Harry Potter RPG

[En Cours]
Praise you like I should Sous-sol, samedi 03 novembre 2125

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Alison Carter

Femme

17 ans

Sang-mêlé

Britannique

Intendant des greniers

Message publié le 13/02/2026 à 18:10

Sans la moindre idée de l'heure qu'il est, Alison quitte l'aile des salles de classes pour rejoindre celle où se noie le dortoir de Serpentard. En chemin, elle pense à toutes les manières dont l'irruption de Sasha dans l'amphithéâtre de musique aurait pu finir. En colère sourde, en larmes honteuses, en bouillon de frustration... Mais qu'il veuille l'entraîner à affronter la deuxième épreuve, la sorcière n'aurait jamais pu l'envisager avant leur conversation. Peut-être que ça va l'aider à oublier plus rapidement le râle du détraqueur, que de se savoir accompagnée par quelqu'un qui connaît, qui a déjà eu peur de fermer les yeux la nuit. Les bras croisés contre l'épais gilet vert qu'elle porte au-dessus de son large pull de laine blanche, la cadette Carter ignore les applaudissements des portraits à son égard, et se demande si les éternels cauchemars de Charlie ressemblent aux flashs qu'elle subit depuis sa sortie du labyrinthe. Saisie d'un frisson, elle jette un œil derrière son épaule, sursaute au contact d'une mèche de cheveux contre sa gorge, et accélère le pas jusqu'à rejoindre le hall principal.

 

Ici, au milieu des colonnes et des arches majestueuses de pierres, résonne le brouhaha d'une fête donnée dans la grande salle. Une fête mi-officieuse mi-officielle, en l'honneur d'Alison. Ça a commencé après qu'une poignée d'élèves euphoriques aient décidé qu'il fallait célébrer la victoire de leur Championne, de manière totalement improvisée. L'idée est vite devenue une obsession partagée par la majorité des adolescents de Poudlard. Il était encore tôt, alors les professeurs ont accepté, à condition de respecter le règlement, et donc les deux couvre-feux.

 

L'horloge du hall indique bientôt 9pm et la musique bat son plein. Ont-ils seulement remarqué qu'elle n'était pas là ? Elle a déserté une heure et demi plus tôt, oppressée, persuadée que le silence de l'amphithéâtre la calmerait. Plantée derrière une colonne à quelques mètres des lourdes portes en bois, Alison n'a pas envie d'y retourner. Soudain, l'un des battants s'ouvre bruyamment et Ferguson apparaît, un peu hagard, pour se précipiter en direction de l'escalier qui mène aux cachots.

 

Intriguée, la rouquine l'observe sans qu'il n'ait l'air de la remarquer. Il disparaît.

 

À son tour, elle emprunte les marches, dans l'idée de rejoindre discrètement la salle commune des Serpentard, et peut-être les cuisines d'abord. Mais en bas, au bout du couloir, la destination du brun continue d'attiser sa curiosité. Sa silhouette traîne, à droite, à gauche, ouvre une porte de pièce vide, la referme, se stoppe face au tableau de la coupe de fruits et en chatouille la poire. Sauf qu'à peine entré, il ressort des cuisines, étrangement bredouille, en apparence du moins. L'intérêt qu'elle porte au Poufsouffle a le mérite de lui faire oublier l'ombre planante du détraqueur, c'est sûrement pour ça qu'elle focalise, et qu'elle s'interroge de voir qu'il passe devant le renfoncement où sont empilés les tonneaux, sans s'arrêter. Alors, Alison le suit. 

 

Et tandis qu'elle le suit, et qu'elle garde ses yeux accrochés à ses épaules, l'Écossaise vide son esprit. 

 

Involontairement, Gus la guide loin dans les sous-sols de l'école, où les lanternes meurent et les alcôves suintent d'humidité. Elle ne sait plus ce qu'elle fout là quand soudain il l'entend et se tourne. Tu cherches quoi ?

Ferguson Decker

Homme

17 ans

Sang-mêlé

Britannique

Avatar de Deb
Deb

Maître du Jeu

Vif de Cœur 2025

Message publié le 13/02/2026 à 19:55

- Fergus, Fergus, lâche ça. T'vas nous faire repérer.

- Tranquille. C'est toi qui va nous faire repérer là t'es grave suspecte.

- J't'emmerde. Donne.

