Harry Potter RPG

[Unique]
Chère fiancée Pied-à-terre londonien de Quintus, dimanche 03 février 2126

Quintus Bulstrode

Homme

23 ans

Sang pur

Britannique

Avatar de Maren
Maren

Maître du Jeu

Message publié le 02/02/2026 à 21:18

Chère fiancée,

 

J'espère que cette lettre vous trouvera en bonne santé. Cela fait longtemps que je veux vous écrire mais que je crains que vous ne me trouviez déplacé dans cette démarche. Il n'y a rien d'autre que je puisse faire pourtant et je vous demande de lire ces mots avec un cœur ouvert, prête à croire en leur sincérité.

 

Je suis désolé.

J'ai bien conscience de vous avoir causé du tort sans que cela fut jamais mon intention pourtant. Mon attitude a été rustre et je comprendrais que vous éprouviez de la rancœur à mon encontre. J'ai fait preuve de brusquerie, d'immaturité et d'un grave manque de tact. Sans évoquer les paroles acerbes que j'ai pu proférer. Vous devez vous souvenirs de celles concernant l'absence de preuve de mes torts. Voici pourquoi vous tenez en main la confession écrite de ceux-ci. Rien ne vous empêche de vous en servir contre moi, ce ne serait que légitime. Mais je me confie à vous en toute confiance car au fond je sais que vous aviez raison depuis le début et j'ai vu sans m'en rendre compte alors la sagesse et la pureté en vous. C'est pourquoi j'ai la prétention de croire que vous ne ferez rien de ce courrier, si ce n'est l'accepter pour ce qu'il est. Un geste de bonne foi, une tentative pour vous rejoindre sur un terrain d'entente. Un espoir pour notre avenir.

 

Votre dévoué,

Quintus

 

 

Quintus s'adosse au dossier de son siège et finit son whisky en relisant sa lettre rédigée en arabe. Une chose insignifiante en somme, coulures d'encres sur un bout de parchemin. Qui possède étrangement le pouvoir d'arranger ou d'aggraver les choses. Neith Ptahchepsès pourrait tout à fait l'utiliser contre lui et nuire à sa réputation. Pourtant il va l'envoyer. Il le doit. Dans la pénombre du coin de son bureau, une silhouette restée longtemps immobile se lève enfin et pose une bouteille de bière vide à côté de la lettre. Une main se pose sur l'épaule du diplomate.

 

— Je suis fière de toi, Quintus.

 

— Tu sais lire l'arabe ? Je pourrais avoir écrit n'importe quoi.

 

— J'ai confiance en toi.

 

Quintus fait pivoter son siège pour lui faire face. Il s'apprête à prononcer son nom, à lui dire quelque chose, la remercier. Elle le fait taire avec ses lèvres. Et tout à coup il lui appartient jusqu'à ce que, essoufflés et lovés l'un contre l'autre dans le fauteuil trop petit pour deux, elle lui dise quelques mots auxquels il ne sait pas quoi répondre.

 

— Te fais pas de films, je te déteste toujours. Et je me déteste encore plus.