Femme
16 ans
Sang pur
Italienne
Identité
-
- Sixième année
- Surnoms : Lucia
- Nationalité : Italienne
Capacités & Statuts
Groupes
Ne pas confondre vitesse et précipitation !
Message publié le 18/01/2026 à 20:25
- Nan mais... j'disais ça comme ça hein ! Pour les serpents. Comme t'es Serpentard et tout ?
La jeune femme se rend compte qu'il est légèrement pâle, et surtout qu'il se crispe. Elle y est peut-être allée un peu fort en terme de posture et d'intention, le but n'était pas de l'effrayer. Mais elle doit se protéger, coûte que coûte.
Elle n'a pas le temps de se demander s'il panique juste ou s'il sait quelque chose, il enchaine avec une seconde prise de parole.
- Fin j'sais rien j'te jure !
La jeune femme le sent, il lui cache quelque chose qu'il sait. Une personne qui ne sait rien n'aurait pas eu besoin de rassurer autant son interlocuteur. Elle hausse un sourcil et attend, car elle sait qu'il va sûrement finir par craquer. Après tout, elle n'a pas bougé d'un iota, elle est toujours penchée vers lui, et ses yeux verts le scannent, attendant patiemment d'émettre un jugement sur le jeune Gryffondor. La Serpentard serait prête à payer cher pour savoir ce qu'il se passe dans sa tête.
- Fin vraiment j'sais rien c'est juste un truc que j'ai vu quoi.
Et voilà, il suffisait d'attendre en fait. Le temps que le cerveau de la jeune femme capte la révélation qu'il vient de faire, elle reste concentrée sur lui et remarque qu'il la fuie du regard. Son corps s'est redressé, mais il est encore plus crispé qu'avant.
Fronçant ses sourcils, Luciana se demande comment cet élève a-t-il pu voir quelque chose ? Et surtout, qu'est-ce-qu'il a vu ?
Anticipant sa demande (ou en réaction au stress et à la pression, la jeune sorcière ne saurait le dire), il répond à ses interrogations.
C'est juste que t'as les même yeux qu'le serpent d'l'arbre. De ma vision. Enfin j'ai vu un arbre, et un serpent, et t'as les yeux verts comme lui alors comme j'pensais au serpent ben j't'ai demandé pour l'Italie, mais en vrai j'en sais rien moi si y a des serpents en Italie quoi.
Au comble de la gêne, Luciana le voit se mordre la lèvre et agiter sa tête, comme s'il regrettait d'avoir dit tout haut ce qu'il a vu.
Comment est-ce possible ? Il ne la connaissait assurément pas à l'époque où Luciana a été en contact avec ce serpent. Et il s'agissait de la seule et unique fois où c'est arrivé. Aurait-il une compétence particulière en magie ?
Prise au dépourvu, la jeune femme ne peut que le croire. Il ne l'a pas inventé, car il y a trop d'éléments réels. Réfléchissant à toute vitesse, elle se hâte de trier l'information dans sa tête pour réagir de la meilleure manière qu'il soit.
- Tu as des visions sur les gens depuis toujours ou c'est apparu plus tard ?
La jeune femme ressent une curiosité extrême face à cette capacité. Cela lui serait tellement utile de pouvoir voir des choses sur les autres.
Voulant vérifier à quelle partie de sa vie Basil a eu accès, Luciana enchaine rapidement.
- Peux-tu me dire de quelle couleur était le serpent dans ta vision ?
Se redressant, la jeune femme vérifie rapidement que personne alentour ne laisse trainer ses oreilles. On ne sait jamais, il s'agit après tout d'une conversation d'ordre privée, même si elle a lieu dans un lieu public.
Si Basil lui répond que le serpent était blanc, alors elle aura la certitude qu'il s'agit de son souvenir d'enfance. Elle en est déjà quasiment sûre, mais elle veut écarter tout doute.
Prenant peu à peu conscience de la situation, elle sent une boule d'angoisse se répandre dans son corps, très mal à l'aise avec le fait que cet élève, encore inconnu il y a quelques minutes, sache ce secret que Luciana enfouit précieusement dans sa tête depuis des années, espérant un jour solutionner ce mystère qui entoure ce serpent, et pourquoi elle y est reliée.
Elle est cependant certaine d'une chose, il faut que Basil Banks soit son ami, et pas son ennemi. Que se passerait-il s'il venait à raconter ce qu'il a vu à tout le monde ? Les gens ne seraient pas surpris, après tout, une Serpentard qui aime les Serpents, c'est plutôt commun. Mais s'il voit autre chose ? Peut-il voir des choses qui ne sont pas encore arrivées ?
Et s'il valait mieux ne jamais le recroiser ? Car il a sûrement eu cette vision en voyant la jeune femme pour la première fois.
En lutte intérieure, la jeune sorcière se rend compte qu'elle ne sait pas quoi faire. Elle a l'impression que ses deux idées sont risquées.
- Je t'avoue que je ne sais pas trop quoi faire. Je pense que tu ne contrôles pas ce que tu vois, mais c'est embêtant pour moi que tu aies vu ça, il s'agit d'un souvenir que je ne souhaite pas partager.
Marquant une pause, la jeune femme plante ses yeux verts dans les yeux bleus du Gryffondor.
- Je te proposerais bien d'aller prendre une Bièraubeurre pour discuter de tout ça, mais j'hésite car je ne voudrais pas que tu voies d'autres éléments privés de ma vie. Qu'en penses-tu ?
Au point où elle en est, elle préfère jouer la carte de l'honnêteté. Fichu pour fichu, la jeune femme se dit que le jeune sorcier a déjà en sa possession le souvenir le plus précieux de Luciana, et cela ne la rassure pas du tout.
Elle n'avait pas prévu ça cet après-midi, mais la curiosité qu'elle ressent face au jeune homme est telle qu'elle ne peut s'empêcher d'espérer en apprendre davantage.
Message publié le 18/01/2026 à 19:56
-Tu fais bien de clarifier tes attentes mais je ferais très attention, d’autant plus qu’on ne sera pas dans une salle de classe où d’autres personnes peuvent intervenir si besoin. D’ailleurs, encore déso…
Edgar n'a pas le temps de terminer sa phrase qu'un professeur fait son irruption dans la réserve, surprenant les deux élèves.
- N'est-il pas un peu tard, jeunes gens, pour s'adonner à de telles lectures ?
La jeune femme remarque que le professeur esquisse un sourire en coin, et c'est lorsqu'il allume les lanternes que Luciana se hâte de refermer le livre rapidement avec ses mains derrière son dos tout en restant face au professeur; en espérant que cela ne fasse pas trop de bruit.
Elle sent les battements de son cœur accélérer, signe du stress de la situation qui a dégénéré sans qu'aucun des deux élèves ne l'ait vu venir.
Prise au dépourvu, et en proie à une panique intérieure, Luciana réfléchit à toute vitesse en espérant trouver la meilleure manière de répondre pour se sortir de cette situation. A ses yeux, le plus embêtant ce n 'est pas tant sa présence ici, mais plutôt le fait qu'elle soit avec un autre élève, et surtout qui n'est pas de sang-pur. Il faut absolument que l'histoire qui va être racontée soit plausible.
Le temps de réfléchir, la jeune femme se rend compte que son compagnon nocturne a pris la parole.
- Bonsoir Professeur. En effet, vous avez raison, il est bien tard pour que deux élèves de Sixième année puissent se rendre à la Réserve sans autorisation. Même pour prendre de l’avance sur leur programme scolaire.
Réprimant un frisson, Luciana n'ose pas détourner la tête pour capter le regard de Edgar, pourtant situé juste à côté d'elle.
Elle sait qu'il a fait au mieux, mais elle se retrouve dans une position très délicate. Mais pourquoi sont-ils restés si longtemps ? Elle s'est montrée imprudente, et beaucoup trop confiante. Elle s'en mord les doigts.
-Je ne vais pas nier les faits, Professeur. Et j’accepterai ma punition. Cependant, j'aimerais également régulariser ma situation pour pouvoir continuer à l’avenir de m’instruire sur des moyens de lutter contre les mages noirs. Dans le contexte actuel et vu mon ambition de devenir Auror, je pense que chaque minute compte pour apprendre et il ne me reste que deux ans à passer dans ce chateau.
En soit, Luciana se sent apaisée après cette seconde intervention du jeune homme. Avec un peu de chance, sa courtoisie leur permettra d'écoper d'une punition moins lourde. Elle comprend qu'ils sont similaires sur ce trait de caractère : ruser oui, mais assumer lorsqu'on faute, fait partie de leurs valeurs.
