Harry Potter RPG

[En Cours]
Faire tomber le masque Salle d'étude, samedi 02 février 2126

Ophelia Frost

Femme

23 ans

Sang-mêlé

Britannique

Conservatrice du Musée de Godric's Hollow

Message publié le 03/02/2026 à 21:26

La boîte est arrivée la veille, livrée après l’heure de fermeture du musée. Elle trône depuis lors sur la table de la salle d’étude. Ces arrivages sont bien les seules occasions pour lesquelles la jeune femme libère l’espace, d’habitude occupé par les piles de vieux livres. Maintenant que la caisse en bois est là, elle n’ose pas l’ouvrir. Et si c’était un faux ? Et si elle s’était fait avoir ? Des questions qu’elle aurait dû se poser plus tôt, c’est certain. Au moment de l’achat par exemple. Mais les commissaires-priseurs de ce genre de ventes ont l’art de rendre leurs marchandises indispensables. Et puis surtout, le destin lui a envoyé un signe en mettant cet objet sur son chemin.

 

Ophelia n’est pas fière de se rendre dans les allées sombres où se déroulent régulièrement ces ventes interdites. Hélas, c’est étonnamment le seul endroit où il est possible de dénicher ce genre de pépites sans devoir systématiquement hypothéquer un rein en contrepartie.  Les voies légales ont plus rapidement tendance à gonfler les prix, à son grand regret, et son maigre salaire ne lui permettrait pas d’acquérir les reliques qu’elle convoite si elle ne glissait pas vers les Embrumes de temps en temps.

 

Évidemment, elle a pris l’habitude de se déguiser pour y aller. Méconnaissable, c’est une autre personne qui s’enfonce alors dans les rues sinueuses et malodorantes de ce quartier londonien. Là où rares sont les sorciers qui connaissent la véritable valeur des « babioles gobelines » qu’ils revendent. Et la bourse de la jeune femme ne peut que saluer leur ignorance. Même si ça n'avait pas été totalement le cas la semaine précédente.

 

Ce soir-là, elle avait perdu espoir de trouver quoi que ce fut digne d’intérêt. Entre les vieilles fioles de potion et les faux grimoires maudits, rien n’avait suscité un semblant d’excitation chez elle. Jusqu’à ce que le contenu de la boîte ne fut présenté. Un autre temps, elle n’aurait probablement même pas accordé un regard à l’objet. Son domaine à elle, en dehors des passionnants traités de paix, c'était les armes, les épées, les poignards. Mais dès qu’elle l’avait vu, une certaine conversation qu’elle avait eue quelques semaines plus tôt avait résonné en elle. Une jolie coïncidence qui ne pouvait pas en être une. Alors elle s’était prêtée aux jeux des enchères, avait échangé une partie de ses économies pour l’acquérir et fait un véritable bras de faire pour gérer l’aspect logistique sans qu’on ne puisse remonter jusqu’à elle. Tout ça avait pris une semaine, jusqu’à hier.

 

Quand il est arrivé la veille, elle est restée assise à contempler le colis pendant une bonne heure sans parvenir à décider si c’était le bon moment pour l’ouvrir. Elle a réalisé que sur le coup de l’émotion, elle avait peut-être manqué d’attention, n’avait  pas pris le temps d’analyser l’authenticité de sa trouvaille. Mais cette dernière ne relevait pas de son domaine d’expertise, contrairement à... Le bureau à côté du sien lui a semblé encore plus vide, d’un coup. N’avait-il pas dit avant de partir qu’ils resteraient en contact ? Il était le seul à qui elle pouvait demander un avis professionnel sur ce sujet. Il n’en avait pas fallu beaucoup plus pour qu’elle prenne sa plume et adresse, d’une écriture élégante, quelques mots à Manius Fawley. Le vouvoiement, une habitude ancrée, avait naturellement repris le dessus alors qu’elle l’invitait à la rejoindre pour authentifier un nouvel artefact qui risquait de le rendre « happy ».

