Harry Potter RPG

[En Cours]
Faire tomber le masque Salle d'étude, samedi 02 février 2126

Manius Fawley

Homme

24 ans

Sang pur

Britannique

Message publié le 09/02/2026 à 19:04

Les mots rassurants d'Ophelia ne se contentent pas de rasséréner Manius, ils trouvent leur chemin jusqu'à son esprit de déduction saboté par l'envoûtement qu'il vient d'expérimenter et la crainte de commettre un acte regrettable. Ce n'était pas toi. Et si le sorcier derrière le masque d'Happy Graves n'avait jamais été que la première de ses victimes ? Avec Ophelia, ils sont peut-être en train de découvrir la preuve de l'innocence d'un homme dont l'Histoire a oublié le nom à cause de méfaits dont il n'était finalement pas responsable.

 

— Nom d'un Mangemort ! Tu as raison, j'étais sous une emprise semblable à l'Impero. Ce qui voudrait dire que Happy Graves n'est qu'une sorte d'entité qui hante ce masque et que le sorcier qui le portait était innocent. Victime même. Mais alors d'où vient Happy ? Est-il la manifestation d'une personne ayant réellement existé ou un esprit fabriqué de toutes pièces, né de la magie du masque ? Si les runes prouvent son authenticité, nous sommes en train de réécrire l'Histoire !

 

Avec fébrilité, Manius se concentre tandis que sa consœur reprend le vestige en mains avec une précaution redoublée. Une première rune lui apparaît, résonnante comme un chant guttural. 

 

— Naudhiz, suivie d'Ansuz et Gebo. L'exaltation guette l'historien qui déjà s'agrippe à la table d'anticipation. Laguz, Uruz... Kenaz ! 

 

Un cri de triomphe retentit soudain dans la salle d'étude du musée. Manius attend qu'Ophelia repose le masque pour saisir ses mains et l'entraîner dans une courte danse victorieuse.

 

— Tu as réussi ! Tu as trouvé le masque d'Happy Graves, c'est fantastique ! 

 

L'espace de quelques instants, l'ambiance studieuse et suspendue du musée fait place aux exclamations et aux frasques de joie. Manius célèbres avec Ophelia la découverte et ses répercussions, ils mesurent l'ampleur des informations recueillies et de celles qui restent à découvrir. Car ils n'ont pas mis le doigt que sur des réponses mais également sur des questions, de quoi prolonger leur travail et approfondir l'enquête.

 

— Il reste beaucoup à faire. je suis curieux de savoir pourquoi le masque a pris possession de moi et comment il a pu invoquer une manifestation de mon père. Quand nous aurons toutes les réponses, Ophelia, tu pourras publier tes recherches. Tu seras la sorcière qui a élucidé l'affaire Happy Graves une bonne fois pour toutes. J'ai hâte de voir ta tête sur une carte de chocogrenouille, glisse-t-il d'une voix rieuse. Une petite tasse de thé pour faire une pause ?

 

Un large sourire bien ancré entre ses oreilles, Manius ne lâche plus Ophelia du regard. L'électricité est presque palpable, la profonde passion qui anime les deux collègues les unit dans l'accomplissement, les rapproche, les soude d'un lien que rien ne pourra jamais défaire. Tous deux sont entrés en communion et ne font plus qu'un.

Ophelia Frost

Femme

23 ans

Sang-mêlé

Britannique

Conservatrice du Musée de Godric's Hollow
Moissonneur en herbe

Message publié le 09/02/2026 à 20:33

Si Happy Graves est une victime et non l’auteur, Manius a raison, cela change beaucoup de choses. Ils sont en effet peut-être en train d’écrire une nouvelle page de l’Histoire, et l’émotion rend difficile la préhension stable du masque. À mesure qu’il déchiffre les runes, Ophelia se sent trépigner de plus en plus. Son corps n’est pas habitué à pareille montagnes russes émotionnelle et elle a la sensation d’être une cocotte-minute sur le point d’imploser. L’inquiétude dirigée vers son ami quelques instants plus tôt s’est mue en quelque chose de plus dévorant, une curiosité et une avidité qui n’existe en elle que dans ce genre de moments.

 

À chaque rune déchiffrée supplémentaire, la lueur dans ses yeux s’intensifie, en miroir avec son état intérieur. Quand l’historien met un terme au doute qui subsistait encore en confirmant que les runes sont bien celles du gobelin à l’origine du masque, Nagluk, elle redépose l’objet avec soin pour se joindre au blond dans sa célébration. La cocotte explose en un cri de joie et ses mains attrapent celles tendues de son partenaire de recherches pour danser avec lui. Ce contact, aussi bref que jovial, lui permet de s’ancrer et de s’assurer qu’elle ne rêve pas.