Prenant une légère inspiration, la jeune sorcière se lançe à son tour, maintenant le regard du professeur et se pinçant les lèvres.
- En effet, j'accepterais aussi ma punition puisque j'avais connaissance de l'interdiction de venir ici. Je tiens à préciser que je suis venue pour étudier seule, puis je suis tombée sur Edgar...
Se remémorant la scène précédente dans laquelle elle a littéralement failli lui tomber dessus, Luciana se pince doublement l'intérieur de la joue pour retenir son rire, car elle se rend compte que sa phrase est plutôt marrante et qu'elle a fait un jeu de mots sans le vouloir. C'est sûrement le stress de la situation qui la rend si imprudente, mais plus elle tente de retenir son rire, plus elle sent qu'elle perd le contrôle.
N'en pouvant plus, et sentant ses épaules se secouer légèrement et son ventre se tordre, elle décide de simuler une quinte de toux soudaine pour sauver les apparences.
Elle peut ainsi se couvrir la bouche et cacher les larmes de rire qui coulent de ses yeux. Le seul risque réel, c'est que Edgar comprenne qu'il s'agit en fait d'un fou rire, et qu'il se demande quelle mouche l'a piquée. A moins qu'il ait saisi le jeu de mots ?
Après quelques instants, la crise étant passée, Luciana rajoute.
- Excusez-moi.
Message publié le 10/01/2026 à 00:32
La jeune femme sent que Edgar s’est approché pour observer le livre qu’elle tient dans ses mains.
Redoutant sa réponse, elle sent les battements frénétiques de son cœur, espérant ne pas susciter la curiosité du jeune homme face à elle.
— Herpo l’infâme ? C’est pas l’un des plus anciens pratiquants du Fourchelang ? J’en ai entendu parler, alors que je faisais des recherches sur Salazar Serpentard. Vu que j’ai remarqué qu’il y avait quelques cas de Fourchelang parmi nos camarades de classe, je me demandais s’ils étaient tous des héritiers de Salazar Serpentard ou si ce don pouvait se transmettre d’une autre manière. D’accord pour faire des recherches sur lui, mais pourquoi souhaites-tu en savoir plus sur ce sorcier en particulier ?
Luciana n’a pas le temps de paniquer, que le jeune sorcier serre la main qu’elle a tendue précédemment.
— De mon côté, je cherche davantage une partenaire d’entraînement ainsi qu’un lieu où s’entraîner sans être dérangé. Si jamais tu m’aides à trouver la Salle sur Demande, tu auras rempli ta part du marché. Cela te va ?
Retirant sa main de la sienne, comme si elle s’était brûlée, Luciana pince ses lèvres et réfléchit à toute vitesse. Comment va-t-elle se sortir de ce pétrin ? Maintenant qu’il commence à poser des questions, elle a l’air fine.
Elle joint ses mains entre elles, les frottant doucement, espérant que ça lui inspirera une merveilleuse idée pour couper court à la curiosité de Edgar, qui semble bien décidé à obtenir des réponses.
Elle est assaillie de questions par son subconscient : Edgar sait-il qu’elle parle le Fourchelang ? Va-t-il faire le lien avec ses recherches sur Herpo l'infâme ?
Non mais à quoi s’attendait-elle ? En abordant un sujet tel que celui-ci, c’était évident que les interrogations de son interlocuteur allaient la mettre dans l’embarras.
Après quelques secondes, Luciana prend une inspiration et bloque ses mains entre elles derrière son dos, maintenant une pression forte entre ses doigts pour ne pas montrer son angoisse.
Affichant un léger sourire sincère, Luciana pose sa main sur la couverture du livre, toujours ouvert à la même page, et se penche légèrement vers Edgar, se rapprochant du jeune homme.
- - Mmhh, là, je ne peux pas te répondre. Tu peux te contenter de m’aider sans savoir pourquoi tu le fais ?
Tant qu’à faire, autant être un minimum honnête. La jeune Serpentard se dit que si elle change rapidement de sujet, elle augmente peut-être ses chances que son plan fonctionne, si on peut appeler ça tel quel.
- - Le marché entre nous me paraît convenable, tant que tu ne me martyrises pas pendant les entraînements en tout cas...
Laissant échapper un léger tic de claquement de langue, elle accentue son regard dirigé vers le jeune Serpentard.
- - Car comme je te l’ai dit lors de notre duel, lorsque ma patience atteint ses limites, il vaut mieux ne pas être dans les parages.
La jeune femme a soufflé cette phraser en espérant lui avoir suffisamment changé les idées pour qu’il oublie ses questions sur Herpo l’infâme.
- - Que dis-tu de commencer à chercher la salle sur demande dès demain ?
Elle s’est légèrement redressée, ne souhaitant pas impacter son espace personnel plus longtemps.
Ne pas confondre vitesse et précipitation !
Message publié le 09/01/2026 à 23:53
Pas de soucis, j'espère que tu as passé de belles fêtes de fin d'année, et bonne année 2026 et meilleurs vœux :)
- Heu...
Attendant patiemment sa réponse, la jeune femme remarque sa gêne lorsqu’elle voit ses joues se tinter de rose, et ses yeux sembler chercher secours. Elle se fait la réflexion qu’elle aurait peut-être dû le laisser tranquille.
- J'suis d'ici. Fin d'Angleterre, pas de Londres hein ? J'suis heu... d'Birmingham. J'sais pas tellement d'choses sur toi hein t'inquiète pas ! Juste que t'es d'une grande famille et tout pis qu'tu viens d'Italie ! Ça a l'air beau. L'Italie.
Troublée, Luciana a la sensation qu’il s’est retenu de tout lui dire, et ça la laisse perplexe. Il sait visiblement plus de choses que ce qu’il laisse entendre. Pourquoi semble-t-il la sonder comme s’il cherche à résoudre une énigme ?
Tout en l’observant, elle se demande à quoi il pense, et surtout ce qu’il se passe dans sa tête. Ses yeux semblent en proie à une réflexion profonde, comme s’il n’est plus vraiment présent avec la jeune sorcière.
D’un coup, il accroche à nouveau son regard. A ce moment précis, Luciana visionne un souvenir. Longtemps enfoui, mais jamais oublié, elle revoit ce serpent blanc, enroulé autour du cerisier en fleurs, dans la colline de sa ville natale.
Le serpent laisse échapper un sifflement, et c’est la première fois qu’il exprime un son. Surprise, la jeune femme cligne des yeux, les rouvre, et se rend compte qu’elle a retenu sa respiration un peu plus que de raison. Cela faisait longtemps qu’elle n’avait pas vu l’objet de ses cauchemars et de ses rêves.
Pourquoi apparaît-t-il maintenant ? Et surtout, pourquoi a-t-elle l’impression que c’est lié au sorcier qui se trouve face à elle ?
- Il doit y faire vachement plus chaud qu'en Angleterre. Il doit y avoir vachement plus de serpents et tout.
Son cœur loupe un battement, peut-être deux, à l’entente de ces mots. L’instinct de Luciana se trompe rarement (pour ne pas dire jamais), elle est maintenant assurée que Basil Banks a vu quelque chose.
Et surtout, elle a peur. Elle sent le danger, le risque que tout se sache. Que ce qu’elle porte depuis des années sur ses épaules, attendant le moment de trouver les réponses, soit rendu public.
Sentant les battements de son cœur accélérer, la jeune femme serre doucement les poings, se concentrant pour retrouver son calme et reprendre le contrôle sur cette situation qui lui échappe.
- Eh bien Basil, en fin de compte on dirait que tu en sais beaucoup plus sur moi que tu ne le laisses paraître.
Dans la panique, Luciana décide de jouer la carte de l’honnêteté, en espérant pouvoir obtenir des réponses. Elle a désespérément besoin de comprendre comment ce jeune garçon, qu’elle vient à peine de rencontrer, peut savoir son petit secret si bien gardé jusqu’à présent.
- Et si tu me disais ce que tu sais, et comment tu l’as su ?
Se penchant légèrement vers lui, Luciana a délibérément réduit la distance qui les sépare et a énoncé ces mots d’un ton plus bas, s’assurant que les oreilles indiscrètes autour ne pourraient pas entendre ce qu’elle vient de dire.
Elle espère qu’il va lui révéler ce qu’il sait, et surtout, qu’il ne dira rien à personne. La jeune élève ne souhaite pas avoir recours à la menace pour s’assurer que le jeune Gryffondor ne dira rien, mais elle n’hésitera pas si elle se sent menacée.
