Harry Potter RPG

[En Cours]
L'Aigle et la Panthère Parc du château, vendredi 16 novembre 2125

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Sasha Shevchen

Homme

17 ans

Sang-mêlé

Ukrainien

Avatar de Saï Don
Saï Don

Modération

Maître du Pactole

Message publié le 23/01/2026 à 22:16

  • - Chomu ty tse zrobyv ? (Pourquoi t'as fait ça ?)

  • - Ya ne znayu, ya pro tse ne dumav. (J'sais pas, j'ai pas réfléchi.)

 

Kalina et Sasha remontaient les escaliers, la petite soeur suivant son aîné en devant presque sauter sur les marches pour essayer de suivre les grandes enjambées agacées du Gryffondor. Mais, tenace, même le souffle court, elle n'abandonnait pas.

 

  • - Na shchastya, vsi dyvylysya na ekrany, a potim yiyi tato tezh zakrychav, inakshe b usi tebe pobachyly. Krim toho, ya vpevnenyy, shcho deyaki lyudy tebe bachyly, khocha ty y kazhesh, shcho my povynni trymatysya v tini, shchob vpysatysya, to chomu ty... (Heureusement tout l'monde regardait sur les écrans, puis y'a eu son papa qui a crié aussi, sinon tout le monde t'aurait vu toi. D'ailleurs je suis sûre qu'il y a des gens qui t'ont vu, alors que tu dis qu'il faut qu'on fasse profil bas pour s'intégrer, alors pourquoi toi tu...)

  • - YA ZH KAZHAV, SHCHO NE ZNAYU, BLYN ! (JE T'AI DIT JE SAIS PAS PUTAIN !)

 

Kalina bondit sur une marche inférieure, s'écartant de son frère qui venait de faire volte-face en criant - le visage rouge et les poings serrés.

 

  • - ZALYSHTE MENE Z TSYM NA SAMOMU ! (FOUS MOI LA PAIX AVEC CA A LA FIN !)

 

Sasha la fusilla du regard avant de se détourner brusquement pour repartir vers la salle commune des Gryffondors. Après un temps d'arrêt, le coeur battant, Kalina se remit en marche pour le rattraper, silencieuse.

 

Trop silencieuse.

 

Plusieurs minutes plus tard, quand ils passèrent la porte de la salle commune des Gryffondors, il l'entendit renifler. Ils traversèrent la pièce principale, où quelques élèves étudiaient tranquillement, et se dirigèrent vers l'entrée des dortoirs : deux escaliers différents séparaient ceux des filles et ceux des garçons. C'était la frontière où leurs vies se séparaient chaque soir, où il acceptait de faire confiance à Poudlard pour ce qui se passait pour elle au-delà de ces quelques marches. De façon inhabituelle, Kalina s'engagea dans les escaliers en lui tournant le dos - mais il la rattrapa au dernier moment par le bras.

 

  • - Zachekayte. (Attends.)

 

Kalina ne résista pas. Elle se retourna vers lui, les yeux plein de larmes et la bouche déformée par la peine, alors Sasha soupira, dévoré par une culpabilité soudaine. Il s'accroupit pour lui parler à sa hauteur - elle avait grandi, mais pas encore autant que lui - et saisir ses deux épaules pour être sûr qu'elle l'écoutait bien. D'autres élèves prêtaient peut-être l'oreille - mais ils ne parlaient sûrement pas ukrainien.

 

  • - Vybach. Ya ne khotiv zasmuchuvatysya. (J'suis désolé. J'voulais pas m'énerver.)

  • - Ty teper vesʹ chas zlyshsya, renifla Kalina en l'accusant du regard. (Tu t'énerves tout le temps maintenant.)

  • - Tak, ya... meni shkoda, il répéta. (Ouais, je ... J'suis désolé.)

 

Elle haussa les épaules, et il la prit dans ses bras. Kalina accepta l'étreinte, non sans une moue boudeuse.

 

  • - U tebe domashnye zavdannya sʹohodni vvecheri ? demanda-t-il en la relâchant. (T'as des devoirs ce soir ?)

  • - Prosto chytayu, ya vporayusya sam, grommela-t-elle, toujours boudeuse, mais ses larmes ne coulaient plus, et Sasha décida de lui faire confiance. (Que de la lecture, je vais y arriver toute seule.)

  • - Dobre, todi na dobranich. (Ok, bonne nuit, alors.)

  • - Na dobranich. (Bonne nuit.)

 

Kalina lui échappa. Sasha la regarda disparaître avant de se passer les mains sur le visage, comme pour essuyer une fatigue qui lui collait aux traits.

 

 

 

 

Maître Panthère, sur un arbre perché, tenait en sa gueule un branchage, histoire de ruminer ses problèmes tout en satisfaisant son envie perpétuelle de se mettre quelque chose sous la dent. La Lune brillait au trois-quart dans un ciel parsemé de nuages clairs, mais le temps était humide. L'herbe mouillée répandait son odeur verte et l'écorce sous ses griffes s'amollissait lorsqu'il les enfonçait de façon régulière, assouvissant ce besoin d'étirer ses phalanges félines.

