Harry Potter RPG

Liste des messages de Cassie Dunn

Cassie Dunn

Femme

17 ans

Sang pur

Britannique

Give me water

Message publié le 20/01/2026 à 17:32

Cassie restait immobile, tout bonnement écœurée de voir le Poufsouffle ainsi se baffrer avec le chocolat, et ne même pas prendre la peine d’avaler avant de parler. Ou même seulement de ne pas le faire la bouche pleine. Il en rajouta même en couche en allant chercher ce pourquoi il était là et en émettant des gargouillis qui faillirent lui arracher un petit haut le cœur.

 

Son attention fut toutefois détournée de ce désagréable moment pour se poser sur l’insignifiante créature qui revenait vers elle les mains vides. Bien que cela ne fut pas une surprise, la Gryffondor se mit à pester intérieurement contre l’elfe qui avait fait preuve d’une inutilité remarquable.

 

Non seulement elle allait devoir perdre son temps pour faire comprendre à la bestiole pleurnicharde comment son boulot devait être fait, mais en prime elle devrait même s’adresser à un autre de son espèce pour qu’enfin on lui amène ce qu'elle était venue chercher. Ce qu'il ne fallait pas faire pour parvenir à s'exercer...

 

Le toisant de toute sa hauteur – et ce n’était pas difficile compte tenu de la différence de taille entre le commis de cuisine et elle -, Cassie fronçait les sourcils prête à s’emporter. Elle ne s’interrompit qu’en entendant l’autre énergumène prétendre que, lui, savait où trouver l’aliment convoité.

 

Son regard darda vers le concerné qui était encore occupé à mâchonner du chocolat. Se faisant violence pour ne pas laisser paraître son dégoût, Cassie se détourna totalement de l’être inutile pour s’approcher de celui qui l’était visiblement un peu moins s’il disait vrai.

 

Après un soupir qui traduisait l’effort que cela lui demandait, la sixième année finit par adresser un petit sourire à son camarade.

 

- Tu pourrais me montrer ? demanda-t-elle avant d’ajouter, comme si cela lui coûtait beaucoup : S’il te plaît.

 

Heureusement qu’il n’y avait personne pour voir ça.


Pommier et statue de sel [cours]

Message publié le 20/01/2026 à 15:05

Ainsi donc, les rumeurs n’étaient pas totalement infondées. Bien sûr elle avait entendu parler des petits excès de violence de son camarade de maison, mais là, elle était carrément témoin d’une véritable tempête d’émotions.

 

Si elle se sentit directement outrée qu’il ose lui intimer de descendre de l’escabeau comme il l’aurait fait avec un vulgaire croup, elle n’en laissa pour autant rien paraître, se contentant de croiser les bras sur la poitrine pendant qu’il vidait son sac – qui avait visiblement eu le temps de bien se remplir. Et puisqu’il avait demandé qu’elle descende, il était évident qu’elle ne ferait pas l’ombre d’un mouvement en ce sens. Personne ne lui donnait d’ordre.

 

Il avait du toupet de suggérer qu’elle avait été répartie dans la mauvaise maison alors que lui-même s’était fait dessus à cause d’une pomme, quelques minutes plus tôt. Cassie plissait légèrement les yeux en continuant de l’écouter, sans l’interrompre alors qu’il continuait sa tirade. Elle ne lui avait pas parlé comme à un débile, elle s’était juste adressée à lui en se mettant à son niveau. Les déductions qu’il en tirait ne regardaient que lui à partir de là. Bon à la rigueur, il n’avait pas fondamentalement tort sur ce point, mais cela n’avait rien de personnel. Tout le monde était stupide à ses yeux, jusqu’à preuve du contraire.

 

Elle ne put s’empêcher de lever les yeux au ciel en l’entendant évoquer le prétexte de la nationalité pour se victimiser davantage. D’accord, sa tolérance à l’égard des étrangers était peut-être un poil limitée (et encore), mais elle n’avait jamais rien dit en ce sens le concernant. Probablement parce que son petit accent sexy arrivait à la détourner de ses aprioris.

 

Visiblement, il en avait gros sur le cœur car le volume de sa voix ne faisait qu’augmenter, jusqu’au moment où il l’apostropha d’un « greluche », surprenant mais pas vexant. Un petit nom de plus à ajouter à la longue liste qu’on lui avait déjà adressée. Elle le ressortirait probablement à Alison quand elle la verrait, celui-là. Il sonnait bien.

 

Dans un petit mouvement du regard, Cassie détailla le slave des pieds à la tête, avant de s’arrêter pour se planter dans le sien. Le petit coup d’œil noir qu’il avait adressé aux autres ne l’avait, pour une raison étrange, pas laissée indifférente. Sous ses airs de paysan perdu et ronchon, il avait en fait du mordant. Bien.

 

- Tu as fini ton caca nerveux ? demanda-t-elle doucement, après un instant de silence sensé le mettre mal à l’aise.

 

Elle descendit de l’escabeau – de sa propre initiative et non pas parce qu’on lui avait ordonné – et se plaça à côté de lui pour le toiser innocemment, comme si elle n’avait pas été une seconde responsable de cet éclat chez son partenaire. Le prof n'aurait absolument rien à lui reprocher, à elle.

 

- Je crois que t’as un petit problème de gestion de la colère. glissa-t-elle sur le ton de la conversation, sans répondre à une seule des choses qu’il avait avancées. Si tu veux aller près de la vipère ou le lèche-cul, tu sais où aller. Sinon, on peut continuer.

 

Sa phrase ne fut ponctuée que par un petit sourire condescendant, alors qu’elle gardait une attitude calme, en contradiction totale avec la petite esclandre qu’elle avait provoquée.


