Harry Potter RPG

[En Cours]
Petit chat deviendra grand À l'extérieur, lundi 12 novembre 2125

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Neith Ptahchepsès

Femme

17 ans

Sang pur

Égyptienne

Message publié le 24/01/2026 à 19:00

C’était aujourd’hui, le grand jour, celui où, peut-être, tout basculerait pour la jeune sorcière. Neith avait peur, seul un fou n’aurait pas ressenti la moindre frayeur, mais il s’agissait d’une crainte qu’elle jugeait saine, maîtrisable, tout juste assez forte pour la maintenir en alerte, lui signifier qu’elle jouait avec le feu. Et que le feu brûlait.

 

Le deuxième battement de cœur dans sa poitrine n’avait jamais été aussi puissant. Ce matin-là, lorsqu’elle avait répété la formule – Amato Animo Animato Animagus – baguette pointée contre son cœur, elle s’était rendu compte qu’il était tout à fait possible qu’il s’agisse d’une de ses dernières prononciations du sortilège. L’idée la grisait : elle était prête.

 

Nephtys l’avait accueillie dans son manoir britannique. En en passant la porte, l’Égyptienne s’était instantanément sentie chez elle, mieux que partout ailleurs sur ce continent, et cette douceur d’exister ne l’avait plus quittée. Elle avait obtenu une autorisation de sortie pour le week-end, l’orage se profilait, elle ne devait pas le manquer. Aussi, attendait-elle, le regard collé à la vitre que le moindre éclair ne se déclare.

 

La présence de sa cousine représentait à la fois un soulagement et une pression supplémentaire : ce soir, elle n’aurait pas droit à l’échec. Elle se demandait quel serait son animal, avait hâte d’écrire à Ahmès pour lui raconter sa propre transformation. L’heure, cependant, était encore à la patience. Alors, Neith, assise sagement sur l’un des coussins du salon, faisait semblant de lire sans réellement pouvoir détacher son regard de l’extérieur. Rien ne devenait venir gâcher ce qui s’apprêtait à devenir un anniversaire particulier pour elle.

Nephtys Ptahchepsès

Femme

30 ans

Sang pur

Égyptienne

Ambassadrice Égyptienne
Lutins Crétins de Noël

Message publié le 25/01/2026 à 12:23

Il était loin ce temps où j'attendais moi aussi la tempête, les orages, les éclairs devant le rebords des fenêtres ornés de vitraux du vieux château froid d’Écosse. D'attendre un rayon de lune qui allait enfin percer la canopée de la forêt interdite et caresser mon visage, entre deux éclairs mortels. J’avais moi-même raté plusieurs fois, avant d'enfin accomplir le premier de mes objectifs, et constituer la première part de ma Renaissance. Je devenais enfin ma Vengeance. Mon bras reposait contre l’encadrement de la porte, le corps appuyé, les bras croisés, j'observais l’attente de ma filleule avec une attention peut-être trop appuyée, mais présente. Je ne l’avais jamais vue aussi détendue que lorsqu'elle avait passé le perron de la porte et avait humer l'odeur de l’orient qui se dégageait des plantes grimpantes, des orangers et des murs aux figures mouvantes comme nos temples en Egypte. J’avais apporté un bout de chez nous, avec moi. Un bout de chez nous qui faisait notre malheur et notre bonheur. 

 

Le regard de Tzipporah, en profil sur les murs du Salon, ne la quittait pas non plus. Une fresque que j’avais pu exhumer de son tombeau avant sa destruction par Sethi. Il voulait tout annihiler d'elle, il n’aura réussi que partiellement. La tête réduite qu'il avait faite d'elle comme représailles ornait la poignée de la porte de mon bureau et interdisait à quiconque d’entrer. Et sa fresque ornait les murs de mon manoir, silencieuse, mais présente. J’avais appris ma leçon par cœur. Et je comptais bien lui apprendre une nouvelle. Son statut ne l'épargnera pas de la mort

 