Message publié le 27/12/2025 à 15:27
— En fait, je pensais qu’on pourrait commencer à s’entraîner ici et maintenant. Je n’ai aucune idée d’où se trouve la salle et si tes conditions impliquent qu’on trouve cette salle, ça va être compliqué de les satisfaire. Tu penses vraiment qu’on va trouver cette salle alors que c’est un mythe pour de nombreux élèves et professeurs ? Comme ça doit être fabuleux de savoir qu’on est l’élu. Que la vie va nous sourire pour la seule raison qu’on fait partie d’une bonne famille et que tous nos désirs ont été assouvis jusqu’à présent.
Réprimant un mouvement de recul, Luciana est surprise par ce changement d’attitude, mais elle ne le prend pas mal. Après tout, elle s’est peut-être montrée un peu trop amicale.
Elle se prépare à répondre, mais Edgar la devance.
— Mes excuses pour le sarcasme, tu es sympa avec moi et voilà que je te fais une pique. Il y a une part de lumière et d’ombre en chacun de nous. C’est encore plus vrai chez nous, élèves de Serpentard. Je vais te laisser poursuivre ta lecture et je vais achever la mienne. Et, en effet, ça pourrait être sympa d’enquêter chacun de notre côté puis de nous retrouver afin de chercher cette salle ensemble.
Il s’arrête de parler, et s’abaisse pour ramasser le livre qui était là où la jeune femme lui est malencontreusement rentré dedans, un peu plus tôt dans la soirée.
— Bon, rien d’intéressant dans ce bouquin, à moins qu’on souhaite créer une armée de morts-vivants ou lutter contre un nécromancien. T’as plus de succès ?
Tout en lui répondant, elle se met en marche et décide de prendre un risque en lui révélant une partie d’elle-même. Elle espère qu’il aura peut-être davantage d’informations qu’elle et qu’il sera en mesure de l’aider.
Arrivée devant le livre qu’elle a précédemment lu, puis reposé, elle trouve une chaise dans un coin qu’elle n’avait pas vu initialement, ce qui lui aurait évité bien des peines.
- Laisse-moi attraper le livre qui m’intéresse, et te montrer quelque chose.
Elle grimpe sur la chaise, se met sur la pointe des pieds, et attrape l’ouvrage en évitant de perdre l’équilibre.
Une fois redescendue, elle se hâte de rouvrir le livre à la bonne page. Après avoir lu des lignes hors sujet parlant des statues des Sphinx et leur signification avec la légende d'Oedipe, ses yeux trouvent enfin la bonne ligne.
Elle fait signe à Edgar de s’approcher, espérant qu’il aura des informations complémentaires.
- Est-ce-que tu as déjà entendu parler de ce sorcier, Herpo l’infâme ? Si tu as des infos, je suis preneuse. Je sais qu’il a créé le tout premier Basilic.
Pinçant ses lèvres, Luciana se demande si elle a bien fait de lancer ce sujet. Si le jeune sorcier est aussi curieux qu’elle, il risque de vouloir comprendre pourquoi elle s’y intéresse.
- Ça m’aiderait que tu m’aides à trouver des infos sur lui. En échange, si tu as besoin, je peux t’aider sur d’autres recherches. Qu’en dis-tu ?
Elle relève son nez qui était plongé dans le livre, et sent son cœur battre un peu plus vite qu’à l’accoutumée. Luciana ressent une légère anxiété, et s’il dit non ? Et s’il fait le lien entre le sorcier et elle ? Impossible, il suffit qu’elle soit prudente sur ce qu’elle communique, et tout ira bien.
Plantant ses yeux dans les siens, elle arbore sûrement une expression concentrée, attendant patiemment sa réponse et espérant qu’elle soit positive. Il est possible aussi que la jeune femme utilise son plus doux sourire pour espérer le convaincre s’il hésite encore.
- Si tu dis oui, tu ne le regretteras pas. Quand je me lance dans quelque chose, j’y vais jusqu’au bout. Et si je m’engage à t’apporter mon aide, je le ferai, je n’ai qu’une parole.
Elle pose sa main droite sur le livre pour le maintenir ouvert, et tend sa main gauche en direction de Edgar, attendant de sceller leur alliance naissante, maintenant son regard dans le sien.
Message publié le 25/12/2025 à 16:24
Luciana relève la tête qui était jusqu’à présent baissée sur ses pieds, qui se balancent dans le vide depuis quelques minutes.
— Tu cherchais quelque chose en particulier, ici ? Généralement, je viens ici pour deux choses : étudier et pratiquer. Et surtout, j’insonorise la porte avant de faire quoi que ce soit, histoire d’éviter ce qui nous est arrivé il y a quelques minutes. Immugio !
Luciana n’a pas le temps de répondre, que le sortilège fuse dans l’air.
— Voilà, on est à présent bien plus tranquille. Sens toi libre de faire ce que tu veux. De mon côté, je vais pratiquer l'utilisation de certains sortilèges.
Haussant un sourcil, elle se demande pendant quelques instants s’il est sérieux ou s’il lui fait une blague. Mais, commençant à connaître le jeune homme, elle réalise rapidement qu’il est sincère dans sa question, lorsqu’il enchaine.
— Eh mais attends, tu voudrais pas me servir de partenaire d'entraînement ? On pourrait tenter des sorts qu'on ne peut pas encore voir en classe, qu'en dis-tu ?
Hochant la tête avant même de réfléchir à la proposition de Edgar, qui pourrait être une très mauvaise idée si jamais d’autres personnes venaient à le découvrir, Luciana s’avance et tend sa main rapidement, se rendant compte qu’elle a mis un peu trop d’énergie dans le geste.
- Marché conclu, mais je pose une condition non négociable : on garde ça secret en prenant les précautions nécessaires.
Pinçant ses lèvres, la jeune femme tique intérieurement. Ses paroles peuvent renvoyer une mauvaise impression au jeune homme, et elle souhaite s’assurer qu’il n’y a pas de quiproquo.
- Pour que tu n’interprètes pas mal ce que je viens de dire, je précise que la seule raison qui justifie cette règle est liée à mes relations avec ma famille. J’espère que tu comprends…
Attendant que le jeune homme lui serre la main, la jeune femme réfléchit à des stratagèmes afin de mettre en place des rendez-vous pour pratiquer les sorts sans prendre le risque qu’ils soient surpris par d'autres élèves.
- Est-ce-que tu as déjà sû trouver la salle sur demande ? Ça pourrait être pertinent de se rejoindre là-bas pour s'entraîner. Personnellement je n’ai jamais essayé de la trouver, mais je peux m’y atteler.
Étrangement, Luciana ressent une impatience inexplicable. Elle a hâte de pouvoir tester ses sorts lus dans les livres afin de s'entraîner, et elle a la sensation d’avoir trouvé quelqu'un qui a des aspirations similaires aux siennes.
La situation particulière qui fait de cette situation un secret la rassure, et ajoute un sentiment interdit, ce qui a toujours attiré la jeune femme. Elle trouve que la vie est plus amusante lorsque c’est moins facile.
- Je t’avoue que j’ai hâte de m'entraîner avec toi. J’ai l’impression qu’on aspire à des choses similaires et qu’on va bien s’entendre.
La jeune femme se rappelle alors qu’elle n’a toujours pas répondu à la question première de Edgar.
- Je vais continuer à fouiller un peu les bouquins, on se retrouve après ?
Message publié le 23/12/2025 à 16:33
- Je vais déjà répondre à ton premier point. Ce qu’on étudie en classe, c’est comment se protéger d’un autre élève de sixième année et un vulgaire Protego suffit amplement. Ce n’est qu’en venant étudier ici qu’on peut apprendre qu’un Protego Horribilis peut repousser un Avada Kedavra et ainsi protéger son utilisateur. Penses-tu que le sort que je viens de faire, je l’ai appris dans nos manuels scolaires ? Si on se contente de ce qu’on peut apprendre en classe, nous serons incapables de nous défendre contre ce qui nous attend en dehors des murs de l’école. Et que crois-tu qu’il m’arrivera à moi, Sang de bourbe haï par bien des mages noirs ?
Luciana tique à l’entente du surnom que Edgar emploie pour se décrire, assez estomaquée qu’il utilise un terme considéré comme une insulte comme s’il s’agissait d’un mot tout à fait banal. Elle se demande si c’est parce qu’il a souvent été appelé comme ça, ou parce qu’il n’en a rien à faire et qu’il minimise la chose.