Pommier et statue de sel [cours]

Message publié le 20/01/2026 à 12:59

Perchée sur l’escabeau, Cassie pouvait à présent regarder de haut celui qui faisait équipe avec elle (même si elle ne s’en privait déjà pas lorsqu’elle était à même le sol). De là où elle était, elle avait une encore meilleure vue sur la tronche qu’il tirait. Et à croire sa propension à froncer les sourcils comme le vieux ronchonchon qu’il était, elle était certaine qu’il finirait plus fripé qu’un pruneau avant la cinquantaine. Ce qui serait vaguement dommage, pensa-t-elle furtivement.

 

- T’essaies de t’en convaincre, Monsieur Sourire ? surenchérit-elle ironique.

 

Quand il se décida enfin à tendre le linge pour récupérer la pomme, Cassie ignora ostensiblement les manières exagérées de son voisin  et attrapa sa baguette pour lancer un sort de découpe sur la branche. Elle eut juste le temps de s’interrompre au moment où son partenaire du jour semblait pris d’un doute. Si elle fut d’abord excédée par cette perte de temps, le sentiment fut rapidement remplacé par de l’amusement (et un peu de moquerie) en le voyant devenir si incertain quant au déroulé de l’exercice.

 

Elle se contenta de le couvrir d’un regard mêlé d’incompréhension et de jugement, une main posée sur la hanche, alors qu’il se préparait à utiliser sa baguette. Est-ce qu’il était vraiment en train d’essayer de se… Quoi ? Défendre contre une pomme ? Wow. Il était beau le courage des Gryffondor.

 

Cassie attendit qu’il ait terminé son petit cirque, pour enfin réagir. En fléchissant un peu les genoux et en posant les mains sur ces derniers, elle se mit dans la position d’un adulte qui s’adresse à un enfant en regardant Sasha.

 

- C’est bon ? Il a fini sa petite tempête d’émotions ? La pomme ne va pas te manger. Elle va juste tomber sur le linge. commença-t-elle à lui dire d’une voix douce et extrêmement infantilisante.

 

Voyant qu’il semblait enfin prêt, elle profita qu’il soit les mains prises avec le tissu pour venir lui tapoter gentiment la jouer du bout des doigts, toujours comme l’aurait fait quelqu’un avec un gosse. Elle devrait de toute façon se laver les mains après le cours. Puis, se redressant sur l’escabeau, elle trouva tout de même quelque chose à ajouter :

 

- T’es trop loin, approche-toi. lui fit-elle remarquer, en le tirant doucement par son pull pour qu’il vienne plus près. Voilà, je vais pas te mordre, mon grand.

 

Pas tout de suite et sans bonne raison, du moins. Il ne fallait jamais dire jamais.

 

Cassie pointa le bout de sa baguette vers l'une des branches où pendait une des pommes. Elle murmura distinctement un "Diffindo". Sans surprise, la découpe se fit nettement pour laisser tomber le fruit délicatement sur le linge tendu par son binôme. Heureusement qu'elle était là pour faire tout le boulot...

Cassie Dunn a lancé un sortilège en utilisant sa baguette : Apophis !

Sortilège
Sortilège de Découpe
Difficulté
4
Résultat D20
20
Interprétation
Réussite Critique
XP gagnée
20

Cassie pointa le bout de sa baguette vers l'une des branches où pendait une des pommes. Elle murmura distinctement un "Diffindo". Sans surprise, la découpe se fit nettement pour laisser tomber le fruit délicatement sur le linge tendu par son binôme. Heureusement qu'elle était là pour faire tout le boulot...

Autres résultats possibles

Cassie pointa le bout de sa baguette vers l'une des branches où pendait une des pommes. Elle murmura distinctement un "Diffindo" et vit la branche se couper. Le fruit tomba alors dans le linge tendu, laissant la jeune fille avec le sentiment d'avoir fait tout le boulot. 

Cassie pointa le bout de sa baguette vers l'une des branches où pendait une des pommes. Elle murmura distinctement un "Diffindo" et... la résultat ne fut pas aussi probant qu'escompté. Le bois semblait à peine effleuré. À ce rythme-là, elle avait autant de chance de tenter de scier le tout avec un gant, cela eusse eut le même résultat.

 

- L'escabeau n'est pas stable, trouva-t-elle comme seule excuse. Tu l'as fait bougé ?!

Cassie pointa le bout de sa baguette vers l'une des branches où pendait une des pommes. Elle murmura distinctement un "Diffindo" qui brilla par son inefficacité la plus totale. Non seulement la branche était toujours parfaitement intacte, mais en plus elle se retrouvait dans une situation plus que gênante à côté du garçon qu'elle venait de charrier. Évidemment, son premier réflexe fut de lui jeter un regard mauvais. C'était forcément sa faute : il l'avait distraite avec ses bêtises !


Pommier et statue de sel [cours]

Message publié le 19/01/2026 à 22:41

Le regard hagard de son partenaire la laissa penser un instant qu’elle avait probablement du aller trop vite pour son petit cerveau. Elle ne détourna son attention de lui que pour faire une grimace de dégoût en entendant un Serdaigle faire de la lèche à Ravental en jouant les élèves exemplaires. Serait-il en mesure de récupérer sa langue après l’avoir enfoncée si profondément dans le fondement du professeur ? Tel était le mystère. Sa grimace laissa cependant place à un petit sourire satisfait lorsque Sasha l’appela cheffe. Bien, il commençait à comprendre.

 

La sensation du linge qui se réchauffait doucement dans ses mains n’était pas désagréable et fit concéder à Cassie qu’il savait au moins se servir un peu de sa baguette, tout n’était pas perdu. Sans surprise, il lui demanda comment procéder pour la suite, tout en lui donnant un nom qu’elle ne comprit pas. Sûrement un terme issu de sa langue de barbare, mais qu’elle ne jugea pas nécessaire d’approfondir.

 

La brune fourra le linge enchanté dans les mains du Gryffondor grommelant avant de se tenir à lui sans scrupule aucun pour monter sur l’escabeau. Une fine idée qu’il avait eu, aussi étonnant cela fut de sa part.

 

- Tiens le bien tendu en dessous de la pomme, et ne la laisse pas tomber. disait-elle pour le guider, toujours avec un poil d’autorité.