Il est temps. Ma voix prononce les trois mots si attendus de la jeune fille assise sur les coussins de ce canapé blanc immaculé. J'entendais l’orage gronder, et je comptais les secondes entre chaque lumière qui éclaboussent les murs pendant une fraction de temps. Sortons dans les jardins. C'était moins un ordre qu'une invitation, et mes pas m'emmenerent à travers le Hall des orangers pour prendre le passage des lavandes et des magnolias derrière la maison. La pluie ne tombait pas ce soir, mais l'odeur était lourde d'humidité, et l'atmosphère semblait s'électriser pour mieux frapper nos corps de simples mortelles. Que Maat nous soit favorable et que Shou chasse les nuages, pensais-je en silence. Sans mentir, je voulais la réussite totale de l'entreprise de Neith. Évidemment, je ne lui avais pas avoué. 

Neith Ptahchepsès

Femme

17 ans

Sang pur

Égyptienne

Message publié le 28/01/2026 à 19:06

La fiole était rouge sang dans la main de la jeune Égyptienne, qui avait encore tant à prouver. Elle détailla un instant les reflets du flacon avant de suivre son aînée. Neith suivait toujours Nephtys, comme une sœur, un guide, un repère et particulièrement ce soir. Effrayée de décevoir, impatiente de faire ses preuves : il lui fallait rester concentrée. Un seul objectif, la terreur la prendrait plus tard, ou jamais. Elle n’avait pas le droit à l’échec, pas de cette fois. La jeune femme devait se montrer digne.

 

Il ne pleuvait pas, ce qui était remarquable pour la région humide dans laquelle les deux femmes avaient sciemment — ou presque — choisi de s’exiler. Nephtys la regardait, observait le ciel, elle était là, si proche, présence rassurante et ferme dont sa jeune cousine n’arrivait pas à se détacher. Pourtant, il le fallait. Ce soir, c’était elle l’actrice principale et elle devrait se montrer à la hauteur du rôle qui lui avait été confié.

 

Dans cette demeure aux parfums de sa terre natale, la jeune élève était calme, à sa place, elle n’aurait pas pu imaginer un meilleur cadre pour découvrir l’animal que son corps, ce deuxième battement de cœur, cachait. Une étrange sérénité s’empara de ses membres, comme si elle savait, sentait que l’heure était venue. Les éclairs déchiraient le ciel, sombre, furieux, elle se sentait bien, présente.

 

Le contact de la fiole contre sa paume, un dernier regard pour Nephtys avant de pointer Hésat sur son cœur. Puisse la Nourrice du Soleil lui donner la force de réussir, de tenir ce soir, d’être capable. Elle énonça à nouveau d’une voix claire qui ne tremblait pas la formule, goûtant entre ses lèvres le plaisir d’un sortilège qu’elle prononçait peut-être pour la dernière fois : Amato Animo Animato Animagus.

 

Le liquide d’un rouge profond, le bout de ses doigts contre le cristal, sa gorge soudain humide et puis la douleur. Violente, intense, soudaine. Neith fut comme balayée, pliée en deux, marionnette hors de contrôle. Un genou contre la douceur du sol, puis un deuxième. Son visage crispé par la souffrance retenait un hurlement qu’elle ne s’octroya pas le luxe d’offrir.

 

Neith allait mourir, elle le sentait. Son cœur pulsait dans sa poitrine avec une brutalité inouïe. Elle ne savait plus pourquoi, ce qui l’avait poussée à tenter cette transformation, dernière erreur d’une longue lignée qui la mènerait à sa perte. Elle porta une main à sa poitrine, les larmes aux yeux. C’était donc cela, la dernière image que Nephtys aurait d’elle ? Une sorcière médiocre qui n’avait pas su honorer la grandeur de son clan, des Ptahchepsès ? Son corps sans vie n’aurait sans doute pas droit au moindre des honneurs, Neith était finie, courbée, en proie à une douleur indescriptible, interminable.