 

Pas plus avancée qu’hier, Ophelia est de nouveau assise à observer le colis. Des gants blancs sont posés à côté sur la table et le gramophone crachote la voix de Otis Redding en fond. Elle a lancé l’appareil par habitude, et le blues l’aide à se décider. Ou plutôt à rester là à contempler la boîte. Toute une journée de travail n’a pas su l’aider à trancher.

 

 

 

Manius Fawley

Homme

24 ans

Sang pur

Britannique

Message publié le 03/02/2026 à 22:51

Manius Fawley est un homme d'habitudes, organisé. Protocolaire. L'après-midi, il rassemble le courrier, sépare les lettres de Caecilia qu'il range à leur place où elle les trouvera et puis gagne son bureau pour lire sa correspondance et y répondre sous la vigilance silencieuse de son alliance qui trône là. Il aime aussi se faire une idée de ce qui l'attend en passant en revue les noms des expéditeurs sur le trajet.

 

Cet après-midi, le courrier de Caecilia est à sa place. Celui de Manius est par terre, comme une injure à la personnalité de l'historien. Seule une lettre est restée en évidence sur la table du salon à côté de son enveloppe soigneusement ouverte avec un Diffindo. Elle vient d'Ophelia et son destinataire, trop intrigué, n'a pas pu s'empêcher de l'ouvrir immédiatement.

 

Un mot, griffonné d'une main pressée par Manius qui a tout juste eu le temps de se souvenir que Caecilia risque de se demander où il est passé, est posé juste à côté. 

 

Parti urgence artefact. M'attends pas.

 

Donc, le courrier de Manius Fawley git sur le sol du salon et lui a transplané sans perdre une seconde à Godric's Hollow, directement à l'intérieur du musée dans la salle d'étude. Le frisson de la recherche archéologique avait déjà le don d'affecter les manières d'ordinaire réservées du sorcier, le fait que ce soit son estimée consœur qui lui demande son expertise avait tout simplement retenu ses bonnes mœurs derrière lui à Dinefrw. C'est un homme extatique qui apparaît dans un craquement retentissant non loin d'une Ophelia concentrée qui voit s'abattre sur elle une tempête impromptue qui parle inhabituellement vite.

 

— Ophelia ! Bonjour, comment vas-tu ? Je suis venu dès que j'ai vu ta lettre. Ce que je suis content de te voir, merci d'avoir fait appel à moi. Alors où est-il ? Pourquoi cet accent sur "happy" ? Tant de mystères ! Mais... tu as déjeuné ? Moi pas, il doit bien y avoir de quoi faire un semblant de repas à peu près convenable... la théière est vide, tu n'aurais pas oublié quelques détails pendant que tu travaillais ? Il faut se nourrir, Ophelia.

 

Bruits de casseroles et de de porcelaine alors que Manius improvise une de ses spécialités à base de récupération : son fameux comestible-est-un-critère-suffisant sur son lit de peu-importe-le-goût-c'est-pour-la-texture et fait chauffer l'eau pour le thé. Excité comme un enfant la veille de Noël, il ne peut s'empêcher de déblatérer bien qu'il tourne le dos à Ophelia, occupé qu'il est à la kitchenette. 

 

— J'ai tellement hâte de voir de quoi il s'agit. Ho ! et tant que je suis là il faut que je te dise : j'ai rencontré Nephtys Ptahchepsès lors d'un colloque où je faisais un exposé sur sa dynastie. Je peux te dire que j'ai pris une leçon d'humilité et que de vieilles guenaudes considérées comme des expertes du sujet s'y connaissent moitié moins bien que toi sur la culture gobeline. Aïe ! Juste une petite coupure, rien d'important. Allez, dis-moi de quoi il s'agit s'il-te-plaît ! Je ne tiens plus en place.

 

Pendant que ça cuit, l'homme se retourne et dévoile son regard brillant d'intérêt à sa collègue tout en portant à sa bouche l'annulaire de sa main gauche où perle une goutte vermeille là où devrait briller un anneau doré qu'il ne porte plus.