— Pour ce qui se passe dans ta tête, je pense que si tu es à Serpentard c’est pour une bonne raison, tout comme moi. Il y a une part sombre en chacun de nous, souvent fortement liée à notre désir d’exister en ce monde. Si tu étais totalement alignée avec cet héritage de ta famille, peut-être ne m’adresserais-tu même pas la parole ? J’ai également ma part de noirceur mais me concentrer sur l’apprentissage de nouveaux sorts m’aide à la domestiquer.
Après sa tirade, le jeune Serpentard se tait. Luciana laissa quelques secondes s’écouler, se préparant à lui répondre, mais elle n’en a pas le temps. En fin de compte, même si les liens du sang définissent génétiquement une partie de nous, Luciana a toujours eu la sensation que ce sont les actes et la manière de penser qui comptent vraiment. Elle a la sensation qu’elle et Edgar ont beaucoup plus en commun que ce qu’il n’y parait.
— Et bien sûr, c'est donnant donnant, je ne répèterai rien de ce que tu m'as dit et tu feras la même chose. De toute façon, aux yeux du monde extérieur, tout ce qui s'est passé dans cette pièce ce soir... ne s'est jamais passé. Nous sommes d'accord ?
Esquissant un léger sourire en coin, elle inspire et expire un peu plus fort que d’habitude, signe qu’elle s’apprête à prendre la parole.
Elle va reprendre dans l’ordre, sinon elle risque d’oublier des choses.
- Est-ce-que tu utilises souvent des termes dégradants pour te décrire ? Franchement, arrête ça, il y a des mots qui ne devraient pas exister, et "Sang de bourbe" en fait partie.
La jeune femme avait énoncé ça d’une traite, plutôt fière d’elle. C’est plutôt rare qu’elle soit alignée à cent pour cent par avec les décisions qu’elle prend, mais dans ce cas, elle se sent en accord total avec elle-même.
- Ensuite, je suis d’accord avec toi, et je n’ai jamais renié ma part d’ombre et de mystères, surtout en étant chez Serpentard. L’histoire de ma famille est passionnante, mais je ne la connais pas totalement et j’en apprends encore tous les jours. Pour ce qui est de t’adresser la parole…, elle marque une pause et laisse son regard divaguer vers les livres situés de part et d’autres de la tête de Edgar, je t’avoue que j’essaie de ne pas penser aux conséquences pour l’instant. Cette situation créera forcément des conflits au sein de ma famille. Pour faire simple, disons que du côté de mon père, cela ne sera pas un soucis. Le vrai problème, c’est du côté de ma mère, chez les Visconti d’origine.
Se rendant compte que sa voix a légèrement flanché lors de sa dernière phrase, la jeune Serpentard s’éclaircit la gorge et reporte son attention sur Edgar.
- Nous sommes d’accord, tout ce qui se passe ici, reste ici. Pour le bien de tout le monde, enfin, surtout du mien si je suis honnête.
C’est alors que la jeune femme laisse échapper un doux rire sincère, se surprenant elle-même.
Serait-elle tellement à l’aise, dans cette zone interdite avec cet élève, qu’elle laisserait tomber son masque, faisant ressurgir la petite Luciana qui riait à gorge déployée dans les couloirs du manoir pendant que son père lui racontait des blagues ?
Prise d’une nostalgie indescriptible, la jeune femme ne peut cacher son sourire en repensant à ces souvenirs heureux, d’une époque révolue, lui donnant parfois l’impression que ces moments n’ont jamais existé.
Son coeur à présent réchauffé par cet amour, Luciana se sent apaisée, comme si toute la noirceur qui obstrue son jugement quotidiennement s’était évaporée. Quel bonheur…
Message publié le 20/12/2025 à 23:25
- Moi ? Je suis arrivé un peu avant toi, en m’y prenant de la même manière que toi pour éviter les préfets. Sauf que je me suis endormi comme un boulet, en lisant un ouvrage pour apprendre de nouveaux moyens de lutter contre la magie noire. Mais je suis curieux, tu as parlé de ta famille… Tu es en froid avec eux, si tu consultes des livres en secret ?
C’est lorsqu’elle l’entend parler de magie noire que Luciana stoppe le balancier de ses jambes.
Elle ne le croit pas, il a dû, comme elle, modifier la vérité afin de ne pas lui révéler la vraie raison de sa présence ici. Après tout, pourquoi le lui dirait-il ? Elle lui a bien menti, elle.
Enfin, elle a été honnête, mais elle a omis des détails.
Ne détachant pas son regard du sien, elle retient son sourire qui menace d’orner ses lèvres.
— Bien sûr, je garderai tout ce que tu pourras me dire pour moi. Pas comme si j’avais des amis avec qui le partager, ahah.
Haussant un sourcil, elle se demande à quel point leur monde est différent. Il croit vraiment que Luciana va lui répondre, comme s’ils étaient les meilleurs amis du monde ?
- Hum, Edgar, tu sais, c’est pas parce que tu nous a sortis du pétrin que je vais te parler de ma vie privée comme ça. On se connait à peine, toi et moi.
Elle pince ses lèvres, espérant ne pas avoir été trop directe. Ses yeux dévient légèrement pour chercher secours, mais il n’y a que des livres autour d’eux.
Mais pourquoi ne retourne-t-elle pas à son dortoir ? Cela lui simplifierait la vie.
Lorsqu’elle se pose la question, elle se rend compte qu’elle a envie de continuer cet échange avec lui.
La jeune femme reporte alors son attention sur Edgar, elle va tenter de dévier la conversation sur lui, espérant que ça marchera.
- Je trouve ça quand-même surprenant, que tu aies besoin de frauder pour venir étudier les contresorts de la magie noire. Tu es au courant qu’on nous l’enseigne en classe ? Je sais que tu ne m’as pas tout dit, tout comme moi.
Luciana se hisse hors de la table et retombe sur ses jambes, lissant doucement sa jupe. Elle se met à marcher, et quelques pas lui suffisent pour se retrouver face à Edgar.
Elle maintient une certaine distance, mais elle est beaucoup plus proche.
- Tu es culotté quand-même, tu me demandes de me confier et de raconter mes petits secrets, mais toi tu me balades avec des bobards. Même les gens proches de moi ne connaissent pas mes problèmes, et tu penses que je vais te les raconter, à toi ?
Lorsqu’elle termine sa tirade, elle se rend compte qu’elle a retenu son souffle et a oublié de respirer correctement, se laissant légèrement emporter par ses émotions.
Secouant légèrement sa tête pour se remettre les idées en place, elle se dandine légèrement et réprime un soupir.
- Désolé, je me suis emportée. Mais je ne parle jamais de ce qui se passe là, dit-elle en tapotant sa tempe avec sa main droite. C’est trop compliqué.
Déviant son regard émeraude, Luciana se décide alors à confier une partie d’elle, espérant qu’après ça, il la laissera tranquille.
- Parfois, je ne suis pas sûre de comprendre ce qui se passe dans ma tête, et ça me fait complètement flipper.
La jeune femme se rend compte qu’elle n’avait jamais dit ça à personne, et elle ressent un étrange soulagement après avoir débité ces mots. Qu’est-ce-que ça fait du bien !
- Je ne l’avais jamais dit à personne. J'espère que ça restera entre nous.
Plantant ses yeux verts dans les siens, elle prend un air sérieux. Selon sa réponse, elle saura lui faire comprendre que s'il compte le répéter à qui que ce soit, elle lui fera regretter.
Message publié le 20/12/2025 à 20:09
Concentrée sur sa respiration, Luciana est surprise d’entendre Edgar lui chuchoter à l'oreille.
- Ne t’en fais pas, Luciana, ce sera bientôt terminé.
Elle se sentait fragilisée, impuissante face à la situation, et le souffle chaud du jeune homme n'arrangeait rien.
Alors, elle décide de lever la tête et remarque que le préfet ouvre la porte par laquelle il est arrivé précédemment, puis s’éclipse, comme si sa venue ici n’avait jamais eu lieu.
Instantanément, Luciana se détend et sent qu'elle maîtrise de nouveau la situation.
Cependant, pour être sûrs, Edgar et elle attendent une dizaine de minutes.
Elle se décale naturellement pour laisser passer Edgar, qui sort de derrière la vitre magique qu'il a maîtrisé à la perfection, et qui leur a permis de rester cachés.
— Bon, dis-moi tout, que faisais-tu dans la Réserve ?
Forcément, il fallait s'y attendre. Elle ne peut décemment pas lui révéler la véritable raison de sa présence ici, mais elle se doute par anticipation qu'ils ne se satisfera pas d'un silence.