 

Sa main toujours sur l’avant-bras du garçon ne se desserra que quand elle fut à portée de l’un des fruits, prête à couper la tige qui le raccrochait à l'arbre.

 

- N’en profite pas pour te rincer l’œil, lui souffla-t-elle en le taquinant, se rappelant l’irritation qu’il avait ressenti d’être traité de pervers. C’est bon pour toi ?


Derrière la porte close

Message publié le 19/01/2026 à 22:16

Ce message fait l'objet d'un avertissement de contenu :

TCA

L’air lui manquait. Une fois encore, son reflet avait eu le dessus et l’avait laissée plonger dans ses pires revers. Même alors qu’elle avait bien senti ses limites atteintes, elle n’avait pu se contrôler. S’arrêter. La poubelle cachait à présent son méfait, et la simple vue du carton coloré lui rappelait que ça avait été celui de trop. Une lourdeur immense l’habitait et lui donnait l’impression d’être en plomb. Disparue l’armure qu’elle se fabriquait au quotidien. Là, ne lui restaient que la honte et le besoin irrépressible de se délester d’un poids au cœur. Au corps.

 

Les couloirs du château étaient vides, ou peu fréquentés. L’heure avancée n’y était probablement pas pour rien. Bientôt, elle devrait se rendre dans son dortoir car le couvre-feu approchait. Non pas que cela ait une quelconque importance pour elle, dans le fond... Mais quoi qu'il en fut, elle ne rentrerait pas avant d’avoir expié. Impossible pour elle de retourner voir ces idiotes qui lui servaient de camarades de chambre dans cet état. Se montrer vulnérable représentait un risque auquel elle se refusait fermement.

 

Cassie n’entendait que le bruit de ses chaussures contre la pierre et son souffle entrecoupé par l’émotion. Ses pas la guidèrent, comme par habitude, vers les toilettes qu’elle savait souvent inoccupées. Un instant, elle s’arrêta devant l’évier qui se trouvait au centre de la pièce. De l’eau, pour se rafraichir. Elle avait besoin d'eau. Alors qu’elle faisait tourner le robinet qui trainait trop selon elle à faire crachoter un filet d’eau correct, son regard sombre croisa le reflet qu’elle avait jusque-là tenté d’éviter.

 

La vue qu’elle eut ne fit que confirmer son besoin urgent. Sans même avoir touché l’eau ni coupé le robinet, elle se dégagea de là pour aller s’enfermer dans l’une des cabines non loin. Le bruit du jet couvrirait un peu le bruit de son expiation, de sa libération. C’est nécessaire, continuait de lui marteler son cerveau. C’était tout ce qu’elle méritait. Et peut-être un jour, cela finirait par payer.


Pommier et statue de sel [cours]

Message publié le 19/01/2026 à 20:25

Toute occupée qu’elle était à regarder d’un mauvais œil les françaises présentes, Cassie n’écouta que d’une oreille l’histoire soporifique racontée par leur enseignant. Elle n’avait pas soigneusement évité l’option inutile d’Étude des moldus pour se retrouver à entendre parler de leurs contes pour enfants dans d’autres cours. Mais Ravental n’avait pas tort sur un point : le savoir ne devait jamais être négligé.

 

Le vieil homme annonça ensuite les binômes et avant qu’elle n’ait eu seulement l’idée de râler, le garçon au nom de famille imprononçable était déjà à côté d’elle à lui sourire. À défaut de mieux, elle se retrouvait au moins avec quelqu’un de sa maison.

 

- Tu as l’air un peu trop content de devoir cueillir le fruit défendu avec moi, lui chuchota-t-elle sur le ton de l’ironie.

 

Sans même la consulter, le Gryffondor se mit à rapporter le matériel dont ils pourraient avoir besoin pour procéder à l’exercice. La brune ne prétendit pas bouger de là où elle était alors qu’elle l’observait faire (se rinçant potentiellement discrètement l’œil au passage). Une petite moue indignée restait affichée sur son visage car le slave faisait preuve d’autant de délicatesse qu’un éruptif dans un magasin de boules de cristal, à chaque fois qu'il déposait quelque chose devant elle. Quand il se décida enfin à lui demander son avis pour savoir qui des deux cueillerait un fruit le premier, son regard fit plusieurs fois le trajet entre son visage et ce qu’il avait ramené.

 

- C’est tout ? demanda-t-elle, un poil excédée. Tu ne crois pas qu’il manque un petit quelque chose ?

 

Cassie vint doucement se pincer l’arête du nez, car à nouveau elle se retrouvait face à l’incompétence de l’un de ses camarades. Mais puisqu’elle devait faire équipe – et surtout laisser une bonne impression au professeur qui les regardait peut-être -, elle entreprit aussi calmement qu’elle pouvait d’expliquer à son binôme :

 

- Ça n’ira pas juste avec des gants. C’est pas un simple pommier… expliqua-t-elle un peu sèchement. On doit les faire tomber sur un linge enchanté, sinon pffffiou… Plus de pomme, que de la cendre.

 

Et c’est aussi comme ça que tu finiras si j’ai une mauvaise note de ta faute, s’abstint-elle d’ajouter.

 

- Accio linge, prononça-t-elle en tendant la main en direction de la table où se trouvaient ceux à leur disposition. 

 

Le morceau de tissu se souleva pour venir atterrir directement dans la main de Cassie. 

 

- Voilà. Maintenant t'as qu'à lancer un Calidum sur le linge et on pourra faire tomber la pomme dessus, dit-elle d'un ton un poil autoritaire. 

 

Cassie Dunn a lancé un sortilège en utilisant la manumagie !

Sortilège
Sortilège d'Attraction
Difficulté
4
Résultat D20
14
Interprétation
Réussite
XP gagnée
10

- Accio linge, prononça-t-elle en tendant la main en direction de la table où se trouvaient ceux à leur disposition. 

 

Le morceau de tissu se souleva pour venir atterrir directement dans la main de Cassie. 

