Harry Potter RPG

[En Cours]
Réunion de crise Dans le salon, jeudi 24 janvier 2126

Prisca Thompson

Femme

22 ans

Né-moldu

Britannique

Joueur de Quidditch Professionnel

Message publié le 31/01/2026 à 03:00

À quoi sert-il à Prisca de faire des blagues si Caecilia les gâche avant même qu'elles soient prononcées ? Mais le fait que celle-ci n'avait pas tardé à réitérer si vite l'expérience avec son mari si peu de temps après leur première fois arrache un sourire satisfait à l'athlète. Son amie est bien mieux capable d'emprisonner les hommes dans sa toile que l'inverse ne serait jamais possible. Ce qui la soulage d'une inquiétude au moins.

 

— Très bien, tu marque ce point-là, Nem-nem. Si deux coucheries étaient suffisantes pour former un couple, je m'appellerais Madame Bulstrode.

 

Même sans sa présence, la pensée seule de Quintus suffit à invoquer une nausée aussi sûrement qu'un gallion attire un niffleur. Et comme de bien entendu, Nem-nem a fermement décidé que ce serait son sujet préféré dans les minutes à venir. Faire bonne figure, sourire, contredire et en admettre juste assez. Complexe opération que de mentir à la meilleure amie d'une vie. Pas le choix de faire autrement.

 

— Je serais vexée que Quintus n'ait jamais été un peu piqué de moi, d'accord. Mais de là à demander ma main à ma famille ? Nem-nem, je suis née-moldue je te rappelle. Quintus n'aurait jamais fait ni eu à faire ça. Laisse tomber cette histoire, tu te fais des illusions.

 

Et il valait mieux. Ce qui n'empêche pas Prisca d'être plus sèche et catégorique que souhaité en prononçant ces paroles. Caecilia reste fidèle à elle-même et s'engonce dans ses introspections dévastatrices dans lesquelles elle sait si bien manœuvrer pour s'écorcher partout sans jamais totalement se crasher ni arriver à destination. Prisca n'est pas la mieux placée pour répondre à la question de la maturité, elle qui feint la sienne chaque jour pour cacher aux yeux du monde une gamine trop rêveuse tellement effrayée par l'inexorable avancée du temps qu'elle met régulièrement sa vie en pause en croyant que ça suffisait à ne pas vieillir. Elle se lève et enlace Caecilia par derrière. Commence à la bercer doucement entre ses bras.

 

— C'est normal d'avoir peur de grandir. Mais tu vas pas me dire que tu veux rester Caecilia Rowle, une petite fille ballottée par les aléas de la vie jusqu'à la fin de tes jours ? Il faut être adulte pour faire ce qu'on veux. Et toi tu es capable de tellement de choses ! Si tu gâches ce potentiel, je te mords.

 

Pour illustrer son propos, elle plante ses lèvres dans la nuque de Nem-nem. Un sourire malicieux plus tard, elle a une nouvelle idée pour la charrier.

 

— Dis-donc. Tu sens le Fawley à plein nez ma grande. C'est de t'être vautrée dans ses bras, ça. J'espère que ça remplacera l'odeur de clope.

 

Pendant quelques instants, Prisca revoit les bouilles enfantines de ses amis lors de leurs débuts à Poudlard. Quintus, déjà tout mielleux et langue de velours. Scott, téméraire et fédérateur, le noyau de la bande. Caecilia... si pure et innocente. Une Caecilia immaculée qui ne s'est pas encore faite broyer par les mauvais choix, les mauvaises personnes. Caecilia qui allait chercher le ballon perdu par une Prisca gourde et gauche qui pleurait. Quand est-ce que tout avait changé ? Fiançailles foireuses d'un politicard. Gosse et femme trophée de fonctionnaire. Mélodrame d'une sorcière d'élite. Pas la vie débridée d'une athlète mais plutôt le cauchemar éveillé d'une amie. Comment Prisca pouvait sortir Nem-nem d'un tourment dans lequel elle se noyait elle-même après avoir plongé à son secours ? Une seule solution : la sauver au détriment de soi, lui sacrifier la bouée de sauvetage.