Après tout, il vient de lui sauver la mise. La jeune femme réfléchit rapidement, relève les yeux et les plante dans ceux du Serpentard.
- Tu crois que je vais te révéler la vraie raison de ma présence ici aussi facilement ? dit-elle en croisant ses bras, haussant un sourcil et esquissant un léger sourire.
- Plus sérieusement, merci de nous avoir sortis du pétrin. J’avais besoin de consulter des livres spécifiques, et je ne voulais pas que ma famille le sache, donc j’ai choisi cette option.
Elle marque une pause et prend une inspiration plus longue que d’habitude. Elle se penche légèrement pour pouvoir baisser d'un ton.
- Et ça se passait plutôt bien, jusqu’à ce que je manque de tomber en te percutant. Que faisais-tu par terre ? Et pourquoi étais-tu ici, toi aussi ?
Luciana décroise ses bras, se déplace légèrement et se hisse à l'aide de ses mains afin de s’asseoir sur une table, laissant ses jambes pendre dans le vide. Elle les balance légèrement, bien décidée à apprécier ce moment après l’anxiété qu'elle a ressenti.
Elle replante ses yeux dans ceux de Edgar, attendant sa réponse, et plutôt curieuse à l’idée de savoir ce que lui aussi, il faisait ici. Trempe-t-il dans des affaires louches ?
Message publié le 19/12/2025 à 13:52
Après avoir perdu l’équilibre maintes fois, Luciana parvient enfin à attraper l’objet de ses désirs.
Elle redescend doucement, serrant le livre contre elle comme s’il allait lui échapper.
Une fois en bas, elle le pose sur la table et se dépêche d’aller chercher une chaise située plus loin.
Installée, elle l’ouvre à la page sommaire et se hâte de tourner les pages pour trouver la section qui l’intéresse.
Page 357, ses mouvements se stoppent. Elle sent son coeur palpiter, signe de son anxiété grandissante.
“C’est en remontant jusqu’au Moyen-Âge qu’on retrouve des traces de magie en Grèce.”
Son doigt suit la ligne à mesure que ses yeux scannent les mots.
“Un sorcier grec, Herpo l’Infâme, créé le premier Horcruxe, et c’est également lui qui créé et élève un Basilic.”
Pause. Luciana s’y reprend à deux fois pour relire la phrase. Fronçant les sourcils, elle se remémore alors la conversation qu’elle a surprise il y a plusieurs années, quand elle n’avait qu’une dizaine d’années, avec ces quelques mots qui l’ont tant marquée.
Herpo…Pourquoi sa mère et ses grands-parents parlaient-ils de lui ? Il a vécu au Moyen-Âge, ça n’a pas de sens ! Sa famille aurait-elle un lien avec lui ? Ça lui semble impossible.
De ce qu’elle sait, les Visconti sont implantés en Italie depuis toujours.
Reprenant sa lecture, elle ne trouve rien d’autre qui l’intéresse. Elle se résigne donc à ranger le livre, puis se concentre en déplaçant la table afin de la remettre exactement à la place où elle l’a trouvée.
Une fois fait, elle prend quelques secondes pour retrouver son souffle, et se décide à aller fouiller une autre section. Peut-être qu’elle trouvera d’autres réponses dans la catégorie “Sorciers et sorcières marquants”.
Elle se déplace alors, se rendant dans une zone beaucoup moins éclairée. Arrivant dans une allée, elle lance “Lumos” et fouille avec ses yeux les titres inscrits sur les étagères, concentrée sur ce qui se passe en haut.
En pleine marche, ses pieds butent sur quelque chose, elle n’a pas le temps de comprendre de quoi il s’agit qu’elle entend une complainte de douleur s’élever dans les airs.
Abaissant rapidement sa baguette et reculant avec appréhension, elle comprend qu’elle vient de se prendre les pieds dans un élève, qui n’est autre qu’Edgar, qu’elle n’a pas recroisé depuis leur duel mouvementé il y a quelques jours.
— Putain, Luciana, qu’est-ce que tu fais là ? C’est la merde, avec le boucan que j’ai fait, on va probablement se faire choper…
Se pinçant les lèvres, elle peine à retrouver son calme. Déjà, elle ne s’attendait pas à voir quelqu’un d’autre ici. Ensuite, elle est en proie à une angoisse grandissante, anticipant le fait qu’ils soient surpris, dans une zone interdite d’accès et que sa mère ne l’apprenne. Enfin, elle se sent bête de ne pas avoir vérifié où elle mettait les pieds.
-Je pourrais te retourner la question. Non mais qu’est-ce-que tu faisais parterre ?
Elle remarque que le Serpentard, contrairement à elle, semble réfléchir à un moyen efficace de les sortir du pétrin. Est-ce parce qu’elle est perturbée par sa récente découverte ? Elle, en tout cas, est incapable de réfléchir à une solution qui pourrait les rendre invisibles.
— Je sais, viens contre ce mur avec moi et reste collée, je vais essayer de nous rendre temporairement invisibles. Tant qu’ils lancent pas de Finite Incantatem dans notre direction, on devrait déjouer leur vigilance et ils penseront qu’on est déjà partis… Enfin, si j’arrive à utiliser ce sortilège. Vitro Convexo.
Pendant qu’il lui parle, Edgar attrape rapidement l’avant-bras de la jeune femme et l’attire contre lui. D'un seul coup, les deux sorciers sont proches. Très proches. Trop proches pour Luciana, qui ne s’autorise une telle proximité qu’avec les garçons qu’elle fréquente. Or, dans ce cas, elle ne le fréquente pas, pire encore, elle le connaît à peine.
Mais l’urgence de la situation justifie les moyens, et elle se colle volontairement à lui, priant de toutes ses forces pour que son idée fonctionne. Il ne faut absolument pas qu’ils soient découverts.
Elle sent le bras gauche de Edgar l’entourer, sûrement pour la maintenir contre lui afin que le sortilège fonctionne sur eux deux. Déjà essoufflée par ses récents efforts dans la réserve, Luciana se retrouve emprisonnée, son visage à quelques centimètres de la clavicule de Edgar, et peine à ralentir son rythme cardiaque.
Et pour cause, la main gauche de Edgar posée sur sa hanche la maintient fermement.
La jeune femme ferme les yeux et inspire un peu plus longtemps que d’habitude, pestant intérieurement contre les réactions de son corps. Tout va bien, une fois que le danger sera passé, elle pourra s’éloigner et retrouver son espace.
Elle se rend compte qu’Edgar a réussi le sortilège. Non seulement il a su réagir avec rapidité, mais en plus, il est capable de lancer un sort bien au-dessus de son niveau, semblant tout à fait à l’aise par le fait d’être collé à une personne qu’il connaît à peine.
Relevant les yeux vers lui, la jeune femme remarque ses fossettes se creuser et exprimer un sourire triomphant. A son tour, elle ne peut retenir un sourire, plus léger, et se détend instantanément.
Il vient sûrement de les sortir d’une situation catastrophique, et Luciana se promet de le remercier dignement une fois la situation revenue à la normale.
En attendant, elle effectue un lever de pouce en hochant la tête, plantant son regard dans les yeux du jeune homme, ne prenant pas le risque de prendre la parole.
A l’entente des pas qui s’approchent, Luciana se tend de nouveau et retient son souffle, reportant son attention sur la porte de la bibliothèque. Elle n’ose plus faire un geste.
La porte s'ouvre sur un préfet, et Luciana plisse ses yeux afin de voir de qui il s'agit. Elle reconnait au bout de quelques secondes l'uniforme de Serdaigle, ainsi qu'une carrure imposante qui lui indique qu'il s'agit d'un homme.
Ce dernier s'avance, comme guidé par un fil invisible, et Luciana sent son coeur s'emballer (décidément, ce soir, cet organe est malmené). Elle est tétanisée à l'idée que sa mère découvre tout. Son idiotie, son incompétence, et surtout, ses fréquentations.
Luciana aime sa mère autant qu'elle la hait. Elle ressent un attachement envers elle, mais elle fait souvent des cauchemars, basés sur les paroles glaçantes de sa génitrice, qui ont laissé des marques au plus profond de son être.
Déglutissant plusieurs fois d'affilée afin de pallier son état de stress, elle décide de se concentrer sur Edgar, qui semble toujours apaisé, comme s'il maitrisait totalement la situation. Mais bon sang, comment fait-il ?
Concentrée sur lui, elle remarque trop tard que le préfet s'est approché, il se situe à quelques mètres d'eux. Le sortilège fonctionne-t-il bien ?