 

- Voilà. Maintenant t'as qu'à lancer un Calidum sur le linge et on pourra faire tomber la pomme dessus, dit-elle d'un ton un poil autoritaire. 

Autres résultats possibles

- Accio linge, prononça-t-elle en tendant la main en direction de la table où se trouvaient ceux à leur disposition. 

 

Sans attendre, le morceau de tissu se souleva pour venir atterrir directement dans la main de Cassie.

 

- Voilà. Maintenant t'as qu'à lancer un Calidum sur le linge et on pourra faire tomber la pomme dessus, dit-elle d'un ton un poil autoritaire. 

- Accio linge, prononça-t-elle en tendant la main en direction de la table où se trouvaient ceux à leur disposition. 

 

Le morceau de tissu se souleva pour venir atterrir directement sur la tête de Mellitus qui se trouvait dans le chemin. Il ne savait pas regarder où il allait ?

 

Elle se dirigea donc vers ce dernier pour récupérer le morceau de lin, sans prendre la peine de s'excuser et s'adressa ensuite à Sasha : 

 

- Voilà. Maintenant t'as qu'à lancer un Calidum sur le linge et on pourra faire tomber la pomme dessus, dit-elle d'un ton un poil autoritaire. 

- Accio linge, prononça-t-elle en tendant la main en direction de la table où se trouvaient ceux à leur disposition. 

 

Le morceau de tissu resta parfaitement immobile, laissant Cassie dans une position particulièrement gênante.

 

Plus gênée qu'autre chose, elle décida que l'attaque était la meilleure défense. Ne tenant pas compte de la teinte rosée que venaient de prendre ses joues, elle s'énerva un peu sur son camarade : 

 

- Qu'est-ce que t'attends ?! Faut aller chercher un morceau de lin et lui lancer Calidum. Je vais pas tout faire à ta place...


Give me water

Message publié le 16/01/2026 à 13:42

C’est lorsqu’il s’approcha d’elle que Cassie reconnut le nouvel arrivant comme l’un de ses camarades de classe. Stone. Nom qu’il portait selon elle plutôt bien, car elle le trouvait con comme un galet. Ce qu’il s’empressa de lui prouver en partant dans une imitation très fidèle du mouton qui crie, avant de rire de sa propre bêtise. Enfin, ce mouton-là avait du faire autre chose que manger de l’herbe, à en croire son regard vitreux et la légère odeur bien reconnaissable qui se dégageait de lui. Son état pouvait d’ailleurs expliquer qu’il ait préféré venir jusqu’ici pour boire, plutôt que d’aller dans sa salle commune ou la grande salle, comme le faisaient les gens civilisés.

 

Sa patience, déjà mise à mal par l’incompétence de l’elfe de maison, fut encore plus mise à l’épreuve lorsque le garçon l’appela par son diminutif. Surnom qu’elle n’autorisait personne à utiliser, à l’exception de ses véritables amis (autrement dit pas grand monde). Or, jusqu’à preuve du contraire, les deux n’avaient pas élevé les veaudelunes ensemble. Fallait surtout pas qu’il se gêne. Elle n’eut pas le temps de le corriger car, enfin, le serviteur revenait avec sa demande.

 

Alors qu’elle tendait la main pour attraper du bout des doigts le paquet violet, afin d’être sûre de ne pas toucher les horreurs fripées de la bestiole, l’autre intervint et s’en empara avant elle. Cassie allait s’emporter sur lui, mais ce qu’il dit alors l’en dissuada. Comment ça, celui qui craquait ? D’un mouvement un peu brusque, elle vint saisir le chocolat qu’il venait d’ouvrir pour lire l’emballage avant de lui fourrer à nouveau dans les mains et de se tourner vers le dénommé Babor.

 

- Qu’est-ce c'est que ça ? demanda-t-elle froidement en pointant du doigt la barre chocolatée. C’est quand même pas compliqué de trouver du chocolat noir. Noir. Pas avec du riz soufflé. Pas au lait. Pas avec des noisettes. Du. Chocolat. Noir.

 

Dans un geste tout à fait condescendant, elle s’agenouilla face à l’elfe pour se mettre à sa hauteur et le regarder bien droit dans les yeux. Quoi que cela ne fut pas nécessaire, vu la taille des globes, pensa-t-elle.

 

- Écoute-moi bien, machin. C’est la dernière fois que je te le demande. Après, je ne le ferai plus gentiment. Va me trouver une tablette de chocolat noir.

 

En voyant Babor s’éloigner rapidement pour retourner chercher ce qu’elle avait demandé, Cassie se redressa, à présent plus énervée qu’impatientée. Dans la manœuvre, elle s'était sentie contrainte d'abandonner le pourcentage du chocolat. C'était visiblement beaucoup trop demander à cet être inférieur. Elle se retourna vers Stone et l’apostropha un peu sèchement :

 

- T’es au courant que c’est totalement stupide de bouffer du chocolat quand on a soif ?

 

Ce qu’elle aurait aimé lui arracher des mains pour la dévorer, là, tout de suite.


Bonne poire à louer

Message publié le 16/01/2026 à 12:29

C’est qu’il était presque crédible avec ses excuses puantes de vouloir se tourner vers l’avenir et se concentrer sur ses ASPIC. La lueur qu’elle percevait pourtant dans son regard ne faisait que renforcer la jouissance qu’elle retirait de ce moment visiblement très gênant, voire pesant pour lui.

 

- C’est quand même dommage de laisser tomber le sport, surtout si ça te manque. Mais bon, tu dois savoir ce que tu fais… glissa-t-elle innocemment pour asséner le coup final.

 

L’inconfort du grand blond sembla croître, comme elle l’avait espéré, lorsqu’elle lui mentionna le prétendu crush d’une de ses camarades de chambre. Alors que sa bouche s’ouvrait et se fermait dans une imitation parfaite du boullu hors de l’eau, la brune dut se faire violence pour ne pas pouffer de rire et risquer de mettre à mal son petit plan.