 

Et puis, soudain, une image mentale, assez puissante pour s’imposer à son esprit malgré la douleur, les convulsions. Quatre pattes, un regard félin, une fourrure couleur… sable ? Le chat du désert se dessina en elle, pour elle, elle. En un instant, elle vit ses membres rétrécir, sa vision se modifier. Son cœur battait toujours, trop fort, trop vite, elle tourna la tête vers Nephtys, une Nephtys d’une taille colossale. Neith – ou ce qu’il en restait – tourna sur elle-même, sursauta en apercevant sa propre queue dans un jardin aux proportions soudainement démesurées. Elle s’assit sur ses pattes arrière en regardant son aînée : j’ai réussi, voulut-elle articuler en laissant un beau miaulement s’échapper de sa gorge de jeune chatte.

Nephtys Ptahchepsès

Femme

30 ans

Sang pur

Égyptienne

Ambassadrice Égyptienne
Lutins Crétins de Noël

Message publié le 28/01/2026 à 19:41

La douleur, cette douleur, je la connaissais bien. Elle tordait les tripes, mordait les entrailles, poignardait le cœur humain pour mieux sentir les battements du deuxième. De celui qui sera nous. J'avais cru mourir tant elle avait été vive, puissante, ineffable. Alors quand mon regard se pose sur le corps tordu sous la torture, le visage crispé sous la violence et les genoux fichés dans le sol de Neith, mon cœur se serre. Pour ne pas la quitter du regard, et pour témoigner de ma présence, je m'agenouille près d'elle aussi, me voulant rassurante alors qu'elle se tordait plus encore sous le maléfice. Je restais silencieuse. Il fallait accueillir ce nous, malgré tout les maux que cause son arrivée. Et pour ça, il ne valait rien de mieux que le simple silence. Je remarque les débuts d'une transformation, et ma poitrine se gonfle d'orgueil. Elle était en train de réussir. Le ciel s'en donnait à coeur joie. Lançant sa foudre, comme au rythme de son mal. Comme au rythme du craquement de ses os. Elle y était presque. Et puis... Enfin le silence. Devant moi, Neith n'existait plus. Plus sous sa forme humaine. Seulement un chat des sables qui me lançait un doux miaulement. Je glisse mon index sous son menton, et le releve vers moi en douceur, avant de le relâcher. Mes yeux remplis de fierté.

 

- C'est très bien Neith, murmurais-je, le faible sourire aux lèvres. Je récupère la baguette de ma filleule, et ses vêtements, avant de me relever avec toute la grâce et l'élégance dû à mon rang. Je voulais qu'elle profite de ce nouveau corps, qu'elle s'y adapte. Et qu'elle me revienne par elle-même avant de ne faire plus qu'un avec la bête et de perdre son humanité. C'était le plus gros danger à l'heure actuelle. J'espérais simplement que l'ataraxie survenue après la tempête ne l'empêche pas de me revenir. Ce serait dommage après tant d'efforts, et tant de travail. Habitue toi aux odeurs, aux bruits. Je continuais de la guider, d'être présente pour elle. Je prenais ce rôle très à cœur. Je m'orgueillais plus encore de comprendre que j'étais la seule du clan Ptahchepsès à avoir découvert son potentiel, et décidé de la prendre, elle et Ahmès, sous mon aile. Au bout de quelques minutes, je décidais qu'il était temps qu'elle reprenne son enveloppe corporelle naturelle. Il ne fallait surtout pas abuser des bonnes choses, encore moins la première fois. Tu peux revenir maintenant. 

Neith Ptahchepsès

Femme

17 ans

Sang pur

Égyptienne

Message publié le 31/01/2026 à 15:11

Neith eut à peine le temps de se rendre compte de ce qu’il s’était passé qu’elle fut soudainement assaillie par un nouveau monde d’odeur, de sons, de sensations. L’univers tout entier semblait converger vers elle, lui offrant une vision différente, des couleurs qui lui firent presque tourner la tête. Presque, parce que Nephtys était là, veillait sur ce petit animal dont le pelage se fondrait bien mal dans les paysages britanniques.

