne son parchemin contre le torse de l'adolescent et pointe sa baguette vers le ciel étoilé. Interstellas !

 

 

Au bout de quelques longues secondes, les constellations visibles au dessus du lac prennent vie, reliées entre elles par des filaments de magie. Leurs noms apparaissent, ainsi que celui des étoiles qui les composent. Sauf que le comportement de Ferguson déconcentre Alison qui arrête l'exercice et le fixe, abrupte. Tu m'fais la gueule ?

Alison Carter a lancé un sortilège en utilisant sa baguette : Lilly Lovedoll !

Sortilège
Sortilège de la Constellation
Difficulté
4
Résultat D20
10
Interprétation
Réussite
XP gagnée
10

Au bout de quelques longues secondes, les constellations visibles au dessus du lac prennent vie, reliées entre elles par des filaments de magie. Leurs noms apparaissent, ainsi que celui des étoiles qui les composent. 

Autres résultats possibles

Immédiatement, les constellations visibles au dessus du lac prennent vie, reliées entre elles par des filaments de magie. Leurs noms apparaissent, ainsi que celui des étoiles qui les composent. 

Pendant moins d'une seconde, les constellations visibles au dessus du lac prennent vie, reliées entre elles par des filaments de magie. Leurs noms apparaissent, ainsi que celui des étoiles qui les composent. Mais le sortilège s'évanouit aussitôt.

Un filament s'échappe de Lilly Lovedoll et plonge dans le lac, inutile. 

Ferguson Decker

Homme

17 ans

Sang-mêlé

Britannique

Avatar de Deb
Deb

Maître du Jeu

Vif de Cœur 2025

Message publié le 23/01/2026 à 19:38

Frustré, et même plutôt agacé, Ferguson inspire brutalement comme pour rétorquer quelque chose à la Serpentard, mais se refuse de le faire à la dernière minute. Au lieu de ça, il se contente de secouer la tête et d'énoncer un vague nah, un peu sec et fuyard. Il a pas fumé. Il aurait du fumer. Ça aurait eu l'mérite de le détendre. Même qu'Alison peut pas s'empêcher d'y aller de son petit commentaire au sujet de son cercle, et même s'il s'avère qu'elle a complètement raison, Fergus hausse simplement les épaules.

 

Foutu pour foutu.

 

Le silence est bref, cependant, car la sorcière enchaine, aussi studieuse qu'a son habitude, et au moins aussi déterminée. Elle semble accepter l'idée de sa présence, bien qu'elle l'irrite très visiblement, et Ferguson estime qu'il voit là sa meilleure chance de remplir un devoir qu'il n'aurait, sinon, jamais maîtrisé. Son air est un peu ahuri cependant alors qu'elle évoque Orion, puis Bételgeuse, et Cassiopée. Il cherche vaguement dans ses notes de quoi capter ce qu'elle est en train de raconter, même si son attention est davantage portée sur le parfum qu'elle dégage, et sa présence générale qu'il avait pas prévu.

 

Son prénom le fait redresser la tête, et il cligne des yeux bêtement.

 

- Ouais ! Ouais ok.

 

Ok quoi il sait pas. Il a pas tout compris pour les calculs. Déjà qu'il est pas bien rôdé en astronomie, c'est à peine s'il a suivi l'cours de lundi en fait. Pis Wickerson l'a suffisamment r'marqué pour l'forcer à v'nir ce soir, et il s'attendait pas à tomber sur Alison, et il s'intéresse ok ? Enfin il s'intéresse surtout à pas trop l'énerver plus qu'elle a déjà l'air énervé, et a pas faire tout foirer comme il sait l'faire, et aussi à une échappatoire possible sans s'coller du recopiage de merde pendant des heures... Toujours dans l'silence le plus total, Fergus la regarde lancer son sortilège, pis r'baisse la tête vers son parchemin.

 

Il s'intéresse ok ?

- De quoi ? Ben non. J'relis c'est tout. J'ai pas tout capté l'truc. C'est heu... ah oui, Orion. Son doigt s'balade sur les pointillés d'un tracé vieux d'plusieurs jours, et il relève la tête pour chercher son équivalent dans le ciel. Là. Donc Bételgeuse, c'est ça ? Il a aucune idée de ce qu'il dit, mais si elle pouvait juste arrêter de le fixer ce serait cool. 

Pour s'donner un truc à faire davantage que parce qu'il sait ce qu'il fait, Fergus lève sa baguette et la place en l'air pour se donner une idée d'un angle - entre quoi et quoi il sait vraiment pas. Il s'rappelle vaguement du prof qui fait la démo au tableau, et rabaisse son instrument pour chercher du regard les affaires d'Alison. Parce que bien sûr Alison a ramené tout c'qui faut. Pis d'se mettre au boulot pour de vrai, lentement mais sûrement, en utilisant l'sextant, et en faisant des calculs impossibles qui leur fait tracer des droits imaginaires dans l'ciel.