A ce moment précis, la jeune femme regrette d'être venue ici. Elle aurait dû faire une demande officielle, évitant ainsi cette situation catastrophique.
Abaissant ses yeux, elle remarque que les doigts de ses deux mains tremblent légèrement, alors elle les joint entre eux, ferme les yeux (comme si ça allait aider à la rendre plus discrète), et baisse sa tête, enfouissant involontairement cette dernière sur le haut du corps de Edgar.
Dans cette posture, elle commence à attendre les battements de coeur du jeune homme. Discrètement, elle fait mine de se replacer et colle un peu plus son oreille pour mieux appréhender ses palpitations. Elle se concentre uniquement là-dessus, espérant pouvoir se changer les idées et ainsi redevenir maitre de ses émotions.
Sans le vouloir, elle sent son odeur, et elle parie que ses joues prennent une légère teinte rosée au vu de la situation.
En temps normal, elle n'aurait jamais eu ce geste. Mais son état de panique intérieure la pousse à agir instinctivement, et ce dont Luciana a besoin lorsqu'elle est angoissée, c'est de trouver un élément qui l'apaise. Dans ce cas précis, elle n,'a pas vraiment d'option, donc cet élément, c'est Edgar, un garçon de son âge. D'où la situation indélicate dans laquelle elle se retrouve, non mais que va-t-il penser ? Qu'elle est apeurée par un préfet ? Qu'elle est incapable de garder son calme dans une situation pareille ?
Luciana, toujours dans la même position, sent également de légers tremblements dans ses jambes, et elle espère désespérément que le Serpentard collé à elle ne va rien remarquer, elle a suffisamment honte comme ça.
Elle ne se reconnait pas, cette incapacité à maitriser son corps et ses émotions la laisse pantoise.
Message publié le 17/12/2025 à 23:22
Il est quasiment deux heures du matin lorsque Luciana se décide enfin à se lancer. Elle n’a pas fermé l'œil de la nuit, et elle est restée habillée sous ses draps pour gagner du temps.
Impatiente, et légèrement anxieuse, elle se lève en silence, mets ses chaussures et récupère sa baguette.
Malgré toutes les précautions qu’elle a prises, elle le sait, la situation est risquée.
Après de longues hésitations, Luciana s’est décidée : entre demander l’autorisation à un professeur (et devoir justifier la raison, prenant le risque que cette information remonte jusqu’aux oreilles de sa mère), et se débrouiller seule (en risquant de se faire surprendre), son choix s’est porté sur l’option deux.
Honnêtement, il y a peu de chances qu’elle se fasse attraper, mais ça peut arriver. Le risque zéro n’existant pas, Luciana avisera le moment venu si jamais la situation venait à tourner au vinaigre.
Après des années d’ignorance et de déni, à 16 ans passés, la jeune femme sent qu’elle a besoin de réponses. Vu sa situation, elle ne peut pas demander d’aide, c’est trop risqué, trop délicat, et trop personnel.
Ne pouvant compter que sur elle-même, elle referme la porte du dortoir des Serpentards, traverse la salle commune après avoir vérifié que personne ne se trouve là, et prend une grande inspiration.
Luciana étant habituée à toujours contrôler la situation, elle subit les palpitations de son cœur qui semble sur le point d’imploser tellement il s’emballe.
Une partie d’elle est sûre que tout va bien se passer, l’autre, par contre, est en proie à une immense panique.
Après avoir lancé un “Lumos” pour s'éclairer dans les couloirs, elle emprunte le chemin tout en restant à l'affût. Il lui suffit de se concentrer, elle a repéré pendant des semaines les rondes des professeurs, et si aucun élément ne change, elle sait quelle zone elle doit éviter, et par où elle doit passer.
Après quasiment dix minutes d’apnée, tellement elle est stressée, elle arrive finalement devant la porte de la bibliothèque.
Pénétrant à l’intérieur, le spectacle qui s’offre à elle la laisse sans voix. Dans un calme olympien, les milliers de livres s’étendent face à elle. Des éclairages sont présents, lui permettant de retirer son “Lumos”, se faisant encore plus discrète.
L’ambiance n’a rien à avoir avec la journée, où le lieu fourmille d’élèves.
S’avançant à pas feutrés, elle longe les allées et arrive finalement devant l’entrée de la réserve.
Un tensaguide la sépare des livres qui l’intéressent. Si proches, et si éloignés à la fois.
Elle passe dessous avec agilité, prenant garde à ne rien faire tomber, et se concentre pour scanner rapidement les titres des sections, gravés sur le bois vieilli et poussiéreux.
Laissant parfois échapper quelques respirations par la bouche, elle lit dans sa tête le plus rapidement possible. Elle sait que chaque minute passée ici peut lui coûter cher. Plus vite elle aura trouvé ce qu’elle cherche, mieux ce sera.
Bingo, l’objet de ses pensées se trouve devant elle. Le livre de l’Histoire ancienne de la magie en Grèce.
Sentant un frisson la parcourir, elle se rend compte que ses mains tremblent, et tente de s’apaiser. Le livre est situé en hauteur, et Luciana hésite. Est-ce-qu’elle lance un “Accio”, prenant le risque de faire du bruit, ou est-ce-qu’elle le fait à l’ancienne ? Elle remarque une table plus loin, qui lui permettrait de grimper dessus et d’atteindre le livre, sans user de sortilège.
Après s’être dépêchée de prendre sa décision, elle se dirige vers la table en bois sur sa gauche. Ce qu'elle n’avait pas anticipé, c’est le poids de cette dernière.
C’est du bois massif ou quoi ?
Retenant un soupir essouflé, elle soulève la table et se rend compte qu'elle peut la porter à mains nues, mais qu'ils va falloir y aller petit à petit.
Après l’avoir déplacée de quelques mètres -qui lui semblent être des kilomètres- Luciana se redresse, pose ses paumes de mains à plat sur la table et reprend son souffle.
Elle se rend alors compte qu'il va falloir faire tout le chemin inverse avec cette même table une fois qu'elle aura terminé, et cette constatation lui tire une grimace.
Se hissant en prenant appui avec la force de ses bras, elle grimpe dessus, et se met debout. Elle n’est pas surprise de voir que c’est stable.
Alors, elle approche ses mains, qui continuent de trembler, tout en inspirant et expirant rapidement, signe de son récent effort physique qui lui confirme qu'elle a vraiment un mauvais cardio.
- Te voilà…
Chuchote-t-elle tout bas, comme un murmure qu'on pourrait confondre avec les plaintes des fantômes de Poudlard.
Remarquant que le livre est situé encore bien haut, elle se hisse sur la pointe des pieds, tend sa main droite et sent que ses jambes tremblent, ce qui lui fait légèrement perdre l’équilibre.
- Wow !
Une légère complainte lui échappe alors, signe de sa détresse. Immédiatement, par réflexe, elle plaque la paume de sa main gauche sur sa bouche, comme si ça pouvait effacer le bruit qu'elle vient de produire. Elle se rattrape de justesse au rebord en bois de la rangée de livres face à elle. Mais quelle idiote !
Dans l'attente d’une sentence pour son erreur, la jeune femme n'ose plus bouger, comme pétrifiée à l’idée d’être prise sur le fait. Ses doigts deviennent blancs tellement elle serre avec vigueur la tranche de la bibliothèque, tandis que sa main gauche est toujours apposée sur sa bouche.
Elle se concentre alors afin de se calmer pour pouvoir continuer sa tâche, qui se déroulait si bien jusqu’ici.
Après quelques instants, elle tend de nouveau le bras, et se hisse sur la pointe des pieds une deuxième fois, espérant cette fois-ci être plus stable sur ses appuis.
Ne pas confondre vitesse et précipitation !
Message publié le 17/12/2025 à 08:35
- Si, j'suis chez Gryffondor
Il lui répond en semblant être légèrement embarrassé. Sa main vient serrer la sienne, et Luciana a hâte de savoir qui il est. Gryffondor, cela ne la surprend pas, elle aurait misé sur cette maison en premier lieu dans tous les cas.
- Basil Banks. J'suis en quatrième année
Il relâche sa main, et la jeune femme perd le contact visuel. Basil Banks est définitivement mal à l’aise, et Luciana se retrouve dans la même situation que d’habitude : les gens qui conversent avec elle fuient son regard.
Elle, par contre, maintient le sien sur lui, comme si ça allait l’aider à se rappeler qui il est. Banks…cela ne lui dit rien. Elle esquisse un sourire, hoche la tête et s’apprête à répliquer, mais il la devance.