 

Évidemment, il lui demanda plus d’informations sur cette camarade, voulait savoir s’il la connaissait. Vu le personnage, elle ne put s’empêcher de penser qu’à part l’infirmière de l’école et les deux femmes membres de l’équipe professorale, il était fort peu probable qu’il connaisse beaucoup de filles à Poudlard… Il suffisait de voir sa dégaine pour comprendre qu’il ne devait, en vérité, pas attirer grand monde. Un visage plus ou moins correct ne faisait pas tout. Et s’il se retrouvait souvent dans l’état actuel – c’est-à-dire poisseux de transpiration -, il devait même au contraire les repousser.

 

Mais puisqu’elle devait jouer le jeu jusqu’au bout pour que la blague fonctionne, elle afficha un petit sourire en déballant l’histoire cousue de toute pièce :

 

- Oh, je ne suis pas sûre que tu la connaisses. C’est quelqu’un de très discret, même un peu timide. Elle s’appelle Sarah. Pas très grande, pas très bavarde. Pas sûre que ça te dise quelque chose.

 

Voilà. Un prénom tout ce qu’il y a de plus banal pourrait lui semer le doute, surtout si elle restait vague sur les détails pour la distinguer. Avant même qu’elle n’ait eu le temps de mettre les choses un peu plus en forme, le blond se mit à faire la proposition parfaite. C’en était presque moins drôle de le voir se jeter seul dans la gueule du loup, sans qu’elle ne l’y pousse elle-même d’abord.  Mais puisqu’elle était si bien engagée dans la plaisanterie, elle se devait de la terminer.

 

- Justement, en parlant de boire un thé… Elle aimerait te donner rendez-vous au Salon de Madame Pieddodu à la prochaine sortie à Pré-au-Lard. Tu serais d’accord ?

 

Cassie regretta d’avoir poursuivi la conversation sur la météo et d’avoir évoqué sa préférence pour l’été. Pendant  un instant, son masque d’amabilité feinte se craquela pour laisser très brièvement apparaître son exaspération et son jugement quand il prononça le mot « vespérale » et qu’il accompagna sa phrase d’un rire. Elle s’empressa de se reprendre en feignant à son tour un léger rire, mais elle n’en pensait pas moins. Par Circée, ce mec bouffait des dictionnaires pour s’amuser, ce n’était pas possible autrement. Il n’y avait aucun doute : elle était tombée sur le puceau originel. La cible idéale.


Une rencontre qui fait des étincelles

Message publié le 16/01/2026 à 11:35

Ainsi donc la mesquine vipère persistait dans son choix du traitement silencieux. Pas de chance pour elle, Cassie avait une vie entière d’expérience en la matière avec sa mère. Sans compter ses prédispositions à l’entêtement et au fait de toujours vouloir avoir le dernier mot. Même si dans ce cas de figure, cela impliquait de faire parler ou au moins réagir son interlocutrice.

 

Lorsqu’il était question de faire sortir les gens de leurs gonds, la Gryffondor ne manquait pas de ressources. Bien sûr, elle aurait pu sortir de là et se trouver un autre endroit pour aller enfin assouvir sa faim. Mais cela aurait été un aveux de faiblesse auquel elle se refusait fermement. Ce n’était pas ce vilain scarabée cadavérique qui allait faire régner sa loi.

 

Plutôt que de s’énerver, de crier ou de persévérer avec la magie, elle décida d’opter pour une autre méthode. Alors que la Serpentard reprenait son occupation, la brune décida que c’était l’endroit idéal pour venir s’asseoir. Se hissant sur la pointe des pieds, elle se laissa lourdement tomber sur le bureau, en prenant bien soin de faire trembler la main en train d’écrire.

 

Sans gêne aucune, elle pencha alors la tête pour ouvertement lire ce que Miss Herpès gribouillait. Dès les premiers mots, elle comprit qu’elle avait probablement interrompu l’égyptienne dans un échange épistolaire.

 

- Cher Ahmès… commença-t-elle à lire tout haut, d’une voix nasillarde censée imiter Neith. Alors on écrit à son amoureux ? C’est pour ça que t’es tendue ? Faut se détendre, ma grande.

 

Redressant sa tête pour observer la classe autour d’elle, elle se mit à balancer une de ses jambes dans le vide pour accentuer encore les tremblements de la table.

 

- Je savais pas qu’ils vous apprenaient à écrire avec autre chose que des hiéroglyphes dans ton pays. dit-elle sur le ton de la conversation, sans regarder la fille à qui elle envahissait l’espace personnel. Et en même temps, c'est déjà surprenant que vous saviez écrire tout court... ajouta-t-elle en lâchant un petit rire soufflé du nez.

 

Elle voulait du calme et de la tranquillité ? Ce serait sans compter sur la sixième année. Cassie, non contente d'avoir commencé à la lire, s'empara rapidement de la correspondance en se laissant retomber sur ses pieds pour s'éloigner de la propriétaire du document et commencer à analyser plus en profondeur le contenu de la lettre.

 

- Allons voir quels mots d'amour tu as écrit... 

 


Give me water

Message publié le 14/01/2026 à 18:32

Cela ne faisait que quelques minutes que Cassie poireautait dans l’entrée des cuisines, et pourtant une certaine impatience commençait déjà à se faire sentir chez elle. La pointe de sa bottine à talonnette rouge pétante tapait légèrement et en rythme la pierre sous ses pieds, tandis qu’elle gardait les bras fermement croisés juste sous sa poitrine. La présence des occupants des lieux n’était pas sans lien avec la mine renfrognée qu’elle affichait.

 

Elle n’avait pourtant pas demandé grand-chose : du chocolat noir à 90%.  Comme le préconisait l’exercice auquel elle voulait s’adonner pour le cours de Défense contre les Forces du Mal. Son préféré. Mais non, visiblement sa requête était trop demandée pour la créature qui s’était portée volontaire lorsqu’elle était arrivée.