 

Tout le long, Fergus regarde pas vraiment la sorcière, et se contente de voguer du parchemin vers la carte, et vers le matos qu'il s'avère finalement savoir utiliser en y mettant un peu du sien, et en s'intéressant vraiment. Du moins suffisamment pour qu'ils avancent, et que tout ça soit vite fini pour eux deux.

Alison Carter

Femme

17 ans

Sang-mêlé

Britannique

Intendant des greniers

Message publié le 23/01/2026 à 21:00

Il nie. Et puis étrangement, Ferguson se met au travail le plus sérieusement du monde, comme s'il était au moins autant concerné qu'Alison par les points bonus du devoir de Sir Wickerson. Tandis qu'ils repèrent les constellations et leurs étoiles, la cadette se questionne. D'habitude aussi, le Poufsouffle fait l'effort d'au moins pas gâcher son travail lorsqu'ils sont ensemble en binôme. Alors, qu'est-ce qui cloche ? Elle reporte les lignes trouvées grâce aux angles entre les étoiles et la surface plane du lac en traçant deux droites infinies à l'aide d'un sortilège. Ça tombe juste à quelques mètres, de l'autre côté de l'arbre où la lanterne est accrochée. 

 

Et pendant qu'ils déplacent le matériel dans un silence curieux, la cadette Carter comprend. Le truc déconcertant, c'est pas qu'il est impliqué, c'est qu'il en fait plus des caisses pour attirer son attention ; l'emmerder, ou la faire se marrer. Nan, il fait plus rien. Il l'ignore presque, et elle repense fatalement à leur altercation de dimanche dernier en avalant une gorgée de tisane tiédie, ses yeux posés sur lui. Subitement, elle se rappelle de la manière dont il a quitté le hall, comme vexé, le bec cloué. 

 

Puis Alison réalise qu'elle ne l'a pas envoyé chier de la semaine, une première.

 

Sous l'éclairage combiné des flammes bleues et de la lanterne, elle se penche pour dessiner le cercle chargé en énergie magique au bon endroit. Voilà. Et maintenant ? Maintenant, l'Écossaise aimerait savoir ce qui se passe dans la tête de Ferguson en ce moment. À la place, elle reprend ses notes. Autour du cercle sont disposés huit parchemins de projection vierges. Nord, Nord-Est, Est, et cætera. Jusqu'ici, rien d'incompréhensible. D'ailleurs, Ferguson s'exécute déjà en suivant les indications de la boussole. Elle le fixe une seconde et puis continue sa lecture. Si plusieurs sorciers sont concernées par la même zone de projection, ils doivent entrer à l'intérieur du cercle et se positionner face à son centre, au plus proche de celui-ci et de manière symétrique, récite-t-elle en essayant de visualiser le résultat. 

 

Le reste est une histoire de baguettes dressées vers le ciel pour les relier aux constellations, d'une formule dont ils ne se serviront probablement qu'une seule fois dans toute leur vie, et de rester immobile au moins deux vraies minutes. Normalement si on bouge pas, les parchemins finissent par s'imprégner du thème, genre plein d'autres lignes. Faudra encore le décoder, calculer et reporter les significations des chiffres. Enfin, elle se défait de la feuille, prend Lilly Lovedoll en main, et entre à l'intérieur du cercle, la pointe de ses baskets bien collée au centre qu'ils ont matérialisé en posant un caillou à cet endroit. Tu viens ? Mets-toi en face de moi, on doit être symétriques. 

 

Assez rapidement, et il évident qu'ils vont devoir se toucher. 

Ferguson Decker

Homme

17 ans

Sang-mêlé

Britannique

Avatar de Deb
Deb

Maître du Jeu

Vif de Cœur 2025

Message publié le 23/01/2026 à 23:25

L'a rarement été aussi assidu. C'est-à-dire qu'il fait toujours des efforts pour pas niquer les notes d'Alison Carter - d'la même façon qu'il fait toujours un effort pour pas niquer les notes de Sam ou d'Ambrose, voyez. M'enfin d'habitude, il se cantonne à tenter d'pas tout niquer en s'tenant à peu près sagement et en sortant moins d'conneries que d'ordinaire. Exceptionnellement, Fergus est concentré sur la lecture des parchemins, la réalisation de calculs complexes, et celle du rituel lui-même, comme s'il prenait soudain l'exercice extrêmement au sérieux.

 

Il galère, faut pas croire.

