Harry Potter RPG

[En Cours]
Le mépris est un début, pas une fatalité Salle d'étude des runes, lundi 10 septembre 2125

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Lysander Bramblethorn

Homme

40 ans

Sang-mêlé

Britannique

Professeur de Runes
Première Plume

Message publié le 22/01/2026 à 15:51

La semaine précédente, lors du premier cours de l'année, Lysander avait, comme à son habitude, commencé par une évaluation afin de constater les dégâts des vacances sur le travail et les notes de ses élèves qui n'étaient déjà pas brillants en temps normal, mais qui frôlaient clairement la débilité profonde à chaque retour des vacances estivales. A croire que rien ne pouvait entrer dans ces petites têtes blondes sans risquer d'en ressortir la seconde suivante. Evidemment certains sortaient du lot. Certaines, plutôt, qui relevaient quelque peu le niveau général, et qui lui permettaient de penser qu'il ne faisait pas tout cela totalement pour rien.

 

Alors il rendit les copies, avec quelques commentaires désobligeants de son cru à chaque note en-dessous de l'acceptable. Ceux qui parvenaient à atteindre ce niveau n'avaient le droit à rien. Ceux qui pouvaient se targuer d'un Effort Exceptionnel avaient le droit à un "Tout n'est pas perdu", et le peu d'élus ayant obtenu un Optimal se trouvaient félicités d'un "Merci de prouver que c'est possible." Evidemment, il prit le temps de leur donner une correction, rapide, claire, sans ambage. Il n'avait pas l'intention de perdre davantage de temps là-dessus, préférant s'assurer de reprendre quelques bases nécessaires à la compréhension du reste de la sixième année.

 

Il passait dans les rangs pour s'assurer des bonnes prises de notes lorsqu'il affichait des runes au tableau d'un bref coup de baguette. Il détestait l'idée même que certains pussent mal copier le savoir si précieux qu'il s'escrimait à leur partager malgré leur évident manque de jugeote. Lorsque la fin de l'heure sonna, il les retint d'un geste de la main, autoritaire, sans pour autant élever le ton. Tous savaient qu'ils n'avaient pas intérêt à quitter la classe, ni même à se lever sans en avoir l'autorisation.

 

- Pour la semaine prochaine, vous me rédigerez une étude comparée de trois parchemins minimum sur la rune Thurisaz dans les traditions nordiques tardives et ses dérives interprétatives dans la magie défensive moderne. J'exige un plant détaillé et une argumentation documentée et sérieuse. Bien, vous pouvez y aller, annonça-t-il finalement en leur désignant la porte d'un geste de sa canne ouvragée.

 

Il retourna alors s'asseoir derrière son bureau, sortant sa propre plume autoencrante, élégante, bien trop chère sans aucun doute, afin d'annoter quelques parchemins personnels avec soin et droiture.

Neith Ptahchepsès

Femme

17 ans

Sang pur

Égyptienne

Message publié le 24/01/2026 à 16:20

Bien que la jeune Égyptienne se reconnût volontiers toutes une série de défauts, la peur de l’échec n’en faisait pas partie. Non qu’elle fût trop sûre d’elle pour envisager cette possibilité, mais bien parce qu’avant tout, échouer permettait d’apprendre, c’était même l’opération fondamentale de la connaissance : confronter ses préconceptions à de nouveaux stimulus pour les faire évoluer. C’était dans cette optique que Neith avait choisi de suivre le cours de monsieur Bramblethorn bien qu’elle n’ait jamais auparavant étudié ni même eu connaissance de l’existence de ce système linguistique si particulier. La nouveauté lui plaisait : à Uagadou, il était évident qu’apprendre l’alphabet des langues protogermaniques ne faisait pas partie des priorités. Cependant, c’était après tout aussi pour découvrir de nouveaux apprentissages que la Serpentard avait migré vers la Grande-Bretagne, ça, échapper à Sethi et rencontrer son fiancé, tout un programme.

 

Nephtys avait commencé à lui enseigner le décodage des hiéroglyphes afin qu’elle soit capable de lire l’ancien égyptien et ses avancées dans le domaine la ravissaient particulièrement. Ainsi avait-elle naïvement pensé que l’étude des runes lui procurerait le même plaisir, mais il était évident que descendre de la lignée des Ptahchepsès n’offrait pas des facilités identiques dans toutes les matières. Malgré un été mis à profit pour espérer rattraper ses presque deux ans de retard, la jeune femme n’avait pu décrocher qu’un Acceptable lors de l’examen préliminaire du professeur Bramblethorn et, même si elle savait au fond d’elle qu’une évaluation proposée hors du cadre d’une séquence de cours n’avait pas réellement de vertu pédagogique, elle se sentit le devoir de trouver rapidement une manière de répondre aux exigences de son nouveau professeur. Après tout, c’était lui qui fixait les règles.

L’exigence ne lui faisait pas peur, Neith appréciait tout cadre, même sévère, qui pouvait la tirer vers le haut. La jeune femme nota ainsi consciencieusement le devoir demandé par le professeur pour la semaine suivante avant de ranger ses affaires. Elle attendit quelques instants avant de s’approcher de l’enseignant, espérant qu’il n’ait pas eu suffisamment le temps de se replonger trop profondément dans d’autres occupations qu’elle aurait alors importunées.

 

Excusez-moi de vous déranger, professeur Bramblethorn, commença-t-elle pour mesurer la réceptivité de l’enseignant. Votre évaluation diagnostique n’a pas manqué de mettre en lumière mes lacunes dans votre matière. Un léger accent transparaissait dans l’anglais scolaire qu’elle ne pratiquait à temps plein que depuis quelques semaines. Auriez-vous quelques ouvrages ou conseils à m’offrir pour l’étude des runes ? Elle ne lui indiqua pas son statut de nouvelle élève, peut-être trop fière, ou pas assez sûre que cette donnée change quelque chose au jugement impitoyable dont semblait faire preuve le professeur. Après tout, c’est elle qui avait choisi cette matière.

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