Harry Potter RPG

[En Cours]
Est-ce qu'on peut tomber dans les étoiles ? Tour d'astronomie, mercredi 14 novembre 2125

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Zuey Lindberg

Femme

15 ans

Sang-mêlé

Américaine

Message publié le 26/01/2026 à 23:17

Toutes ces silhouettes qui gisaient inanimée dans le dortoir la faisaient sourire. Comme elles étaient mignonnes ses colocs' assoupies, livrées aux délices oniriques des cauchemars. Cimetière éphémère, la nuit l'école était une nécropole. Sur leurs catafalques de draps, les élèves ne vivaient pas. 

 

Zuey quant à elle devait se soustraire à leur compagnie pour en gagner une autre. Passage obligatoire à la salle de bains pour refaire son maquillage car mieux valait être présentable si les projets établis pour la nuit aboutissaient. Puis, en glissant comme un fantôme, direction la tour d'astronomie. Son rendez-vous l'attendait en chemin.

 

Disposant de peu de temps devant elle avant que le sujet ne tournât inévitablement, elle mit à profit les premiers pas pour contempler la solitude intrinsèque de la vie qu'on ne pouvait expérimenter qu'à travers soi-même. Quelle que soit l'illusion de la compagnie qu'on pouvait rechercher, l'autre était toujours par définition loin de soi. Était-ce pour cela que son rendez-vous insistait tant pour prouver qu'il pouvait en être autrement ? Qu'il l'avait conviée à cette escapade nocturne dans la tour afin d'établir le contact ? Ce rapprochement qu'il espérait tant servirait-il, s'il advenait, à le rassurer sur la déchirante condition de la vie humaine et à se sentir moins seul ? Telles étaient les réponses qu'ils trouveraient peut-être ensemble là-haut.

 

C'est avec le cœur battant trop fort la vie, cette sournoise geôlière, et une envie de cookies inassouvie que Zuey arriva à l'endroit des retrouvailles interdites et sourit en apercevant son sombre cavalier pour la nuit. Elle sautilla les derniers mètres qui les séparaient et s'enfonça dans son étreinte sans un mot, prête à le laisser l'emmener au ciel.

Edgar Withaker

Homme

15 ans

Né-moldu

Britannique

Moissonneur en herbe

Message publié le 27/01/2026 à 00:35

Au moment de passer la porte de sa salle commune, Edgar n’est plus aussi sûr de lui. Il se met à douter, à penser qu’il commet peut-être une bêtise en brisant les interdits au milieu de la nuit. Et s’il se faisait surprendre par un préfet ou pire, un professeur ?  Alors tous les scénarios les plus négatifs défilent devant ses yeux, et le poussent à palper sa poche pour s’assurer, pour la cinquième fois, qu’il n’a pas oublié son inhalateur. Mais il doit pourtant se faire une raison, il est trop tard pour reculer. Pas maintenant que l’heure du rendez-vous est arrivée et que son amie se trouve déjà probablement là-bas à l’attendre.

 

D’habitude, c’est elle l’instigatrice. La meneuse. C'est quoi l'expression déjà ? "L'homme propose, Dieu dispose". Pour Zuey c'est plutôt elle qui propose et elle qui dispose aussi. Lui, se contente de suivre. Mais pas cette fois. Aujourd’hui, c’est lui qui est à l’origine de cette escapade et il a tout préparé. Parce qu’il a quelque chose d’important à faire, et son amie a accepté de l’accompagner sans hésiter.

 

Alors qu’il se met à avancer, Edgar se dit qu’il aimerait bien avoir la discrétion et la classe de Batman, là tout de suite. Mais au lieu de ça il a juste le souffle court et les mains moites. On a connu mieux comme super-héros. Il a beau essayer de se fondre dans la nuit, de profiter de la noirceur ambiante des couloirs, son corps entier, lui, semble faire un bruit d’enfer. Son sac à dos lui donne l’allure d’une Tortue Ninja tricentenaire. Et la discrétion meurt un peu plus à chaque pas qu’il fait et à chaque fois que la boîte pleine de biscuits qu’il a amenée se secoue. Peut-être qu’il aurait du avoir la main plus légère sur le matériel…

 

Le chemin n’est pas long entre le nid des Serdaigle et l’endroit où il doit retrouver la Gryffondor. Et pourtant, cela lui semble interminable. Il croit mourir trois fois sur le chemin, en pensant voir un visage apparaître au détour d’un couloir. Mais au final, ce n’est que son imagination qui ne lui veut pas du bien, ce soir.