 

Mais s'focaliser sur l'exercice l'empêche vraisembablement d'se focaliser sur autre chose, aussi y met-il toute son énergie. Bientôt, un nouveau cercle est dessiné : loin de se situer à l'endroit initialement supposé par Ferguson - le hasard n'avait pas bien fait les choses -, il les aura fait se déplacer de plusieurs mètres au-dessus du lac. Toujours éclairé par la lanterne sommairement accrochée aux branches de l'arbre et par le feu magique lancé par Alison, les deux élèves se positionnent aux côtés du tracé, avec l'assurance - pour Alison davantage que pour Ferguson - d'avoir fait les choses dans l'ordre.

 

Mais voilà.

Le cercle ne mesure pas même un mètre d'envergure, et il parait complètement absurde de vouloir les y faire entrer tous les deux. Ferguson le réalise alors qu'il fait un pas vers l'avant pour imiter Alison, leurs baskets se touchant soudain. Ils sont franchement proches. Franchement trop. La tête baissée, comme fasciné par le bout de ses chaussures, Fergus lève un bras, et se sent aussitôt parfaitement ridicule. Soupire en cherchant à regarder ailleurs. Gesticule d'une jambe sur l'autre en essayant de s'imaginer ailleurs. Ailleurs loin. Parce que c'est juste oppressant en fait, d'être aussi près. D'avoir son visage pratiquement collé au sien. 

D'sentir sa respiration s'emmêler dans la sienne.


Bien sûr, Alison s'agace, parce qu'il parvient pas à rester immobile assez longtemps. Elle finit par lui choper le poignet avec fermeté, et , Ferguson se fige. Inspire par le nez en essayant d'pas se braquer. Ses yeux s'fixent à ceux d'Alison une seconde de trop, et il arrête complètement d'respirer. S'met à compter dans sa tête. Pour pas vriller. Pour pas s'tirer parce qu'ils ont juste l'air con, baguette pointée vers le ciel, à attendre que... quoi d'abord ? C'est parfaitement ridicule. Alison arrête pas d'répéter qu'ils sont pas symétrique Gus. Gus, arrête de bouger tu veux !

 

- J'essaye, ok ?! Il s'énerve soudain. J'essaye. Alors finalement, au bout d'une éternité, bordel, la magie opère.

 

Aussitôt, Fergus se décroche et quitte le cercle, cherche ses clopes dans sa poche dans un mouvement un peu frénétique.

Alison Carter

Femme

17 ans

Sang-mêlé

Britannique

Intendant des greniers

Message publié le 24/01/2026 à 07:58

Elle réalise l'exercice sans arrière-pensée jusqu'à sentir Ferguson perdre patience. Sérieux, qu'est-ce qu'il a ?! L'année dernière leur rendez-vous de la St Valentin a dérapé en direction du grand bain des préfets où ils se sont retrouvés nus, à chahuter, à rien de glisser plus loin. Ce soir, on dirait qu'elle le dégoûte. À bien y réfléchir, contrairement à ce qu'elle croyait, il a jamais essayé de la revoir après ça. Peut-être qu'elle le dégoûte vraiment ? De toute façon, c'est l'odeur de clope qui dégoûte Alison pour le moment. À la seconde où l'enchantement se rompt, ils s'écartent l'un de l'autre, et la cadette ramasse les parchemins striés de lignes. 

 

Nord, Nord-Est, Est, prend-elle le temps d'annoter consciencieusement sur chacun d'entre eux en râlant de son côté. Moi aussi j'te rassure, j'veux pas être là. J'ai mal au bide, j'ai froid, j'ai chaud, j'ai froid, j'suis fatiguée, j'ai des courbatures, j'ai des crampes, et j'ai masse de trucs à revoir avant la semaine pro. Comme réussir à dégoter un épouvantard auprès d'Horace ou d'un professeur par exemple. La rouquine soupire et enfonce le tas de feuilles dans son sac besace. L'odeur de tabac lui fait froncer le nez. Et ça pue, ta clope. Franchement vexée d'avoir imaginé que le Poufsouffle noté 6/10 puisse la trouver repoussante, elle range le matériel à l'intérieur du sac en claquant sa langue au palais d'agacement. J'vais faire les calculs toute seule et j'te donnerai les résultats, comme ça t'auras pas besoin d'supporter ma présence, ok ? Moi-même j'me supporte pas là, continue de protester la cadette Carter au bord de la crise de nerfs. Sa cape va sentir la cigarette, c'est sûr maintenant. 

 

— Sérieux Gus, y'en a pour au moins une ou deux heures de calculs, et toi là, t'es trop bizarre. Elle le désigne vaguement d'un geste emporté. J't'ai dit d'me dire si t'as un problème avec moi, genre si tu peux pas m'blairer. La sorcière termine de réunir ses affaires puis saisit la lanterne. Elle s'approche du bouquet de flammes bleues mais ne l'éteint pas tout de suite. C'est à cause de c'que j't'ai dit l'autre fois ? Qu'tu m'manques de respect et tout ? questionne-t-elle en scrutant sa réaction d'un regard concerné. 

