Harry Potter RPG

[En Cours]
Sweet little lady Un couloir entre deux salles de classe, mercredi 14 novembre 2125

Alison Carter

Femme

17 ans

Sang-mêlé

Britannique

Intendant des greniers

Message publié le 21/02/2026 à 10:01

Dix jours ont suffit à créer des élans contradictoires parmi les étudiants de Poudlard, de France et des pays d'Afrique. Entre les tensions de la compétition et celles des adolescents aux hormones bouillonnantes, deux groupes de garçons ont décidé qu'Alison ne méritait pas le respect. Les premiers ? Alexandre de Nice et ses copains. Lui, frustré qu'elle l'ait envoyé chier après son invitation et ses lourdes relances pour le bal de Noël. Eux, dégoûtés qu'Enzo soit arrivé derrière l'Écossaise malgré un patronus corporel réussi et une épreuve qu'il a survolée avec une insolente facilité en comparaison à elle. Les deuxièmes ? Des élèves du chateau de quinze, seize, dix-sept ans, cons, idiots, incapables d'accepter que la cadette Carter ait perdu son goût de la provocation depuis sa nomination. Lucian en fait partie. Ils ne sont qu'une poignée, mais ils s'amusent à faire courir des rumeurs plus débiles les unes que les autres à propos de la rouquine aux jupes courtes et aux lèvres rouges.

 

Ce mercredi matin, en quittant un cours pour en rejoindre un deuxième, au milieu des couloirs bondés d'étudiants de cinquième et sixième année, la sorcière en fait à nouveau l'expérience. Sur son passage, des sifflements salaces retentissent, similaires à ceux que Ferguson lui servait quelques mois en arrière. Elle les ignore, jusqu'à ce qu'elle soit bloquée par le rythme lent de certaines filles en pleine relecture d'un devoir rendu d'Histoire de la Magie. L'détraqueur a eu peur qu'tu l'aspires avant qu'il te termine, crie soudain un garçon à la cravate striée de vert et d'argent. Lorsqu'elle se tourne, il rempli sa joue avec sa langue, provoquant l'hilarité générale près de lui. C'est sûr qu'chez toi y'a pas grand chose à aspirer Snoddy, rétorque l'adolescente en levant son majeur à travers la foule, les lèvres serrées. Elle sent pourtant ses tempes fourmiller. Alexandre l'intercepte à cet instant, profitant de la cohue. Alison, voulez-vous coucher avec moi ce soi-déso, j'capte pas. Derrière le Français, ses deux potes ricanent, aboyant que c'est bien la seule phrase que les Anglais ont l'air de comprendre ici. 

 

— J'capte pas, casse-toi.

— Toi comprends bien bien Alison !

— Dégage, laisse-moi passer où- Laissez-la passer vous allez attraper une MST !

Ferguson Decker

Homme

17 ans

Sang-mêlé

Britannique

Vif de Cœur 2025

Message publié le 21/02/2026 à 15:36

Les mois étaient passés depuis l'arrivée des délégations franco-africaines, et certains groupes habituels parmi les élèves de Poudlard se flanquaient désormais de plusieurs camarades étrangers partageant leur dortoir. Les Poufsouffles avaient hérités d'une poignée de français, et d'au moins autant de sorcier et sorcières issus du continent Africain. Sam s'était naturellement rapprochée de Mirembe Kato, une ougandaise de seize ans avec laquelle ils partageaient pratiquement toutes leurs heures de classe.

 

Celle-ci leur avait présenté Issa et Fatouma, qui parlaient bien moins l'anglais que leur camarade, mais compensaient par une bonne humeur enthousiaste, et il n'était pas rare que tous les trois s'asseyent non loin d'eux lors des cours ou des heures de repas. Les français avaient eu davatange tendance à rester entre eux, en dehors de quelques rapprochements significatifs avec les élèves de Uagadou capables de discuter avec eux dans leur langue maternelle, dont ils semblaient avoir beaucoup de mal à se détacher.


- C'est quand l'alchimie Sam ?

- Potions, c'est potions ici. Mais c'est que demain ça, Fatouma, on a méta là.

- Tsk, po-tions

 

Ferguson, légèrement en retrait avec Jimmy, lui refile une poignée de fizbizwiz en essayant de pas en foutre la moitié à côté. Une opération délicate avec la foule qui leur passe autour, et le manque de coordination dont ils peuvent tous les deux faire preuve de manière générale. Plus loin, quelques répliques fusent, quelques rires aussi, sans que personne dans le groupe n'y prête une grande attention. En dehors peut-être de Mirembe, qui semble carrément choquée de ce qu'elle vient d'entendre :

 

- Ils sont tous impolis les garçons français, elle commente avec une grimace.

- Les garçons anglais aussi va, rebondit Sam en réajustant la lanière de son sac, visiblement loin d'avoir calculé la scène devant eux. Hein Ferguson ?

- Huh ?
 

Tête dressée, Fergus essaie vaguement de capter ce qui se raconte, mais il est perturbé par la réplique grasse d'un Serpentard à quelques mètres.