 

À contrecœur, ou peut-être par manque de volonté, Ferguson refile la flasque à Sam tout en zieutant le reste de la pièce. Les tables ont été poussées contre les murs pour former un banquet plus ouvert dans lequel piochent allègrement professeurs comme élèves. Les délégations se sont joints aux festivités bien sûr, et si le podium est en faveur de la championne de Poudlard, les deux autres font visiblement aussi la fierté de leurs camarades et directeurs.

 

Légèrement imbibé, Gus se met en quête du visage familier d'Alison, qu'il n'a plus revu depuis la fin de l'épreuve. La foule a semblé la happer, puis ses amies, puis tout Poudlard alors que s'improvisaient les célébrations de sa victoire. Il se souvient de son teint livide, ses yeux hagard, de ses réponses évasives, de ses rares sourires pour les journalistes. Tenu volontairement à distance, Ferguson s'était résolu à s'inquiéter de loin. Il n'était pas le bienvenue dans le périmètre d'Alison Carter, et il le savait très bien.

 

L'alcool effrite ces belles résolutions tandis que ses yeux glissent en recherche de la sorcière, en vain. Il ne prévient pas vraiment alors qu'il se distance de ses amis, prétextant une envie d'pisser pour mieux évoluer dans l'immense pièce. Nulle part. Alison n'est nulle part. Elle a quitté sa propre soirée. C'est la conclusion à laquelle il arrive alors qu'il croise son groupe habituel de copines, qui chuchotent entre elles en matant les français danser. Alors, sans réfléchir plus loin, Ferguson quitte la soirée à son tour, et s'engage dans le hall.

 

Des agents de brigades se contentent de lui jeter une œillade distraite. Dispersés sur tout le domaine de Poudlard depuis l'arrivée des deux délégations, ils veillent à la bonne marche du tournoi principalement, bien qu'ils prêtent également main forte au corps professoral dès lors qu'il s'agit de faire respecter les couvre-feus. Circonstances obligent, les règles sont assouplies après la finalité de cette première épreuve, et si les élèves ont interdiction de passer les portes, ils sont libres d'aller et venir comme bon leur semble dans les couloirs.

 

Sans trop savoir par où commencer, Ferguson prend la direction des escaliers menant aux sous-sols. Peut-être Alison a t-elle décidé qu'elle était trop fatiguée pour faire la fête, et qu'elle a préféré se rapatrier dans sa Salle Commune ? En chemin cependant, le batteur se met à ouvrir des portes au hasard, incapable d'imaginer la sorcière aller se coucher à neuf heures du soir tandis qu'on célébrait ses exploits au milieu de la Grande Salle. Ses gestes sont aléatoires alors qu'il ouvre et ferme certaines portes, se contentant d'y passer une tête.

Rien ni personne, nulle part.

 

- Eh !

 

Rien ni personne, nulle part, sauf dans cette salle désaffectée que semblent avoir choisis Romain Lefèvre et Safiya El-Amin pour se bécoter. Rien ni personne dans les cuisines non plus, si l'on omet les elfes attroupés qui semblent... jouer aux cartes ? Ça fait ça, un elfe ? Le batteur s'enfonce encore, et encore, réalise qu'il ne peut pas vérifier la Salle Commune de Serpentard de toute façon parce qu'il n'en connait pas le mot de passe. Pour autant, il ne parvient pas à arrêter de chercher, et continue de pousser des portes au hasard.

Puis.

 

- J'cherche Ali, qu'il répond sans réfléchir une seconde, un peu agacé. Les yeux grands ouverts, il réalise qu'Ali est justement plantée devant lui, et reste con. Toi, c'est toi j'cherche. T'es pas à ta fête.

L'ton est presque boudeur. Principalement incertain. Ses prunelles s'accrochent à la silhouette de la championne de Poudlard, qu'il s'était juré d'inviter au bal encore plusieurs heures plus tôt, si elle sortait d'cette putain d'première épreuve. Pourtant, devant elle, au milieu des cachots sombres et humides, il parvient à sortir rien d'autre. Il a laissé sa veste dans la Grande Salle, et ses couilles aussi. Les mains enfoncées dans les poches de son jean, il s'avance avec nonchalance.

 

- C'est là qu'tu te planquais alors, il finit par conclure comme si c'était pas évident.