Ferguson Decker

Homme

17 ans

Sang-mêlé

Britannique

Avatar de Deb
Deb

Maître du Jeu

Vif de Cœur 2025

Message publié le 24/01/2026 à 09:39

Le claquement du briquet se ponctue de l'embrasement du bout d'sa clope, sur laquelle il tire brusquement. Fergus calcule pas vraiment Alison, occupée à prendre des notes au sujet de... de quoi d'abord, il sait pas : le parchemin il a pas pris des notes tout seul d'abord ? Vrai qu'elle a parlé d'codes et d'calculs. Merde. Sont pas sortis du sable avec ces conneries. Le silence s'installe, rompu par le seul grattement de la plume d'Alison contre le papier, et le bruissement de la feuille roulée autour de sa cigarette.

 

À tout moment, la sorcière redresse la tête pour l'engueuler d'faire un break. D'ailleurs, elle tarde pas à l'faire. Dans la s'conde ou il le pense, vraiment. Mais c'est juste pour s'mettre à dégueuler sur lui toutes les raisons pour lesquelles elle a zéro envie d'être là, sans qu'il ait rien d'mandé. Alors il reste con Gus, la clope fichée entre ses lèvres, ses yeux ronds posés sur Alison, les bras ballants. Il récupère la cigarette entre ses doigts et la jette brusquement, pour la faire disparaitre dans le néant d'un

evanesco.



Quoi qu'il fasse c'est comme ça qu'ça terminera toujours, finalement. Même qu'il s'tient à carreau, même qu'il l'emmerde pas. Il s'ra jamais qu'un gland à ses yeux, un gland sur l'quel on peut s'faire les nerfs. C'était dans sa tête qu'il s'imaginait avoir son attention, quand il venait l'emmerder. Il a pas b'soin de l'emmerder pour l'avoir, voyez ? Elle est constamment prête à lui en foutre plein la gueule gratos. Comme un espèce de punching ball posé là.
 

Il prend les coups parce qu'il sait bien faire ça, Fergus, la laisse aller au bout de sa crise. Elle a ses règles. Silencieux, il la r'garde étrangement sans trop savoir comment réagir. Il a pas l'habitude que la merde vienne d'elle sans qu'il ait rien fait pour l'mériter. Moins de dix secondes suffisent à faire décider à la sorcière qu'elle finira l'exercice toute seule, pis qu'elle lui en veut d'pas rester l'aider. Mais c'est lui qu'est bizarre et qui la fait péter un câble.

 

Évidemment.

 

- J'ai b'soin d'toi pour les calculs. J'saurais pas faire sinon, il s'contente de répondre. en bougeant enfin pour récupérer son parchemin au sol. J'essaie juste de faire l'exo ok ? 

 

Elle a tapé dans l'mille bien sûr, mais ça Fergus le montre pas. Parce que ça servirait à rien pas vrai ? Il essaye d'faire les choses mieux, d'faire les choses biens, mais elles s'ront jamais assez bien pour Alison Carter. Si c'est pas parce qu'il la siffle dans les couloirs, c'est parce qu'il sent la clope. Si c'est pas parce qu'il lui balance des conneries en cours, c'est parce qu'il dit rien. Dans son monde à elle, c'est lui qui peut pas la blairer, et Fergus se sent juste naze de pas pouvoir en faire une réalité.


- On finit ça au château ? Il termine en commençant à marcher comme si de rien n'était, le pas pressé.

Ferguson Decker a lancé un sortilège en utilisant la manumagie !

Sortilège
Sortilège de Disparition
Difficulté
4
Résultat D20
5
Interprétation
Réussite
XP gagnée
10

evanesco.

Autres résultats possibles

evanesco.

evanesco, en vain. Elle échoue dans l'herbe sans un bruit.

evanesco, en vain. Elle échoue dans l'herbe sans un bruit mal éteinte.

Alison Carter

Femme

17 ans

Sang-mêlé

Britannique

Intendant des greniers

Message publié le 25/01/2026 à 21:54

Frustrée de n'obtenir aucune réponse claire de la part de Ferguson, la sorcière lâche un long soupir en roulant des yeux, sa frange éclairée par le bouquet de flammes bleues. Finite incantatem. D'une formule liée au mouvement de ses doigts, elle annule le sortilège en quelques secondes pour se mettre en route derrière le Poufsouffle. Quoiqu'il en soit, elle préfère largement rejoindre la chaleur du chateau que de rester dehors ici. Ses pas l'entraînent aux côtés du brun, la lanterne tendue au bout de son bras jusqu'à ce qu'ils rejoignent le perron. 