 

Quand enfin il arrive au lieudit, il est content que la luminosité ne soit pas optimale. Car même s’il n’a marché qu’un tout petit peu, il est sûr que son visage doit être cramoisi par le léger effort conjugué à l’émotion intense qu’il a ressentie – et qu’il ressent encore.

 

- Zuey ?  C’est t.. s’apprête-t-il à demander alors que des bras se mettent à l’étreindre.

 

Pas de doute, il s’agit bien de sa sombre amie. Ce parfum et cet entrain ne mentent pas. Le doute est encore moins possible concernant la couleur de son visage à présent. Il reste un instant immobile, bloqué, maladroit, ne sachant pas quoi faire. Quand elle s’écarte enfin de lui, ses bras sont tendus le long de son corps et il a l’impression de ne plus savoir bouger. Il doit se forcer pour bafouiller :

 

- T…t’es prête ? F-faut se dépêcher au cas où quelqu’un arriverait.

 

Il déglutit. Vite, sinon ils risqueraient de louper le coche. L’heure approche et il doit encore installer des choses. Pour une fois, il prend les devants en ouvrant la voie vers les escaliers. Dans un geste réflexe, il vient doucement remonter ses lunettes sur son nez avec sa phalange.

Zuey Lindberg

Femme

15 ans

Sang-mêlé

Américaine

Message publié le 27/01/2026 à 11:00

Pauvre âme égarée dans la nuit noire. Edgar était de Zuey le miroir.

 

Deux adolescents qui se faufilaient ce soir dans le couloir, qui discutaient hier dans le parc et qui demain feraient quoi encore ? Peu importait. Tout ce qui comptait, c'était que rien ne pût les séparer, qu'Edgar fût là pour toujours parce qu'il était elle, parce qu'elle était lui.

 

Pauvres âmes égarées dans la nuit noire. Zuey était d'Edgar le miroir.

 

Reflets inséparables l'un de l'autre, malgré les apparences son ami était comme elle. Zuey l'avait senti comme une évidence, comme un fil qui lie deux destins et qu'elle avait suivi et utilisé pour trouver et s'attacher à ce garçon plein de rêves. Jamais jamais elle ne s'en éloignerait. D'ailleurs elle le suivait de très près, s'accrochant presque à lui pour gagner la tour d'astronomie. Le bruit, raffut incongru dans le silence de ce mausolée tranquille, du sac qu'il portait sur le dos intriguait la gothique qui se demandait pourquoi son ami trimballait tant de choses avec lui pour des projets en apparence aussi simples que ceux qu'il avait échafaudé. Pourquoi le cliquetis du métal résonnait-il à ses oreilles et l'attirait aussi sûrement qu'une flamme attirait une phalène ? Edgar était toujours plein de surprises. Et toujours les bonnes : celles qui pansent les petits bobos, éclairent les ténèbres, réparent les cœurs qui saignent.

 

Parvenus en haut des nombreuses marches et sur le point de s'installer pour réaliser les ambitions du Serdaigle un peu farfelu, Zuey referma la porte derrière elle sans un bruit, dans un geste presque sensuel avant de dédier un sourire impudique à son cavalier de la nuit.

 

— Alors, Ed. Maintenant que tu m'as emmenée au septième ciel, on fait quoi ?

 

Elle s'approcha et le contourna pour l'aider à déposer son sac, s'efforçant de résister à la curiosité qui lui disait de fouiller dedans. C'était un peu plus courtois de lui demander l'autorisation pour plonger ses mains dans le coffre au trésor.

 

— Est-ce que je peux t'aider pour ton machin de communication ?

