Femme
17 ans
Sang-mêlé
Britannique
Identité
-
- Sixième année
- Surnoms : Ali, Alouette, Lili
- Nationalité : Britannique
Capacités & Statuts
Groupes
Message publié le 13/02/2026 à 18:10
Sans la moindre idée de l'heure qu'il est, Alison quitte l'aile des salles de classes pour rejoindre celle où se noie le dortoir de Serpentard. En chemin, elle pense à toutes les manières dont l'irruption de Sasha dans l'amphithéâtre de musique aurait pu finir. En colère sourde, en larmes honteuses, en bouillon de frustration... Mais qu'il veuille l'entraîner à affronter la deuxième épreuve, la sorcière n'aurait jamais pu l'envisager avant leur conversation. Peut-être que ça va l'aider à oublier plus rapidement le râle du détraqueur, que de se savoir accompagnée par quelqu'un qui connaît, qui a déjà eu peur de fermer les yeux la nuit. Les bras croisés contre l'épais gilet vert qu'elle porte au-dessus de son large pull de laine blanche, la cadette Carter ignore les applaudissements des portraits à son égard, et se demande si les éternels cauchemars de Charlie ressemblent aux flashs qu'elle subit depuis sa sortie du labyrinthe. Saisie d'un frisson, elle jette un œil derrière son épaule, sursaute au contact d'une mèche de cheveux contre sa gorge, et accélère le pas jusqu'à rejoindre le hall principal.
Ici, au milieu des colonnes et des arches majestueuses de pierres, résonne le brouhaha d'une fête donnée dans la grande salle. Une fête mi-officieuse mi-officielle, en l'honneur d'Alison. Ça a commencé après qu'une poignée d'élèves euphoriques aient décidé qu'il fallait célébrer la victoire de leur Championne, de manière totalement improvisée. L'idée est vite devenue une obsession partagée par la majorité des adolescents de Poudlard. Il était encore tôt, alors les professeurs ont accepté, à condition de respecter le règlement, et donc les deux couvre-feux.
L'horloge du hall indique bientôt 9pm et la musique bat son plein. Ont-ils seulement remarqué qu'elle n'était pas là ? Elle a déserté une heure et demi plus tôt, oppressée, persuadée que le silence de l'amphithéâtre la calmerait. Plantée derrière une colonne à quelques mètres des lourdes portes en bois, Alison n'a pas envie d'y retourner. Soudain, l'un des battants s'ouvre bruyamment et Ferguson apparaît, un peu hagard, pour se précipiter en direction de l'escalier qui mène aux cachots.
Intriguée, la rouquine l'observe sans qu'il n'ait l'air de la remarquer. Il disparaît.
À son tour, elle emprunte les marches, dans l'idée de rejoindre discrètement la salle commune des Serpentard, et peut-être les cuisines d'abord. Mais en bas, au bout du couloir, la destination du brun continue d'attiser sa curiosité. Sa silhouette traîne, à droite, à gauche, ouvre une porte de pièce vide, la referme, se stoppe face au tableau de la coupe de fruits et en chatouille la poire. Sauf qu'à peine entré, il ressort des cuisines, étrangement bredouille, en apparence du moins. L'intérêt qu'elle porte au Poufsouffle a le mérite de lui faire oublier l'ombre planante du détraqueur, c'est sûrement pour ça qu'elle focalise, et qu'elle s'interroge de voir qu'il passe devant le renfoncement où sont empilés les tonneaux, sans s'arrêter. Alors, Alison le suit.
Et tandis qu'elle le suit, et qu'elle garde ses yeux accrochés à ses épaules, l'Écossaise vide son esprit.
Involontairement, Gus la guide loin dans les sous-sols de l'école, où les lanternes meurent et les alcôves suintent d'humidité. Elle ne sait plus ce qu'elle fout là quand soudain il l'entend et se tourne. Tu cherches quoi ?