 

 

Pendant leur trajet silencieux (et morne), Alison a réfléchi. Quelque-chose l'emmerde. Ça l'emmerde, qu'en cinq années de scolarité, Ferguson ait décidé d'un seul coup d'arrêter de la faire chier. Pauvre idiote, se fustige-t-elle intérieurement. Avoir de l'attention était-il si important ? Qu'est-ce qui ne tourne pas rond chez elle à la fin ?! Maussade, elle salue brièvement Horace alors qu'ils le croisent à proximité de la Grande Salle. On va juste finir nos calculs en salle d'étude, le prévient-elle en soulevant son sac besace plein de feuilles annotées. 

 

En route vers l'aile des salles de cours, au détour de l'un des viaducs, les deux élèves tombent sur un groupe de 3 Français, dont Alexandre de Nice. Ce dernier aborde la rouquine. Salut femme belle, tente-t-il lourdement dans un anglais maladroit, en se mettant en travers de leur route. 

 

— Quoi ? lui répond froidement Alison, stoppée net, ses doigts serrés autour de la lanière de son sac. Les deux autres adolescent ricanent et prononcent des choses incompréhensibles pour Alison. Elle les darde brièvement du regard. Tu veux... euuuh.. Arrêtez d'dire d'la merde aussi là ! Mh, tu veux le bal Noël moi ? Il, ton amour ? Elle fronce les sourcils, déchiffrant péniblement les paroles du bel Alex qui pointe du doigt Ferguson après s'être désigné lui-même. Le bal de Noël ? Tu t'y prends tôt putain. Elle ricane, il rigole en miroir en se grattant la nuque d'une main gênée. Les trois élèves de Beauxbâtons recommencent à parler entre eux. Il, toi, en amour ? insiste le Sudiste. Peu d'être, rétorque la Serpentard d'un Français approximatif, toujours vêtue de sa cape émeraude. Elle hausse les épaules et s'accroche au bras du batteur afin qu'ils reprennent leur chemin vers la salle d'étude. 

Alison Carter a lancé un sortilège en utilisant la manumagie !

Sortilège
Antisort Général
Difficulté
4
Résultat D20
16
Interprétation
Réussite
XP gagnée
10

Finite incantatem. D'une formule liée au mouvement de ses doigts, elle annule le sortilège en quelques secondes pour se mettre en route derrière le Poufsouffle. 

Autres résultats possibles

Finite incantatem. D'un geste maîtrisé, elle annule le sortilège pour se mettre en route derrière le Poufsouffle. 

Finite incantatem. D'un geste qu'elle maîtrise habituellement, elle doit s'y reprendre à plusieurs fois avant de réussir à annuler le sortilège et d'enfin se mettre en route derrière le Poufsouffle. 

Finite incantatem. Habituellement, ça fonctionne. Bien sûr ce soir, rien ne fonctionne. Tant pis, elle laisse le sortilège à sa place, et se met en route derrière le Poufsouffle. 

Ferguson Decker

Homme

17 ans

Sang-mêlé

Britannique

Avatar de Deb
Deb

Maître du Jeu

Vif de Cœur 2025

Message publié le 25/01/2026 à 22:14

C'est pas la soirée qu'il avait prévu. Loin d'là. C'est même plutôt l'opposé. Il aurait du être seul, profiter d'pouvoir sortir après l'couvre-feu. Bâcler l'exo d'Wickerson et fumer un p'tit joint derrière les serres peut-être bien. L'a fallu qu'Alison se pointe. L'un dans l'autre il a au moins l'assurance que l'prof d'astro lui lâche un peu les basques s'il rend un vrai devoir bien fait. Parce qu'Alison est à peu près sa seule chance de rendre un vrai devoir bien fait, pas vrai ?

 

Fergus calcule pas grand chose alors qu'ils s'rentrent, dans un silence aussi mordant qu'le froid ou plus. Il calcule rien jusqu'à c'qu'un groupe de français les approchent. Les mêmes français qui tournaient autour d'Alison pendant l'cours improvisé de vol. Le regard de Ferguson va de l'un à l'autre tandis qu'il froisse un peu son parchemin pour le fourrer dans sa poche. À l'intérieur du tissu, les poings s'serrent. Il capte assez de l'échange pour avoir envie d'frapper l'mec.

 

D'où tu d'mandes à une meuf si elle veut aller au bal avant de te d'mander si elle est pas accompagné par son mec hein ?