Alison Carter

Femme

17 ans

Sang-mêlé

Britannique

Intendant des greniers

Message publié le 14/02/2026 à 09:42

Ses Derbies vernies s'arrêtent au milieu du couloir. Elle fixe Gus, d'abord impassible à sa curieuse bougonnerie teintée de confusion, jusqu'à ce que la scène ne lui arrache un sourire au coin des lèvres. Parce qu'il a l'air vraiment idiot, mais qu'elle peut pas s'empêcher de trouver ça un peu mignon. T'es con putain, souffle la sorcière sans animosité, en resserrant les pans de son gilet tandis qu'elle croise les bras au-dessus, frissonnante.

 

Plus le Poufsouffle approche, plus elle devine son état, aidée par la légère odeur d'alcool qui stagne petit à petit entre eux alors qu'il parle. J'te suivais, admet Alison en le dévisageant de haut en bas. Et comme elle croise son regard crédule, elle se moque encore, son menton allant brièvement de gauche à droite avant de revenir face au brun. J'étais dans les couloirs et j't'ai vu, et j't'ai suivi, explique-t-elle enfin. Elle croise l'un de ses pieds devant l'autre pour chercher un peu de chaleur supplémentaire.

 

Autour d'eux, pas grand chose. Juste la pénombre striée de flammes faibles, et la pierre froide, et des toiles d'araignées datant probablement de l'année de création du chateau. On raconte qu'ici, les fantômes donnent des fêtes terrifiantes chaque 31 octobre. Mais c'est une légende, car tout le monde sait que le prétentieux Harry Potter a glissé un bon paquet de mensonges dans ses mémoires, mh ? Ça suffit à donner un deuxième frisson à l'adolescente qui enfonce un peu la tête entre ses épaules pour s'écraser la nuque. Pourquoi tu m'cherchais ? demande-t-elle à l'Anglais, incapable d'imaginer qu'il puisse quitter une soirée et partir à sa quête sans aucune idée derrière la tête. 

Ferguson Decker

Homme

17 ans

Sang-mêlé

Britannique

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Deb

Maître du Jeu

Vif de Cœur 2025

Message publié le 14/02/2026 à 10:07

Le sourire qu'elle affiche réussi à l'faire échapper un rire bref, léger, qu'a même pas l'temps de résonner contre les murs. Ils ont l'air un peu bêtes, plantés l'un devant l'autre au milieu du couloir. Alison prétend qu'elle le suivait.

 

- Bullshit, Ferguson peut pas s'empêcher de souffler, un sourire accroché aux lèvres, la tête un peu penchée.

 

Elle se fout de sa gueule pas vrai ? Elle aime bien faire ça. Sans doute pour garder le mystère de ce qu'elle faisait vraiment, en fait. Ferguson insiste pas. Après tout il l'a trouvé maintenant, et c'est bien tout ce qui compte. Reste à savoir pourquoi il la cherchait précisément. Question que manque pas lui poser Alison, les jambes croisées et les yeux interrogateurs. Serrée dans son gilet, elle se pèle très visiblement, mais c'est pas comme s'il avait une veste à lui refiler.

 

- Bah t'es pas à ta fête, il répète en haussant les épaules.

 

Échauffé par l'alcool, et naturellement bouillonnant, Ferguson n'est pas franchement perturbé par l'air glacial qui règne dans les cachots. L'explication qu'il donne a pas grand chose à voir avec la raison pour laquelle il la cherche vraiment, et d'ailleurs Alison a pas l'air bien convaincu par ce qu'il raconte. C'est quand de toute façon, la dernière fois qu'Alison a été convaincu par ce qu'il raconte, hein ? Fergus avance encore, et, pris d'un élan que l'on pourrait mettre sur le dos du whisky, il accroche le bras d'Alison. 

 

- J'te ramène ok ? Y a des gens qui t'attendent. C'est toi la star t'sais.

 

C'est carrément l'mensonge le plus débile qu'il ait sorti, mais c'est l'seul qui lui soit venu. La vérité c'est que du peu de personne ayant réalisé le départ d'Alison, il est sans doute le seul à être parti la chercher dans le château. La fête tardera pas à se terminer, et la présence de la championne de Poudlard y changera plus grand chose. Mais lui ? Lui avait b'soin d'la voir, c'est tout. Alors tandis qu'ils marchent il commente en constatant d'lui-même maintenant qu'il est presque collé à elle.

 

- T'es gelée.

