Harry Potter RPG

[En Cours]
Faire tomber le masque Salle d'étude, samedi 02 février 2126

Ophelia Frost

Femme

23 ans

Sang-mêlé

Britannique

Conservatrice du Musée de Godric's Hollow

Message publié le 03/02/2026 à 21:26

La boîte est arrivée la veille, livrée après l’heure de fermeture du musée. Elle trône depuis lors sur la table de la salle d’étude. Ces arrivages sont bien les seules occasions pour lesquelles la jeune femme libère l’espace, d’habitude occupé par les piles de vieux livres. Maintenant que la caisse en bois est là, elle n’ose pas l’ouvrir. Et si c’était un faux ? Et si elle s’était fait avoir ? Des questions qu’elle aurait dû se poser plus tôt, c’est certain. Au moment de l’achat par exemple. Mais les commissaires-priseurs de ce genre de ventes ont l’art de rendre leurs marchandises indispensables. Et puis surtout, le destin lui a envoyé un signe en mettant cet objet sur son chemin.

 

Ophelia n’est pas fière de se rendre dans les allées sombres où se déroulent régulièrement ces ventes interdites. Hélas, c’est étonnamment le seul endroit où il est possible de dénicher ce genre de pépites sans devoir systématiquement hypothéquer un rein en contrepartie.  Les voies légales ont plus rapidement tendance à gonfler les prix, à son grand regret, et son maigre salaire ne lui permettrait pas d’acquérir les reliques qu’elle convoite si elle ne glissait pas vers les Embrumes de temps en temps.

 

Évidemment, elle a pris l’habitude de se déguiser pour y aller. Méconnaissable, c’est une autre personne qui s’enfonce alors dans les rues sinueuses et malodorantes de ce quartier londonien. Là où rares sont les sorciers qui connaissent la véritable valeur des « babioles gobelines » qu’ils revendent. Et la bourse de la jeune femme ne peut que saluer leur ignorance. Même si ça n'avait pas été totalement le cas la semaine précédente.

 

Ce soir-là, elle avait perdu espoir de trouver quoi que ce fut digne d’intérêt. Entre les vieilles fioles de potion et les faux grimoires maudits, rien n’avait suscité un semblant d’excitation chez elle. Jusqu’à ce que le contenu de la boîte ne fut présenté. Un autre temps, elle n’aurait probablement même pas accordé un regard à l’objet. Son domaine à elle, en dehors des passionnants traités de paix, c'était les armes, les épées, les poignards. Mais dès qu’elle l’avait vu, une certaine conversation qu’elle avait eue quelques semaines plus tôt avait résonné en elle. Une jolie coïncidence qui ne pouvait pas en être une. Alors elle s’était prêtée aux jeux des enchères, avait échangé une partie de ses économies pour l’acquérir et fait un véritable bras de faire pour gérer l’aspect logistique sans qu’on ne puisse remonter jusqu’à elle. Tout ça avait pris une semaine, jusqu’à hier.

 

Quand il est arrivé la veille, elle est restée assise à contempler le colis pendant une bonne heure sans parvenir à décider si c’était le bon moment pour l’ouvrir. Elle a réalisé que sur le coup de l’émotion, elle avait peut-être manqué d’attention, n’avait  pas pris le temps d’analyser l’authenticité de sa trouvaille. Mais cette dernière ne relevait pas de son domaine d’expertise, contrairement à... Le bureau à côté du sien lui a semblé encore plus vide, d’un coup. N’avait-il pas dit avant de partir qu’ils resteraient en contact ? Il était le seul à qui elle pouvait demander un avis professionnel sur ce sujet. Il n’en avait pas fallu beaucoup plus pour qu’elle prenne sa plume et adresse, d’une écriture élégante, quelques mots à Manius Fawley. Le vouvoiement, une habitude ancrée, avait naturellement repris le dessus alors qu’elle l’invitait à la rejoindre pour authentifier un nouvel artefact qui risquait de le rendre « happy ».

 

Pas plus avancée qu’hier, Ophelia est de nouveau assise à observer le colis. Des gants blancs sont posés à côté sur la table et le gramophone crachote la voix de Otis Redding en fond. Elle a lancé l’appareil par habitude, et le blues l’aide à se décider. Ou plutôt à rester là à contempler la boîte. Toute une journée de travail n’a pas su l’aider à trancher.

 

 

 

Manius Fawley

Homme

24 ans

Sang pur

Britannique

Message publié le 03/02/2026 à 22:51

Manius Fawley est un homme d'habitudes, organisé. Protocolaire. L'après-midi, il rassemble le courrier, sépare les lettres de Caecilia qu'il range à leur place où elle les trouvera et puis gagne son bureau pour lire sa correspondance et y répondre sous la vigilance silencieuse de son alliance qui trône là. Il aime aussi se faire une idée de ce qui l'attend en passant en revue les noms des expéditeurs sur le trajet.

 

Cet après-midi, le courrier de Caecilia est à sa place. Celui de Manius est par terre, comme une injure à la personnalité de l'historien. Seule une lettre est restée en évidence sur la table du salon à côté de son enveloppe soigneusement ouverte avec un Diffindo. Elle vient d'Ophelia et son destinataire, trop intrigué, n'a pas pu s'empêcher de l'ouvrir immédiatement.

 

Un mot, griffonné d'une main pressée par Manius qui a tout juste eu le temps de se souvenir que Caecilia risque de se demander où il est passé, est posé juste à côté. 

 

Parti urgence artefact. M'attends pas.

 

Donc, le courrier de Manius Fawley git sur le sol du salon et lui a transplané sans perdre une seconde à Godric's Hollow, directement à l'intérieur du musée dans la salle d'étude. Le frisson de la recherche archéologique avait déjà le don d'affecter les manières d'ordinaire réservées du sorcier, le fait que ce soit son estimée consœur qui lui demande son expertise avait tout simplement retenu ses bonnes mœurs derrière lui à Dinefrw. C'est un homme extatique qui apparaît dans un craquement retentissant non loin d'une Ophelia concentrée qui voit s'abattre sur elle une tempête impromptue qui parle inhabituellement vite.

 

— Ophelia ! Bonjour, comment vas-tu ? Je suis venu dès que j'ai vu ta lettre. Ce que je suis content de te voir, merci d'avoir fait appel à moi. Alors où est-il ? Pourquoi cet accent sur "happy" ? Tant de mystères ! Mais... tu as déjeuné ? Moi pas, il doit bien y avoir de quoi faire un semblant de repas à peu près convenable... la théière est vide, tu n'aurais pas oublié quelques détails pendant que tu travaillais ? Il faut se nourrir, Ophelia.

 

Bruits de casseroles et de de porcelaine alors que Manius improvise une de ses spécialités à base de récupération : son fameux comestible-est-un-critère-suffisant sur son lit de peu-importe-le-goût-c'est-pour-la-texture et fait chauffer l'eau pour le thé. Excité comme un enfant la veille de Noël, il ne peut s'empêcher de déblatérer bien qu'il tourne le dos à Ophelia, occupé qu'il est à la kitchenette. 

 

— J'ai tellement hâte de voir de quoi il s'agit. Ho ! et tant que je suis là il faut que je te dise : j'ai rencontré Nephtys Ptahchepsès lors d'un colloque où je faisais un exposé sur sa dynastie. Je peux te dire que j'ai pris une leçon d'humilité et que de vieilles guenaudes considérées comme des expertes du sujet s'y connaissent moitié moins bien que toi sur la culture gobeline. Aïe ! Juste une petite coupure, rien d'important. Allez, dis-moi de quoi il s'agit s'il-te-plaît ! Je ne tiens plus en place.

 

Pendant que ça cuit, l'homme se retourne et dévoile son regard brillant d'intérêt à sa collègue tout en portant à sa bouche l'annulaire de sa main gauche où perle une goutte vermeille là où devrait briller un anneau doré qu'il ne porte plus.

Manius Fawley a lancé un sortilège en utilisant sa baguette : Illyius !