Mais il l'est pas. Son mec. Il est même rien du tout, et elle peut pas l'blairer. Alors il ferme sa gueule. À voir l'comportement d'Alison, il a sans doute raison. Parce qu'elle s'marre et qu'le gars s'marre avec elle, et que globalement ça veut dire qu'elle l'aime bien, pas vrai ? Fergus s'contente de tous les zieuter tour à tour et d'rester silencieux, les dents serrés. Il est surpris par l'mouvement d'Alison qui le prend soudain par le bras. Détourné du groupe de français, ils marchent de nouveau.

 

- T'as répondu quoi ? Il demande, parce que les derniers mots qu'elle a prononcé étaient en français. T'parles français toi ?

 

C'est qu'il en oublierait d'fermer sa gueule et d'prétendre qu'il existe pas. Il s'dégage pas alors qu'elle reste perchée à son bras, alors même que les types ont disparus d'leur champ d'vision d'puis longtemps.

Alison Carter

Femme

17 ans

Sang-mêlé

Britannique

Intendant des greniers

Message publié le 25/01/2026 à 23:32

La drague d'Alexandre, aussi lourde soit-elle, a remis un peu de baume au cœur d'Alison. Après tout, ne dit-on pas que les Français ont bons goûts ? S'il la trouve belle, et s'il la veut comme cavalière au bal de Noël, c'est sûrement qu'elle a le style adéquat au pays dont elle rêve pour son avenir professionnel. Est-ce que fréquenter l'un des élèves de Beauxbâtons serait une bonne façon de commencer ? Au bras de Ferguson, la cadette Carter savoure encore intérieurement le compliment sur sa beauté, une fossette de satisfaction au coin des lèvres. 

 

— Mh ? Elle jette un œil au brun, mi-fière, mi-orgueilleuse. Ouais j'sais dire quelques trucs. J'sais dire oui, non, peu d'être, bonjour, au revoir, bon'nuit, rossignol, clarinette, bon'appétit, ...enfin, des p'tits trucs quoi. C'est Horace, c'est des amis d'ma famille lui et Bart- M'sieur Beckett. Tu savais pas ? Bref, Horace a grandi en France, il m'a appris ça quand j'étais p'tite. Leurs pas résonnent à l'intérieur des couloirs de l'aile scolaire pratiquement vide à cette heure-ci. Quelques portraits curieux tendent l'oreille, et d'autres au contraire, paraissent agacés d'être dérangés. Alison trouve un certain confort à rester au bras du Poufsouffle, alors, elle ne le lâche pas, quand bien même il sent toujours la cigarette. En fait il voulait m'inviter à aller au bal de Noël avec lui. Il a demandé si on était ensemble, et j'ai dit peut-être, pour l'embêter. Elle surveille la réaction de Ferguson en l'observant de biais, puis fixe le centre de l'allée bordée de chandeliers dans laquelle ils avancent. D'toute, j'y penserai plus tard, faudrait d'jà qu'j'survive à la première épreuve pour aller au bal, lâche-t-elle, un brin ironique. Et bientôt, ils atteignent la salle d'étude, complètement vide. L'Écossaise lâche le bras du brun pour choisir une table proche de la cheminée encore chaude et tirer deux chaises côte-à-côte. 

 

Elle sort la pile des huit parchemins à analyser, mais aussi une trousse beige brodée de fleurs lilas, du matériel de géométrie, et sa gourde. Fais pas gaffe, j'suis en pyjama, j'avais la flemme, prévient-elle avant de retirer sa cape. Un gros sweat beige et duveteux apparaît, ainsi qu'un pantalon noir difforme mais absolument confortable, en matière éponge. La sorcière tente d'ignorer le regard du batteur, et s'installe devant les feuilles. Bon. Elle ouvre sa trousse, en sort un crayon à papier, et le porte à ses lèvres. Tandis qu'elle relis les instructions, on peut apercevoir à l'intérieur de sa trousse un petit mantra écrit à même le tissu, au feutre. 

 

"CE QU'ALISON CARTER VEUT, ALISON CARTER L'OBTIENT."

Ferguson Decker

Homme

17 ans

Sang-mêlé

Britannique

Avatar de Deb
Deb

Maître du Jeu

Vif de Cœur 2025

Message publié le 26/01/2026 à 00:05

- Bon'appétit, répète Gus pour lui-même, les yeux rivés vers le fond du couloir.

La réponse d'Alison est pas facile à entendre. Il a rien à en dire. Après tout, c'est elle qui décide d'avec quel tête de gland elle veut bien s'afficher. Brièvement, il s'remémore leur date, des mois plus tôt. L'aurait pu l'être, la tête de gland, peut-être bien. Dans une autre vie. S'il avait eu un accent français, ou ukrainien ? Mais lui il a qu'son accent d'Bristol, et c'est pas l'genre qui fera jamais rêver Alison. Elle a été assez claire sur l'sujet. Alors Fergus s'contente du silence, la tête basse et les sourcils froncés.