Manius Fawley a lancé un sortilège en utilisant sa baguette : Illyius !

Sortilège
Sortilège de Découpe
Difficulté
4
Résultat D20
16
Interprétation
Réussite
XP gagnée
10

soigneusement ouverte avec un Diffindo.

Autres résultats possibles

soigneusement ouverte avec un Diffindo.

ouverte à la hâte avec les doigts.

ouverte à la hâte avec les doigts.

Ophelia Frost

Femme

23 ans

Sang-mêlé

Britannique

Conservatrice du Musée de Godric's Hollow

Message publié le 03/02/2026 à 23:44

Le craquement significatif d’un transplanage fait sursauter Ophelia. Elle a à peine le temps de comprendre ce qui se passe que déjà la tempête Fawley s’abat sur elle. En un instant, l’espace qui semblait si vide depuis deux semaines se remplit de la présence d’un historien de décidément très bonne humeur. Il s’enquiert de comment elle va, n’attend pas qu’elle réponde et s’affaire du côté de la desserte qu’elle n’a pour ainsi dire pas approché ces derniers temps. Tout va très vite, et la brune ne pense même pas à s’étonner de le voir trouver quoi que ce soit de cuisinable ici.

 

La surprise passée, la conservatrice finit par retrouver un peu de contenance et se lève de la chaise sur laquelle elle s’était avachie. Elle s’approche de la kitchenette pour mieux le voir, pour s’assurer que ce n’est pas son imagination un poil fertile qui lui joue des tours. Un sourire ravi fleurit alors sur son visage où le doute persistait encore quelques instants plus tôt.

 

- Manius. Je suis contente que vous… tu sois venu.

 

Ça parait peu en comparaison de tout ce qu’il lui a dit, lui. Mais les mots manquent à la jeune femme. Elle ne devrait pourtant pas être étonnée de le voir là. Il avait prévenu qu’il était décidé à garder le contact avec elle. Et elle s’en veut immédiatement d’avoir douté  de la curiosité intellectuelle de l’homme qu’elle sait passionné par tous ces artefacts et surtout de sa parole.  La lueur qu’elle perçoit chez lui ne lui est pas inconnue et permet, bizarrement, d’atténuer ses propres incertitudes sur le contenu de la boîte. Sans le savoir, il l’aide à se réapproprier la joie d’une telle acquisition.

 

- La dynastie Ptahchepsès ? Cela devait être passionnant ! Vous avez abordé le point sur le djinns dont vous m'aviez déjà parlé ?  Comment était-elle, Nephtys ? demande-t-elle avec une curiosité sincère.

 

Le compliment qu’il lui glisse au passage la flatte. C’est généralement à ce moment-là qu’elle pourrait sentir ses joues chauffer, mais la coupure de blond l’en distrait. À la place, ses sourcils se froncent légèrement et elle laisse échapper un petit claquement de langue réprobateur.

 

- Toutes les petites coupures sont importantes. le sermonne-t-elle gentiment.

 

L’expérience qui parle. Une coupure sur le bout d’un doigt, c’est souvent synonyme d’une goutte de sang vouée à venir tacher ce qu’elle touchera. Inenvisageable pour Ophelia et les livres qui l’entourent. Elle a appris très jeune à prendre au sérieux ce genre de petits désagréments, pour l’intégrité de ses précieux bouquins. Son regard se pose sur le doigt que Manius a porté à ses lèvres et ne voit pas l’absence de bijou, trop focalisée qu’elle est sur le sang qui coule.

 

En un geste, sa baguette se retrouve pointée vers l'égratignure sorcier.

 

- Episkey. prononce-t-elle

 

Ophelia observe alors la coupure se refermer. Il ne reste alors que le sang qui a déjà coulé. 

 

Avec tout ça, elle n'a même pas répondu à toutes les questions de son ancien collègue sur la raison de sa venue. Le mystère reste entier sur l'artefact. 

 

Ophelia Frost a lancé un sortilège en utilisant sa baguette : Rannrok !