 

- Mais il est sérieux lui ? Quelle bande de dégénérés.

- C'est qui qu'a une MST ?

- Wi ave eunozer song for guirls like you in France you nau : je je suis libertine...

- ... je suis une catin !


Y a pas franchement besoin de comprendre ce que raconte le type pour savoir précisément d'quoi il retourne, étant donné les gestes de toute sa bande de potes autour de lui. Ferguson prend pas franchement le temps de réfléchir avant de se jeter vers l'avant pour foutre un pain dans la gueule d'Alexandre Morel, avec une violence brute. Vaguement, il entend plusieurs voix beugler son nom, ou celui du français, mais c'est celle de Milbourne qui prévaut sur tout le reste, à l'autre bout du couloir.

 

- En classe, tous autant que vous êtes. Sauf vous deux, messieurs Decker et Morel. Merci de rester précisément à l'endroit où vous êtes !

 

Le français, qui venait de saisir le col de Fergus, le relâche sèchement en dardant sur lui un regard noir, une injure aux bords des lèvres. Leurs potes respectifs les cernent, mais ne tardent pas à se faire dégager par un concierge qui n'en est ni à sa première, ni à sa dernière altercation collégiale.

 

- En classe, il répète à l'intention de celles et ceux qui restent. Quant à vous, explications ?

- Je pas comprendre l'anglais, rétorque le débile en levant les mains.

- Explications, Horace répète dans un français parfait à son intention.

 

Les yeux rivés au sol, les poings encore serrés contre ses flancs, Ferguson écoute l'autre commencer à bavasser dans sa langue, des conneries probablement.

 

- Connard de français, il souffle, encore énervé, s'attirant le regard de Milbourne.

- Monsieur Decker, trente points de moins pour Poufsouffle. Monsieur Morel, rejoignez votre salle de cours, merci. Rien d'autre à ajouter ?

 

Le regard de Gus vient défier celui du concierge, et il se contente d'hausser les épaules. L'autre s'est tiré, non sans lui avoir envoyé un regard équivoque du bout du couloir.

 

- Vous ne pouvez pas régler tous vos problèmes par la violence, Monsieur Decker, une leçon qui finira peut-être pas rentrer avec les années j'espère. Je vous récupère pour une retenue sur l'heure du déjeuner.

- Et c'type rien ?

- Vous l'avez frappé au milieu du couloir devant témoins, Monsieur Decker, et il ne me semble pas y avoir de raison valable à cela.

- C'est un connard !


L'œil appuyé d'Horace Milbourne le fait refermer sa gueule aussi sec, et ses épaules s'affaissent.

 

- Rendez-vous à midi, Ferguson.
- K.

 

C'est avec brutalité que Fergus débarque en cours, s'excusant à demi-mot devant la gueule du professeur Pope avant d'aller se laisser choir au fond de la classe.

Alison Carter

Femme

17 ans

Sang-mêlé

Britannique

Intendant des greniers

Message publié le 22/02/2026 à 22:32

Prise à partie d'un côté comme de l'autre du couloir, Alison ne voit pas Ferguson arriver. Elle voit très bien Alexandre disparaître sous son poing en revanche, et toute la bande de Poufsouffle surgir la seconde suivante, tandis qu'elle-même recule, impressionnée par la violence de l'altercation. C'est sa meuf ou quoi ?! questionne une élève alors qu'Horace éparpille la foule de 5ème et 6ème année. Plantée derrière le concierge, la Serpentard hésite à intervenir pour défendre Ferguson, mais l'ordre sec de l'homme la convainc de rester discrète. Elle s'empresse de rejoindre la salle de classe où Gwen et les filles l'interrogent. Pourquoi il a fait ça lui ?!- j'en sais rien, parce qu'ils m'insultaient de pute p't'être ? Oui 'fin, Decker, ma chérie, c'est l'premier à mal t'parler hein ! Bah j'sais pas. Une conclusion sifflée entre ses dents quand elle s'assoit, le visage fermé, et sort ses affaires scolaires en repensant à la manière dont l'Anglais de Bristol s'est jeté sur le Français. Puis à la manière dont il était à ses côtés le soir du tournoi, et dont il l'embrassait jusqu'à ce qu'elle trouve le sommeil.

 

La cadette Carter garde un souvenir aigre-doux de leur moment volé aux cuisine. Parce qu'il s'agit de Ferguson, ce mec irrespectueux - violent, justement. Le lendemain matin, elle s'était réveillée vaseuse, n'osant pas se remémorer l'apparition d'Horace lorsqu'elle était endormie contre l'adolescent. 

 

La honte, un peu.

 

Sauf que ses lèvres en redemandent, et pas qu'elles. Sans sa relation avec Spike, la rouquine a faim d'excitation et du shoot d'hormones que leurs tête-à-tête derrière les portes des placards et dans les douches du terrain de quidditch lui procuraient. Des sensations balayées à l'approche de la première épreuve du tournoi, mais qui sont revenues en masse la semaine dernière, comme si son corps attirait de nouveau son attention vers un univers mis de côté. 