Sortilège
Sortilège de Découpe
Difficulté
4
Résultat D20
16
Interprétation
Réussite
XP gagnée
10

soigneusement ouverte avec un Diffindo.

Autres résultats possibles

soigneusement ouverte avec un Diffindo.

ouverte à la hâte avec les doigts.

ouverte à la hâte avec les doigts.

Ophelia Frost

Femme

23 ans

Sang-mêlé

Britannique

Conservatrice du Musée de Godric's Hollow

Message publié le 03/02/2026 à 23:44

Le craquement significatif d’un transplanage fait sursauter Ophelia. Elle a à peine le temps de comprendre ce qui se passe que déjà la tempête Fawley s’abat sur elle. En un instant, l’espace qui semblait si vide depuis deux semaines se remplit de la présence d’un historien de décidément très bonne humeur. Il s’enquiert de comment elle va, n’attend pas qu’elle réponde et s’affaire du côté de la desserte qu’elle n’a pour ainsi dire pas approché ces derniers temps. Tout va très vite, et la brune ne pense même pas à s’étonner de le voir trouver quoi que ce soit de cuisinable ici.

 

La surprise passée, la conservatrice finit par retrouver un peu de contenance et se lève de la chaise sur laquelle elle s’était avachie. Elle s’approche de la kitchenette pour mieux le voir, pour s’assurer que ce n’est pas son imagination un poil fertile qui lui joue des tours. Un sourire ravi fleurit alors sur son visage où le doute persistait encore quelques instants plus tôt.

 

- Manius. Je suis contente que vous… tu sois venu.

 

Ça parait peu en comparaison de tout ce qu’il lui a dit, lui. Mais les mots manquent à la jeune femme. Elle ne devrait pourtant pas être étonnée de le voir là. Il avait prévenu qu’il était décidé à garder le contact avec elle. Et elle s’en veut immédiatement d’avoir douté  de la curiosité intellectuelle de l’homme qu’elle sait passionné par tous ces artefacts et surtout de sa parole.  La lueur qu’elle perçoit chez lui ne lui est pas inconnue et permet, bizarrement, d’atténuer ses propres incertitudes sur le contenu de la boîte. Sans le savoir, il l’aide à se réapproprier la joie d’une telle acquisition.

 

- La dynastie Ptahchepsès ? Cela devait être passionnant ! Vous avez abordé le point sur le djinns dont vous m'aviez déjà parlé ?  Comment était-elle, Nephtys ? demande-t-elle avec une curiosité sincère.

 

Le compliment qu’il lui glisse au passage la flatte. C’est généralement à ce moment-là qu’elle pourrait sentir ses joues chauffer, mais la coupure de blond l’en distrait. À la place, ses sourcils se froncent légèrement et elle laisse échapper un petit claquement de langue réprobateur.

 

- Toutes les petites coupures sont importantes. le sermonne-t-elle gentiment.

 

L’expérience qui parle. Une coupure sur le bout d’un doigt, c’est souvent synonyme d’une goutte de sang vouée à venir tacher ce qu’elle touchera. Inenvisageable pour Ophelia et les livres qui l’entourent. Elle a appris très jeune à prendre au sérieux ce genre de petits désagréments, pour l’intégrité de ses précieux bouquins. Son regard se pose sur le doigt que Manius a porté à ses lèvres et ne voit pas l’absence de bijou, trop focalisée qu’elle est sur le sang qui coule.

 

En un geste, sa baguette se retrouve pointée vers l'égratignure sorcier.

 

- Episkey. prononce-t-elle

 

Ophelia observe alors la coupure se refermer. Il ne reste alors que le sang qui a déjà coulé. 

 

Avec tout ça, elle n'a même pas répondu à toutes les questions de son ancien collègue sur la raison de sa venue. Le mystère reste entier sur l'artefact. 

 

Ophelia Frost a lancé un sortilège en utilisant sa baguette : Rannrok !

Sortilège
Sortilège du Bisou Magique
Difficulté
5
Résultat D20
18
Interprétation
Réussite
XP gagnée
10

En un geste, sa baguette se retrouve pointée vers l'égratignure sorcier.

 

- Episkey. prononce-t-elle

 

Ophelia observe alors la coupure se refermer. Il ne reste alors que le sang qui a déjà coulé. 

Autres résultats possibles

En un geste, sa baguette se retrouve pointée vers l'égratignure sorcier.

 

- Episkey. prononce-t-elle

 

Ophelia observe alors la coupure se refermer en moins de temps qu'il ne faut pour dire magicobus. Il ne reste alors que le sang qui a déjà coulé. 

En un geste, sa baguette se retrouve pointée vers l'égratignure sorcier.

 

- Episkey. prononce-t-elle

 

Visiblement, elle aurait du demander à Manius d'arrêter de gigoter et de suçoter son doigt, car cela ne fonctionne pas très bien. L'égratignure reste intacte. 

En un geste, sa baguette se retrouve pointée vers l'égratignure sorcier.

 

- Episkey. prononce-t-elle

 

Visiblement, elle aurait du demander à Manius d'arrêter de gigoter et de suçoter son doigt, car cela ne fonctionne pas du tout. Elle a même l'impression que ça saigne encore plus à présent. 

Manius Fawley

Homme

24 ans

Sang pur

Britannique

Message publié le 04/02/2026 à 00:57

Étonné, Manius regarde sa main de nouveau intacte puis Ophelia, puis sa main, et Ophelia de nouveau. Même la plus élémentaire des magies de soin l'a toujours impressionné et il se dit qu'il faut une grande volonté de faire le bien pour en être capable. Sa consœur est décidément une sorcière accomplie et la personne qui se soucie le plus de lui depuis... aussi loin que remontent ses souvenirs.

 

— Wow ! merci, Ophelia.

 

Stimulé par les raisons — les différentes raisons, pas seulement l'artefact — de sa présence dans ce musée dont il s'était langui, Manius arpente plusieurs fois la pièce feutrée en agitant ses bras dans tous les sens et en débitant un récit décousu de son passage au Ventre de Bacchus comme s'il réfléchissait tout haut mais c'est bel et bien à Ophelia qu'il s'adresse.

 

— Oui ! J'ai parlé d'Heqaib, sa lampe, l'Éfrit, l'emprisonnement et elle a rétorqué avec le cuivre gobelin donc je lui ai parlé de la théorie de la condition mortelle et de la question de la liberté. Puis j'ai compris que je parlais à une Ptahchepsès en personne quand elle m'a coincé sur la divinité symbolique en disant cher Monsieur Fawley. Et elle était... régalienne. Raffinée, élégante, abordable, d'une rare intelligence. Elle m'a beaucoup fait penser à toi.

 

Dans sa fièvre explicative, il finit par buter sur une caisse scellée sur laquelle figure un symbole qui lui est familier. Il y en a une autre identique et il se souvient où il a déjà vu le nom de l'artisan qui a expédié cela au musée. Ce sont les fauteuils qu'il a fait livré un peu plus tôt par sollicitude pour les vertèbres de sa collègue. Il se remémore dans la foulée que sa première tentative pour rédiger la demande avait été interrompue par une Caecilia furieuse qui avait braqué sa baguette sur sa gorge avant de lui faire l'a... la guerre en caresses et baisers rageurs.

 

— Tes fauteuils ! J'aurais dû préciser qu'il serait de bon aloi de les monter également. Je vais m'en occuper. J'ai fait appel à un excellent menuisier Irlandais, tu n'auras plus jamais un torticolis ici. Au fait, je t'entends me vouvoyer. Plus de ça entre nous je te prie.

 

Il faut qu'une odeur suspecte lui parvienne alors qu'il met en place les fauteuils pour que Manius réalise que son plat expérimental est en train de brûler et n'intervienne juste à temps pour sauver une portion mangeable destinée à Ophelia. Lui se contentera de mastiquer fastidieusement la partie carbonisée.