 

— Va falloir grandir quoi qu'il arrive. Je te montrerai comment on fait. C'est con mais on commence par faire semblant. On fait comme si on pouvait expliquer la vie à sa meilleure amie. On l'emmène bouffer des nems. Et un jour on se réveille et on est adulte. Tu verras, ça fout la trouille mais c'est facile. Faut juste suivre le chemin et regarder où on met les pieds pour pas se tordre la cheville. Mais si ça t'arrive, supergirl viendra te secourir en balai volant. Alors, t'as vraiment peur de m'avoir dans les pattes pour te sortir du pétrin quand tu te casseras la gueule ? Parce que ça arrivera. Mais je serai là. 

Caecilia Fawley

Femme

22 ans

Sang pur

Britannique

Tireur d'élite de la baguette magique

Message publié le 31/01/2026 à 21:12

Prisca tente d’amener de la légèreté dans la conversation, elle gronde puis câline avec la même intensité son amie démunie qui la regarde avec ses yeux admiratifs de toujours. Présence maternelle aux dents acérées, la louve cajole sa petite à coup de museau, petit tacle bien placé, tendresse bien étalée. Caecilia reçoit, accepte, profite.

 

Aujourd’hui, c’est elle qui est vulnérable.

Mais demain ?

 

La joueuse s’occupe de sa môme, elle le lui rendra. Échanger les rôles, serrer les coudes, c’était tacite, peut-être qu’il lui manquera le panache, mais pas l’intention. Prisca, Quintus, oui, c’est pour toujours et tous les chagrins d’amour semblent bien pâles à côté de la solidité de ce lien-là.

 

Pas très à l’aise avec la vision de Prisca dans les bras de Quintus, ou peut-être de Quintus dans ceux de Prisca. Caecilia apprend quelques commérages, mais il y a déjà prescription et elle ne peut s’empêcher de laisser échapper un petit rire.

 

Son amie coupe cependant rapidement cours à son imagination de chipie. La sorcière lève un sourcil curieux en l’entendant lui répondre un peu plus froidement qu’à l’accoutumée. Cette fois, elle en est sûre, cela cache quelque chose. Le Bulstrode se fiche bien de respecter les vieilles traditions familiales : il y a un mystère sur lequel elle ne parvient pas à mettre le doigt. Ou alors… Caecilia réfléchit un instant à la possibilité que son ami d’enfant ait pu demander sa main à elle. La tireuse chasse cette idée d’un haussement d’épaules, mais la pernicieuse revient aussi vite qu'elle est partie. Elle fronce les sourcils.

 

C’est une nouvelle fois la blonde qui lui permet de sortir de ses tristes pensées en l’entourant de ses bras. Caecilia ferme les yeux, porte ses mains contre celle de son amie pour prolonger un peu l’étreinte qui lui fait du bien. Prisca accompagne son câlin des douces paroles sensées dont elle a le secret. Rowle, depuis combien de temps n’a-elle plus entendu prononcer ce nom ? Le souvenir de son père lui soulève un instant le cœur, et cette fichue acidité dans le fond de son palais qui ne disparait pas. La sorcière a quitté une certaine idée de l’enfer pour rentrer dans une prison certes plus confortable, mais qui garde néanmoins des barreaux.

 

Elle ne comprend pas pourquoi Manius et Prisca semblent vouloir lui faire croire qu’elle est libre malgré tout. Libre de se cacher pour laisser son corps épouser celui de Scott, libre de se sentir coupable à chaque regard impuissant de Manius, libre de laisser filer celui qu’elle aime dans les bras d’une autre, de se marier, de faire un gosse. Non, ce n'est pas parce qu’elle n'est plus physiquement attachée qu’elle est libre, ses amis devraient le savoir.

