Harry Potter RPG

[En Cours]
Faire tomber le masque Salle d'étude, samedi 02 février 2126

Ophelia Frost

Femme

23 ans

Sang-mêlé

Britannique

Conservatrice du Musée de Godric's Hollow

Message publié le 03/02/2026 à 21:26

La boîte est arrivée la veille, livrée après l’heure de fermeture du musée. Elle trône depuis lors sur la table de la salle d’étude. Ces arrivages sont bien les seules occasions pour lesquelles la jeune femme libère l’espace, d’habitude occupé par les piles de vieux livres. Maintenant que la caisse en bois est là, elle n’ose pas l’ouvrir. Et si c’était un faux ? Et si elle s’était fait avoir ? Des questions qu’elle aurait dû se poser plus tôt, c’est certain. Au moment de l’achat par exemple. Mais les commissaires-priseurs de ce genre de ventes ont l’art de rendre leurs marchandises indispensables. Et puis surtout, le destin lui a envoyé un signe en mettant cet objet sur son chemin.

 

Ophelia n’est pas fière de se rendre dans les allées sombres où se déroulent régulièrement ces ventes interdites. Hélas, c’est étonnamment le seul endroit où il est possible de dénicher ce genre de pépites sans devoir systématiquement hypothéquer un rein en contrepartie.  Les voies légales ont plus rapidement tendance à gonfler les prix, à son grand regret, et son maigre salaire ne lui permettrait pas d’acquérir les reliques qu’elle convoite si elle ne glissait pas vers les Embrumes de temps en temps.

 

Évidemment, elle a pris l’habitude de se déguiser pour y aller. Méconnaissable, c’est une autre personne qui s’enfonce alors dans les rues sinueuses et malodorantes de ce quartier londonien. Là où rares sont les sorciers qui connaissent la véritable valeur des « babioles gobelines » qu’ils revendent. Et la bourse de la jeune femme ne peut que saluer leur ignorance. Même si ça n'avait pas été totalement le cas la semaine précédente.

 

Ce soir-là, elle avait perdu espoir de trouver quoi que ce fut digne d’intérêt. Entre les vieilles fioles de potion et les faux grimoires maudits, rien n’avait suscité un semblant d’excitation chez elle. Jusqu’à ce que le contenu de la boîte ne fut présenté. Un autre temps, elle n’aurait probablement même pas accordé un regard à l’objet. Son domaine à elle, en dehors des passionnants traités de paix, c'était les armes, les épées, les poignards. Mais dès qu’elle l’avait vu, une certaine conversation qu’elle avait eue quelques semaines plus tôt avait résonné en elle. Une jolie coïncidence qui ne pouvait pas en être une. Alors elle s’était prêtée aux jeux des enchères, avait échangé une partie de ses économies pour l’acquérir et fait un véritable bras de faire pour gérer l’aspect logistique sans qu’on ne puisse remonter jusqu’à elle. Tout ça avait pris une semaine, jusqu’à hier.

 

Quand il est arrivé la veille, elle est restée assise à contempler le colis pendant une bonne heure sans parvenir à décider si c’était le bon moment pour l’ouvrir. Elle a réalisé que sur le coup de l’émotion, elle avait peut-être manqué d’attention, n’avait  pas pris le temps d’analyser l’authenticité de sa trouvaille. Mais cette dernière ne relevait pas de son domaine d’expertise, contrairement à... Le bureau à côté du sien lui a semblé encore plus vide, d’un coup. N’avait-il pas dit avant de partir qu’ils resteraient en contact ? Il était le seul à qui elle pouvait demander un avis professionnel sur ce sujet. Il n’en avait pas fallu beaucoup plus pour qu’elle prenne sa plume et adresse, d’une écriture élégante, quelques mots à Manius Fawley. Le vouvoiement, une habitude ancrée, avait naturellement repris le dessus alors qu’elle l’invitait à la rejoindre pour authentifier un nouvel artefact qui risquait de le rendre « happy ».

 

Pas plus avancée qu’hier, Ophelia est de nouveau assise à observer le colis. Des gants blancs sont posés à côté sur la table et le gramophone crachote la voix de Otis Redding en fond. Elle a lancé l’appareil par habitude, et le blues l’aide à se décider. Ou plutôt à rester là à contempler la boîte. Toute une journée de travail n’a pas su l’aider à trancher.