De là où il était perché - quelques mètres au-dessus du sol - il pouvait contempler à loisir le parc et ses ombres, parfois même repérer aux fenêtres de Poudlard des silhouettes d'habitants nocturnes du château, dont il n'essayait guère de savoir à qui elles appartenaient.

 

Il s'en fichait.

Sous sa forme animale, il se fichait beaucoup plus de tout, d'ailleurs. C'était juste plus simple, quand on était une panthère, d'apprécier la brise claire et les odeurs riches, de ne penser qu'aux jolies motifs que formaient les herbes hautes du fond du parc quand elles se pliaient au vent.

Finies les longues escapades dans la Forêt Interdite et les explorations qui avaient occupé ses nuits l'année précédente. Désormais Sasha mâchonnait, morne, sur sa branche favorite, en contemplant un monde dont il se sentait toujours étranger.

Bartholomew Beckett

Homme

67 ans

Sang-mêlé

Britannique

Bibliothécaire de Poudlard
Première Plume

Message publié le 24/01/2026 à 11:51

En cette soirée, Lord Beckett était préposé à la surveillance extérieure du château. Comme à chaque fois que c'était le cas, il survolait le parc de l'école sous sa forme Animagus, appréciant pleinement de voler ainsi en quelques cercles concentriques au-dessus de ce château, qu'il trouvait toujours aussi magnifique malgré les années qui passaient. L'habitude ne saurait ternir cette vision qui était pour lui la plus belle qui soit, malgré tous les voyages extraordinaires qu'il avait pu faire autour du globe en compagnie de Horace. Poudlard ne prenait pas la moindre ride au fil des années, contrairement à lui.

 

Son regard sous sa forme de Pygargue restait cependant parfaitement acéré. Et il n'eut aucun mal à reconnaître le jeune Shevchen  qui partait profiter de l'air de la nuit. Transformé, comme à son habitude. Jusqu'ici, aucun membre du personnel n'avait jugé utile de l'en empêcher. Après tout, l'adolescent avait suffisamment de peine à s'intégrer dans l'école pour aller lui dire qu'il n'avait même pas le droit de relâcher la pression comme bon lui semblait. Et à part quelques branches, il n'y avait aucun blessé. 

 

Cependant, la solitude et la tristesse qui émanait de cette panthère pouvait être ressentie jusqu'à l'autre bout de la forêt interdite. Bartholomew n'eut guère le coeur à laisser ce gamin seul, aussi indépendant puisse-t-il être. Il voulait qu'il se sente bien. Qu'il en vienne à considérer ce château comme son chez lui, exactement comme il l'était pour lui. Et il ferait tout ce qui était en son possible pour que ce soit le cas.

 

Il amorça alors une descente, en piqué, le vent s'engouffrant dans ses ailes sous la vitesse qu'il prenait avant de ralentir in extremis afin de se poser sur une branche, pile en face de la panthère. Ses serres s'agrippèrent au bois avec puissance, tandis que son oeil, aussi vif et malicieux sous forme animale que sous forme humaine, se posait sur ce gros chat qui avait l'air d'avoir besoin de se faire les dents. Un cri s'échappa du bec de l'aigle, comme une salutation.

Sasha Shevchen

Homme

17 ans

Sang-mêlé

Ukrainien

Avatar de Saï Don
Saï Don

Modération

Maître du Pactole

Message publié le 26/01/2026 à 19:43

Sasha sursauta. Ou plutôt, la panthère fit un bond qui lui fit se hérisser le poil sur tout le corps et se redresser brusquement. La branche mâchouillée fut lâchée et tomba quelques mètres plus bas sans qu’il y prêtât aucune attention : ses yeux de prédateur étaient rivés sur la créature ailée qui venait de se poser devant lui.

 

Les rapaces et les félins ne s’appréciaient pas beaucoup. Il l’avait compris depuis longtemps à la méfiance qu’il inspirait aux hiboux. C’était logique : les rapaces étaient des prédateurs pour les bébés félins, et les gros félins feraient volontiers craquer entre leurs grosses mâchoires les petits corps juteux plumés mais griffus que les premiers représentaient. Dès lors, il avait toujours senti un instinct de la panthère qui lui intimait de craindre ce qui venait du ciel, et il avait vite compris que la défiance était réciproque.

 

Aussi était-ce bien la première fois qu’un aigle se posait devant lui avec un tel aplomb, dérangeant ses ruminations bien humaines d’un cri strident qui lui fit rentrer la tête entre ses épaules. Sasha fit le dos rond, planta ses griffes dans l’écorce.

 

-        Kfff ! feula-t-il avant de se détendre sur sa branche, non sans garder des yeux menaçants vers ce drôle d'aigle nocturne.

 

Non mais ho. Il allait pas se laisser faire par un rapace assez tordu pour vouloir prendre son arbre à une panthère quand même. C’étaient pas les bonnes branches qui manquaient dans le coin !

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