- J'sais qui t'es. Enfin j'veux dire…
Il marque une pause et semble réfléchir à ses prochains mots. Pas le moins surprise, la jeune sorcière attend qu’il continue, plutôt amusée par la situation.
-Fin j'sais qui tu es quoi. Mais c'est pas parce que j'te suis ou quoi hein, c'est juste que ta famille est connue du monde sorcier et que j'suis plutôt fort avec les dates et avec les noms et... J'fais partie du club de la gazette de l'école, des fois on doit faire des recherches et ce genre de chose enfin voilà quoi.
Immédiatement après son explication, le Gryffondor se passe une main dans les cheveux, geste qui paraît mécanique. Le scrutant de ses yeux verts, Luciana le voit s’humecter les lèvres, confirmant ce qu’elle soupçonnait : son inconfort face à la situation l’amuse particulièrement. Non pas qu’elle aime voir les gens en difficulté, mais elle a toujours été fascinée par la capacité des êtres humains à se positionner dans des situations délicates.
Dans ce cas précis, c’est lui-même qui a créé cette gêne, sûrement intimidé, et la Serpentard ne peut pas lui en vouloir.
Déjà, leurs maisons sont rivales. Ensuite, elle est plus âgée que lui, de deux ans. Enfin, sa réputation de par son nom de famille la précède, et elle est déjà surprise qu’il ait eu l’audace de lui adresser la parole. Certains ont bégayé, d’autres se sont contentés de l’observer, comme mis sur pause pendant plusieurs minutes.
D’un coup, l’élève face à elle semble être perdu dans ses pensées, alors Luciana l’observe afin d’essayer de comprendre ce qui lui passe par la tête. A-t-elle à faire à un rêveur ? Ou bien a-t-il peut-être des visions ? Réprimant un frisson, elle chasse ces pensées de son esprit et se reconcentre sur son interlocuteur.
- Tu peux l'commander ! L'manuel. Ils font ça chez Fleury & Bott, pour les élèves. Comme ça t'évitera la foule et tout ! Enfin c'est toi qui vois.
Ne pouvant retenir plus longtemps le sourire qui la chatouille, Luciana creuse ses fossettes et exprime son amusement. Elle hoche la tête, et se décide à lui répondre, tentant de se souvenir de tout ce que le jeune élève lui a déblatéré, non sans peine.
-Merci pour l’info, mais comme je me suis déplacée jusqu’ici, je vais quand-même aller chercher le livre en personne. Je me note ça pour les prochaines fois !
Marquant une pause, elle se pince les lèvres. Elle hésite à faire la conversation, elle ne voudrait pas le retenir plus que de raison, ni risquer qu’il finisse définitivement gêné et traumatisé, mais elle le trouve sympathique, et plutôt drôle.
Quelques instants suffisent à ses yeux, qui scannent les alentours, pour confirmer qu’ils semblent être les seuls élèves de l’école, ou sinon il s’agit de sorciers que Luciana ne connait pas.
Plantant à nouveau son regard dans ses yeux bleus, Luciana se lance.
-Tu es originaire d’où ? C'est injuste, tu sembles connaitre plein de choses sur moi, mais moi je ne sais rien de toi.
Dis-m’en plus !
Quand les sixièmes années s'envoient en l'air
Message publié le 16/12/2025 à 23:40
— Merci de le reconnaître, je me dépêche de te libérer de tous ces mauvais sorts.
Luciana n’eut pas le temps de se poser la question, que le sorcier face à elle la fit redescendre en utilisant “Libéracorpus” et “Finite Incantatem”. Soudain, l’air dans la pièce changea d’intensité.
— À l’avenir, je te conseille d’utiliser Finite Incantatem plutôt que Destructum pour annuler ce genre de sorts. Bien sûr, c’est un sort de niveau BUSE mais son efficacité dépend du lanceur du sort, si bien que quand nous serons encore plus puissants, nous serons capables de nous en servir pour annuler des sortilèges de mage noir. Alors que Destructum, son efficacité est fixe et, en plus, on l’utilise moins fréquemment donc il y a plus de chances de le louper.
Elle sentit qu’il s’était apaisé, comme s’il avait exprimé tout ce qui le rongeait de l’intérieur. Cela ne changeait rien pour Luciana, mais elle préférait ressentir ce genre d’énergie plutôt que la tension qui régnait précédemment.
Malgré son agacement et son envie de terminer cet échange le plus tôt possible, Luciana pris note de ses conseils, plutôt d’accord avec lui et son jugement sur la situation.
Elle hoche la tête, et n’a pas le temps de confirmer ses propos, qu’il enchaîne.
— Je me rends compte que je t’ai blessé… Ce n’était pas mon intention.
A l’entente de ces mots, la jeune femme se retrouve pantoise. Certes, il n’a pas présenté d’excuses ouvertement, mais il semble s’être rendu compte de son comportement et surtout exprimer des regrets.
Relevant ses yeux verts, elle se met à le fixer et incline légèrement la tête, à l’affût de ses prochaines paroles.
Tiens, il n’est peut-être pas si terrible en fin de compte.
Contre toute attente, Luciana sent une agréable sensation l’envahir. Est-ce de la reconnaissance ? Ou bien la considération dont il fait preuve à son égard ? En tout cas, c’est inhabituel pour elle, et plutôt perturbant.
Peu habituée à ce genre de situation, la jeune élève ne sait pas comment réagir, elle en serait presque gênée. Bien entendu, elle ne laisse rien paraître et maintient son expression de contrôle.
— Je connais un sortilège pour ce genre de situations mais je le réussis qu’une fois sur deux. Il m’a été utile pour me rafistoler sans avoir à passer par l’infirmerie après… de mauvaises rencontres.
Décidément, la tournure que prennent les événements la surprend. Il y a encore quelques minutes, elle se préparait à lui cracher son venin en quittant le cours, blessée et agacée par son comportement. Apparemment, elle fait face à un jeune homme plutôt perspicace, qui a pris conscience sans que quelqu’un le lui fasse remarquer de la situation, et qui met tout en œuvre pour réparer le tort causé.
— Episkey
Retenant une expression de soulagement, Luciana ressent un soulagement instantané, remarquant que les marques des cordes disparaissent.
C’est alors qu’elle se souvient des mots qu’il a prononcés précédemment.
Pas étonnant, pour un élève de Serpentard né de parents moldus, d’avoir subi du harcèlement. Malheureusement, même si Luciana a toujours condamné ces comportements, elle n’a jamais pu intervenir, se contentant d’observer en étant divisée entre la partie d’elle éduquée par sa mère, et celle par son père.
Cependant, elle n’a jamais été témoin directe de comportements irrespectueux entre des Serpentards et Edgar. Elle se demande si, à l’avenir, elle sera tentée d’intervenir. Sur le moment, elle serait en accord avec son mental. Mais assumerait-elle l’après ? Lorsque sa mère apprendrait la nouvelle, elle ne donne pas cher de sa peau.
Revenant au présent, elle esquisse un léger sourire et s’avance, sans vraiment réfléchir, et pour une fois, elle préfère laisser libre cours à son instinct, qui l’incite à aller le saluer.
Une fois face à lui, elle se rend compte qu’elle ne l’a jamais vu d’aussi près. Elle maintient une certaine distance, comme retenue par une force invisible (ou est-ce de la peur ?). Elle tend sa main droite, tenant sa baguette dans la gauche, et plante ses yeux dans les siens.
- Merci pour ce duel, Edgar, ainsi que les échanges constructifs.
Ne souhaitant pas que les prochains mots soient entendus par des oreilles indiscrètes, elle se penche légèrement, mais pas trop, pour pouvoir parler un peu plus bas.
- Pour être tout à fait honnête, j’avais hâte de te défier en duel, et je ne regrette pas. Tu t’es bien rattrapé à la fin, j’ai failli te détester pour toujours, ça aurait été dommage, tu ne penses pas ?
Esquissant un léger sourire, elle se redresse et attend qu’il lui serre la main, signe de paix et de remerciement.
- A bientôt, sûrement en classe ou au réfectoire.
Luciana penserait après aux conséquences de son attitude, c’est-à-dire : amicale, proche (un peu trop à l’aise d’ailleurs), souriante et chaleureuse. Tout ce que sa mère condamne, en fin de compte.
Elle se retourne et commence à partir, mais elle se souvient d’une chose qu’il faut clarifier.
Alors elle fait volte-face, et s’exprime à voix haute, afin que tout le monde entende, d’un air sec, mais avec l’attitude et le regard plus doux, espérant que le jeune homme face à elle saisira la subtilité du geste.