 

Jeune chatte sauvage, animale fière, libre par excellence, quelle douce ironie pour la jeune sorcière embourbée jusqu’à la taille dans les traditions des Ptahchepsès. Fallait-il qu’elle y voie un signe ? Cette réflexion, comme tant d’autres, la tourmenterait plus tard, en cet instant, Neith profitait.

 

Le petit corps félin, souple, fluide fit quelques bonds autour de Nephtys, fourrant ses moustaches dans les moindres plantes qu’il pouvait atteindre.

Gorgé de vie, d’envie.

 

La douceur de son enveloppe, loin des contraintes, fit soudainement croire à Neith qu’elle n’aurait plus besoin, ne souhaiterait plus jamais reprendre sa forme humaine et le poids sur ses épaules qui allait avec. Elle voulait rester, savourer ce sentiment d’évasion, pour toujours.

 

Le ciel s’ouvrit, crachant une fine pluie qui la fit frissonner. Neith ne craignait pas l’orage, la petite chatte en elle, en revanche, n’était pas bien rassurée. Elle profita de la fraîcheur du ciel contre son pelage jusqu’à ce que Nephtys la rappelle à l’ordre. La sorcière bien dressée reprit, non sans regret, sa forme de jeune femme que les pleurs du ciel recouvrir de caresses mouillées, baptisant une Neith Ptahchepsès qui venait de renaître.

 

L’Égyptienne récupéra ses vêtements et sa baguette, se rhabilla. Encore silencieuse pour un temps, comme si elle craignait qu’un feulement ne sortît de ses lèvres.

 

Merci Nephtys. Encore une fois, son aînée était là pour lui tenir la main dans les difficultés. À sa manière, cela allait sans dire. Neith encore chamboulée était reconnaissante, elle se sentait plus sûre d’elle, plus puissante, comme si le destin venait de lui glisser un joker dans la manche, lui affirmant droit dans les yeux : tu n’es plus seule, tu es deux. Cette petite part de liberté se situait donc en elle, comme une peau sous la sienne, un deuxième cœur dans sa poitrine. La douleur avait pris fin : il était temps de rentrer.

 

Les yeux brillants, ses pensées démêlées, la jeune femme se sentait pleine et entière, plus complète qu’elle ne l’avait jamais été, pas même en présence d’Ahmès. Elle s’octroya un large sourire de satisfaction en rentrant à l’abri.

 

Je ne savais pas qu’il y avait cette chatte en moi, dit-elle à sa cousine, l’air un peu rêveur.

Nephtys Ptahchepsès

Femme

30 ans

Sang pur

Égyptienne

Ambassadrice Égyptienne
Lutins Crétins de Noël

Message publié le 01/02/2026 à 19:47

Je l’observais, redevenue humaine, encore trempée par la pluie fine, le souffle court mais les yeux brillants. La force qui émanait d’elle ne m’échappait pas : ce n’était plus seulement la jeune sorcière que j’avais guidée, craintive et hésitante. Non. Elle avait touché à quelque chose de primordial, à cette essence sauvage qui sommeille dans chacun de nous et que seuls les élus osent réveiller. Je me penchai légèrement, la fixant en silence de mes yeux chiastolite. Mon visage redevenait neutre, impassible. Neith était encore une fois la preuve de ce que j'avançais depuis toujours : Ce que nous étions, et devenons n’est pas une question de force ou de rang. C’est une question de conscience. Il existait toujours quelque chose au-delà de la peur, quelque chose qui nous était propre et que personne ne pourra jamais retirer. Et ce, contrairement aux enseignements cultivés par Séthi et ses frères. Neith n'était plus une femme fiancée pour enfanter des enfants que le père porterait ou non dans ses bras à leur sixième anniversaire. N'était plus cette femme obligée de poser la première pierre des caveaux que l'on construisait pour ceux que nous reconnaissions comme les nôtres. Elle était le feu et la grâce, le sable et la tempête. Et Bastet/Sekhmet la féline aux deux visages, venait de la compter parmi ses enfants. 