Alison Carter

Femme

17 ans

Sang-mêlé

Britannique

Intendant des greniers

Message publié le 15/02/2026 à 22:45

Il a raison. C'est elle, la star, ce soir. Elle devrait profiter d'être au centre de l'attention. Elle devrait se nourrir des compliments, des sourires, de l'inquiétude que ses camarades ont ressenti pour elle. Elle devrait s'y pâmer, Alison fucking Carter, cette pouffiasse pourrie-gâtée. Mais elle a froid. Froid dehors, et froid dedans. Elle ne ressent aucun plaisir à entendre les autres réciter son épreuve, parler de l'horreur qu'ils ont ressenti en voyant sa mère suspendue aux bras de son père, s'offusquer de la présence du détraqueur, revivre la course finale jusqu'aux reliques. Rien. Au contraire peut-être, elle préfère errer que de supporter d'être cette star, ce soir.

 

Ses épaules réagissent en reflet à celles de Ferguson. 

Elle n'est pas à la fête, effectivement. Elle ne veut pas y être.

 

Alors qu'ils font demi-tour, Alison change de position, et s'agrippe, elle, au bras du Poufsouffle. Toi t'es chaud, constate-t-elle, la paume serrée contre son biceps. Brièvement, la sorcière fixe le profil goguenard du garçon, puis le dédale de couloirs humides dans lequel elle l'a suivi - parce qu'il la cherchait. Parce que, comme Sasha, il a parcouru le château pour elle, pour savoir si elle n'était pas effondrée derrière la porte d'un placard, ou noyée au fond d'un plat de pudding au chocolat.

 

— J'y r'tourne pas, annonce-t-elle soudain en se collant plus à Ferguson pour profiter de sa chaleur. Sa deuxième main rejoint la première sur son bras, et elle continue de marcher à ses côtés. J'ai pas envie d'y'aller. Pas envie d'voir leurs tronches. D'entendre leurs applaudissements. Pas envie d'avoir l'attention de tout le monde, et de personne en même temps. Au détour d'un croisement de couloirs, ils hésitent et s'arrêtent. La cadette Carter se fiche bien d'être perdue à cette heure-ci et n'aide pas franchement Ferguson à trouver sa route. Elle l'observe. Elle se demande pourquoi, aujourd'hui, il a l'air différent, et réalise qu'elle avait déjà cette sensation lors de leur observation des étoiles l'autre soir. T'as changé. T'as changé avec moi depuis qu'on s'est engueulés après l'entraînement de vol, lui dit-elle, tandis qu'il regarde les couloirs de gauche et de droite. 

Ferguson Decker

Homme

17 ans

Sang-mêlé

Britannique

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Deb

Maître du Jeu

Vif de Cœur 2025

Message publié le 16/02/2026 à 08:44

Contrairement à ce que Ferguson se serait attendu, Alison lui d'mande pas d'la relâcher dans la seconde. Lui demande rien d'ailleurs alors qu'elle se laisse entrainer dans les couloirs, commente brièvement la chaleur qu'émane de lui. Plusieurs remarques débiles lui viennent tandis que sa gueule se fend d'un sourire. Aucune ne sort, parce qu'Alison se ressert davantage contre son bras, comme s'il était subitement devenu son chauffage personnel.

 

Bien qu'elle annonce pas vouloir retourner à la fête, les deux sorciers continuent de marcher, la direction soudain plus aléatoire. C'est con parce que son excuse d'être venu rien que pour la ramener dans la Grande Salle s'effondre aussitôt que ça parait évident qu'il est prêt à l'accompagner ailleurs, si elle refuse d'y aller. Pourquoi elle refuse d'y aller d'abord ? La question reste enfermée derrière les lèvres de Ferguson, comme un truc interdit qu'il aurait pas vraiment l'droit de demander.

 

Alison lui racontera rien à lui

 

- Huh ? Nah, il nie par réflexe à ce qu'il prend comme une accusation d'Alison.

 

Ses yeux s'accrochent brièvement à elle tandis qu'il se décide à prendre à gauche, davantage pour prendre une décision qu'autre chose.

 

- P't-être, il admet dans la foulée. J'sais pas.

Bien sûr qu'il sait, très bien même. Mais il a pas forcément envie d'en discuter avec Alison Carter, voyez.

 

- Toi aussi t'as changé, Fergus commente sans la regarder. Tu kiffes les fêtes normalement.