 

— Mes excuses, je m'éparpille. Et tu me maintiens au supplice. Je t'en supplie, dis-moi ce que tu as découvert. Qu'est-ce qui pourrait bien se dérober à ton brillant esprit d'analyse et de déduction pour que tu me fasses venir ? Tiens, ce ne sera pas un régal mais ça aura le mérite de remplir ton estomac. Et ça ne devrait pas te rendre malade.

 

Manius s'approche d'Ophelia avec son ersatz de repas qu'il lui tend accompagné d'un sourire navré vu le désastre culinaire. Puis il lui sert le thé avec sa cuiller de sucre et se remplit une tasse. Non, celle du soir de leurs au revoir n'aura pas été la dernière. Et c'est tant mieux. Ses lèvres tracent un sourire ravi après la première gorgée tandis que son regard croise celui de la sorcière. Il y a bien plusieurs raisons à sa présence ici, il ne peut le nier.

Ophelia Frost

Femme

23 ans

Sang-mêlé

Britannique

Conservatrice du Musée de Godric's Hollow

Message publié le 04/02/2026 à 20:12

L’avalanche d’informations données par Manius ne suit pas de lien logique, mais cela ne gêne pas Ophelia qui tente de rattacher les wagons en écoutant avec grande attention le sorcier. Elle admire cette passion qui l’habite lorsqu’il aborde l’Histoire avec un grand H, et qu’il en fait le récit. Encore une fois, il ne peut s’empêcher un mot gentil à son égard qu’elle ne relève à nouveau pas, se contentant de sourire.

 

- Merveilleux, commente-t-elle quand il aborde le cuivre gobelin.

 

Jusqu’à ce qu’il vienne rencontrer une caisse par terre. Encore une qu’elle n’a pas déballée depuis sa livraison quelques jours plus tôt, trop occupée qu’elle était à… faire la même chose que d’habitude. Le sourire s’affaisse un peu : Ophelia se sent alors honteuse d’avoir fait preuve d’aussi peu de gratitude en n’accordant pas plus d’attention à ce cadeau. Il était plus simple de rester dans le confort de l’habitude, de s’adapter à son nouveau quotidien solitaire en gardant une part de familiarité. L’inconfort de sa chaise paraissait plus gérable sur le moment. Maintenant, elle regrette en apprenant qu’il ne s’agit pas de simples chaises. Manius Fawley, dans son perfectionnisme habituel, a fait appel à des personnes qualifiées pour faire don de ces fauteuils.

 

Car oui, la sorcière ne peut pas envisager qu’il lui ait fait ce don à elle personnellement. Elle préfère penser qu’il l’a fait pour le bien du musée. À la rigueur pour qu’elle en profite tant qu’elle y travaille, mais pas spécialement pour elle. Ce présent s’adresse aux chercheurs qui évoluent et évolueront entre les murs du Musée de Godric’s Hollow, c’est tout. Cette pensée lui permet de relativiser le malaise qu’elle ressent à l’idée que quelqu’un puisse avoir ce genre d’attention à son sujet. Même quelqu’un comme lui, son nouvel ami.

 

L’odeur qui se dégage de la tambouille préparée par l’enthousiaste visiteur n’est pas la plus agréable, mais elle apprécie le geste. En particulier parce que ses derniers repas ont principalement consisté en des sandwichs achetés sur le pouce ou des repas dont le critère principal reposait sur la rapidité de préparation, et non l’apport calorique ou gustatif. Pour lui faire honneur, elle prend une bouchée et en conclut rapidement que c’est tout à comestible. Peu importe le goût au final, c’est surtout la bienveillance du cuistot qu’elle ressent à travers ce plat.

 

Mais rapidement, Ophelia doit se délester de la petite assiette qu’il lui a confiée. Il n’est pas là pour faire la nounou, le commis ou pour monter les meubles. Une fois la joie de retrouver Manius calmée, l’impatience de découvrir ce qui se cache dans la caisse se rappelle brusquement à la brune. Ses doigts ne viennent pas trouver la tasse de thé qu’il lui a également préparée et qu’elle sait sucrée à la perfection, non, ils viennent s’emparer des gants d’un blanc immaculé qui n’attendent qu’à être enfilés, posés à côté de la caisse sur la table exceptionnellement dégagée. Elle réalise qu’il risque d’en avoir besoin également et lance directement un sort de duplication sur la paire.

Une seconde paire apparaît alors et elle la fait glisser devant lui.

 

- C’est là-dedans. Je ne l’ai pas encore ouvert depuis hier, parce que j’avais peur de m’être fait arnaquée… avoue-t-elle à demi-voix. C’est pour ça que je voulais ton avis. Tu es arrivé au bon moment.

 

Elle scrute intensément le bois, comme si elle allait se mettre à voir au travers de la matière soudainement. Mais tout reste évidemment d’une opacité frustrante. Le visage d’Ophelia trahit le mélange d’émotions qui la traversent. Un subtile équilibre entre l’anxiété et l’excitation, qui donne à son regard un aspect brillant. Ce dernier glisse finalement sur l’historien et elle esquisse un petit sourire.

 

- Je pense que tu devrais d'abord ouvrir la boîte. Je t'expliquerai ensuite.

 

Comme un enfant qui attend le Père-Noël, elle l’observait à présent, impatiente qu’il fasse ce qu’elle n’avait pas osé faire jusque-là.

Ophelia Frost a lancé un sortilège en utilisant sa baguette : Rannrok !

Sortilège
Sortilège de Duplication
Difficulté
4
Résultat D20
10
Interprétation
Réussite
XP gagnée
10

Une seconde paire apparaît alors et elle la fait glisser devant lui.

Autres résultats possibles

Une seconde paire apparaît alors directement et elle la fait glisser devant lui.

Seul un gant apparaît, probablement parce qu'elle ne s'est pas suffisamment concentrée. Elle le garde alors et fait glisser la paire complète devant lui. 

Trop distraite, rien ne se produit. Tant pis, elle se contente de glisser les siens devant lui.

Manius Fawley

Homme

24 ans

Sang pur

Britannique

Message publié le 04/02/2026 à 21:18

Après avoir goûté, le déjeuner cramé n'est définitivement pas mangeable aussi Manius le laisse-t-il sur le côté en espérant que la part d'Ophelia soit au moins correcte. Il profite de la très courte pause qu'elle s'octroie pour finir d'installer les fauteuils. La voix de sa consœur lui fait relever la tête trop vite, qui heurte la table sous laquelle il était encore agenouillé. En se massant le haut du crâne, il rejoint la chercheuse et observe gravement la caisse qui trône sur le meuble tandis qu'elle glisse vers lui une paire de gants pas vraiment adaptée à sa taille. Manius saisit sa baguette pour lancer un sortilège d'Engorgement dessus.

 

Les gants rétrécissent et deviennent bien trop étroits. Le sorcier soupire de frustration en sachant qu'il ne pourra pas manipuler l'objet.

 

Il acquiesce quand elle lui dit d'ouvrir la caisse et s'exécute avec mille précautions. L'attente se prolonge alors qu'il extirpe doucement, comme s'il manipulait la chose la plus précieuse au monde, l'artefact soigneusement emballé et commence à l'extraire de ses couches protectrices. Quand enfin la nature de ce qu'il tient entre ses mains se dévoile sur l'étoffe de velours, il le dépose cérémonieusement sur la table sans parvenir à retenir une exclamation admirative.

 

— Non ! Par Grindelwald, comment as-tu... ?

 

Sur l'étoffe sombre, un masque scindé en deux expressions, comédie et tragédie, apparemment fait d'une part d'or et d'ivoire et de l'autre d'ébène et d'onyx. La légendaire œuvre d'art gobeline portée par Happy Graves le Dramaturge en personne. Les yeux de Manius ne parviennent pas à s'en détacher et sa main cherche à tâtons celle d'Ophelia comme pour garder contact avec la réalité, avec ce petit musée qui n'a en aucun cas les moyens d'acquérir une telle pièce dans sa collection. La sorcière a forcément dû y aller de ses propres deniers.