 

- NOUS avons réussi ! On l’a fait ensemble ! s’exclame-t-elle.

 

Ses mains ont quitté celles plus grandes du sorcier pour venir s’accrocher à ses deux bras. Elle le secoue avec douceur, un sourire immense ornant son visage.

 

- Tu te rends compte ? Tu te rends compte ?!

 

La question s’adresse plus à elle-même qu’à lui, mais elle ne peut s’en empêcher. Tout cela parait irréaliste. L’ambiance dans la pièce est riche, animée, survoltée. Heureusement, les mots sages de Manius (qui ne perd pas le plus important de vue, merci à lui) la font tout de même redescendre un peu de l’état de surexcitation dans lequel elle vient de se mettre. Les nouvelles questions à creuser, l’idée de publier ces recherches et la mention d’une carte chocogrenouille, même pour rire, lui donnent tout à coup le tournis.

 

- Chaque chose en son temps, elle tempère plus calmement. Moi aussi, j’ai hâte d’en apprendre davantage sur les moyens de possession du masque et de découvrir ce qu’il nous cache encore…

 

Ophelia s’écarte, elle a besoin de s’asseoir. Son regard tombe sur la tasse de thé qu’elle a abandonné un peu plus tôt, froide à présent. Elle n'y a pas touché, c'est dommage. La proposition d’en avoir une chaude pour faire une pause la séduit et elle accepte, volontiers. Le vertige de la découverte la prend et elle vient donc se poser sur le tout nouveau fauteuil qui se révèle, sans surprise, être incroyablement confortable. Un soupir d’aise lui échappe alors qu’elle sent ses forces l’abandonner. Oui, une pause leur fera le plus grand bien. Mais pas avant de mettre les choses au clair.

 

Ses yeux cherchent ceux de Manius pour s’assurer qu’il la regarde, et qu’il voit à quel point elle est sérieuse :

 

- Comme tu l’as dit… Quand nous aurons toutes les réponses, les recherches pourront être publiées. Mais elle ne le seront qu’à une seule condition : je veux que ton nom y figure également. C’est un travail d’équipe. Je n’ai fait qu’avoir la chance de tomber dessus au bon moment et de l’acheter. C’est toi qui m’as permis de l’authentifier, toi qui m’as rappelé l’histoire d’Happy Graves. Et qui toi qui t’es fait posséder… ajoute-elle en lui glissant un sourire désolé. Tu es d’accord ?

 

L’espoir vibre en elle alors qu’elle toise l’homme qui parait bien plus grand elle, quand elle est enfoncée comme elle l’est dans son fauteuil.  

Manius Fawley

Homme

24 ans

Sang pur

Britannique

Message publié le 10/02/2026 à 01:46

Les yeux d'Ophelia happent Manius, le gardent captif de ses lèvres et des mots qu'elle prononce avec une résolution infaillible. Refuser sa demande n'est pas une option qu'elle acceptera. Pourtant il n'est pas là en tant que professionnel, les découvertes qu'ils viennent de réaliser n'appartiennent qu'à elle et il n'est pas le genre d'homme à s'accaparer le mérite d'autrui.

 

— Je vois bien que tu ne me laisseras pas refuser. Mais je ne suis pas là en tant qu'historien, juste en ami venu pour t'aider et partager le plaisir de la découverte. Tu es la conservatrice de ce musée, c'est ton travail. J'accepte si je suis mentionné en qualité de consultant. C'est à toi que reviennent les honneurs.

 

Le sorcier repense à ses arguments. Sa participation à lui n'avait fait qu'accélérer le travail d'Ophelia qui y serait parvenue d'elle-même avec un peu de temps. Et encore, il aurait pu tout saboter en tombant sous l'emprise du masque. Cette pensée lui provoque un sourire ironique, heureusement qu'elle a sauvé la situation.

 

— Se faire posséder par un artefact est un des risques du métier. Ça ne fait pas partie du processus de rech... attends. Bien sûr que si !

 

Comme si son siège venait de le piquer, Manius se relève d'un bond et commence à servir de nouvelles tasses de thé avec des gestes frénétiques, comme pris d'une fièvre maniaque. 

 

— Il y a des éléments que nous n'aurions pas compris si le masque ne m'avait pas possédé. Des questions qui ne nous seraient pas venues à l'idée. Ophelia...