Edgar Withaker

Homme

15 ans

Né-moldu

Britannique

Moissonneur en herbe

Message publié le 27/01/2026 à 23:16

L’ascension se fait dans le calme, seulement bercé par le bruit de son gros sac qui rebondit dans son dos. Et d’autre chose. Mince, c’est son cœur qui bat aussi vite ? Ce n’est sans doute pas sans lien avec la proximité soudaine de Zuey, mais le garçon préfère croire que c’est le nombres de marche et l’effort physique qui l’ont mis dans cet état. En haut, il doit s’interrompre une seconde pour reprendre son calme et, accessoirement, son souffle.

 

Lorsque la porte est fermée, il dépose le cartable au sol, avec l’aide de sa partenaire d’expérimentation. Il apprécie l’aide qu’elle lui propose, mais ne peut s’empêcher de froncer vaguement les sourcils en l’entendant parler de machin. La grimace fait glisser ses lunettes qu’il remet en place dans un geste mécanique, créé par l’habitude.

 

- Zuey, c’est pas un machin. C’est un Dispositif Transmutationnel de Communication. explique-t-il avec grand sérieux. Le DTC. C’est pas n’importe quel outil de communication, c’est peut-être celui qui nous permettra d’enfin entrer en contact avec d'autres formes de vie, là-haut.

 

Voilà, un acronyme serait plus marquant. Un bon moyen pour que la Gryffondor s’en souvienne. Edgar s’agenouille alors pour ouvrir son sac et enfin déballer le matériel. Il a refait les vérifications plusieurs fois avant de partir du dortoir, pour être sûr de ne rien oublier. En particulier un élément primordial, en l’absence duquel il était certain de passer une soirée désagréablement… mordante. La boîte à cookies.

 

- Euh, oui, tu peux m’aider. Tu peux tenir ça ? demande-t-il en lui tendant une boîte qu’elle connait très bien.

 

Il sait que le rôle de responsable des biscuits tient particulièrement à cœur de la gentille gothique. Le Serdaigle continue ensuite de déballer le reste. En vérité, il n’y a pas grand-chose de plus à sortir, car c’est surtout une pièce imposante qui occupe l’espace de rangement. Avec grandes précautions, il fait apparaître la bête. Un ancien jouet en forme de fusil laser au bout duquel il a bricolé une petite antenne. Puis le casque – une ancienne paire de cache-oreilles du cours de botanique – qu’il a un peu modifiée pour pouvoir le raccorder au reste.

 

- J’ai retravaillé un peu les runes, commence-t-il à expliquer à Zuey en se remettant debout. Ça devrait fonctionner ! C’est le jour idéal, le même que celui de l'incident du Nimitz. T’es prête ?

 

Il vient placer le cache-oreille reconverti autour de son cou, pour s’approcher de la balustrade qui donne sur l’extérieur. La zone d’observation de la tour d’astronomie est parfaite pour ce qu’il veut faire. Alors qu’il s’apprête à activer les runes enchantées, il remarque un petit détail sur le manche de son invention. La gâchette est abimée. Probablement pendant le transport... Il savait qu'il aurait du trouver un moyen de transport plus adapté. Tout de suite, Edgar sent la panique monter en lui et il s’empresse de sortir sa baguette pour tenter de réparer les dégâts.

 

- Crotte de crotte... murmure-t-il nerveusement avant de prononcer : Reparo.

 

La gâchette semble se réparer sans trop de souci. Edgar vérifie que le mécanisme n'est pas grippé avant de soupirer de soulagement. Il se tourne alors vers sa sombre camarade pour voir si elle est parée pour la suite. 

 

 

Edgar Withaker a lancé un sortilège en utilisant sa baguette : Rudloe !

Sortilège
Sortilège de réparation
Difficulté
6
Résultat D20
9
Interprétation
Réussite
XP gagnée
10

- Crotte de crotte... murmure-t-il nerveusement avant de prononcer : Reparo.

 

La gâchette semble se réparer sans trop de souci. Edgar vérifie que le mécanisme n'est pas grippé avant de soupirer de soulagement. Il se tourne alors vers sa sombre camarade pour voir si elle est parée pour la suite. 