Sortilège
Sortilège du Bisou Magique
Difficulté
5
Résultat D20
18
Interprétation
Réussite
XP gagnée
10

En un geste, sa baguette se retrouve pointée vers l'égratignure sorcier.

 

- Episkey. prononce-t-elle

 

Ophelia observe alors la coupure se refermer. Il ne reste alors que le sang qui a déjà coulé. 

Autres résultats possibles

En un geste, sa baguette se retrouve pointée vers l'égratignure sorcier.

 

- Episkey. prononce-t-elle

 

Ophelia observe alors la coupure se refermer en moins de temps qu'il ne faut pour dire magicobus. Il ne reste alors que le sang qui a déjà coulé. 

En un geste, sa baguette se retrouve pointée vers l'égratignure sorcier.

 

- Episkey. prononce-t-elle

 

Visiblement, elle aurait du demander à Manius d'arrêter de gigoter et de suçoter son doigt, car cela ne fonctionne pas très bien. L'égratignure reste intacte. 

En un geste, sa baguette se retrouve pointée vers l'égratignure sorcier.

 

- Episkey. prononce-t-elle

 

Visiblement, elle aurait du demander à Manius d'arrêter de gigoter et de suçoter son doigt, car cela ne fonctionne pas du tout. Elle a même l'impression que ça saigne encore plus à présent. 

Manius Fawley

Homme

24 ans

Sang pur

Britannique

Message publié le 04/02/2026 à 00:57

Étonné, Manius regarde sa main de nouveau intacte puis Ophelia, puis sa main, et Ophelia de nouveau. Même la plus élémentaire des magies de soin l'a toujours impressionné et il se dit qu'il faut une grande volonté de faire le bien pour en être capable. Sa consœur est décidément une sorcière accomplie et la personne qui se soucie le plus de lui depuis... aussi loin que remontent ses souvenirs.

 

— Wow ! merci, Ophelia.

 

Stimulé par les raisons — les différentes raisons, pas seulement l'artefact — de sa présence dans ce musée dont il s'était langui, Manius arpente plusieurs fois la pièce feutrée en agitant ses bras dans tous les sens et en débitant un récit décousu de son passage au Ventre de Bacchus comme s'il réfléchissait tout haut mais c'est bel et bien à Ophelia qu'il s'adresse.

 

— Oui ! J'ai parlé d'Heqaib, sa lampe, l'Éfrit, l'emprisonnement et elle a rétorqué avec le cuivre gobelin donc je lui ai parlé de la théorie de la condition mortelle et de la question de la liberté. Puis j'ai compris que je parlais à une Ptahchepsès en personne quand elle m'a coincé sur la divinité symbolique en disant cher Monsieur Fawley. Et elle était... régalienne. Raffinée, élégante, abordable, d'une rare intelligence. Elle m'a beaucoup fait penser à toi.

 

Dans sa fièvre explicative, il finit par buter sur une caisse scellée sur laquelle figure un symbole qui lui est familier. Il y en a une autre identique et il se souvient où il a déjà vu le nom de l'artisan qui a expédié cela au musée. Ce sont les fauteuils qu'il a fait livré un peu plus tôt par sollicitude pour les vertèbres de sa collègue. Il se remémore dans la foulée que sa première tentative pour rédiger la demande avait été interrompue par une Caecilia furieuse qui avait braqué sa baguette sur sa gorge avant de lui faire l'a... la guerre en caresses et baisers rageurs.

 

— Tes fauteuils ! J'aurais dû préciser qu'il serait de bon aloi de les monter également. Je vais m'en occuper. J'ai fait appel à un excellent menuisier Irlandais, tu n'auras plus jamais un torticolis ici. Au fait, je t'entends me vouvoyer. Plus de ça entre nous je te prie.

 

Il faut qu'une odeur suspecte lui parvienne alors qu'il met en place les fauteuils pour que Manius réalise que son plat expérimental est en train de brûler et n'intervienne juste à temps pour sauver une portion mangeable destinée à Ophelia. Lui se contentera de mastiquer fastidieusement la partie carbonisée.