 

— Dolorissez-moi si je rêve. Ophelia, il a l'air tout à fait légitime de prime abord. On va devoir l'analyser sous tous les angles avec une infinie prudence. Je ne t'apprends rien, les gobelins n'ont pas leur pareil pour protéger leur artisanat contre la magie. La moindre maladresse pourrait nous coûter cher. Cela dit, le masque en lui-même ne devrait pas risquer grand-chose. Ophelia c'est... c'est magnifique ! Prodigieux ! Je ne sais comment te témoigner ma gratitude de m'avoir invité pour ça.

 

Par où commencer ? L'émotion est tellement vive que Manius en oublie les bases élémentaires de son métier. Quelques tests pour identifier avec exactitude la nature des composantes de l'objet. Chercher une signature qui attesterait de l'identité de l'artisan, qui devait être Nagluk à en croire Ophelia qui ne pouvait certainement pas se tromper sur le sujet. Ensuite établir la datation, tenter d'invoquer une empreinte mémorielle qui aurait pu laisser sa trace dans le masque. La journée de Manius Fawley venait de prendre une tournure des plus inattendues alors que se présentait sous son regard un objets parmi les plus fascinants dont il connaisse l'existence et que pour l'étudier sont réunies précisément les deux personnes les plus complémentaires et qualifiées dans les domaines concernés.

 

— Nous avons fort à faire. Cette journée s'annonce grandiose !

 

M'attends pas. heureusement qu'il avait pris la peine d'écrire cette note. Caecilia ne risquait pas de revoir Manius avant un moment.

Manius Fawley a lancé un sortilège en utilisant sa baguette : Illyius !

Sortilège
Enchantement d'Engorgement
Difficulté
4
Résultat D20
1
Interprétation
Échec Critique
XP gagnée
10

Les gants rétrécissent et deviennent bien trop étroits. Le sorcier soupire de frustration en sachant qu'il ne pourra pas manipuler l'objet.

Autres résultats possibles

Les gants s'élargissent parfaitement à la taille des mains du sorcier.

Les gants s'élargissent suffisamment pour être confortablement portés par le sorcier.

Les gants ne réagissent pas à la formule. Tant pis, le sorcier fera avec.

Ophelia Frost

Femme

23 ans

Sang-mêlé

Britannique

Conservatrice du Musée de Godric's Hollow

Message publié le 04/02/2026 à 22:25

Le temps que met Manius à ouvrir la caisse lui semble tout bonnement interminable. Elle ignore encore si son impatience tient de la découverte du masque en lui-même ou de l’émotion que cela créera sur le visage du gallois. Probablement les deux, car quand son comparse en invoque Gellert, elle comprends que la surprise est réussie. Que l’objet soit authentique lui semble moins important sur le coup, car l’enthousiasme de l’expert efface tout. Prise entre ses propres émotions, celle de son voisin et la contemplation de sa nouvelle acquisition, elle ne parvient qu’à serrer à son tour la main qu’on lui a saisie. Ce contact lui fait permet de rester ancrée, de ne pas douter : c’est bien réel.

 

L’artefact est aussi somptueux que lorsqu’on lui a présenté la semaine précédente. Il l’est peut-être même davantage car l’éclairage lugubre de la vieille boutique ne rendait pas justice aux petits détails qu’ils peuvent à présent observer à la lumière vive des candélabres. Un poids dont elle n’avait pas conscience jusque là se libère de ses épaules quand Manius estime qu’il est à priori légitime. Ophelia se met à trépigner d’impatience et retire en douceur sa main de celle, plus grande, du sorcier quand il évoque ensuite toutes les vérifications auxquelles ils devront s’adonner… Ses joues pourraient commencer à lui faire mal si elle ne s’arrête pas de sourire. Elle n'est pas loin de ressembler à la face souriante de l’œuvre devant eux.

 

- C’est moi qui te remercie d’accepter de l’examiner ! On devra redoubler de prudence, parce que d’après mes recherches, Nagluk n’était pas en reste quand il était question de… protections. Est-ce que tu vois les détails au niveau de la jonction des deux parties du masque ? C'est tout bonnement mirifique !

 

Même le risque de se prendre une malédiction sur le coin du nez n’arrive pas à entacher la joie qu’elle ressent, là, tout de suite. Ses mains, d’une précision quasi chirurgicale d’habitude, en trembleraient presque. Une journée complète à décrypter les secrets de cet objet, en compagnie du confrère qu’elle estime le plus… Son cadeau d’anniversaire arrive avec onze jours d’avance cette année !

 

En dupliquant les gants juste avant, elle n’a pas pensé que la taille ne conviendrait pas à Manius. Et force est de constater que son sort n’a pas fonctionné quand il a tenté de les agrandir. Comme si de rien n’était, Ophelia toujours souriante, tente à son tour un sortilège d’engorgement qu'elle chuchote. Les gants s'agrandissent et sont à présent suffisamment grands pour l'homme. Pas question qu'il ne puisse pas toucher le masque, elle refuse qu'il loupe pareille occasion. 

 

 

Puis une once de pragmatisme se glisse en elle. Il est là, à côté d'elle, alors qu'il avait dit devoir mettre de côté tout ça. N'est-elle pas une affreuse personne pour le replonger là-dedans aussi vite ? Cette pensée la pousse à s’excuser :

 

- Pardon, je ne voulais pas te bloquer une journée complète. Si jamais tu as des obligations, ça peut tout à fait attendre un autre moment. Je voulais surtout avoir un premier avis, je comprendrais que tu aies d’autres choses de prévues. dit-t-elle un peu vite, une ligne d'inquiétude soudaine et  sincère sur le front.

 

Après tout, s’il a renoncé à cette partie de ses activités professionnelles, ce n’est pas pour qu’elle l'incite à revenir aussi vite. Bien sûr, au fond d'elle, la conservatrice espère que le hasard a simplement joué en sa faveur et que l'homme à ses côtés n'a vraiment rien de prévu aujourd'hui. ça lui permettrait de profiter davantage de sa présence, sans cette mauvaise conscience qui lui chuchoterait qu'elle a chamboulé son emploi du temps. Elle meurt d'envie de lui raconter les détails de la vente pour qu'il s'amuse avec elle de la belle affaire... Mais elle ne le fera pas tant qu'elle ne sera pas certaine de sa disponibilité. Le regard noisette scrute attentivement le visage masculin, pour y déceler un potentiel mensonge sensé la rassurer. Même si elle sait pertinemment que le mensonge et Manius Fawley font deux. 

Ophelia Frost a lancé un sortilège en utilisant sa baguette : Rannrok !

Sortilège
Enchantement d'Engorgement
Difficulté
4
Résultat D20
8
Interprétation
Réussite
XP gagnée
10

Les gants s'agrandissent et sont à présent suffisamment grands pour l'homme. Pas question qu'il ne puisse pas toucher le masque, elle refuse qu'il loupe pareille occasion. 

Autres résultats possibles

Les gants s'agrandissent et sont à présent parfaitement à la taille des mains de l'homme. Pas question qu'il ne puisse pas toucher le masque, elle refuse qu'il rate pareille occasion. 

Les gants s'agrandissent à peine. Il pourrait peut-être y rentrer la main mais elle serait clairement à l'étroit. Son sourire diminue un peu et Ophelia pousse un soupir de déception. L'excitation est trop grande, elle n'arrive pas à se concentrer suffisamment pour rendre ce service. La poisse. 

Les gants ne s'agrandissent pas d'un millimètre. Ophelia perd son sourire et pousse un soupir de déception. L'excitation est trop grande, elle n'arrive pas à se concentrer suffisamment pour rendre ce service. La poisse. 

Manius Fawley

Homme

24 ans

Sang pur

Britannique

Message publié le 04/02/2026 à 23:53

Maintenant qu'il sait à quoi ils ont affaire, Manius regrette d'autant plus d'avoir rendu les gants inutilisables. Mais qu'à cela ne tienne, Ophelia est une érudite plus que capable, il peut se contenter de l'assister dans les démarches et puis c'est son acquisition ; pas question de la priver du plaisir de l'observer elle-même tout du long.