 

Et Manius. Manius, qui est amoureux, pas juste insulté dans son honneur comme elle aurait pu le penser, mais profondément blessé parce que son cœur, quelque part, bat pour elle.

Alors, comment grandir, comment se sentir libre ?

Avec cette drôle de pression, d’impression : celle d’être trop et pas assez.

De décevoir, toujours, tout le temps, quoiqu’il arrive d’être déplacée.

 

La sourde jalousie qui l’a prise le matin même, ce nom Ophelia qui l’a transpercée de part en part. 

Est-ce que Fawley l’a trop attendue ?

 

Caecilia frémit au contact des lèvres de son amie qui lui rappelle d’autres baisers. La pique fait mouche, la sorcière se retourne la mine outrée, pose une main à l’endroit où Prisca vient de planter sa bouche. Arrête, tu mens. Les yeux écarquillés, le cœur soudainement emballé. Elle lui envoie un petit coup de baguette dans les côtes. Et non, ma grande, y a pas que toi qui peut frapper.

 

Merci Pri, et son sourire qui vient chasser de son visage toutes les nuances de souffrance, j’essayerai de me montrer à la hauteur de tes attentes. Caecilia enlace à nouveau son amie, voudrait ne plus jamais la quitter, ce pilier au centre de sa vie qui la soutient dans toute sa fragilité. T’es mon héroïne. Elle sait aussi que c’est parce qu’elle est là que la sorcière peut se laisser aller comme ça. Toujours plus ingrate avec ceux dont elle sait qu’elle ne sera jamais abandonnée. Prisca Thompson vaut bien douze Emfield à elle seule. Et je… j’essaie avec Manius, je te jure que j’essaie.

Prisca Thompson

Femme

22 ans

Né-moldu

Britannique

Joueur de Quidditch Professionnel

Message publié le 01/02/2026 à 02:59

— Il suffit pas d'essayer. Trouve les bonnes raisons de le faire, conclut Prisca.

 

La peine de son amie un peu plus légère, pour l'heure, la conversation finit par dévier sur des sujets qui pèsent moins lourd sur les épaules mais qui n'en sont pas forcément moins importants pour autant. Prisca raconte les paysages magnifiques de ses voyages, les meilleurs restaurants de Grande-Bretagne, les performances d'un nouveau modèle de balai, les rencontres fortuites avec des anciens condisciples. Les deux amies-sœurs se disent tellement de chose que, de temps en temps, Prisca arrive presque à oublier que Quintus git dans son lit à l'hôtel et que Caecilia n'en sait rien parce que, elle, a oublié.

 

— [...] Une croisière sur le lac de Bled que la capitaine avait dit. Tu parles ! Ha c'était beau : imagine une grande étendue d'eau turquoise qui reflète les Alpes juliennes, une vue imprenable sur l'église médiévale... 'fin bref. Sauf qu'on était sur des barques à ramer pendant des heures parce que c'était dans son programme d'entraînement. Je te raconte pas comment Malya était vénère. [...] Faut que tu testes leur haggis. C'est une recette transmise dans la famille depuis des générations, un bon petit plat grand-mère. Sauf que Malya se rend compte que son couteau est tordu et essaie de le redresser. La lame est partie comme une flèche sur la table d'à côté ! Y a pas eu de blessé mais on a quand même dû se barrer. Mais qu'est-ce qu'on a ri ! [...] Malya a un nouveau balai, tu verras comme elle déchire avec. Tellement qu'on dirait une pluie de météorites sur l'équipe adverse. [...] Tu devineras jamais qui a voulu rejoindre l'équipe ? Sina Ganders, t'sais la peste qui piquait tout le temps les lunettes de Quintus. J'ai eu besoin que d'un regard pour que Malya capte le message. On aurait dit que Sina s'était transformée en aimant à cognards. L'est pas prête de remonter sur un balai. On y est peut-être allé un peu fort j'avoue.