 

— Mes excuses, je m'éparpille. Et tu me maintiens au supplice. Je t'en supplie, dis-moi ce que tu as découvert. Qu'est-ce qui pourrait bien se dérober à ton brillant esprit d'analyse et de déduction pour que tu me fasses venir ? Tiens, ce ne sera pas un régal mais ça aura le mérite de remplir ton estomac. Et ça ne devrait pas te rendre malade.

 

Manius s'approche d'Ophelia avec son ersatz de repas qu'il lui tend accompagné d'un sourire navré vu le désastre culinaire. Puis il lui sert le thé avec sa cuiller de sucre et se remplit une tasse. Non, celle du soir de leurs au revoir n'aura pas été la dernière. Et c'est tant mieux. Ses lèvres tracent un sourire ravi après la première gorgée tandis que son regard croise celui de la sorcière. Il y a bien plusieurs raisons à sa présence ici, il ne peut le nier.

Ophelia Frost

Femme

23 ans

Sang-mêlé

Britannique

Conservatrice du Musée de Godric's Hollow

Message publié le 04/02/2026 à 20:12

L’avalanche d’informations données par Manius ne suit pas de lien logique, mais cela ne gêne pas Ophelia qui tente de rattacher les wagons en écoutant avec grande attention le sorcier. Elle admire cette passion qui l’habite lorsqu’il aborde l’Histoire avec un grand H, et qu’il en fait le récit. Encore une fois, il ne peut s’empêcher un mot gentil à son égard qu’elle ne relève à nouveau pas, se contentant de sourire.

 

- Merveilleux, commente-t-elle quand il aborde le cuivre gobelin.

 

Jusqu’à ce qu’il vienne rencontrer une caisse par terre. Encore une qu’elle n’a pas déballée depuis sa livraison quelques jours plus tôt, trop occupée qu’elle était à… faire la même chose que d’habitude. Le sourire s’affaisse un peu : Ophelia se sent alors honteuse d’avoir fait preuve d’aussi peu de gratitude en n’accordant pas plus d’attention à ce cadeau. Il était plus simple de rester dans le confort de l’habitude, de s’adapter à son nouveau quotidien solitaire en gardant une part de familiarité. L’inconfort de sa chaise paraissait plus gérable sur le moment. Maintenant, elle regrette en apprenant qu’il ne s’agit pas de simples chaises. Manius Fawley, dans son perfectionnisme habituel, a fait appel à des personnes qualifiées pour faire don de ces fauteuils.

 

Car oui, la sorcière ne peut pas envisager qu’il lui ait fait ce don à elle personnellement. Elle préfère penser qu’il l’a fait pour le bien du musée. À la rigueur pour qu’elle en profite tant qu’elle y travaille, mais pas spécialement pour elle. Ce présent s’adresse aux chercheurs qui évoluent et évolueront entre les murs du Musée de Godric’s Hollow, c’est tout. Cette pensée lui permet de relativiser le malaise qu’elle ressent à l’idée que quelqu’un puisse avoir ce genre d’attention à son sujet. Même quelqu’un comme lui, son nouvel ami.

 

L’odeur qui se dégage de la tambouille préparée par l’enthousiaste visiteur n’est pas la plus agréable, mais elle apprécie le geste. En particulier parce que ses derniers repas ont principalement consisté en des sandwichs achetés sur le pouce ou des repas dont le critère principal reposait sur la rapidité de préparation, et non l’apport calorique ou gustatif. Pour lui faire honneur, elle prend une bouchée et en conclut rapidement que c’est tout à comestible. Peu importe le goût au final, c’est surtout la bienveillance du cuistot qu’elle ressent à travers ce plat.