 

Une cuiller de sucre pour elle, la boisson fumante vient se poser près de la sorcière tandis que Manius s'assied bien en face en plantant un regard déterminé dans ses yeux. Il se réchauffe avec une gorgée brûlante comme pour purger la glace de la froide logique qui motive la demande qu'il s'apprête à formuler.

 

— Porter le masque fait partie intégrante du processus pour le comprendre tout à fait. Quand nous en aurons terminé avec la procédure habituelle et trouvé les réponses de manière conventionnelles, il faudra mener une expérience. Tu prendras ma baguette et tu m'attacheras solidement afin que je ne puisse pas lever un petit doigt sur toi. Il est hors de question que tu coures le moindre risque. Et tu me remettras ce masque. Je ne pourrai pas t'aider, mais tu es plus que capable de comprendre son fonctionnement en observant ses effets sur moi.

 

Conscient que ce qu'il lui demande relève de la folie, Manius sait aussi qu'Ophelia ne peut que comprendre l'intérêt professionnel de la démarche. S'ils minimisent les risques et prennent toutes les précautions nécessaires ils feront des progrès fulgurants, inatteignables autrement même. Manius ne reculerait devant rien pour obtenir toutes les réponses, il espère qu'Ophelia puisse le voir dans son regard. Et qu'elle accepte.

Ophelia Frost

Femme

23 ans

Sang-mêlé

Britannique

Conservatrice du Musée de Godric's Hollow
Moissonneur en herbe

Message publié le 10/02/2026 à 04:30

La proposition ne la satisfait pas. Il n’a pas accepté sa condition, il l’a juste habilement contournée. Preuve encore une fois de l’intelligence du sorcier qui lui fait face. Elle ne prend pas la peine de lui préciser que ce masque n'est pas vraiment du travail pour le musée, puisqu'il n'a aucun lien avec Godric's Hollow. C'est un passe-temps de passionnée, tout au plus, son rôle de conservatrice n'a rien à y faire. Son extrême humilité de gentleman la frustre un peu sur le coup, alors elle décide de ne pas rebondir. Elle n’accepte ni ne refuse l’offre de consultance qu’il lui fait. Lorsqu’elle sera à tête reposée, elle saura trouver un moyen de l’intégrer dans ces recherches d’une manière plus représentative, qu’en tant que simple consultant. Plus tard, pas maintenant. 

 

Encore une fois, Ophelia est témoin de l’entrain de Manius. Elle le regarde se lever brusquement de son fauteuil pour émettre ses hypothèses à voix haute pour les lui partager. Peut-être même pourrait-elle apercevoir les neurones de ce génie de l’Histoire s’activer si elle se concentre bien : ils ne semblent jamais se mettre au repos. Parler est aussi le moyen qu’elle trouve le plus efficace pour réfléchir. Généralement, c’est un exercice qu’elle préfère faire seule, car on est vite relégué au rang des fêlés du chaudron quand on est surpris à discuter avec soi-même. Mais avec pas avec lui. Ici, leurs idées peuvent s’envoler comme des bulles, éclater entre elles, et se mélanger. Grâce à lui, la salle d’étude du musée est rapidement devenu un endroit sécuritaire, où le jugement n’existe pas.

 

Évidemment, elle est du même avis que lui. Dans ce cas-ci, il semble évident que l’expérimentation est le meilleur moyen de délimiter les effets du masque. Mais l’idée de devoir attacher son ami ne l’emballe pas, en particulier après l’épisode qu’ils viennent de vivre. Elle n’a jamais rencontré le vrai Livius Fawley, mais ne tient pas à réitérer l’expérience trop vite. Pour de vrai comme de faux. Et ils ne savent pas jusqu’où s’étendent les capacités de l’entité contenue dans le masque. Rien ne leur garantit que même attaché, et baguette retirée, ils ne risquent rien. Il n’y a qu’en testant, qu’ils sauront. Ophelia fait donc preuve d’un peu plus de retenue que le gallois.

 

- La procédure habituelle risque de prendre un moment, mais je suis sûre qu’à deux on gagnera un peu de temps. J’accepte de faire l’expérimentation sur toi, seulement et seulement si nous la faisons sur moi également. Ça augmentera nos chance de comprendre de quoi il retourne. De poser un cadre. Il n’y avait pas de femmes dans les victimes de Happy Grave, est-ce que cela pourrait signifier que le pouvoir du masque ne vise que la gente masculine ? Ou que les hommes y sont juste plus sensibles ? Est-ce qu’il va puiser dans la mémoire de ses cibles ? Est-ce qu’il utilise systématiquement un effet de métamorphose ?