L'inquiétude de la Serpentard le gagne alors qu'elle parle de pas survivre la première épreuve, mais Fergus ravale tous les mots qu'il aurait bien voulu sortir à propos d'ça. Ils entrent dans la salle d'études, et bientôt l'bras d'Alison lâche le sien pour qu'ils s'installent à une table. Les gestes de Ferguson sont à l'opposé de ceux de la sorcière. Rapides. Secs. Grossiers. Ses affaires s'résument à un parchemin froissés, un stylo mordu à l'extrémité auquel il manque le bouchon, et sa baguette qui s'en va rouler plus loin.

 

Il retire sa veste, s'retrouve en simple polo au milieu d'la pièce à peine chauffée. Face à lui, Alison a retirée sa cape pour se retrouver dans une tenue qu'il lui connait pas. Il a l'réflexe idiot d'un sourire qui s'étire, s'efface aussitôt. Il a l'impression d'voler du temps privilégié. Du temps qu'il devrait pas avoir, en tête à tête avec Alison Carter. Aussi ridicule que ça puisse paraitre. Ses doigts frappent la table sur un rythme inexistant tandis qu'il accroche mécaniquement son crayon sur son oreille.

 

- Pfff.

 

Une main saisit le parchemin qu'il zieute sans grande conviction. Même pas en rêve il sait par où commencer. Sont sensés obtenir quoi d'abord ? Dépassé, il laisse Alison le guider, une jambe en sursaut constant sous la table, et les neurones en complète ébullition. On l'aura rarement vu mettre autant d'énergie à essayer d'vraiment comprendre l'intitulé d'un devoir. Pour lui, y a même pas de fucking points bonus en jeu.

Au milieu de rien, et au bout de près d'une heure à résoudre des calculs pratiquement impossibles, Fergus s'affaisse un peu en arrière, crevé. Son regard se rabat sur le visage d'Alison, constellé de tâches de rousseur, ses lèvres mordillant distraitement le bout d'son crayon de papier. Elle est différente de d'habitude, il trouve. Elle a pas l'maquillage, ni les fringues, ni la posture d'Alison Carter. Elle lui rappelle avant

 

 Quand ils étaient mômes et qu'elle courait dans les couloirs en lui balançant des bombamousses pour s'venger de celles qu'il lui avait envoyé la veille. Quand il croyait encore qu'ça voulait dire qu'il avait toutes ses chances tant qu'il continuait à l'emmerder.

 

- Il a d'mandé à d'autres filles. Pour l'bal, Il annonce soudain. J'l'ai vu faire. 

Alison Carter

Femme

17 ans

Sang-mêlé

Britannique

Intendant des greniers

Message publié le 26/01/2026 à 01:28

Ignorant le soupir de son voisin, Alison s’attelle à la tâche, un rapporteur dans une main, le crayon de l'autre. Il s'agit de calculer les angles, de les additionner ou de les soustraire en fonction du huitième concerné, et d'obtenir des chiffres absurdes, tant qu'on ne les a pas comparé aux horloges astrologiques. Certes, leur professeur n'approuve que guère cette discipline, qu'il appelle d'ailleurs une croyance, mais en connaître les bases du fonctionnement reste au programme de la sixième année.

 

Obstinée à rendre son devoirs le plus rapidement possible pour être tranquille dans sa préparation à la première épreuve, l'Écossaise ne lâche rien malgré les erreurs de report qu'ils commettent par fatigue ou par égarement, et s'acharne à mener l'exercice jusqu'au bout. 

 

Ils ont étudié six des huit parchemins lorsque Ferguson évoque Alexandre au milieu de rien. Fatiguée, le visage un peu blanchi, Alison avale la dernière gorgée de sa tisane froide, et pose sa mâchoire au creux de sa main en regardant le brun. Ah ouais ? Mh. Elle est déçue, et en même temps, c'était prévisible. Elle n'a pas l'habitude d'avoir une place spéciale pour les gens. Ses yeux se perdent un instant sur le visage du Poufsouffle, qu'elle ne regarde pas vraiment, songeuse, quant aux autres filles que le Français aurait pu aborder. D'façon j'l'ai dit, j'attends d'savoir si j'survie avant d'penser au bal, répète la sorcière en balayant sa désillusion derrière un détachement feint. Sans prévenir, elle pose sa main contre la cuisse de l'Anglais, arrête tu m'stresses, puis la retire, pour cacher un large bâillement. Les journées rehaussées de sport le matin et d'entraînement magique à la fin de l'heure du déjeuner sont exténuantes. 