 

 

 

Manius Fawley

Homme

24 ans

Sang pur

Britannique

Message publié le 03/02/2026 à 22:51

Manius Fawley est un homme d'habitudes, organisé. Protocolaire. L'après-midi, il rassemble le courrier, sépare les lettres de Caecilia qu'il range à leur place où elle les trouvera et puis gagne son bureau pour lire sa correspondance et y répondre sous la vigilance silencieuse de son alliance qui trône là. Il aime aussi se faire une idée de ce qui l'attend en passant en revue les noms des expéditeurs sur le trajet.

 

Cet après-midi, le courrier de Caecilia est à sa place. Celui de Manius est par terre, comme une injure à la personnalité de l'historien. Seule une lettre est restée en évidence sur la table du salon à côté de son enveloppe soigneusement ouverte avec un Diffindo. Elle vient d'Ophelia et son destinataire, trop intrigué, n'a pas pu s'empêcher de l'ouvrir immédiatement.

 

Un mot, griffonné d'une main pressée par Manius qui a tout juste eu le temps de se souvenir que Caecilia risque de se demander où il est passé, est posé juste à côté. 

 

Parti urgence artefact. M'attends pas.

 

Donc, le courrier de Manius Fawley git sur le sol du salon et lui a transplané sans perdre une seconde à Godric's Hollow, directement à l'intérieur du musée dans la salle d'étude. Le frisson de la recherche archéologique avait déjà le don d'affecter les manières d'ordinaire réservées du sorcier, le fait que ce soit son estimée consœur qui lui demande son expertise avait tout simplement retenu ses bonnes mœurs derrière lui à Dinefrw. C'est un homme extatique qui apparaît dans un craquement retentissant non loin d'une Ophelia concentrée qui voit s'abattre sur elle une tempête impromptue qui parle inhabituellement vite.

 

— Ophelia ! Bonjour, comment vas-tu ? Je suis venu dès que j'ai vu ta lettre. Ce que je suis content de te voir, merci d'avoir fait appel à moi. Alors où est-il ? Pourquoi cet accent sur "happy" ? Tant de mystères ! Mais... tu as déjeuné ? Moi pas, il doit bien y avoir de quoi faire un semblant de repas à peu près convenable... la théière est vide, tu n'aurais pas oublié quelques détails pendant que tu travaillais ? Il faut se nourrir, Ophelia.

 

Bruits de casseroles et de de porcelaine alors que Manius improvise une de ses spécialités à base de récupération : son fameux comestible-est-un-critère-suffisant sur son lit de peu-importe-le-goût-c'est-pour-la-texture et fait chauffer l'eau pour le thé. Excité comme un enfant la veille de Noël, il ne peut s'empêcher de déblatérer bien qu'il tourne le dos à Ophelia, occupé qu'il est à la kitchenette. 

 

— J'ai tellement hâte de voir de quoi il s'agit. Ho ! et tant que je suis là il faut que je te dise : j'ai rencontré Nephtys Ptahchepsès lors d'un colloque où je faisais un exposé sur sa dynastie. Je peux te dire que j'ai pris une leçon d'humilité et que de vieilles guenaudes considérées comme des expertes du sujet s'y connaissent moitié moins bien que toi sur la culture gobeline. Aïe ! Juste une petite coupure, rien d'important. Allez, dis-moi de quoi il s'agit s'il-te-plaît ! Je ne tiens plus en place.

 

Pendant que ça cuit, l'homme se retourne et dévoile son regard brillant d'intérêt à sa collègue tout en portant à sa bouche l'annulaire de sa main gauche où perle une goutte vermeille là où devrait briller un anneau doré qu'il ne porte plus.

Manius Fawley a lancé un sortilège en utilisant sa baguette : Illyius !

Sortilège
Sortilège de Découpe
Difficulté
4
Résultat D20
16
Interprétation
Réussite
XP gagnée
10

soigneusement ouverte avec un Diffindo.

Autres résultats possibles

soigneusement ouverte avec un Diffindo.

ouverte à la hâte avec les doigts.

ouverte à la hâte avec les doigts.