 

Surtout si elles sont à propos d'Alison Carter. Tout l'monde savait depuis sa première année que son anniversaire se tenait un vingt-et-un décembre, par exemple. Ferguson avait eu tôt fait de remarquer la rouquine principalement parce qu'elle cherchait si activement l'attention. Il lui en avait donné. Jusqu'à il y a quelques semaines, il s'était imaginé que c'est ce qu'elle voulait. Un peu boudeur, le batteur bifurque encore sous les lueurs des torches.

 

- Fin j'pensais que t'aimais ça quoi.

Il se plante subitement, réalisant comme à retardement qu'ils ne vont nulle part. Tourné vers Alison, il annonce au milieu de rien :

 

- C'était flippant. L'détraqueur, et tout. J'ai flippé pour toi.

 

Il la revoit tomber dans l'herbe, le détraqueur au-dessus d'elle. La première épreuve avait été plus rude que ce que beaucoup avaient pu imaginer, et la vision du corps déchiquetée de Kate Cater revenait dans toutes les discussions, avec la créature décharnée qui avait failli donner un baiser fatal à Alison.

 

- Ça va ? Il demande enfin, comme il aurait voulu l'demander après la première épreuve.

Alison Carter

Femme

17 ans

Sang-mêlé

Britannique

Intendant des greniers

Message publié le 16/02/2026 à 12:13

Ça ne surprend pas Alison qu'il n'ait jamais pris le temps de réfléchir à son comportement. Ferguson agit par impulsions davantage que par calculs, de ce qu'elle connaît de lui, il cède à ses instincts trop souvent pour établir un plan et s'y tenir. Entraînée sans broncher vers le couloir de gauche, elle se répète que n'empêche, il a changé depuis mi-octobre, jusqu'à ce qu'il lui retourne l'observation. A-t-elle changé ? La sorcière jette un œil au garçon qui prétend soudain connaître ses préférences. Leurs épaules sont collées, celle d'Alison un peu derrière celle de Ferguson. C'est vrai, confirme-t-elle à propos des fêtes ; elle aime ça normalement. Tout comme elle aime se pavaner au milieu des gens. Mais pas aujourd'hui, et d'ailleurs, le Poufsouffle s'arrête au milieu du chemin, sûrement car elle le perturbe, à être une version différente d'Alison Carter.

 

Sauf que non, Ferguson parle du détraqueur.

Un peu de biais à cause de ses doigts toujours accrochés à son bras, elle veut ravaler sa frayeur mais n'y parvient pas. Son souffle se coupe brièvement. Elle entend le râle de la créature, puis les mots de Sasha. J'aimerais te dire qu'on oublie vite, mais, on apprend juste à vivre avec ces sensations. Alors quand l'Anglais demande si elle va bien, Alison tourne la tête et colle sa joue à son épaule en fixant le mur sombre des cachots. 

 

— Nan, souffle-t-elle, la vue brouillée de larmes. Nan, ça va pas. Comme une demande silencieuse, elle se blottit davantage contre le bras de l'adolescent. J'ose même pas fermer les yeux, j'revois tout, ajoute-t-elle, la gorge serrée. 

 

Il finit par utiliser son bras libre pour l'enlacer un peu maladroitement et Alison laisse glisser ses doigts jusqu'à ceux de Ferguson en tournant son front contre son épaule. J'vais pas bien, et là, ça m'donne envie d'faire n'importe quoi. Ses phalanges croisent celles du batteur. 

Ferguson Decker

Homme

17 ans

Sang-mêlé

Britannique

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Deb

Maître du Jeu

Vif de Cœur 2025

Message publié le 16/02/2026 à 13:33

Ferguson s'attend pas à ce qu'elle lui dise qu'elle pète le feu. Ça crève les yeux que l'épreuve l'a retourné. Faut dire y a d'quoi. N'empêche qu'il est surpris d'la voir s'planquer contre lui. Il reste con alors qu'elle cherche toujours plus de contact. Finit par l'étreindre de son seul bras libre, complètement gauche et incertain. La dernière fois qu'ils ont été aussi proches remonte franchement. Tout comme la dernière fois qu'la main d'Alison s'est glissé dans la sienne comme elle le fait maintenant.

 

Les circonstances étaient drastiquement différentes alors.

 

- N'importe quoi ? Il répète comme un débile, dans ses cheveux.