 

Elles papotent aussi d'actualité et de ragots people. Les emmerdes c'est franchement moins pénibles quand c'est aux autres que ça arrive. Les histoires d'athlètes qui font éclater leur réputation à cause d'un petit scandale, l'affaire de la fiole de Felix Felicis achetée au marché noir par Seth Spindle pour booster les performances de son équipe. Prisca évite les racontars sur les couples de sportifs en se disant que c'est pas le moment pour Caecilia. Dommage, rien ne vaut l'anecdote de deux équipes qui se font sabotées par leurs propres joueurs parce que certains d'entre eux entretiennent une liaison avec quelqu'un de chez l'adversaire. C'est pas Prisca qui se ferait prendre à empiéter sur les résultats des Harpies pour des histoires aussi triviales, Malya pouvait en attester. 

Caecilia Fawley

Femme

22 ans

Sang pur

Britannique

Tireur d'élite de la baguette magique

Message publié le 01/02/2026 à 21:43

À présent que le plus lourd est dit, Caecilia savoure la compagnie de sa meilleure amie. Il faut donc que Scott Emfield décide de la larguer pour qu’elle récupère un peu de la présence de la blonde. La vie est définitivement bien mal faite ces derniers temps.

 

Caecilia se laisse bercer par les anecdotes de la joueuse, essaie de répondre avec entrain malgré la fatigue d’une nuit agitée et les multiples questions qui l’assaillent depuis le matin. Elle joue négligemment avec une mèche de ses cheveux, hoche la tête, sourit avec douceur, rit un peu trop fort parfois. Mayla, Mayla, Mayla, il y a un point commun à toutes tes histoires Pripri. Sourire malicieux : dis-moi t’aurais pas couché un peu plus que deux fois avec ta chère coéquipière ?

 

La sorcière se souvenait assez bien de la joueuse, trois ou quatre ans plus âgée qu’elles, qui avait infligé des défaites plutôt moches à leur équipe. À cette époque, il était clair que les sentiments de Prisca étaient quelque peu plus mitigés face à la batteuse rouge et or. Sans doute l’admiration ne s’était-elle néanmoins jamais véritablement envolée des yeux de la jeune attrapeuse.

 

Cette idée la ramène étrangement à elle-même et l’ancienne Poufsouffle se demande ce qu’elle ferait de sa vie à présent, de son cœur brisé, sans Manius pour lui coller un pansement. Sans doute irait-elle, l’âme en peine, purger sans douleur dans quelques bars. Une jolie petite sorcière célibataire. Vingt-deux ans, n’était-ce pas un bel âge pour s’amuser ? Elle se promet d’aller au bout de cette excellente idée : après tout, puisque tout le monde s’efforce de lui répéter que sa cage n’a pas de geôlier, autant en profiter.

 

C’est qu’elle a envie, elle aussi, de flirter, de rencontrer, de sentir d’autres parfums, d’autres lèvres. L’amour, dans la bouche de Prisca, lui semble être une terrible plaie de laquelle il faut à tout prix se garder. Alors, elle lui pose directement la question avant de tenter, de se forcer, de faire plier son cœur pour qu’il batte au rythme de celui de son mari : Pri, si tu avais été mariée de force à quinze ans, est-ce que tu serais fidèle à ton mari ? Puisqu’après tout, on se permettait un peu trop de la juger sans se mettre à sa place.

Prisca Thompson

Femme

22 ans

Né-moldu

Britannique

Joueur de Quidditch Professionnel

Message publié le 02/02/2026 à 02:35

Des fois Prisca se demande ce que c'est d'être dans la tête de Caecilia Fawley. Une pure cinéaste qui se fait chaque jour sa propre fournée de films dramatico-romantiques. Oui, Malya est en quelque sorte au cœur de la vie de sa coéquipière. Normal, elles passent la plupart du temps ensemble et s'entendent comme larrons en foire. Elles partagent l'objectif d'intégrer l'équipe nationale, un goût pour les relations libres et sans accroche, un vestiaire embué...