 

Sa collègue le prévient aimablement que s'il est authentique, le masque représente un réel danger. Et il ne peut que confirmer qu'en plus des inévitablement nombreux enchantements pour le protéger, le masque dispose très certainement de grands pouvoirs sombres. Puis il se penche pour mieux observer les détails sur lesquels elle attire son attention.

 

— Tu as tout à fait raison. Faute d'avoir pu étudier ce masque jusqu'à présent, ce ne sont que des conjectures mais il faudra aussi se méfier de la magie noire qu'il recèle. L'absence de système d'attache correspond à des illustrations qui dépeignent Graves comme possédé par le masque qui s'agrippe de son propre chef à son visage. Morgane ! C'est vrai, les deux parties sont comme entremêlées. L'ébène se fond dans l'ivoire, c'est incroyable ! J'aurais compris si Nagluk avait fondu l'or autour mais là ça me dépasse, il n'y a que toi pour obtenir l'explication de ce procédé.

 

Un temps passe alors qu'ils admirent, émerveillés, le splendide artefact devant eux. Manius remarque tout de même la discrète manœuvre d'Ophelia pour enchanter les gants afin qu'il puisse finalement les porter et participer activement à la phase d'analyse. Avec un petit sourire et un coup d'œil reconnaissant, il lui souffle un sobre "Merci"

Mais voilà que sa précieuse collègue, non, amie plutôt surtout dans ce contexte, se fend d'une mine soucieuse qu'il lui a déjà provoquée le jour de son départ. La jeune femme s'inquiète de l'avoir enlevé à ses obligations et force est pour Manius d'admettre qu'elle ne l'a tiré que d'une longue journée ennuyeuse à tourner en rond. Son invitation ne pouvait pas tomber plus à propos.

 

— Tu me sauves la mise en vérité. J'ai postulé à Poudlard mais je n'ai pas eu le poste. Je suis au chômage. Et à la maison c'est... compliqué. J'avais besoin de changer d'air et c'est le meilleur endroit possible. Alors avec toi comme partenaire pour percer les mystères de ce masque, tu penses bien que je suis aux anges.

 

Évidemment, l'image de Caecilia s'impose à l'esprit du sorcier. Il l'avait rejointe en envisageant de trouver un moyen, un compromis, fût-ce un bâtard, d'avoir la descendance réclamée par sa famille. Et bien que la sorcière eut accepté de lui donner un héritier tout ce qu'il y a de plus légitime, elle avait finit par évoquer sa crainte que la grossesse ne la tue, convainquant définitivement Manius de faire une croix sur la possibilité d'avoir un enfant. Autant pour la dynastie Fawley qui s'éteindrait donc avec lui.

 

Cependant rien de ses galères personnelles ne lui importe là tout de suite. Il enfile les gants et tend la main paume en l'air vers le masque comme une invitation cordiale.

 

— Nagluk et Happy Graves nous attendent. Voyons déjà si le gobelin y a laissé sa griffe. À toi l'honneur, très chère amie.

 

Son sourire complice à destination d'Ophelia recèle quelque chose que l'historien est lentement en train de réaliser. Cela lui fait un bien fou de partager ce moment de découverte en bonne compagnie. Vous êtes heureux ? Un peu plus aujourd'hui, c'est certain.

Ophelia Frost

Femme

23 ans

Sang-mêlé

Britannique

Conservatrice du Musée de Godric's Hollow

Message publié le 05/02/2026 à 02:54

Penchée en même temps que lui sur le masque, Ophelia analyse de son regard aiguisé l'endroit où l'ébène fond dans l'ivoire. Un niveau d’orfèvrerie incomparable, qui lui donnerait presque envie de se détourner pour un temps des armes, son domaine d'expertise. Presque, mais il ne faut pas exagérer non plus. Le procédé utilisé relèverait probablement de l'évidence pour certains de ses contacts gobelins, si elle venait à leur montrer le trésor. Mais la jeune femme connait les limites de l'entente qu'elle a su créée avec eux. S'ils ont fini par apprécier qu'une sorcière comme elle daigne enfin reconnaître leur art à sa juste valeur, dans le fond elle n'en reste pas moins, aux yeux de beaucoup d'entre eux, une descendante de ceux qui les ont pillé au fil des siècles. Admettre cette acquisition trop vite revenait à rompre tout contact avec ses estimés collaborateurs, qui ne prendrait son geste que pour un pillage supplémentaire. Et par conséquent réduire à néant ses années de travail, en se privant de leur soutien. C'était comme ça : on naissait gobelin ou l'on ne méritait jamais vraiment leurs savoirs. Sa maîtrise parfaite du gobelbabil et les amitiés créées n'y changeraient jamais rien.

 

- Oui, commence-t-elle par confirmer pour le système d'attache. Le mieux serait d'éviter de toucher toute la partie intérieure, parce que c'est probablement la plus exposée à la magie noire. Même avec les mains. D'après les histoires, il ne tenait accroché qu'au visage, mais on ne veut pas prendre risque. Pas de magie pour le manipuler non plus. Toujours avec les gants. On ne respire plus et c'est bon. 

 

Ophelia ne fait que rappeler ce qu'il sait déjà. Une habitude qu'ils ont, quand bien même l'un comme l'autre connaît les précautions à prendre dans ce genre de situation. Le réconfort des habitudes n'a pas de prix à ses yeux... Les évidences émises, elle continue d'ausculter la surface à l'image des deux visages. Quelque chose dans la manière dont les matières se mélangent la fascine. Son petit doigt à présent ganté montre en gardant une distance respectable le point de jonction à Manius. C'est un spectacle presque hypnotisant, enivrant. Et c'est d'autant plus agréable de le partager avec quelqu'un qui l'apprécie à sa juste valeur.

 

- J'ai l'impression qu'il s'agit d'une forme d'alchimie particulière... Il me semble avoir lu  quelque chose sur le sujet, dans les vieux textes qui parlaient de Nagluk. réfléchit-elle tout haut, comme elle le fait souvent. Puis elle part dans des explications qui en endormiraient probablement plus d'un : Nagluk était un orfèvre parmi les orfèvres. Ses œuvres ont pour beaucoup été perdues dans la nature à cause de sa manière assez unique de les signer... Il ne le faisait jamais de la même manière et imbriquait des casse-tête pour que seuls les plus malins puissent reconnaître sa patte. ça pouvait être une formule unique à prononcer pour révéler ses initiales, une position dans laquelle mettre l'objet forgé pour qu'il révèle un secret et probablement tout un tas d'autres méthodes dont lui seul avait le secret. Je rêvais de découvrir l'une de ses créations ! Oh, et c'était un amateur de runes. Il n'est pas impossible d'en trouver... Bon, sur la fin, beaucoup de ses congénères et frères d'armes le considéraient surtout complètement fou. Ce n'est pas si étonnant qu'il ait accepté de créer... ceci. 

 

Elle ne finit par s'arrêter que pour lui sourire avec douceur quand il la remercie. Il n'y a pourtant pas de quoi : c'est ce que font les amis entre eux, non ? Ophelia ne peut cependant pas s'empêcher de remplacer le rictus par un air mélangeant à la fois compassion et incrédulité pure quand il lui révèle sa situation professionnelle actuelle. Manius Fawley, refusé de Poudlard ? Cela ne parait même pas envisageable ou concevable dans l'esprit purement cartésien de l'ancienne Serdaigle. L'ancien préfet-en-chef est l'incarnation même de ce que l'école aurait de meilleur en termes de professeur d'Histoire de la Magie ! L'énervement monte en elle sans qu'elle ne s'en rende compte, sans prévenir. Ses joues commencent à chauffer pour une raison différente de d'habitude. Elle a envie de s'insurger avec lui, d'aller taper du point sur la table du directeur en Écosse... Mais elle ne serait pas très crédible. Et surtout, apprendre que cela ne se passe pas super bien chez lui la calme immédiatement. Non, son ami n'a pas besoin de ça. La colère n'a jamais rien réglé durablement, en témoignent les traités de paix qu'elle adore bouquiner. 