Beaucoup trop conscient de leur proximité, Ferguson s'retrouve sans la moindre réponse alors qu'Alison cherche vraisemblablement un lot de consolation entre ses bras. Il est sensé faire quoi hein ? Alors que tout lui rappelle cette soirée lunaire qu'il aurait imaginé voir arriver ? Sans le vouloir, Fergus la serre davantage contre lui, hume son parfum, ferme les yeux. Vole un instant qui, il le sait au fond, lui appartient pas. Puis les mots semblent enfin le faire percuter, et il s'écarte un peu, la gueule froncée.

 

Il voit toute la détresse sur le visage d'Alison, qu'a les yeux plein d'larmes et les lèvres un peu tremblantes.

 

- J'sais pas... pas quoi ? Quoi dire ? Quoi faire ? Les deux ? Qu'est-ce qui t'ferait aller mieux ? 

 

Une assiette de cookies risquait pas d'régler ça, pas vrai ? Alors il demande ça sérieusement, près à lui ramener à peu près tout c'qu'elle demandera. Il sait juste pas quoi. Leurs mains sont toujours liées, et il se sent étrangement fébrile d'être aussi collé à elle malgré la teneur de la conversation. Il doit s'concentrer pour articuler correctement, pas perdre le fil. Il s'humecte les lèvres, nerveux, reste accroché au regard qui lui fait face, et remonte sa seule main libre pour essuyer une larme sur la joue d'Alison.

 

- Dis moi Ali...

Alison Carter

Femme

17 ans

Sang-mêlé

Britannique

Intendant des greniers

Message publié le 16/02/2026 à 14:40

Perdue dans les eaux troubles de son adolescence, Alison s'autorise à suivre ses instincts ce soir, alors même que Ferguson retient les siens. Y'a rien qui puisse expliquer son envie de céder aux lèvres ébaubies du Poufsouffle pour oublier le baiser du détraqueur ; rien de logique, rien de raisonné. Sauf un souvenir de leur Saint Valentin, réveillé plus fort par l'étreinte de Ferguson, de la manière dont il avait eu l'air épris d'elle au fond du bassin, du vertige de l'intensité lorsqu'il l'a embrassée.

 

C'est ça qu'elle veut, et davantage maintenant qu'il demande, en apnée, suspendu au moindre de ses tremblements, accroché à ses larmes comme à des ancres. 

 

La Serpentard plonge, répond sans parler, colle sa bouche à celle du Poufsouffle, et enfin, tandis qu'il saisit son visage à deux mains et lui donne exactement ce qu'elle voulait, ferme les yeux. Elle ne sent qu'une passion dévorante, plus réelle que tous les baisers de Spike, moins effrayante que ceux de Sasha. Et pendant qu'elle ressent ça, elle oublie le labyrinthe, elle oublie la projection cauchemardesque de ses parents, elle oublie la silhouette encapuchonnée du détraqueur. Un soupir s'échappe d'entre leurs lèvres, comme si - paradoxalement - elle retrouvait son souffle soudain.

 

Comme s'il était la vie qu'il lui manquait après avoir senti la mort, 

discuté de la mort, de se préparer à l'affronter encore.

 

Mais il recule et s'essuie la bouche, déboussolé, et laisse Alison plantée face à lui avec l'étrange goût du vide sur sa langue. Tu penses que j'suis une pétasse, aguicheuse et pourrie-gâtée ? demande-t-elle alors en passant une main contre ses lèvres à son tour, un peu gênée soudain d'être si vulnérable au milieu d'un couloir du sous-sol en compagnie de Ferguson.

Ferguson Decker

Homme

17 ans

Sang-mêlé

Britannique

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Deb

Maître du Jeu

Vif de Cœur 2025

Message publié le 16/02/2026 à 16:13

Pour toute réponse, Alison l'embrasse, et Ferguson ne parvient pas à réfréner la pulsion qu'il a d'y répondre avec au moins deux fois plus d'ardeur que la dernière fois. Accroché au souvenir de ses lèvres, il s'emploie à lui faire honneur, les mains en coupe autour de son visage, leurs corps pressés l'un contre l'autre, leurs souffles mêlés. Comme lors de la Saint Valentin de l'année précédente, Ferguson se perd dans les sensations vertigineuses qui lui procure la proximité d'Alison.