Ophelia Frost

Femme

23 ans

Sang-mêlé

Britannique

Conservatrice du Musée de Godric's Hollow

Message publié le 03/02/2026 à 23:44

Le craquement significatif d’un transplanage fait sursauter Ophelia. Elle a à peine le temps de comprendre ce qui se passe que déjà la tempête Fawley s’abat sur elle. En un instant, l’espace qui semblait si vide depuis deux semaines se remplit de la présence d’un historien de décidément très bonne humeur. Il s’enquiert de comment elle va, n’attend pas qu’elle réponde et s’affaire du côté de la desserte qu’elle n’a pour ainsi dire pas approché ces derniers temps. Tout va très vite, et la brune ne pense même pas à s’étonner de le voir trouver quoi que ce soit de cuisinable ici.

 

La surprise passée, la conservatrice finit par retrouver un peu de contenance et se lève de la chaise sur laquelle elle s’était avachie. Elle s’approche de la kitchenette pour mieux le voir, pour s’assurer que ce n’est pas son imagination un poil fertile qui lui joue des tours. Un sourire ravi fleurit alors sur son visage où le doute persistait encore quelques instants plus tôt.

 

- Manius. Je suis contente que vous… tu sois venu.

 

Ça parait peu en comparaison de tout ce qu’il lui a dit, lui. Mais les mots manquent à la jeune femme. Elle ne devrait pourtant pas être étonnée de le voir là. Il avait prévenu qu’il était décidé à garder le contact avec elle. Et elle s’en veut immédiatement d’avoir douté  de la curiosité intellectuelle de l’homme qu’elle sait passionné par tous ces artefacts et surtout de sa parole.  La lueur qu’elle perçoit chez lui ne lui est pas inconnue et permet, bizarrement, d’atténuer ses propres incertitudes sur le contenu de la boîte. Sans le savoir, il l’aide à se réapproprier la joie d’une telle acquisition.

 

- La dynastie Ptahchepsès ? Cela devait être passionnant ! Vous avez abordé le point sur le djinns dont vous m'aviez déjà parlé ?  Comment était-elle, Nephtys ? demande-t-elle avec une curiosité sincère.

 

Le compliment qu’il lui glisse au passage la flatte. C’est généralement à ce moment-là qu’elle pourrait sentir ses joues chauffer, mais la coupure de blond l’en distrait. À la place, ses sourcils se froncent légèrement et elle laisse échapper un petit claquement de langue réprobateur.

 

- Toutes les petites coupures sont importantes. le sermonne-t-elle gentiment.

 

L’expérience qui parle. Une coupure sur le bout d’un doigt, c’est souvent synonyme d’une goutte de sang vouée à venir tacher ce qu’elle touchera. Inenvisageable pour Ophelia et les livres qui l’entourent. Elle a appris très jeune à prendre au sérieux ce genre de petits désagréments, pour l’intégrité de ses précieux bouquins. Son regard se pose sur le doigt que Manius a porté à ses lèvres et ne voit pas l’absence de bijou, trop focalisée qu’elle est sur le sang qui coule.

 

En un geste, sa baguette se retrouve pointée vers l'égratignure sorcier.

 

- Episkey. prononce-t-elle

 

Ophelia observe alors la coupure se refermer. Il ne reste alors que le sang qui a déjà coulé. 

 

Avec tout ça, elle n'a même pas répondu à toutes les questions de son ancien collègue sur la raison de sa venue. Le mystère reste entier sur l'artefact. 

 

Ophelia Frost a lancé un sortilège en utilisant sa baguette : Rannrok !

Sortilège
Sortilège du Bisou Magique
Difficulté
5
Résultat D20
18
Interprétation
Réussite
XP gagnée
10

En un geste, sa baguette se retrouve pointée vers l'égratignure sorcier.

 

- Episkey. prononce-t-elle

 

Ophelia observe alors la coupure se refermer. Il ne reste alors que le sang qui a déjà coulé. 

Autres résultats possibles

En un geste, sa baguette se retrouve pointée vers l'égratignure sorcier.

 

- Episkey. prononce-t-elle

 

Ophelia observe alors la coupure se refermer en moins de temps qu'il ne faut pour dire magicobus. Il ne reste alors que le sang qui a déjà coulé. 

En un geste, sa baguette se retrouve pointée vers l'égratignure sorcier.