 

- Si jamais tu cherches du boulot, le musée a toujours de la place pour t'accueillir. glisse-t-elle rapidement, un poil trop spontanément. Et puis on vient de recevoir des supers fauteuils qui sont surement très confortables. Ce serait dommage que l'un d'eux reste vide...  

 

Les mots sont sortis tout seuls. Elle ne veut pas s'immiscer dans sa vie privée et risquer d'empirer sa situation personnelle. C'est pour cette raison qu'elle n'insiste pas, même si, très égoïstement, elle meurt d'envie de le convaincre. Elle n'hésite pas à dévier quand il lui offre une porte de sortie en lui donnant l'honneur de commencer. Ses gestes redeviennent méticuleusement précis alors qu'elle saisi avec grande précaution le double faux visage. Avec une lenteur médicale, elle se met à le faire pivoter devant la lumière pour y voir plus clair. Dans la manoeuvre, elle réalise qu'elle s'est littéralement arrêtée de respirer. En retrouvant son souffle, elle chuchote près de son compagnon du jour :

 

- N'hésite pas à me le dire, si tu vois quelque chose...

Manius Fawley

Homme

24 ans

Sang pur

Britannique

Message publié le 05/02/2026 à 10:40

La volubilité d'Ophelia est encouragée par Manius qui hoche vivement la tête, approuvant chacune de ses sages paroles. Elle possédait vraiment un esprit incomparable, puissant outil indispensable dans la recherche et que le sorcier était loin d'égaler. Il avait certes acquis une vaste connaissance par l'étude et le travail acharné mais chez elle c'était une véritable intelligence, une faculté de compréhension intuitive et innée. L'historien se battrait avec quiconque refusant de reconnaître qu'Ophelia Frost est une génie.

 

En plus de quoi elle a le tact de ne pas le juger pour avoir échoué lors de son entretien avec Woodcraft. Elle ne juge jamais. Au lieu de quoi elle lui fait même l'inespérée proposition de lui offrir un emploi au musée et Manius ne peut s'empêcher un mouvement qui trahit son intérêt. Cependant, la façon dont il a quitté l'endroit l'invite à réfléchir quant à la manière de lui demander si elle est sérieuse. Pas qu'il en doute bien sûr : Ophelia est toujours sérieuse. Juste pour confirmer qu'il lui demande le poste et qu'elle le lui octroie. Mais la conservatrice a déjà commencé à manipuler le masque avec une précaution chirurgicale. Il se concentre dans l'espoir d'apercevoir un des détails qu'elle a mentionnés plus tôt.

 

— Il n'y a rien qui me saute aux yeux. Tu dis qu'il travaillait les runes et c'est, détrompe-moi si je dis une bêtise, une de ses dernières œuvres je crois. Il y en a forcément quelque part. Invisibles, peut-être ?

 

Si pas invisibles, potentiellement juste moins visibles. Manius s'empare de loupes afin que sa directrice de recherche et lui puissent mieux distinguer les détails. Il profite du silence qui plane pendant cette seconde observation pour revenir sur la question du travail.

 

— C'est... très aimable de ta part de suggérer que je pourrais revenir. Tu ne m'en veux pas d'être parti comme un voleur ? Parce que... en fait, ça me plairait beaucoup de pouvoir travailler avec toi à nouveau. Je ne risque pas de m'ennuyer en ta compagnie. Ho ! attends. Tu as vu ça ?

 

À l'intérieur du masque, quelque chose de minuscule évoque comme une partition bien que sous une forme dissimulée. Manius indique l'endroit en le pointant du doigt, approchant celui-ci à distance prudente de l'artefact.

 

— Il se peut qu'on ne regarde pas avec le sens adéquat. Tu connais un moyen de voir du son ?

 

Une étincelle. Le masque réagit au doigt tendu du sorcier malgré ses précautions et celui-ci sent qu'une étrange magie vient de se manifester. Comme si... l'objet s'était nourri de quelque chose en lui ? Son regard glisse vers Ophelia, accompagné d'un sourire nerveux alors qu'il retire vivement son doigt.

 

— Heu... oups ? C'est sûr, il y a un enchantement à l'œuvre. Tout va bien pour toi ?

 

Pendant le flottement qui s'ensuit, Manius soutient gravement le regard ambivalent du visage factice. Rien de plus ne semble se produire mais le spécialiste en magie noire ne peut que douter que ce soit bon signe.

Ophelia Frost

Femme

23 ans

Sang-mêlé

Britannique

Conservatrice du Musée de Godric's Hollow

Message publié le 05/02/2026 à 22:17

Un hochement de tête vient confirmer qu’il s’agit bien d’une des dernières œuvres du gobelin, avant que Ophelia ne se concentre à nouveau sur le masque grâce à la loupe que lui tends bien serviablement Manius. L’avantage de travailler avec un binôme, c’est de ne pas devoir reposer l’artefact à chacune de ses manipulations. Donc moins de risque de l’abîmer par maladresse. Celui de travailler avec un binôme aussi efficace que Monsieur Fawley, c’est de ne même pas avoir à réclamer quoi que ce soit, car ses interventions sont intuitives et très bien coordonnées aux siennes.

 

- Très probablement invisibles, confirme-t-elle. Peut-être que si je positionne le masque dans un certain angle, on pourra voir apparaître quelque chose avec le relief ou la position des orbites sculptés…

 

Ce faisant, elle effectue une rotation avec le vestige entre ses mains, toujours avec de grandes précautions. Son regard concentré ne se détourne qu’un instant pour retomber sur Manius, un sourcil arqué par la perplexité. Est-ce qu’il lui demande sérieusement si elle lui en veut ? L’idée de pouvoir en vouloir à un tel homme lui parait invraisemblable. Ophelia repose son attention sur le masque en le rassurant gentiment :

 

- Pourquoi est-ce que je t’en voudrais ? Tu n’es pas parti comme un voleur, tu as juste décidé de mettre ton travail de côté pour le bien de ton cocon familial. C’est un gros sacrifice. Au contraire, je t’admire de tant d’abnégation. Elle fait une courte pause avant d’ajouter : Ton bureau sera toujours là si tu décides un jour d’y revenir.

 

La conversation qu’elle a eu avec sa sœur quelques jours après le départ de Manius lui revient alors à l’esprit. Les deux ne s’étaient plus vue depuis un moment et avaient dû faire le bilan respectifs de ce qui s’était passé dans leurs vies dernièrement. Contrairement à Angie qui vivait un quotidien plus mouvementé qu’un magicobus poussé à plein régime, la résumé des dernières actualités d’Ophelia avait été très bref. Outre les nouvelles lectures et découvertes qui n’intéressaient clairement pas sa frangine, la seule grande nouveauté pour elle avait été sa nouvelle solitude au musée. C’était une Angie très éméchée par les quatre cocktails qu’elle s’était enfilés qui avait jugé Manius Fawley comme « un homme qui avait de grosses couilles, pour avoir le courage de faire ce qu’il faisait » puis avait enchainé sur des termes peu élogieux sur ces « gngneufe » de familles sang-pure.  La jeune femme avait approuvé, même si les termes étaient peut-être un poil vulgaires à son goût. La question de son célibat avait évidemment été abordé, et elle s’était alors subtilement empressée de dériver la discussion vers la joueuse de Quidditch (Prisca quelque chose ?) sur laquelle Angie avait flashé dans le contexte de son travail. Bref, tout ça pour dire que maintenant qu’il est de nouveau là, elle ne comprend qu’il puisse penser ça.

 

Mais de nouveau, elle se focalise sur l’objet qui les réunit aujourd’hui, en particulier quand il fait une remarque d'une grande pertinence. Ils ne regardent pas avec le sens adéquat… Son visage s’éclaire d'une lueur profondément enthousiaste et son regard s'illumine presque. Elle ne ressent pas une once de déception, quand bien même son idée de position n'est au final pas la bonne.