 

Mais rapidement, Ophelia doit se délester de la petite assiette qu’il lui a confiée. Il n’est pas là pour faire la nounou, le commis ou pour monter les meubles. Une fois la joie de retrouver Manius calmée, l’impatience de découvrir ce qui se cache dans la caisse se rappelle brusquement à la brune. Ses doigts ne viennent pas trouver la tasse de thé qu’il lui a également préparée et qu’elle sait sucrée à la perfection, non, ils viennent s’emparer des gants d’un blanc immaculé qui n’attendent qu’à être enfilés, posés à côté de la caisse sur la table exceptionnellement dégagée. Elle réalise qu’il risque d’en avoir besoin également et lance directement un sort de duplication sur la paire.

Une seconde paire apparaît alors et elle la fait glisser devant lui.

 

- C’est là-dedans. Je ne l’ai pas encore ouvert depuis hier, parce que j’avais peur de m’être fait arnaquée… avoue-t-elle à demi-voix. C’est pour ça que je voulais ton avis. Tu es arrivé au bon moment.

 

Elle scrute intensément le bois, comme si elle allait se mettre à voir au travers de la matière soudainement. Mais tout reste évidemment d’une opacité frustrante. Le visage d’Ophelia trahit le mélange d’émotions qui la traversent. Un subtile équilibre entre l’anxiété et l’excitation, qui donne à son regard un aspect brillant. Ce dernier glisse finalement sur l’historien et elle esquisse un petit sourire.

 

- Je pense que tu devrais d'abord ouvrir la boîte. Je t'expliquerai ensuite.

 

Comme un enfant qui attend le Père-Noël, elle l’observait à présent, impatiente qu’il fasse ce qu’elle n’avait pas osé faire jusque-là.

Ophelia Frost a lancé un sortilège en utilisant sa baguette : Rannrok !

Sortilège
Sortilège de Duplication
Difficulté
4
Résultat D20
10
Interprétation
Réussite
XP gagnée
10

Une seconde paire apparaît alors et elle la fait glisser devant lui.

Autres résultats possibles

Une seconde paire apparaît alors directement et elle la fait glisser devant lui.

Seul un gant apparaît, probablement parce qu'elle ne s'est pas suffisamment concentrée. Elle le garde alors et fait glisser la paire complète devant lui. 

Trop distraite, rien ne se produit. Tant pis, elle se contente de glisser les siens devant lui.

Manius Fawley

Homme

24 ans

Sang pur

Britannique

Message publié le 04/02/2026 à 21:18

Après avoir goûté, le déjeuner cramé n'est définitivement pas mangeable aussi Manius le laisse-t-il sur le côté en espérant que la part d'Ophelia soit au moins correcte. Il profite de la très courte pause qu'elle s'octroie pour finir d'installer les fauteuils. La voix de sa consœur lui fait relever la tête trop vite, qui heurte la table sous laquelle il était encore agenouillé. En se massant le haut du crâne, il rejoint la chercheuse et observe gravement la caisse qui trône sur le meuble tandis qu'elle glisse vers lui une paire de gants pas vraiment adaptée à sa taille. Manius saisit sa baguette pour lancer un sortilège d'Engorgement dessus.

 

Les gants rétrécissent et deviennent bien trop étroits. Le sorcier soupire de frustration en sachant qu'il ne pourra pas manipuler l'objet.

 

Il acquiesce quand elle lui dit d'ouvrir la caisse et s'exécute avec mille précautions. L'attente se prolonge alors qu'il extirpe doucement, comme s'il manipulait la chose la plus précieuse au monde, l'artefact soigneusement emballé et commence à l'extraire de ses couches protectrices. Quand enfin la nature de ce qu'il tient entre ses mains se dévoile sur l'étoffe de velours, il le dépose cérémonieusement sur la table sans parvenir à retenir une exclamation admirative.

 

— Non ! Par Grindelwald, comment as-tu... ?

 

Sur l'étoffe sombre, un masque scindé en deux expressions, comédie et tragédie, apparemment fait d'une part d'or et d'ivoire et de l'autre d'ébène et d'onyx. La légendaire œuvre d'art gobeline portée par Happy Graves le Dramaturge en personne. Les yeux de Manius ne parviennent pas à s'en détacher et sa main cherche à tâtons celle d'Ophelia comme pour garder contact avec la réalité, avec ce petit musée qui n'a en aucun cas les moyens d'acquérir une telle pièce dans sa collection. La sorcière a forcément dû y aller de ses propres deniers.