 

Elle trouve quand même la force de tirer un dictionnaire astral de son sac, et commence à chercher l'interprétation des premières séries de chiffres qu'ils ont trouvé. Alors. Pour le Nord, on a la capacité à se faire seul, sans l'aide d'autrui. Ses ongles proprement coupés parcourent les différentes lignes que ses lèvres chuchotent à demi-mots. Elle griffonne quelques mots sur son parchemin, puis continue de feuilleter les pages de l'ouvrage. Nord-Est : sentiment d'isolation. Décidément. Elle cille, observant brièvement l'expression du sixième année avant d'écrire la suite de leur portrait astral en commun.

 

— Est. La cadette Carter sent une douleur de règles arriver en même temps qu'un mauvais présage tord sa bouche. Parcours de vie fait d’errances et d’égarements, que de bonnes nouvelles. Son bras plaqué contre son ventre, elle souffle doucement. Putain j'douille. 

Ferguson Decker

Homme

17 ans

Sang-mêlé

Britannique

Avatar de Deb
Deb

Maître du Jeu

Vif de Cœur 2025

Message publié le 26/01/2026 à 10:19

Il peut pas s'empêcher d'épier sa réaction. Peu parlante, pour qui ne la connaitrait pas vraiment. Le ton de sa voix met pourtant Ferguson sur la piste. Alison Carter est déçue. Qu'importe ce qu'elle peut bien dire au sujet d'avoir à survivre à la première épreuve avant de penser au bal. Aucun doute qu'elle y survivra. Comme elle survivra au fait qu'un tocard en soit vraiment un. Ferguson se fige brutalement tandis qu'la main de la Serpentard lui touche la jambe, et il réprime l'envie d'se remettre à bouger immédiatement lorsqu'elle la retire. Juste pour voir c'qui pourrait bien s'passer, savez ? 

- S'tu survies pas j'fous l'feu au bal en ton honneur Carter, il annonce sans la quitter des yeux, à moitié sérieux. Mais y aura pas b'soin parce que tu vas tous les niquer t'sais.

 

Ferguson reprend l'travail, sa jambe toujours agitée - bien plus faiblement par ailleurs, et complètement involontairement. Il peut juste pas vraiment s'en empêcher, quand on lui d'mande de s'tenir sage pour plancher sur des calculs célestes plus d'une heure de temps. Bientôt vient l'moment d'interpréter les premières lignes, et bien que Fergus ait également chopé un manuel pour chercher la signification de leurs résultats, c'est Alison qui tombe sur les premières explications. Il suit du r'gard ses propres pages pour essayer d'trouver un lien.

 

C'est pas fameux, mais on peut pas dire qu'ce soit pas véridique. Wickerson leur a quand même servi tout un discours sur la nuance et l'recul à avoir quand on s'penche sur ce genre d'inepties de pseudo-science qu'il aurait bien viré du programme, il a concédé qu'ça pouvait avoir un fond d'réalité. Lointain pour certaines, important pour d'autres. Vos expériences de vie sont ce qui forgent votre personnalité, pas le seul alignement des planètes, comprenez le bien. N'empêche que les mots font écho chez Ferguson, d'une manière qui lui plait pas franchement.

 

- Mf.

 

Sourcils froncés, il s'agite un peu sur son siège comme si le manuel et le dictionnaire représentaient une quelconque force hostile. Il lit : tendance à refuser la confiance, même aux proches. Paradoxe des attentes à la fois hautes et nuancées : le sujet n'estime pas mériter recevoir de récompense. S'il les recherche, il refusera leur pleine valeur. Fergus comprend rien à leur charabia. Ça veut rien dire du tout. Distrait par un espèce de sursaut du côté d'Alison, il lève les yeux vers elle. Un bras contre son ventre, une grimace plaqué sur le visage, elle énonce l'évidence : elle douille.

 

- Ow. Ferguson laisse tomber son manuel et l'observe sans trop savoir quoi dire ou quoi faire.

Lorsque Sam a ses règles, elle esquive les sorties avec eux. Préfère rester plantée dans un fauteuil de la salle commune pour lire ou juste bouffer des trucs sucrés. De préférence devant la ch'minée. Maladroitement, Fergus fouille sa poche pour y récupérer son sac de fizbizwiz, plutôt très entamé.

 

- T'en veux ? Des fois ça aide, il tente en haussant les épaules, pas bien sûr de lui. Sinon on peut finir à un autre moment. C'est que pour lundi hein.

Z'ont fait l'principal. Ce qu'ils pouvaient faire que ce soir. Les calculs, ils peuvent les remettre à plus tard. Même si Fergus espère un peu qu'elle pourra les finir avec lui.

Accueil Poudlard L'extérieur Bien lunés... ou pas