 

Tu vas aller au bal avec lui ?

T'es folle, pourquoi j'irai au bal avec Ferguson ?

Euh, Ali, j'parlais d'Alexandre là en fait, pas d'l'autre cassos là.

 

Cassos, irrespectueux, violent. Elle sort parmi les premiers à la fin du cours et se précipite en direction de la Grande Salle. Là-bas, elle se compose un sandwich et remonte potasser les récits des précédentes éditions du Tournoi des Trois Sorciers suite à la recommandation de Sasha. Ça a le mérite d'occuper son esprit. En début d'après-midi, alors qu'elle vient de faire l'aller-retour à son dortoir pour prendre sa boîte de pierres runiques avant la classe du Professeur Bramblethorn et qu'elle remonte dans les étages, elle reconnaît la silhouette de Ferguson qui marche au bout du couloir, seul. Il vient vers elle.

 

Alison doit lui parler. 

 

Elle jette un œil derrière son épaule. Personne. Elle croise le regard du Poufsouffle et lorsqu'ils sont assez proches, lui touche le bras. Viens. Sans trop de surprise, Ferguson la suit, même s'il a franchement l'air d'un clebs vers qui on aurait jeté deux balles, dont l'une sent meilleure que l'autre. La sorcière bifurque au premier recoin dans lequel ils peuvent se cacher : un épais rideau de Noël installé sur l'un des gigantesques vitraux de la coursive. Contre la vitre, face à Gus, elle ouvre la bouche, et hésite. Leurs yeux sont bercés des pâles lueurs de l'hiver écossais, déjà prêtes à s'éteindre d'ici deux ou trois heures.

 

— Pourquoi t'as fait ça ? chuchote-t-elle alors, en guise de remerciement. J'peux m'défendre toute seule. Maintenant ça parle sur nous. 

Ferguson Decker

Homme

17 ans

Sang-mêlé

Britannique

Vif de Cœur 2025

Message publié le 22/02/2026 à 23:48

L'a pas lâché l'affaire, Milbourne. Pas plus qu'Ferguson, qui s'est pas décidé à lâcher l'moindre mot. Il a fait l'travail, parce qu'il a appris d'puis longtemps que c'est à peu près l'seul moyen de s'en tirer proprement. Alors seulement, il s'est fait relâcher, avec quelques minutes seulement pour troquer ses affaires avant l'début des cours de l'après-midi, s'en griller une s'il y parvient. Les restes, il espère les récupérer avec les copains. Z'ont l'habitude de gérer pour lui dès lors qu'il se fout dans les emmerdes, savez. Une vraie putain d'famille.

 

Le batteur laisse derrière lui des odeurs de tabac froid alors qu'il grimpe dans les étages avec un sac allégé de certains manuels, pour se diriger vers son prochain cours. Il imagine déjà la gueule d'un sandwich triple étages que lui aura concocté Balthazar : un vrai génie le gars, dès qu'il s'agit de bouffe. Mais voilà. Son regard s'accroche à la silhouette familière d'Alison Carter, et il suffit qu'la fille lui touche le bras pour qu'il obtempère. Sa gueule cherche ses potes sans vraiment les chercher alors qu'il suit la Serpentard derrière un épais rideau, et s'retrouve bientôt planqué avec elle.

 

- Hein ? Il comprend pas de suite. Ce matin, c'était ce matin, voyez. D'quoi ?

L'uniforme en vrac, sa gueule froncée, Ferguson raccroche rapidement les wagons, et réprime un juron.

 

- J'ai pas l'droit d'foutre des poings sur des gueules de con sans ta permission ? Il avance sèchement.

 

Son regard reste pas vraiment sur le visage d'Alison. Il a l'air de zieuter des alentours qui leur sont pourtant invisibles, de là où ils sont. Il sait plus vraiment à quoi s'en tenir avec elle, et leur simple proximité l'empêche de pas s'rappeler de la dernière fois qu'ils se sont trouvés tous les deux tout seul quelque part. Sa demande, en revanche, fait tout pour lui rappeler qu'il peut toujours rêver.

 

- Ça va causer encore plus s'tu m'chope dans un couloir comme tu fais, il remarque en la défiant cette fois, ses yeux s'affaissant volontairement sur ses lèvres avant de remonter affronter son regard.

 

Il a rien à dire pour sa défense. Il a pas aimé la manière qu'a eu Alexandre de lui parler. Il a pas aimé la manière qu'ont eu tous ces gars d'lui parler d'ailleurs. Pourtant on peut pas dire qu'il soit tout blanc au sujet d'Alison Carter.

 

- J'vais pas m'excuser d'lui avoir pété la gueule si c'est ça qu't'attends, il termine. T'as qu'à dire aux gens qu'j'suis qu'un dégénéré qui cogne des gens pour l'plaisir.

 

Personne ira s'imaginer qu'c'est faux. Tout l'monde le croit déjà plus ou moins. Z'ont p't-être raison d'ailleurs.