 

— Dolorissez-moi si je rêve. Ophelia, il a l'air tout à fait légitime de prime abord. On va devoir l'analyser sous tous les angles avec une infinie prudence. Je ne t'apprends rien, les gobelins n'ont pas leur pareil pour protéger leur artisanat contre la magie. La moindre maladresse pourrait nous coûter cher. Cela dit, le masque en lui-même ne devrait pas risquer grand-chose. Ophelia c'est... c'est magnifique ! Prodigieux ! Je ne sais comment te témoigner ma gratitude de m'avoir invité pour ça.

 

Par où commencer ? L'émotion est tellement vive que Manius en oublie les bases élémentaires de son métier. Quelques tests pour identifier avec exactitude la nature des composantes de l'objet. Chercher une signature qui attesterait de l'identité de l'artisan, qui devait être Nagluk à en croire Ophelia qui ne pouvait certainement pas se tromper sur le sujet. Ensuite établir la datation, tenter d'invoquer une empreinte mémorielle qui aurait pu laisser sa trace dans le masque. La journée de Manius Fawley venait de prendre une tournure des plus inattendues alors que se présentait sous son regard un objets parmi les plus fascinants dont il connaisse l'existence et que pour l'étudier sont réunies précisément les deux personnes les plus complémentaires et qualifiées dans les domaines concernés.

 

— Nous avons fort à faire. Cette journée s'annonce grandiose !

 

M'attends pas. heureusement qu'il avait pris la peine d'écrire cette note. Caecilia ne risquait pas de revoir Manius avant un moment.

Manius Fawley a lancé un sortilège en utilisant sa baguette : Illyius !

Sortilège
Enchantement d'Engorgement
Difficulté
4
Résultat D20
1
Interprétation
Échec Critique
XP gagnée
10

Les gants rétrécissent et deviennent bien trop étroits. Le sorcier soupire de frustration en sachant qu'il ne pourra pas manipuler l'objet.

Autres résultats possibles

Les gants s'élargissent parfaitement à la taille des mains du sorcier.

Les gants s'élargissent suffisamment pour être confortablement portés par le sorcier.

Les gants ne réagissent pas à la formule. Tant pis, le sorcier fera avec.

Ophelia Frost

Femme

23 ans

Sang-mêlé

Britannique

Conservatrice du Musée de Godric's Hollow

Message publié le 04/02/2026 à 22:25

Le temps que met Manius à ouvrir la caisse lui semble tout bonnement interminable. Elle ignore encore si son impatience tient de la découverte du masque en lui-même ou de l’émotion que cela créera sur le visage du gallois. Probablement les deux, car quand son comparse en invoque Gellert, elle comprends que la surprise est réussie. Que l’objet soit authentique lui semble moins important sur le coup, car l’enthousiasme de l’expert efface tout. Prise entre ses propres émotions, celle de son voisin et la contemplation de sa nouvelle acquisition, elle ne parvient qu’à serrer à son tour la main qu’on lui a saisie. Ce contact lui fait permet de rester ancrée, de ne pas douter : c’est bien réel.

 

L’artefact est aussi somptueux que lorsqu’on lui a présenté la semaine précédente. Il l’est peut-être même davantage car l’éclairage lugubre de la vieille boutique ne rendait pas justice aux petits détails qu’ils peuvent à présent observer à la lumière vive des candélabres. Un poids dont elle n’avait pas conscience jusque là se libère de ses épaules quand Manius estime qu’il est à priori légitime. Ophelia se met à trépigner d’impatience et retire en douceur sa main de celle, plus grande, du sorcier quand il évoque ensuite toutes les vérifications auxquelles ils devront s’adonner… Ses joues pourraient commencer à lui faire mal si elle ne s’arrête pas de sourire. Elle n'est pas loin de ressembler à la face souriante de l’œuvre devant eux.