- Au fait, je m’appelle Luciana, et pas juste “Visconti”.
D'un signe de tête léger, elle se retourne, et cette fois-ci rejoint sa place assise, avec ses livres et son sac, afin de ranger ses affaires. Elle attend que les derniers élèves encore en duel terminent leurs sorts, permettant au professeur de sonner la fin du cours.
Quand les sixièmes années s'envoient en l'air
Message publié le 15/12/2025 à 21:07
La réponse du jeune homme ne se fit pas attendre, pour le plus grand malheur de Luciana. Elle l’avait déjà compris, ce n’était pas son jour. Il allait falloir s’y faire, et ce, malgré sa mauvaise humeur depuis que le Serpentard lui avait fait comprendre son énervement.
— En effet, j’ai cru pendant quelques instants qu’on allait pouvoir mettre le passé de côté. Mais il ne t’a fallu qu’une seconde pour me rappeler à qui j’avais affaire. Tu confonds amusement et manque de respect, c’est la différence entre toi et moi. Mais j’ai loupé mon sort, je te laisse donc me montrer toute l’étendue de ton talent.
Après avoir lancé son sortilège, et une fois que celui-ci a échoué, Luciana s’avoue enfin vaincue.
Le sort “Expelliarmus” lancé par Edgar a signé sa perte. Sans baguette, elle se retrouve démunie. Ne pratiquant pas la Manumagie, elle n’a plus aucune option qui s’offre à elle.
S’il n’était pas si hautain, la jeune femme aurait probablement été impressionnée par son niveau. Elle aurait même pu apprécier le duel, malgré sa défaite cuisante et sans appel. Mais l’agressivité dont il a fait preuve, même pour un Serpentard, l’a refroidie instantanément.
C’est sûrement pour ça qu’elle aurait souhaité retourner la situation à son avantage, afin d’inverser la tendance et pouvoir sortir vainqueur du duel.
— Te voilà tête en bas, ligotée et sans baguette. Que tu le veuilles ou non, tu as perdu, Visconti.
Laissant échapper un léger soupir, Luciana n'eut d'autre choix que de s’avouer vaincue.
Elle pense d’abord à sa mère, comme souvent dans ce genre de situation, qui ne manquerait pas de lui rappeler qu’une Visconti ne connaît pas l’échec. Elle allait certainement y avoir droit lors des vacances de noël, si ce n’est avant.
Ensuite, elle se fit la promesse de s'entraîner, afin de ne plus jamais se retrouver dans cette position.
Enfin, elle décide, à ce moment précis, qu’elle en a assez vu de lui et qu’elle ne veut plus rien avoir rien à faire avec ce Serpentard.
Luciana a clairement des défauts, comme tout le monde, mais elle accorde énormément d'importance à la première impression. Et malheureusement pour ceux qui échouent là où elle a des attentes, ces derniers se voient rayés de la liste des gens à qui elle accorde de l’importance et de l'intérêt.
Le problème ne vient pas de son échec, qui est sans appel. Elle assume que le plus méritant est Edgar, qui a su lancer les sorts avec intelligence et réactivité.
Le soucis, c’est son attitude : désinvolte, hautaine, capricieuse et colérique.
Originaire d’une bonne famille, Luciana a été éduquée avec des valeurs fortes liées au respect.
Taquiner ? Bien sûr. Ruser ? Pourquoi pas, ça apporte une touche de piment.
Mais manquer de respect, ou montrer ouvertement un mépris pour la personne…ça, c’est un non catégorique.
Au final, la jeune femme se sent déçue. Elle s’attendait à passer un bon moment, empreint de légèreté et, pourquoi pas, découvrir un Serpentard qui l’a souvent intrigué.
Au moins, elle est désormais fixée. Elle ne perdra pas plus de temps que ça avec Edgar Norton.
- - En effet, je te félicite pour cet enchaînement de sorts qui t’ont amené à la victoire. C’est amplement mérité, j’abandonne le duel et je reconnais ma défaite.
Elle a énoncé ces mots avec sincérité, car c’est le fond de sa pensée.
Elle attend patiemment qu’il daigne la faire redescendre. Luciana a hâte, car les cordes lui strient les membres, et elle est persuadée d’avoir quelques marques sur sa peau, tellement elle les sent s’imprégner en elle.
Gardant pour elle ses pensées obscures, elle se promis de se venger, dans un futur proche (ou lointain), en le défiant à nouveau et, cette fois-ci, en se positionnant non pas comme une camarade, mais comme une véritable adversaire.
Quand les sixièmes années s'envoient en l'air
Message publié le 15/12/2025 à 16:24
- Destructum ? Un bon choix de sortilège mais pas évident de viser quand on est pris au piège, n’est-ce pas ?
Ah, elle aurait peut-être dû s’y attendre, mais Luciana est quand-même surprise de son changement d’attitude. Edgar semble enfin montrer le fond de sa pensée, et c’est loin d’être agréable pour elle. Elle reconnaît bien là un véritable Serpentard.
— Je vais t’aider à prendre de la hauteur sur la situation, peut-être trouveras-tu un échappatoire. Levicorpus !
Malheureusement pour elle, le sort fonctionne et elle se retrouve projetée dans les airs.
Ses nerfs étant mis à rude épreuve, Luciana sent que sa patience s’étiole. Finalement, elle en a peut-être assez vu de lui. Il semble lui vouer une profonde colère, et ce n’est pas surprenant. Il doit avoir entendu parler d’elle. Forcément, ses fréquentations ne doivent pas aider.
— Je suppose que tu conviendras que j’ai remporté le duel ? Si oui, je vais te faire redescendre.
Même dans la pire des situations, Luciana maintient son sang-froid. Agacée par le comportement de son adversaire, il est hors de question pour elle de s’avouer vaincue. Elle n’abandonnera pas, surtout depuis qu’il a un comportement des plus irascibles.
Elle compte bien trouver une solution pour se sortir de là, même si sa fierté en prend un coup.
-Eh bien, tu sembles perdre patience. C'est dommage, je trouve pourtant qu’on s’amusait bien. Dis-moi, Edgar, quelle mouche t’a piqué ? C’est désagréable de sentir ta colère, attention, j’ai aussi une patience qui a ses limites. Je n'abandonne pas ce duel.
En lévitation, complètement enchaînée par les cordes, Luciana maintient son attitude, implacable et confiante. Elle débite ces paroles avec assurance, sans devenir agressive même si ce n’est pas l’envie qui lui manque. Elle aurait bien envie de lui faire fermer son clapet. C’est à ce moment qu’elle comprend qu’elle aussi, elle est agacée.
La riposte arrive instantanément.
- Expelliarmus !
On est clairement sur de l'acharnement, mais elle aurait probablement fait pareil.
En tout cas, Luciana se mord les doigts de regrets : elle aurait mieux fait d'enchaîner le sortilège après l’avoir désarmé au début du duel.
Heureusement pour elle, la chance semble lui sourire de nouveau. Le sort lancé par Edgar échoue. C'est le moment pour la jeune femme de tenter un sort pour retrouver la terre ferme.
Se concentrant sur le sortilège, inclinant sa baguette, elle dit :
- Destructum !
Le sortilège ne fonctionne qu’à moitié. Luciana sent qu’elle se rapproche du sol mais ne l’atteint pas. Les cordes se desserrent, mais restent enroulées autour d’elle. Bon, là, c’est vraiment critique.
Luciana Visconti a lancé un sortilège en utilisant sa baguette : Ciliegia !
- Sortilège
- Sortilège d’Effacement
- Difficulté
- 8
- Résultat D20
- 6
- Interprétation
- Échec
- XP gagnée
- 3
Le sortilège ne fonctionne qu’à moitié. Luciana sent qu’elle se rapproche du sol mais ne l’atteint pas.
Les cordes se desserrent, mais restent enroulées autour d’elle.
Bon, là, c’est vraiment critique.
Autres résultats possibles
Le sort fonctionne, il détruit les cordes, et lui permet de retrouver le sol en délicatesse.
Double post autorisé pour Luciana
Le sort fonctionne, les cordes sont détruites et la jeune femme retrouve le sol.
- De nouveaux égaux.
Lance-t-elle pour le provoquer.
Le sortilège échoue, pire encore, l’effet inverse semble se produire : Luciana sent son corps être projeté en hauteur, et les cordes se resserrer autour de son corps.
Cela devient vraiment douloureux, et difficile à supporter. Si ça continue, elle sera contrainte d’abandonner.