



Propriétaire de la Tête de Sanglier 118 ans Sang-Mêlé·e Britannique Notoriété
Suite de ce RP
Avec @Gabriel
Kaelen, fidèle à sa réputation d'Auror, fut prompt à réagir. Sans doute que lui, à la place de Karl, il aurait réellement sauté par-dessus le bar, sa forme physique et ses trente ans lui permettant certainement cet exploit. Ce qui n'était clairement plus le cas du tavernier.
Alors que ce dernier s'apprêtait à rejoindre la porte en quelques enjambées, il constata que son comparse avait sorti deux petites fioles qu'il n'identifia pas de suite. Puis il comprit que c'était du polynectar et qu'il avait pris au mot son conseil, soigneusement rédigé dans le courrier qu'il lui avait fait parvenir, de venir avec sa tête la moins Auror possible. Après tout, le plus simple n'était-il pas de changer carrément de tête ?
Avant qu'il ait eu le temps de poser une question, Karl se retrouva avec une fiole dans une main et un Kaelen qui se glissait déjà dans la nuit noire, à la poursuite des deux trafiquants. Le vieil homme le rejoignit et ne put s'empêcher d'être surpris par l'obscurité qui pesait sur Pré-au-lard. Le ciel était lourd et sombre, dissimulant les possibles étoiles et le croissant de lune qui diminuait un peu plus chaque jour.
Karl aurait voulu demander à qui appartenaient les cheveux présents dans la potion et à quoi il allait ressembler. Mais ce n'était pas le moment de telles divagations, d'autant que les rues étaient curieusement calmes ; quelques mots trop forts pourraient les faire repérer.
Il constata d'ailleurs que les deux hommes venaient de tourner dans une rue ; aussi les enquêteurs improvisés accélérèrent le pas histoire de ne pas les perdre de vue. Ils prirent un temps à l'ombre d'un renfoncement pour avaler le polynectar.
Karl ne savait pas à quoi s'attendre, il ne s'attendait en réalité à rien. Mais il fut quand même surpris en distinguant ses mains à travers la nuit et en tâtant ce qui était désormais son corps pour peut-être une heure ou plus, il ne savait pas quelle était la qualité du breuvage remis par Kaelen.*
Se faufilant tels des chats derrière leurs proies, les deux compères arrivèrent bientôt devant un bâtiment à trois étages plongé dans le noir. Les trafiquants étaient entrés par une porte qui s'était ouverte silencieusement. Ils ne semblaient pas se méfier et ne paraissaient pas avoir capté qu'on les suivait.
Il s'écoula quelques secondes pendant lesquelles le bâtiment resta plongé dans le noir. Puis une petite lucarne au troisième étage s'illumina.
-Ah, c'est donc là leur quartier général ! s'exclama le tavernier en s'élançant vers la porte.
Sans penser à la possibilité d'éventuels pièges, il posa la main sur la poignée et tenta d'ouvrir la porte. Qui demeura définitivement fermée. Il rouspéta, marmonna puis sortit sa baguette, prêt à en découdre avec cette maudite porte.
Alohomora !
La porte s'ouvrit sans trop de difficulté. Cela surprit Karl, qui s'attendait à ce que les trafiquants eussent davantage protéger ce qui devait être leur quartier général. Il se contenta d'un haussement d'épaule avant d'inviter Kaelen à entrer.
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* Lancer de dé pour déterminer l'apparence de Karl :
1 : Karl devient une belle jeune femme d'environ vingt-cinq ans, boucles blondes cascadant dans son dos, de généreuses formes noyées dans sa cape de vieillard. Il se demande vraiment à qui Kaelen est allé piquer des cheveux et s'il n'est pas en train d'incarner l'un de ses fantasmes inaccessibles.
2 : Le voilà monsieur passe-partout, quarantenaire, petite moustache, grand et sec. La cape qu'il arbore tout le temps ne va pas au personnage qu'on imagine davantage en costume-cravate Moldu. Mais pas le temps de se faire une beauté !
3 : Il pourrait presque ressembler à sa vieille tante, décédée depuis une éternité : petite, les traits sévères, des sourcils fournis et des mains de travailleuse manuelle. Si besoin de mettre une bonne gifle, le voilà !
4 : Il a l'apparence d'un jeune sportif au corps élancé et finement sculpté, cheveux d'un délicat blond vénitien et yeux d'émeraude. Si seulement il n'en avait pas que l'apparence mais également les ressenti ! Il arrêterait de sentir ses articulations grincer malgré ce corps de jeunnot.