 

- C’est moi qui te remercie d’accepter de l’examiner ! On devra redoubler de prudence, parce que d’après mes recherches, Nagluk n’était pas en reste quand il était question de… protections. Est-ce que tu vois les détails au niveau de la jonction des deux parties du masque ? C'est tout bonnement mirifique !

 

Même le risque de se prendre une malédiction sur le coin du nez n’arrive pas à entacher la joie qu’elle ressent, là, tout de suite. Ses mains, d’une précision quasi chirurgicale d’habitude, en trembleraient presque. Une journée complète à décrypter les secrets de cet objet, en compagnie du confrère qu’elle estime le plus… Son cadeau d’anniversaire arrive avec onze jours d’avance cette année !

 

En dupliquant les gants juste avant, elle n’a pas pensé que la taille ne conviendrait pas à Manius. Et force est de constater que son sort n’a pas fonctionné quand il a tenté de les agrandir. Comme si de rien n’était, Ophelia toujours souriante, tente à son tour un sortilège d’engorgement qu'elle chuchote. Les gants s'agrandissent et sont à présent suffisamment grands pour l'homme. Pas question qu'il ne puisse pas toucher le masque, elle refuse qu'il loupe pareille occasion. 

 

 

Puis une once de pragmatisme se glisse en elle. Il est là, à côté d'elle, alors qu'il avait dit devoir mettre de côté tout ça. N'est-elle pas une affreuse personne pour le replonger là-dedans aussi vite ? Cette pensée la pousse à s’excuser :

 

- Pardon, je ne voulais pas te bloquer une journée complète. Si jamais tu as des obligations, ça peut tout à fait attendre un autre moment. Je voulais surtout avoir un premier avis, je comprendrais que tu aies d’autres choses de prévues. dit-t-elle un peu vite, une ligne d'inquiétude soudaine et  sincère sur le front.

 

Après tout, s’il a renoncé à cette partie de ses activités professionnelles, ce n’est pas pour qu’elle l'incite à revenir aussi vite. Bien sûr, au fond d'elle, la conservatrice espère que le hasard a simplement joué en sa faveur et que l'homme à ses côtés n'a vraiment rien de prévu aujourd'hui. ça lui permettrait de profiter davantage de sa présence, sans cette mauvaise conscience qui lui chuchoterait qu'elle a chamboulé son emploi du temps. Elle meurt d'envie de lui raconter les détails de la vente pour qu'il s'amuse avec elle de la belle affaire... Mais elle ne le fera pas tant qu'elle ne sera pas certaine de sa disponibilité. Le regard noisette scrute attentivement le visage masculin, pour y déceler un potentiel mensonge sensé la rassurer. Même si elle sait pertinemment que le mensonge et Manius Fawley font deux. 

Ophelia Frost a lancé un sortilège en utilisant sa baguette : Rannrok !

Sortilège
Enchantement d'Engorgement
Difficulté
4
Résultat D20
8
Interprétation
Réussite
XP gagnée
10

Les gants s'agrandissent et sont à présent suffisamment grands pour l'homme. Pas question qu'il ne puisse pas toucher le masque, elle refuse qu'il loupe pareille occasion. 

Autres résultats possibles

Les gants s'agrandissent et sont à présent parfaitement à la taille des mains de l'homme. Pas question qu'il ne puisse pas toucher le masque, elle refuse qu'il rate pareille occasion. 

Les gants s'agrandissent à peine. Il pourrait peut-être y rentrer la main mais elle serait clairement à l'étroit. Son sourire diminue un peu et Ophelia pousse un soupir de déception. L'excitation est trop grande, elle n'arrive pas à se concentrer suffisamment pour rendre ce service. La poisse. 

Les gants ne s'agrandissent pas d'un millimètre. Ophelia perd son sourire et pousse un soupir de déception. L'excitation est trop grande, elle n'arrive pas à se concentrer suffisamment pour rendre ce service. La poisse.