 

Et en même temps, était-ce vraiment étonnant de la part d’êtres aussi difformes que les elfes de maison ? Vraiment, leur aspect restait un mystère pour la jeune fille. Une si grosse tête pour un si petit corps tenait plus de l’outrage à l’esthétisme, que de quelque chose de naturel. À défaut d’être jolis, ils auraient au moins pu être intelligents. Mais c’était sans compter sur la taille proéminente de leurs yeux qui devait forcément prendre le pas sur la matière cérébrale. C’était la seule explication. Pas étonnant que les sorciers en aient fait leurs serviteurs pendant si longtemps…

 

Sa chance lui jouait décidément des tours. En plus de s’infliger un passage dans les cuisines où les odeurs faisaient tordre son estomac de faim et où la vue des elfes la dégoûtait un peu, elle était tombée sur la seule créature qui n’était pas capable de différencier du chocolat au lait et du chocolat noir. C’était la troisième fois qu’elle revenait en sautillant, prétendant avoir trouvé ce qu’elle cherchait, et la troisième fois qu’elle se trompait.

 

Cassie sentit un léger courant d’air provenir de la porte, derrière elle. Naturellement, elle se retourna pour voir qui venait d’entrer. C’est là qu’elle le vit arriver, un sourire stupide aux lèvres. Qu’est-ce que c’était que ça pour une tenue ? Il avait l’intention de partir faire du parachute avec son pantalon dix fois trop grand ? Le bougre semblait planer comme si un billywig venait de le piquer. Passablement énervée par l’attente, et pas du tout prête à bouger du passage où elle se trouvait avant qu’on ne lui ait apporté ce qu’elle était venu chercher, elle l’interpella :

 

- Qu’est-ce que tu veux, toi ?

 

Sa bouche, parfaitement peinte dans un rouge aussi criard que celui de ses chaussures, formait une ligne qui trahissait légèrement son dédain.


Une rencontre qui fait des étincelles

Message publié le 14/01/2026 à 16:35

Le visage de Cassie se figea dans une expression d’indignation pure, lorsqu’elle comprit ce qu’il venait de se produire. Son premier réflexe fut de s’insurger en criant, mais ses protestations restèrent muettes car le sortilège qu’on venait de lui lancer la réduisait au silence. La Gryffondor avait certes beaucoup de défauts, mais lancer des sorts sur autrui sans avertissement préalable n’en faisait (jusque-là) pas partie. L’acte relevait à ses yeux d’un manque de respect immense, sans compter le fait qu’il lui avait été jeté sans même un regard dans sa direction.

 

Bien décidée à signifier son mécontentement, elle s’approcha d’un pas ferme du bureau où se tenait encore assise celle qui venait de lui faire affront. Se plantant devant la concernée, elle reconnut alors la fille aux cheveux sombres. C’était cette égyptienne au nom imprononçable qui n’était pas sans rappeler une maladie vénérienne. Une pièce rattachée arrivée tardivement à Poudlard. Une intruse, en somme. Qui venait de commettre une terrible erreur en agissant de la sorte, comme une lâche.

 

Il fallut quelques secondes avant que l’effet de la magie ne se dissipe et qu’on puisse à nouveau entendre le son de sa voix. Cette attente avait au moins eu le mérite de dissuader Cassie de se couvrir de ridicule en recourant à la solution des insultes facilement criées. Non, à la place, elle parla d’une voix calme, mais emplie d’une colère froide, à celle qu’elle considérait comme une étrangère.

 

- On peut savoir c’est quoi ton putain de problème ?

 

Toutes les excuses du monde n’auraient de toute façon pas réussi à justifier le sort lancé. Personne n’avait le droit de la faire taire. Encore moins une Serpentard en carton comme elle. Son regard glissa brièvement sur le parchemin qui se trouvait encore devant elle, avant de se fixer à nouveau sur son visage. Qu’elle aurait pu trouver relativement joli si la personne qui l’arborait ne lui inspirait pas tant de haine, à l'instant-même.

 

- Je crois que t’as besoin de te rafraichir un peu les idées. lui cracha-t-elle en affichant un sourire provocateur, dénué de joie.

 

Elle voulait jouer à ce jeu-là ? Pas de problème. De ce dont elle se souvenait, certains serpents aimaient l’humidité. Une vipère comme celle-ci, apprécierait donc une petite douche.

 

- Aguamenti, lança-t-elle en pointant sa baguette vers Patch d'herpès.

Un jet d'eau intense vint directement asperger le visage de la Serpentard, épargnant (par chance pour elle, par malchance pour Cassie) ce qui se trouvait autour d'elle. 

Cassie Dunn a lancé un sortilège en utilisant sa baguette : Apophis !

Sortilège
Sortilège du Jet d'Eau
Difficulté
5
Résultat D20
18
Interprétation
Réussite
XP gagnée
10

Un jet d'eau intense vint directement asperger le visage de la Serpentard, épargnant (par chance pour elle, par malchance pour Cassie) ce qui se trouvait autour d'elle. 

Autres résultats possibles

Un jet d'eau intense vint non seulement directement asperger le visage de la Serpentard, mais toucha également ce qui se trouvait autour d'elle. Ses cheveux, ses vêtements, ses affaires... Le parchemin posé sur le bureau ne fut pas épargné, réduisant ce qui y était écrit à de vilaines taches d'encre informes. 

Quelques gouttes d'eau s'échappèrent à peine de l'extrémité de la baguette pour venir atterrir sur le bureau, donnant l'air à Cassie d'avoir simplement allumé un pétard mouillé.

La baguette de Cassie se mit à crachoter bizarrement, poussant cette dernière à regarder de plus près. L'eau choisit évidemment le moment où elle tenait sa baguette juste devant elle pour l'éclabousser brutalement au niveau de son pantalon. L'humiliant pour la deuxième fois de la journée en la laissant avec une tache humide qui n'était pas sans laisser penser qu'elle avait eu un accident...