- Joie et Fécondité. Renaissance et Ravage. Murmurais-je. Elle avait été bénie de l' Œil de Rê, la Puissante, dont la tâche était de supprimer tout les ennemis de celui-ci. Bastet protégeait les innocents de sa propre fureur manifestée. Cette chatte est aussi puissante que douce, elle te guidera bien mieux que n'importe qui. Mon regard s'élève vers la pluie. L'orage laissait place aux rayons du soleil, et une forme d'arc de cercle coloré commence à se distinguer à l'horizon. Un présage d'occident dont je ne connaissais encore rien de sa lecture. Il en existait si peu en Egypte et était plutôt associé au monde souterrain et à la mort. S'agissait-il de la mort de Neith et de sa renaissance ? Mes pas me ramènent à l'intérieur, dansl’ambiance épicée d’un monde qui, je l’espérais, n’avait pas oublié ses enfants. Parce que Neith, comme moi, refusait l’exil. Nos esprits sommeillaient et prenaient force, forgeant de nouvelles alliances. Bientôt, nous marcherions côte à côte pour affronter le vieux crocodile.

 

Je refermai les portes de bois sombre derrière nous. Le tumulte de la pluie et des voix s’éteignit aussitôt, remplacé par le silence. Le jeu venait de changer. Et pour la première fois depuis des générations, les dieux tournaient de nouveau leurs regards vers le sang des Ptahchepsès, vers notre lignée. 

Neith Ptahchepsès

Femme

17 ans

Sang pur

Égyptienne

Message publié le 08/02/2026 à 15:06

Le ciel se parait de couleurs alors que la pluie et le soleil semblaient s’accorder. L’orage avait pris fin quelques millisecondes après avoir offert à l’Égyptienne sa deuxième identité. Neith se sentait étrangement apaisée, prête à affronter toutes les épreuves dont les siens avaient sciemment choisi de paver son chemin.

 

La jeune femme, encore un pied dans l’enfance et pourtant déjà trop grande, s’était ce soir offert le cadeau d’apprendre à se connaître elle-même. Elle savourait encore, sous sa langue, les parfums récoltés par cinq sens plus affutés que les siens.

 

Neith hocha la tête aux propos de son aînée qui ne pouvait se tromper. Puissante et douce, voilà comment elle s’était révélée. Une jeune femme avec encore tant à prouver, tout à découvrir, un monde entier d’odeur à écumer. Loin du carcan des ancêtres, elle se sentait pour la première fois alignée sur cette terre étrangère, prête à un envol auquel elle n’osait pas même songer.

 

Contraste exacerbé entre un dehors qui laissait encore son empreinte dans l’esprit de la jeune chatte et le silence apaisant des appartements de sa cousine. Son bout de terre natal incorporé au sol britannique. Dans l’espace clos, son corps n’était plus à l’étroit, contaminé par la conscience d’une souplesse et d’une vigueur dont elle n’avait jusque-là pas eu conscience. L’orgueil qui la guettait devrait sans doute être refoulé, mais peu importait si c’était l’unique prix à payer, elle en prendrait le risque.

 

Sa place retrouvée sur le cousin, un regard vers la fresque de Tzipporah. Nephtys ne la laisserait pas oublier que ce don était à la fois un cadeau et une arme. Peut-être un jour le seul moyen d’échapper à un destin aussi funeste que celui de la femme de Sethi. Nephtys, l’interrogation qui lui brûlait les lèvres, me diras-tu quelle forme animale t’a été révélée ? Un instant de partage parce qu’elle ne pouvait pas même imaginer que la jeune femme qu’elle admirait tant n’ai jamais accompli le rituel qu’elle venait d’effectuer. Quand s’était-elle elle-même transformée ?

 

L’Égyptienne se rêva un instant courant avec l’héritière dans les paysages étrangers, leurs corps de félins emplis de la douce volupté du mot liberté. Elle eut soudainement envie de gouter la brûlure du sable contre ses pattes habituées aux climats arides, feuler après les reptiles, se cacher dans un décor de la couleur de sa robe. Et puis une réflexion plus pragmatique : je vais m’enregistrer au ministère. Je n’ai pas de raison de me cacher, articula-t-elle songeuse.

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