 

- Mais oui ! Tu es génial, Manius ! puis elle s’interrompt avec une grimace quand il se prend un coup de jus du masque. Ouch. Ça va ? Plus de toute c’est bien enchanté. Sois prudent. Je vais essayer de voir différemment, comme tu l’as suggéré.

 

Avec une douceur infinie et grâce des gestes guidés par l’expertise et l’habitude, la pièce de collection vient retrouver sa place sur le coussin feutré, de sorte à ce que l’infime partition découverte par le fabuleux historien reste visible. C'est là que l'exercice le plus difficile commence... Celui où ils vont devoir faire des tests, peut-être à leurs propres dépens, pour découvrir les protections qui protègent la relique. Ophelia ne peut s'empêcher de fixer les orbites vides du masque, qui semblent la fixer en retour. Oui, il a y bien quelque chose de sombre là-dessous. Et elle est extatique à l'idée de découvrir quoi. Mais il n'est pas l'heure de se disperser.

 

Après avoir repris un peu son calme en inspirant longuement, la jeune femme se décide alors à fermer les yeux. Car pour le sort qu'elle utilise, ils ne lui seront plus d'aucune utilité. 

 

 

C'est un sort qu'elle ne maitrise pas vraiment, qu'elle a surtout appris dans les livres. Pourtant, son envie de découvrir le secret (peut-être celui Nagluk) est tel qu'elle prononce avec une sincère détermination le sort :

 

- Visione Sua. 

 

Mais toute la détermination du monde ne suffit pas toujours. Elle a bien, pendant un instant, une sensation étrange qui se diffuse en elle. Avant de s'évanouir aussi vite. C'est trop complexe pour elle, son manque de maitrise se fait ressentir. Son regard désolé glisse alors vers Manius et elle doit secouer légèrement la tête.

 

- Je suis désolée, je n'y arrive pas. C'est un sort trop complexe qui demande une maitrise que je n'ai pas... 

Ophelia Frost a lancé un sortilège en utilisant sa baguette : Rannrok !

Sortilège
Vision du son
Difficulté
11
Résultat D20
8
Interprétation
Échec
XP gagnée
10

C'est un sort qu'elle ne maitrise pas vraiment, qu'elle a surtout appris dans les livres. Pourtant, son envie de découvrir le secret (peut-être celui Nagluk) est tel qu'elle prononce avec une sincère détermination le sort :

 

- Visione Sua. 

 

Mais toute la détermination du monde ne suffit pas toujours. Elle a bien, pendant un instant, une sensation étrange qui se diffuse en elle. Avant de s'évanouir aussi vite. C'est trop complexe pour elle, son manque de maitrise se fait ressentir. Son regard désolé glisse alors vers Manius et elle doit secouer légèrement la tête.

 

- Je suis désolée, je n'y arrive pas. C'est un sort trop complexe qui demande une maitrise que je n'ai pas... 

Autres résultats possibles

C'est un sort qu'elle ne maitrise pas vraiment, qu'elle a surtout appris dans les livres. Pourtant, son envie de découvrir le secret (peut-être celui Nagluk) est tel qu'elle prononce avec une sincère détermination le sort :

 

- Visione Sua. 

 

Le résultat du sort la frappe alors brusquement. Les yeux fermés, elle ne devrait pas voir. Pourtant, tout lui semble clair... et en même temps si différent. Cela tient davantage de la sensation que de la vue réelle, mais elle arrive à percevoir les choses autour d'elle. Et quand elle regarde enfin dans la direction du double visage forgé, l'emplacement où se trouvait la partition juste avant laisse à présent apparaître des runes qui lui sont plus que familières. Naudhiz, Ansuz, Gebo... Avant même d'avoir tout lu, Ophelia pousse un petit cri de joie avant de sauter au cou de l'homme à ses côtés. Il avait raison ! 

C'est un sort qu'elle ne maitrise pas vraiment, qu'elle a surtout appris dans les livres. Pourtant, son envie de découvrir le secret (peut-être celui Nagluk) est tel qu'elle prononce avec une sincère détermination le sort :

 

- Visione Sua. 

 

Le résultat du sort prend Ophelia par surprise. Les yeux fermés, elle ne devrait pas voir. Pourtant, tout lui semble relativement clair... et en même temps si différent de ce qu'elle connait de cette pièce. Cela tient davantage de la sensation que de la vue réelle, mais elle arrive à percevoir les choses proches d'elle. La sorcière sent que ça ne durera pas longtemps alors elle se dépêche de regarder l'emplacement où se trouvait la partition découverte par Manius. Mais la musique a laissé place à quelque chose d'autre, qui lui parait très familier... Des runes. Ophelia commence à déchiffrer Naudhiz, Ansuz, Gebo... Elle n'a pas besoin de tout lire pour comprendre ce dont il s'agit. Sa joie éclate et elle attrape par réfléxe le bras de son voisin.

 

- Tu avais raison, Manius ! Il y a des runes cachées ! Naudhiz, Ansuz, Gebo, Laguz, Uruz et Kenaz ! C'est bien lui qui l'a créé, c'est Nagluk !

C'est un sort qu'elle ne maitrise pas vraiment, qu'elle a surtout appris dans les livres. Pourtant, son envie de découvrir le secret (peut-être celui Nagluk) est tel qu'elle prononce avec une sincère détermination le sort :

 

- Visione Sua. 

 

Toute la détermination du monde ne suffit pas toujours. La tentative d'Ophelia est un échec monumental. Pendant un instant, elle a le sentiment que d'infimes aiguilles viennent lui piquer les yeux et elle est obligée d'aller s'asseoir, car son équilibre vacille.

 

- Désolée, bredouille-t-elle pathétiquement, alors qu'elle se sent prise d'une violente nausée.

Manius Fawley

Homme

24 ans

Sang pur

Britannique

Message publié le 05/02/2026 à 23:12

Le bien de son cocon familial, si seulement Manius en était digne. Tout ce qu'il lui semble avoir réussi à ce jour en rejoignant Caecilia c'est bouleverser encore un peu plus le quotidien compliqué de la jeune femme. Si Ophelia savait, elle ne l'admirerait pas tant. Mais elle ne sait pas et son confrère se contente de lui sourire un peu pathétiquement. Quand elle s'inquiète ensuite de la décharge magique qu'il vient de subir, il la met en garde.

 

— Ça va. Mais ce n'est probablement pas bon signe, reste vigilante. Même si ce n'est pas le vrai, l'artisan de ce masque a de toute évidence placé d'étranges enchantements dessus.

 

Simple spectateur alors qu'Ophelia trouve immédiatement la solution à leurs besoins, il regarde celle-ci avec des yeux emplis d'admiration. Un sortilège de vision du son, dont il ne se souvenait même pas de l'existence. Impatient de découvrir le verdict, Manius est penché sur le bord de son siège, suspendu aux lèvres de la sorcière dans l'attente de l'entendre lui dire ce qu'elle voyait grâce à l'enchantement. Celui-ci avait en plus l'avantage de ne pas affecter le masque et donc de protéger la jeune femme d'éventuelles répercussions provenant de celui-ci. Quand elle entrouvrit les lèvres, il était prêt à recevoir la révélation. Hélas, elle n'avait pas obtenu l'effet escompté. Hors de question d'abandonner cela dit, Manius s'empara de sa baguette avec détermination pour imiter le sortilège bien qu'il ne le connaisse pas bien. Et puis, il n'était pas si déterminé que cela au fond de lui. Malgré la nécessité de trouver un indice, priver Ophelia de la primeur de la découverte le peinait rien qu'à y songer.

 

— Visione sua !

 

Ses yeux ne lui sont plus d'aucune utilité, des sons lui parviennent. Échos runiques qu'il n'a pas le loisir d'identifier. La garde baissée, Manius n'anticipe pas ce qu'il se passe ensuite.