Bonne poire à louer

Message publié le 14/01/2026 à 12:37

Le renfrognement passager du Serdaigle lui fit comprendre qu’elle avait visé juste. Et le joli euphémisme selon lequel il avait quitté l’équipe la fit sourire intérieurement. Tout le monde savait que ce n’était clairement pas une décision de sa propre initiative. Il n’était pas parti, il avait été viré. Aussi, elle décida de vérifier jusqu’où elle pouvait enfoncer le couteau dans la plaie :

 

- Oh mince. Quel dommage, dit-elle d’un ton affecté avant de se justifier. Je ne suis pas de très près les matchs, c’est pour ça. J’ai dû louper un épisode ou deux. Ça ne te manque pas trop ? Jouer avec l’équipe et tout ?

 

Mais Mellitus (encore un qui ne devait pas avoir été désiré à la naissance, vu le prénom) semblait visiblement pressé de changer de sujet, car il se lança dans une tirade latine, suivi d’un bref cours magistral tout ce qu’il y avait de plus barbant. Plus le garçon parlait, et plus il devenait difficile pour Cassie de maintenir son masque de neutralité. La fraicheur hiémale ? Sérieusement ? Ce bouffon devait avoir bouffé un dictionnaire ou s'astiquer sur des encyclopédies. Elle ne voyait pas d’autres explications. Ou alors c’était juste un petit vieux sous déguisement.

 

Ses doutes sur la seconde option s’épaissirent d’ailleurs lorsqu’il se mit à lui parler… de la météo. Ce fut précisément le moment où la jeune fille se demanda si elle ne s’était pas trompé de cible en venant aborder le sportif du dimanche. Comme si c’était elle à qui on était en train de faire une mauvaise blague. Mais derrière ses expressions désuètes et le sourire affable qu’il lui servait, elle distinguait un malaise certain en lui. C’est dans cette attitude gênée qu’elle trouva son réconfort et l’envie de poursuivre son dessein.

 

- En fait, je voulais te parler d’un truc. commença-t-elle pour expliquer la raison de cette interpellation. Je suis là pour une fille de mon dortoir qui dit beaucoup de choses à ton sujet. Elle en pince carrément pour toi. Disons que t’es... vraiment à son goût.

 

Rien n’était vrai. Mais elle était là pour s’amuser et voir jusqu’où pourrait aller la plaisanterie. Décidant de mettre les pieds dans le plat, elle demanda de but en blanc :

 

- T’as une copine ?

 

Pour ne pas non plus lui donner l’impression de le prendre au piège (ce qui était pourtant un peu le cas), elle se joignit à sa conversation sur la pluie et le beau temps. L’entendre appeler les mioches de première et deuxième « les jeunes » confirma encore un peu ses doutes sur l’âge véritable de ce gars et lui arracha une grimace. Heureusement, elle put la mettre sur le dos de sa réponse à la question qu’il venait de poser.

 

- Non, pas vraiment. Je suis pas fan de la neige. Je préfère l’été.

 

Ce n’était qu’à moitié vrai. Mais elle ne jugea pas utile de développer toutes les raisons qui la poussaient à ne pas aimer la saison froide. ça ne le regardait pas. 


Une rencontre qui fait des étincelles

Message publié le 14/01/2026 à 11:55

La première règle de Cassie était de ne pas prêter le flanc à ses ennemis. De ne leur donner les armes pour l’attaquer sous aucun prétexte. C’était forte de ce précepte qu’elle rythmait ses journées, et c’était notamment le cas dans la Grande Salle où elle s’instaurait une rigueur qui ne permettrait à quiconque d’avoir l’idée de juger ses appétits ou de la comparer physiquement à un troll. Elle n’avait pas besoin des autres pour avoir déjà au fond d’elle l’impression d’être un chaudron ambulant, avec une silhouette aussi épaisse que large. Une image loin de celle confiante qu’elle tentait de renvoyer au quotidien. Ceux qui avaient malgré tout tenté la moquerie jusque-là en gardaient forcément un mauvais souvenir, elle s’en était assuré.

 

Mais voilà. Cette journée n’était pas une bonne journée. Peut-être était-ce lié à la météo écossaise et à l’hiver qui lui semblait déjà interminable alors qu’il venait de commencer. Ou cela avait possiblement un lien avec les abrutis qu’elle était contrainte de côtoyer, et au nivellement par le bas dont elle était témoin quotidiennement. Quoi qu’il en fut, Cassie était ressortie frustrée du dîner. L’assiette de poulet maigre et d’haricots qu’elle avait picorée ne l’avait pas rassasiée, bien au contraire. Et la frustration de la froide journée avaient déclenché en elle une crise, comme elle en avait de temps en temps. La brune avait besoin de se goinfrer d’un max de cochonneries. Et vite.

 

Puisqu’il n’était pas question qu’on la voit faire, elle s’était extirpée de sa salle commune et mise en route vers une salle de cours qu’elle savait vide à cette heure tardive. Les poches de son gilet remplies d’une partie de ses réserves secrètes, elle poussa sans attendre la porte de la pièce. Quelle ne fut pas sa désagréable surprise lorsqu’elle réalisa que, contrairement à ses attentes, l’endroit n’était pas désert.

 

Une fille aux cheveux sombres était déjà là, visiblement occupée à écrire. Comme s'il n'y avait pas un tas d'autres endroit pour faire ça. Cette idiote ne savait pas qu'il y avait une bibliothèque ? Une salle d'étude ? Des tas et des tas d'autres classes ? Déjà irritée, Cassie ne put réfréner davantage son agacement.

 

- Qu’est-ce que tu fous là ? demanda-t-elle un peu trop abruptement.

 

Au diable la fausse amabilité. Elle avait faim et cette gonzesse venait de se mettre sur son chemin. Juste entre elle  et le moment libérateur où elle pourrait se gaver jusqu’à la nausée.


Bonne poire à louer

Message publié le 14/01/2026 à 07:49

Avant même qu’elle n’ait pu commencer à lui parler, le gars l’interrompit. Quelque chose semblait avoir capté son attention, derrière elle. La brune ne put alors que suivre du regard le blond, tandis qu’il la contournait pour se pencher et ramasser un truc.