 

Des larmes humides trouvent cependant refuge entre ses doigts, et Ferguson se décroche soudain pour mieux se reculer et s'essuyer les lèvres sans réfléchir. Paumé, il reste immobile et silencieux, la bouche entrouverte, ses yeux inquisiteurs cherchant des réponses dans ceux d'Alison. Des réponses qu'il ne trouve pas, encore moins alors qu'elle lui demande brusquement s'il la trouve pétasse, aguicheuse, pourrie-gâtée. Il suit du regard la main de la Serpentard qu'elle passe sur ses lèvres, humecte les siennes.

 

- Quoi ?

 

Court-circuité, Ferguson peine à aligner les wagons tandis que le silence s'étire entre eux. Son cœur tambourine dans sa poitrine, et la distance imposée entre eux le rend encore plus fébrile qu'avant. Incertain, Fergus recule encore pour s'adosser au mur, ou plutôt s'y laisser avachir. Ses mains enfoncées dans ses poches, les yeux brièvement rivés au sol avant d'en revenir à la sorcière, dont la question est demeurée en suspens.

 

- On s'en fout de c'que j'pense non ? Il énonce finalement.

Plus spécifiquement, Alison Carter s'en fout. Du moins, la Alison Carter qu'il connait. Celle qui l'envoie chier pendant les cours et dans les couloirs. Celle qui lui demande de lui lâcher les basques. Celle qu'aime faire la fête, surtout quand c'est à propos d'elle. Celle en face de lui par contre, il est pas bien sûr de vraiment la connaitre. Il sait juste qu'elle lui fait le même effet que l'autre, en vachement plus terrifiant. Fergus se racle la gorge, fuit de nouveau le regard d'Alison.

 

- Désolé pour... avoir répondu à son baiser comme un débile mental en manque ? Avoir profité d'un moment où elle se sent visiblement ni bien ni elle-même ? Merde. Fin j'espère ça va un peu mieux, il conclut en haussant les épaules.

 

Sa tête lui tourne un peu. Il saurait même pas dire ce dont il a besoin, à part qu'il a vraisemblablement besoin d'quelque chose. Sa flasque d'whisky, peut-être bien. Une clope. De l'air, frais. Alison. Alison. Alison. Est-ce qu'Alison est une pétasse aguicheuse pourrie-gâtée ? Lui la voit pas comme ça, c'est certain. Lui la voit comme cette fille vers laquelle il peut jamais s'empêcher d'se tourner, parce qu'elle bouffe toute la lumière. Beaucoup trop classe, et beaucoup trop jolie.

- On r'commence quand tu veux, il ajoute en essayant d'déconner, un sourire con sur les lèvres et les yeux qui s'redressent enfin vers la sorcière.

Si c'est ce dont elle a b'soin, lui il est prêt à donner, voyez. Pour la bonne cause. Il ignorera la façon qu'elle aura d'le jeter quand elle ira mieux, et qu'elle sera redevenue Alison, celle qui veut rien avoir à faire avec lui.

Alison Carter

Femme

17 ans

Sang-mêlé

Britannique

Intendant des greniers

Message publié le 17/02/2026 à 09:01

Quand il recule, Alison récupère sa posture, les bras et les pieds croisés, plantée au milieu du couloir. Elle se fiche pas de ce qu'il pense. Tout comme elle se fichait pas des mots de Sasha à la fin de l'été, ou de ceux de Spike en octobre. Elle absorbe les paroles blessantes, même si elle aimerait faire croire le contraire, tracer sa route, détachée des autres, quitte à finir seule. Mais pour l'instant, la sorcière se retrouve davantage seule que détachée. Et puisque le Poufsouffle élude la question, elle doute, bien évidement. Y avait-il une vérité, deux vérités ou trois vérités, parmi les mots prononcés ? Elle veut juste du respect. 

 

— J'suis ravi d'voir que t'es très honnête dans ta perception de toi-même, avait chantonné son ami Serpentard quinze jours avant, alors la cadette Carter baisse les yeux et fixe la pierre aussi. Encore, elle a froid. Elle se sent idiote, vulnérable - brisée quelque-part à l'intérieur, entre ses clavicules. 

 

L'excuse du brun lui arrache une moue d'incompréhension. 

Désolé pour quoi ? Elle n'a pas le temps d'y penser qu'il demande déjà si elle va mieux et tente de balayer l'ambiance morose de leur arrêt au cœur des cachots. 