 

C'est vrai, elles sont faites l'une pour l'autre. À leur façon. Pas question d'ajouter cet ingrédient empoisonné qu'est l'amour dans une si belle histoire.

 

— Disons qu'on a pris certaines habitudes avant les matchs. Mais je sais ce que je fais : je ne laisserai pas la moindre étincelle de sentiment romantique s'immiscer entre moi et mon plan cul préféré.

 

Oui, Caecilia est définitivement une foutue cinéaste. La spécialiste du mélodrame. Incapable de se contenter des petits moments tranquilles et paisibles. Non, s'il n'y a pas de douleur en permanence dans l'existence de Caecilia, c'est à croire qu'elle ne se sent pas vivre. Pourquoi faut-il qu'elle ramène son enfer sur le tapis et qu'est-ce que c'est que cette question sordide ? Est-ce qu'elle se rend compte de la personne à laquelle elle s'adresse pour demander une chose pareille ? Qu'est-ce que Prisca y entend à la fidélité ? Celle-ci pousse un gros soupir désemparé.

 

— Comment veux-tu que je te réponde, Nem-nem ? J'ai pas le malheur d'être à ta place et la fidélité c'est une question que je n'ai jamais eue à me poser. À la limite, tu sais quoi ? Je pense que tu te trompes de question en fait. Parce que t'as déjà répondu à celle-là. Tu l'as trompé pendant sept ans ton mari, avec ton petit-ami. Et je crois bien que c'est précisément pour que tu le fasses qu'il t'a passé la bague au doigt. Sinon il aurait étranglé Scott en vous tombant dessus. 'Fin, il aurait essayé.

 

Prisca essaie de réfléchir, de trouver quelque chose de satisfaisant à dire à Caecilia mais elle n'a pas toutes les réponses. Peut-être qu'elle s'épanouirait en variant les plaisirs, peut-être qu'elle se consumerait. Cela lui semble profondément intime, propre à chacun. Elle n'est certainement pas du genre à se dévouer pour la vie. Caecilia n'a connu que Scott et découvert récemment Manius. C'est normal d'être curieuse. Mais est-ce sain pour son amie ? Et qu'en est-il de Manius ? Est-ce qu'il a passé ces sept dernières années à fuir son épouse pour rejoindre d'autres personnes en toute quiétude, l'air de rien ? Elle déteste devoir réfléchir à ça et encore plus devoir répondre à Caecilia.

 

— Tu pourrais... je veux dire... c'est une drôle d'idée. Mais Manius s'est montré compréhensif pour Scott. Peut-être que vous pourriez envisager de vous mettre d'accord pour ne pas être exclusifs. Mais comment tu peux lui présenter l'idée ? S'il est contre, le simple fait d'avoir émis cette possibilité lui filera un doute permanent et tu peux faire une croix sur sa confiance. 

 

Non, décidément rien ne sonne juste. Il n'y a pas de réponse à ça. Ou il y en a trop. C'est le genre de question qu'on n'est pas censé avoir à se poser. Sauf que voilà, Caecilia est une putain de cinéaste qui puise une inspiration sans fin de sa propre vie bien pourrie. Et ça énerve Prisca autant que ça lui fait de la peine. 

 

— C'est peut-être moins une question de ce qu'il s'est passé jusque maintenant que de quel genre de personne tu veux devenir. Ho ! et puis tu m'emmerdes avec ta question.

 

Excédée autant que perdue, Prisca se dirige vers le bar et prend une bouteille de scotch qu'elle envisage d'entamer généreusement. Mais à la réflexion, l'odeur l'écœure et elle renonce. Comme si tout allait bien. Mon cul !