 

Cassie se sentit à la fois vexée (sa présence méritait un peu plus de concentration, surtout venant de quelqu'un capable de remplir une pensine avec sa sueur) et fascinée lorsqu’elle constata que l’objet perturbateur n’était autre que le batônnet qu’elle venait d’abandonner. Et non content de jouer les elfes de maison, le gros dégueu venait de surnommer l’ordure  "la coquine" et arborait un sourire, comme s’il venait de capturer le vif d’or. Erk.

 

Si la jeune fille avait voulu une distraction, il semblait qu’elle était tombée d’emblée sur le gros lot. Son champion avait le charisme d'un Bylliwig. Elle dut se faire violence pour ne pas laisser transparaitre les sentiments que lui inspiraient son camarade, et surtout pour ne pas lui dire qu’il se trompait totalement. Des ordures, il y en avait tout un paquet à Poudlard, même dans les couloirs. Et la plupart portaient une cravate verte ou parlaient français.

 

- Oh, mais je te connais. mentit-elle avec aplomb en affichant un sourire qui se voulait charmant, avant de se présenter plus sobrement. Cassie.

 

Ce n’était, en fait, pas totalement un mensonge. Car à bien y réfléchir, maintenant qu’elle remettait un prénom sur ce visage, le blond ne lui était pas totalement inconnu. Oui ! Elle avait déjà entendu parler de lui, l’année précédente. C’était le gros looser qui s’était fait virer de son équipe de Quidditch chez les Serdaigle. Une histoire qui l’avait vaguement amusée sur le moment, mais pas suffisamment marquée pour qu’elle se souvint du visage du concerné. Et en même temps, si le bougre suait comme un veaudelune à chaque fois qu’il avait le malheur de faire un peu de sport, pas étonnant que ses coéquipiers aient fait en sorte de l’évincer. La brune n’osait même pas imaginer l’odeur dans les vestiaires… Mettant temporairement l’idée initiale qu’elle avait eue pour l’aborder de côté, elle ne put s’empêcher de saisir l’occasion devant elle.

 

- Tu t’entraînes pour garder la forme pour le prochain match de Quidd ? Tu fais partie de l’équipe, si je me trompe pas ? demanda-t-elle d'un air innocent, la tête légèrement penchée et un petit sourire aux lèvres.

 

Si ce sujet était délicat pour lui, elle était ravie à l’idée d’ajouter un peu de sel sur une plaie ouverte.


Bonne poire à louer

Message publié le 12/01/2026 à 23:44

Nonchalamment adossée contre l’une des colonnades qui donnaient sur la cour de la tour de l’horloge, Cassie tentait de trouver une distraction. Quoi que ce fut qui puisse lui faire penser à autre chose qu’à ses fichues révisions qui, dernièrement, prenaient trop de place dans son quotidien. À croire que ces débiles de profs s’étaient fait passer le mot pour les harasser de travail dès la rentrée. Comme si une montagne de devoirs avait le pouvoir d’atténuer la médiocrité évidente des autres élèves. C’était n’importe quoi. Subir l’incompétence des autres irritait la Gryffondor, qui avait ce jour-là estimé qu’il était temps de décompresser un peu.

 

Son regard scannait l’endroit avec curiosité, tandis qu’elle mâchouillait distraitement le batônnet de sa suçacide. Ses friandises préférées, qu’elle achetait chez Honeydukes lors de chaque visite à Pré-au-Lard. Elle s’impatientait déjà d’ailleurs de la prochaine sortie, car son stock était à présent à sec. Si elle n’avait au début pas apprécié l’acidité particulière de ces sucettes, Cassie avait progressivement développé une légère addiction à ces dernières. Non pas qu’elle ait pris goût à leur saveur - elles n'en avaient pas et pouvaient même causer des trous dans la langue -, mais plutôt à l’aspect qu’elles donnaient pendant un cours instant à son visage : l’aigreur du bonbon avait tendance à creuser brièvement ses joues lorsqu’elle les mettait en bouche. Un détail minime qui ne laissait pourtant pas indifférente la jeune fille dont le miroir renvoyait systématiquement un reflet trop large à son goût et pour qui l’apparence avait tant d’importance.

 

En témoignait d’ailleurs sa tenue. Loin du sac à patate qui leur servait d’uniforme réglementaire la semaine, la brune prenait grand soin de laisser exprimer sa féminité avec des tenues plus personnelles le weekend. Son cadeau de Noël, un manteau de fourrure noire  dont elle ignorait l’origine animale ou pas, ne laissait dépasser qu’une jupe courte et des collants noirs presque transparents agrémentés de jolies bottines cirées. Même le vent frais de l’hiver ne pouvait avoir raison de sa coquetterie.

Elle finit par remarquer, au bout d’un moment, la présence d’un garçon. Pas trop moche, mais dont l’aspect dégoulinant de sueur venait absolument tout gâcher. Réprimant d’abord une grimace, elle ne put ensuite contenir un petit sourire moqueur lorsqu’elle constata l’état de lequel se trouvait la veste du concerné. Bingo, elle avait trouvé sa distraction du moment. Et pourquoi ne pas aller plus loin même ?

 

La sixième année laissa tomber le bâtonnet de sa sucette par terre avant de se redresser. Les elfes de maison étaient bien là pour quelque chose non ? Ils n’auraient qu’à nettoyer ça au passage. Elle s’avança ensuite d’un pas serein en direction du sportif en herbe, resserrant autour d’elle son manteau pour se réchauffer un peu. Une fois à sa hauteur, elle s’éclaircit doucement la gorge :

 

- Euh.. excuse-moi. Je peux te parler ? demanda-t-elle de cette fausse voix douce qu’elle avait fini par maitriser et qui se voulait presque timide.

 

Cassie observait une distance raisonnable avec le blond, pour qu’il ne comprenne pas trop vite que son aspect la répugnait un peu.

 

 

Liste des messages de Cassie Dunn