 

Elle sait qu’en avançant ces arguments et ses interrogations, elle laisse peu de chance à Manius de refuser la contre-offre. Certains les prendraient pour des fous. Autant l’un que l’autre, à vouloir tester des malédictions sur soi-même... Être traitée de folle ne la dérange que quand il est question de parler seule, bizarrement. Pas quand c’est pour faire avancer l’Histoire qui est en jeu.  Un coup d’œil vers l’horloge au mur lui fait réaliser qu’une partie de la journée s'est écoulée depuis qu'ils ont commencé. Elle n’a pas vu le temps passer, toute heureuse qu’elle était de le retrouver pour travailler. Mais elle se rappelle alors ce qui l’a poussé à démissionner et son attention se pose alors instinctivement sur la main gauche de son collègue, lorsqu’elle pense à l’épouse qui doit l’attendre chez eux. Du plus loin qu’elle se rappelle, elle n’a jamais vu cet homme sans son alliance. C’est d’ailleurs cette information qui lui fait froncer les sourcils lorsqu’elle note enfin l’absence de l’anneau. Après plusieurs coup d’œil alternés entre le doigt nu et le visage de son propriétaire, Ophelia finit par prendre une gorgée de son thé. Parfait, comme toujours. Et chaud. D’autres questions, bien moins professionnelles, l’assaillent, mais elle ne se sent pas en position de les poser. Elle se force donc à détourner son attention du blond.

 

- On a dit qu’on faisait une pause. Je pense qu’on devrait remettre les recherches à plus tard, qu’est-ce que tu en penses ?

 

Ce n'est que maintenant qu'elle est posée qu'elle remarque que le gramophone a cessé de fonctionner. Probablement depuis un moment. Le morceau ne résonne plus dans la pièce, alors elle s'extirpe de son fauteuil pour aller le remettre au début.  

Manius Fawley

Homme

24 ans

Sang pur

Britannique

Message publié le 10/02/2026 à 19:32

Terrible dilemme. Les yeux dans les yeux, les deux historiens se livrent une guerre dans laquelle ils partagent un objectif commun mais doivent encore s'accorder sur les termes exacts. Manius cherche une faille dans le regard déterminé d'Ophelia. Il n'y en a pas. Il connaît cette lueur, il l'a déjà vue chez elle. Il la vit lui-même. Aucun des deux ne reculera devant la moindre extrémité, se sacrifier pour la recherche fait partie de leur nature. C'est peut-être même ce qui les rend aussi efficaces dans leur travail. Mais aussi un peu dangereux. Le sorcier finit par laisser échapper un petit rire résigné.

 

— Il n'y a donc personne ici pour nous imposer d'être raisonnables. Tu as raison, c'est le meilleur moyen de progresser. 

 

Le temps de boire un peu de thé, Ophelia a l'esprit juste assez distrait de son travail pour remarquer quelque chose qui ne pouvait pas échapper longtemps à son sens de l'observation. Manius le remarque tandis que les yeux de sa consœur oscillent entre lui et la source de son étonnement ostensible.  Tandis qu'elle relance le gramophone dont le mutisme avait échappé au sorcier, celui-ci s'affaisse un peu sur son siège en sentant les protestations de son estomac à jeun.

 

— Oui, pardon. J'anticipais la suite avec trop d'impatience. On devrait prendre l'air. Je t'invite à dîner.

 

Main gauche tendue devant lui, Manius observe la trace laissée par sept ans de remords. Même sans l'anneau ardent, il peut sentir la brûlure indélébile ancrée dans sa chair, rappel inéluctable du crime dont il est coupable et de sa sentence. Caecilia avait beau avoir ôté l'alliance de son doigt, ce n'était jamais que la manifestation tangible de tout ça qui reposait désormais sur son bureau à Dinefrw. Un peu de poussière dorée balayée sous un tapis pour se soustraire à la vue mais toujours présente, toujours sale.

 

— Elle dérangeait ma femme. Enfin je suppose. Elle l'a enlevée et je ne voulais pas lui faire l'injure de la remettre. J'espère qu'on n'aura pas d'enfant. Elle a peur. Elle n'a pas à subir ça.

 

Il s'en faut de peu pour que dans son élan Manius ne commette une monumentale erreur. Il se mord la langue afin de retenir la question qui manque de s'évader de ses lèvres.

 

Et toi, tu voudrais d'un enfant ?

 

Car si Ophelia lui avait répondu par l'affirmative, Manius n'aurait jamais remis l'alliance qui le lie à Caecilia.