Autres résultats possibles

- Crotte de crotte... murmure-t-il nerveusement avant de prononcer : Reparo.

 

La gâchette semble se réparer comme si de rien n'était. Tout semble intact, et Edgar peut relâcher la pression en soufflant un bon coup. Il se tourne alors vers sa sombre camarade pour voir si elle est parée pour la suite. 

- Crotte de crotte... murmure-t-il nerveusement avant de prononcer : Reparo.

 

Le sort ne semble pas faire effet. Edgar se retrouve alors pendant un instant à ne pas savoir que faire. Spontanément, il se tourne vers Zuey et lui adresse un regard empli de détresse. Un cri à l'aide silencieux. 

- Crotte de crotte... murmure-t-il nerveusement avant de prononcer : Reparo.

 

Le sort ne semble pas faire effet une seconde. Pire encore, Edgar a l'impression d'avoir fait pire que mieux. Le stress montent en lui, d'un coup, et il se retrouve brusquement à ne plus savoir respirer. Vite, sa ventoline... 

Zuey Lindberg

Femme

15 ans

Sang-mêlé

Américaine

Message publié le 28/01/2026 à 00:52

Ce fut difficile, très difficile pour Zuey de ne pas rire tandis qu'Edgar expliquait avec toute son éloquence passionnée que son engin s'appelait DTC. Elle savait que c'était très sérieux et important pour son ami alors elle lui devait bien cette retenue. En revanche, impossible de contrôler sa réaction quand il extirpa de son coffre au trésor une boîte dont l'apparition rendit l'adolescente hystérique. Ses pupilles se dilatèrent comme celles d'un chat dès qu'elle l'aperçut et elle s'en empara avidement pour se goinfrer. Dans l'extase, elle oublia de modérer le volume de sa voix.

 

— DES COOKIES ! Merci Ed !

 

Elle n'eut plus aucune attention à prêter à Edgar dès lors que la boîte fut ouverte et que le carnage s'abattit sur les délicieux biscuits. D'une oreille distraite alors qu'elle en était déjà à son quatrième, elle entendit quelques vagues paroles à peine compréhensibles auxquels elle répondit pour la forme.

 

— Nimitz toi-même. Attends... prête ?

 

Distraite de sa collation, Zuey releva la tête pour voir son camarade scruter son DTC avec cette mine renfrognée qu'il avait quand quelque chose ne fonctionnait pas correctement. L'excitation de le voir réaliser un sort impressionnant la gagna instantanément pour être aussi vite déçue par l'incantation du Reparo, un sortilège bien moins magistral qu'elle n'eût espéré. Quand son ami se tourna vers elle, apparemment prêt à lancer son opération de communication avec des extra-terrestres, elle leva son pouce en l'air avec la bouche encore pleine.

 

— Onafaitdufuperboulot !

 

Zuey se redressa et rejoignit Edgar en avalant avant de lui présenter le cadeau le plus précieux qu'elle pût offrir à quiconque : l'unique cookie qu'elle n'avait pas dévoré afin de le partager avec lui. 

 

— Et maintenant, il est censé se passer quoi ? Ton casque capte quelque chose ?

 

Mue par la curiosité et irrémédiablement hermétique à la notion d'espace personnel, Zuey colla son visage contre la poitrine de son cavalier noir afin d'écouter le potentiel son provenant du casque.

 

— J'entends quelque chose ! On dirait du morse, ça fait bambambambambam très vite. Soit les formes de vie utilisent une autre forme d'alphabet morse soit...

 

Elle prit le visage d'Edgard entre ses main pour le dévisager tout près d'un air accusateur.

 

— ... ça veut dire que tu es trop nerveux ! Arrête de paniquer, personne ne nous trouvera ici. T'imagines le vieux Ravental se farcir les marches jusque tout en haut juste pour voir s'il n'y a pas une jolie gothique en train de faire des bêtises avec son super pote méga intelligent ?

 

Pour l'aider à se calmer et faire redescendre la pression qui accablait manifestement son ami, elle lui colla un baiser bruyant sur le front.

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