 

— Si j'ai posé la question, c'est que j'voulais- savoir ? sauf qu'un râle angoissant siffle au bout du couloir. Les jambes d'Alison tremblent immédiatement. Elle blanchit. Le souffle s'intensifie, comme s'il approchait, sans qu'ils ne puissent rien voir. La Championne de Poudlard jette un œil horrifié à Gus puis se penche pour sortir sa baguette de sa chaussette haute, mais ses doigts tressaillent. Elle n'y arrive pas. Elle craint de voir surgir un détraqueur d'une seconde à l'autre, de ressentir la Terre se vider d'espoir. Désemparée face au bruit sombre qui les survole, elle bouche ses oreilles et se recroqueville sur elle-même. Nan. Nan, nan, nan, nan, répète-t-elle en larmes, alors que soudain un rire glaçant retentit. Dans les airs, la silhouette démoniaque de Peeves, l'esprit frappeur du chateau, se bidonne allégrement. 

 

ALISON CARTER A PEEEUR DE PEEVES ! LA CHAMPIONNE DE POUDLARD A PEEEUR DE PEEVES ! s'exclame-t-il de sa voix pincharde, avant de disparaître et de laisser la rouquine en détresse contre le sol. 

Ferguson Decker

Homme

17 ans

Sang-mêlé

Britannique

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Deb

Maître du Jeu

Vif de Cœur 2025

Message publié le 17/02/2026 à 10:31

Un souffle engouffré dans les couloirs résonnent jusqu'à eux, n'alerte en rien Ferguson. Les fantômes sont légion dans Poudlard, et les cachots hébergent notamment le baron sanglant, dont les chaînes auront fait cauchemarder nombre de jeunes Serpentard. Cinq années d'expérience au château vous prémunissent de sursauter au moindre râle étrange, cliquetis d'armure, ou mouvement de portrait. Alison, cependant, se fige brusquement, les jambes tremblantes et le teint blafard.

 

Les yeux froncés, le batteur se contente de chercher du regard le fond du corridor, à peine éclairé par quelques torches crépitantes, mais il ne voit rien de particulier. Son attention reportée sur la Serpentard, il la voit extirper sa baguette de ses vêtements, peiner à la maintenir devant elle avant de s'affaisser sur elle-même. Enfermée entre ses propres bras, Alison n'a plus qu'un mot sur le bord des lèvres, qui se déverse comme une litanie. Nan, nan, nan, nan, nan.

 

- Ali, y a quoi ?

 

Alerté par la réaction de la sorcière davantage que par la situation dans laquelle ils se trouvent, Ferguson s'est redressé pour faire face à ce qui pourrait surgir du couloir à tout instant. Le caquètement de Peeves retentit alors, tandis que sa silhouette spectrale les survole d'un seul mouvement. Ferguson secoue la tête alors que l'esprit frappeur s'éloigne en beuglant joyeusement, sa voix résonnant dans tout le couloir et sans doute jusque dans les étages.

 

- Débile, jure Ferguson dans sa direction.

 

Très vite cependant, son regard coulisse sur une Alison toujours prostrée sur le sol. Agitée de tremblements, il peut qu'imaginer des joues inondées de larmes. Elle chiale, c'est évident à la série de hoquets qu'elle produit. Perturbé par la vision qu'elle offre, Ferguson l'approche comme on approcherait un animal blessé, tente de placer une main sur son genou. Elle a un mouvement de recul avant de le laisser la toucher, comme si elle mettait un temps à réaliser que c'était lui et qu'elle ne risquait rien.

 

- Ali. Ali c'était que Peeves ok ? Il déglutit, un peu paumé. C'était juste Peeves, ça va y a rien.

 

Bordel. Est-ce qu'ils l'ont pas complètement cassé avec leur épreuve de merde là hein ? Fergus s'approche plus directement pour la saisir entre ses bras. Il est pas franchement délicat, ni très adroit, mais l'intention est là.

 

- Ça va Ali. Ça va.

 

Il la berce un peu en essayant d'lui insuffler d'la chaleur, en vain. Il caille dans ces cachots, et l'fait qu'il porte même pas de veste commence à avoir un impact sur lui au milieu de toute cette pierre. Lui-même frissonne un peu.

 

- R'file ta baguette, j'vais essayer d'nous chauffer un peu là. On s'pèle, il demande en essayant de récupérer l'instrument qu'elle serre entre ses doigts avec hargne. Ou sinon on r'monte trouver un endroit avec une cheminée ok ? Faut qu'on bouge j'pense.

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