 

Le masque réagit alors que le sorcier se penche dessus pour l'examiner après avoir tenté le sortilège d'Ophelia. À peine une vibration menaçante et l'instant d'après l'objet file vers son visage et s'arrête en lévitation à quelques courts centimètres de son faciès. Le sorcier bascule un peu en arrière sous la surprise et ses mains amorcent un réflexe pour se porter à l'artefact mais leur mouvement est interrompu à mi-chemin. Le corps entier de Manius se relâche comme un pantin désarticulé tandis qu'un changement insidieux se produit. Quand il redresse sa tête affaissée, il n'est plus le même. Il se ressemble toujours pourtant, quoique le poids de quelques années semble rider quelque peu sa peau et éclaircir ses cheveux qui ont poussé. Son port est un peu plus noble qu'a l'accoutumée, moins accablé. Son regard balaie attentivement la pièce à travers les orbites vides du masque et s'arrête sur Ophelia. Sa voix quand il s'adresse à elle n'a plus tout à fait le même timbre.

 

— Voici donc cet endroit qui a tant gardé Manius loin de son devoir. Ce me semble tout à fait charmant. Un peu étroit peut-être. S'il m'en avait fait part, nous aurions fait le nécessaire pour agrandir. Enchanté, Mademoiselle.

 

Il tend sa main vers la personne en question comme s'il était un étranger la rencontrant pour la première fois.

 

— Vous ne pouvez qu'être Ophelia Frost. Mon fils m'a tant vanté vos qualités dans ses courriers. Fawley Livius, votre dévoué. Vous qu'il semble tenir en estime plus que son propre sang, auriez-vous l'obligeance de l'inciter à retourner auprès de son épouse et de s'acquitter de ses obligations ? J'aimerais voir mon petit-fils avant de gagner mon lit de mort. M'assurer que le garçon sera bien portant. Vous auriez toute ma gratitude, très chère enfant.

 

Dissimulé par le masque, l'historienne ne peut deviner le sourire au demeurant avenant du personnage interprété malgré lui par Manius, prisonnier dans l'esprit d'un corps qui n'est plus tout à fait le sien et qui assiste impuissant à cette improbable rencontre comme le spectateur d'une mauvaise tragédie. 

Manius Fawley a lancé un sortilège en utilisant sa baguette : Illyius !

Sortilège
Vision du son
Difficulté
11
Résultat D20
20
Interprétation
Réussite Critique
XP gagnée
20

Ses yeux ne lui sont plus d'aucune utilité, des sons lui parviennent. Échos runiques qu'il n'a pas le loisir d'identifier. La garde baissée, Manius n'anticipe pas ce qu'il se passe ensuite.

Autres résultats possibles

Ses yeux ne lui sont plus d'aucune utilité, des sons lui parviennent. Échos runiques qu'il n'a pas le loisir d'identifier. La garde baissée, Manius n'anticipe pas ce qu'il se passe ensuite.

Parce qu'il est trop hésitant ou parce qu'il ne connaît pas bien le sortilège, Manius ne parvient à rien d'autre que de provoquer une catastrophe.

Parce qu'il est trop hésitant ou parce qu'il ne connaît pas bien le sortilège, Manius ne parvient à rien d'autre que de provoquer une catastrophe.

Ophelia Frost

Femme

23 ans

Sang-mêlé

Britannique

Conservatrice du Musée de Godric's Hollow

Message publié le 06/02/2026 à 00:19

Suite à son échec, Ophelia devient spectatrice de la tentative de son collègue. Elle fait de son mieux pour ne pas laisser transparaître le poids de ses attentes lorsqu’il prononce à son tour la formule du sortilège de vision de son. Pour ne pas lui infliger une pression inutile, ou le mettre mal à l’aise. Mais le reflet brillant de son regard noisette témoigne de l’espoir qu’elle porte en elle. Si elle n’a pas réussi et qu’il n’y arrive pas non plus, la durée des recherches pourraient se voir inutilement rallongée… Elle l’observe attentivement, trépignant à son côté. Elle a beau être sur le qui-vive, elle n’a pas le temps de lui chuchoter de faire attention en le voyant se pencher un peu trop sur le masque.

 

La réaction de ce dernier, malgré les histoires qu’elle en a lu, provoque chez elle un petit hoquet de surprise. Toute impatience a disparu de son visage, et ses traits trahissent à présent une inquiétude mêlée de prudence. Il ne fait aucun doute que la sombre magie est à l’œuvre quand la relique vient prendre position à quelques centimètres du visage de son ami. Automatiquement, Ophelia se met en état d’alerte et sa main se resserre instinctivement sur sa baguette. Il est toujours là, mais ce n’est plus lui. Cet incident, qu’elle aurait préféré évité, a au moins le mérite de lui apporter des précisions sur les effets de l’artefact. Il ne se contente pas de faire jouer un rôle à ses victimes, il leur en fait également prendre l’apparence.

 

Heureusement pour elle, le « personnage » que semble incarner Manius n’est, à priori, pas physiquement violent. Cela aurait pu être bien pire. Au lieu de ça, elle se retrouve à une version vieillie de son comparse. Car Livius Fawley n’a pas besoin de préciser qu’il est le père de l’homme qui vient de prendre son apparence. Il faudrait être aveugle pour ne pas voir la ressemblance frappante entre eux. Sous son crâne, Ophelia a l’impression de sentir sa cervelle bouillonner. Il faut qu’elle réfléchisse, et vite. Qu’elle se rappelle surtout de tout ce qu’il y a de connu concernant Happy Graves. Une chose est sûre, la magie ne lui sera pas utile et risquerait surtout de blesser le déguisé. La conclusion tombe rapidement : elle doit lui retirer de ses propres mains. Pour cela, il faut qu’elle trouve un moyen de convaincre le vieil homme de la laisser l’approcher.

 

Alors Ophelia rentre dans le jeu. Ce n’est pas Manius, se répète-t-elle intérieurement avant de finalement adresser une petite révérence à l’inconnu. Elle doit se faire violence pour ne pas afficher clairement ce qu’elle pense de lui, doit se rappeler que ce n’est que le masque, qu’il n’est pas là… Qu’en dessous, c’est son collègue. Son ami. Frotter la manche pour pouvoir se rapprocher, d’abord. Agir, ensuite.

 

- Monsieur Fawley, c’est un honneur de vous rencontrer. Un père qui veille ainsi à la… Elle doit se forcer à continuer cette phrase : continuité de son sang ne peut qu’inspirer le respect. Manius parle de vous avec une considération qui ne trompe pas, il tient de vous ce sens du devoir que vous réclamez de lui.

 

Elle incline légèrement la tête, sans se départir du calme qu’elle veut laisser paraître.

 

- S’il s’est attardé ici, ce n’est point par légèreté ni par oubli des siens. Votre fils est un homme réfléchi, qui pèse ses décisions. Je crois… qu’il cherche surtout à être digne de ce que l’on attend de lui, et à ne revenir que lorsqu’il sera certain d’apporter plus qu’une simple présence.

 

Un léger sourire, qui se veut respectueux.

 

- Je puis, si vous le souhaitez, lui rappeler combien son père espère le voir accomplir ce qui lui revient. À ces mots, elle sent sa mâchoire se serrer un peu. Pauvre Manius… Mais je sais déjà que votre voix porte loin dans son esprit. Malheureusement. L’estime qu’il vous porte guide bien des choix qu’il ne dit pas toujours à haute voix.

 

Les derniers mots sont prononcés avec une certaine amertume au fond de son cœur, car elle réalise à présent à quel point ils ne sont pas totalement dénués de vérité. Enfin, elle finit par conclure en s’approchant subtilement de l’homme aux deux visages.

 

- Quant à votre petit-fils, s’il hérite ne serait-ce que de la détermination de son père et de la vigilance de son grand-père, je ne doute pas qu’il devienne un enfant robuste et honorable. Vous avez bâti là une lignée dont peu d’hommes peuvent se targuer.

 

Dans les mots qu’elle prononce, il y a une part de vérité. Le respect qu’elle ressent ne s’adresse qu’à un seul Fawley, et ce n’est certainement pas à celui à qui Manius a emprunté les traits. Un pas après l'autre, elle se tient prête, une fois qu'elle sera suffisamment proche, à ôter la relique.