 

- Episkey. prononce-t-elle

 

Visiblement, elle aurait du demander à Manius d'arrêter de gigoter et de suçoter son doigt, car cela ne fonctionne pas très bien. L'égratignure reste intacte. 

En un geste, sa baguette se retrouve pointée vers l'égratignure sorcier.

 

- Episkey. prononce-t-elle

 

Visiblement, elle aurait du demander à Manius d'arrêter de gigoter et de suçoter son doigt, car cela ne fonctionne pas du tout. Elle a même l'impression que ça saigne encore plus à présent. 

Manius Fawley

Homme

24 ans

Sang pur

Britannique

Message publié le 04/02/2026 à 00:57

Étonné, Manius regarde sa main de nouveau intacte puis Ophelia, puis sa main, et Ophelia de nouveau. Même la plus élémentaire des magies de soin l'a toujours impressionné et il se dit qu'il faut une grande volonté de faire le bien pour en être capable. Sa consœur est décidément une sorcière accomplie et la personne qui se soucie le plus de lui depuis... aussi loin que remontent ses souvenirs.

 

— Wow ! merci, Ophelia.

 

Stimulé par les raisons — les différentes raisons, pas seulement l'artefact — de sa présence dans ce musée dont il s'était langui, Manius arpente plusieurs fois la pièce feutrée en agitant ses bras dans tous les sens et en débitant un récit décousu de son passage au Ventre de Bacchus comme s'il réfléchissait tout haut mais c'est bel et bien à Ophelia qu'il s'adresse.

 

— Oui ! J'ai parlé d'Heqaib, sa lampe, l'Éfrit, l'emprisonnement et elle a rétorqué avec le cuivre gobelin donc je lui ai parlé de la théorie de la condition mortelle et de la question de la liberté. Puis j'ai compris que je parlais à une Ptahchepsès en personne quand elle m'a coincé sur la divinité symbolique en disant cher Monsieur Fawley. Et elle était... régalienne. Raffinée, élégante, abordable, d'une rare intelligence. Elle m'a beaucoup fait penser à toi.

 

Dans sa fièvre explicative, il finit par buter sur une caisse scellée sur laquelle figure un symbole qui lui est familier. Il y en a une autre identique et il se souvient où il a déjà vu le nom de l'artisan qui a expédié cela au musée. Ce sont les fauteuils qu'il a fait livré un peu plus tôt par sollicitude pour les vertèbres de sa collègue. Il se remémore dans la foulée que sa première tentative pour rédiger la demande avait été interrompue par une Caecilia furieuse qui avait braqué sa baguette sur sa gorge avant de lui faire l'a... la guerre en caresses et baisers rageurs.

 

— Tes fauteuils ! J'aurais dû préciser qu'il serait de bon aloi de les monter également. Je vais m'en occuper. J'ai fait appel à un excellent menuisier Irlandais, tu n'auras plus jamais un torticolis ici. Au fait, je t'entends me vouvoyer. Plus de ça entre nous je te prie.

 

Il faut qu'une odeur suspecte lui parvienne alors qu'il met en place les fauteuils pour que Manius réalise que son plat expérimental est en train de brûler et n'intervienne juste à temps pour sauver une portion mangeable destinée à Ophelia. Lui se contentera de mastiquer fastidieusement la partie carbonisée.

 

— Mes excuses, je m'éparpille. Et tu me maintiens au supplice. Je t'en supplie, dis-moi ce que tu as découvert. Qu'est-ce qui pourrait bien se dérober à ton brillant esprit d'analyse et de déduction pour que tu me fasses venir ? Tiens, ce ne sera pas un régal mais ça aura le mérite de remplir ton estomac. Et ça ne devrait pas te rendre malade.

 

Manius s'approche d'Ophelia avec son ersatz de repas qu'il lui tend accompagné d'un sourire navré vu le désastre culinaire. Puis il lui sert le thé avec sa cuiller de sucre et se remplit une tasse. Non, celle du soir de leurs au revoir n'aura pas été la dernière. Et c'est tant mieux. Ses lèvres tracent un sourire ravi après la première gorgée tandis que son regard croise celui de la sorcière. Il y a bien plusieurs raisons à sa présence ici, il ne peut le nier.