Femme
17 ans
Sang pur
Britannique
Identité
-
- Sixième année
- Surnoms : Cass
- Nationalité : Britannique
Capacités & Statuts
Groupes
Message publié le 04/02/2026 à 00:57
Les mots sortaient de la bouche de l’énergumène en créant un gloubiboulga de rimes, supposées servir de répartie. La poésie improvisée n’eut pour seul effet que de créer un état de perplexité purement condescendante sur le visage de la sixième année. De tout ce qui était sorti de ce gosier mal maquillé, elle n’avait retenu que les éléments suivants : son cœur calcifié, le fait qu’elle était belle gosse (ça c’était vrai) et surtout, que la mère de la chose était élève à Ilvermorny. Le dernier point venait au moins de mettre les choses aux claires pour Cassie. Pas étonnant qu’elle soit attardée, si elle était au moins à moitié américaine. L'information ne la rendait néanmoins pas plus compatissante à son égard.
Cassie se contenta de tourner un peu la tête pour continuer de suivre du regard le petit spectacle auquel s’adonnait la bruyante noiraude. Et auquel elle venait d’impliquer le petit mêle-tout qui s’était tapé l’incruste dans la conversation juste avant. Le nabot se sentit visiblement pousser des ailes à l’idée qu’un machin à priori de sexe féminin ne l’aborde, car il se permit d’intervenir à nouveau. Mais dans quel monde vivait-on ? Elle était vraiment en train de se faire sermonner par un marmot à peine assez grand pour tenir sa baguette ? C’était intenable.
L’adolescente se leva du fauteuil où elle était assise, pour le contourner ensuite. Son magazine était à présent enroulé et elle le tenait fermement dans son poing. De sa main libre, elle se tenait prête à sortir sa baguette. Un réflexe naturel pour elle, car la menace d’être mordue par l’animal enragé qui servait d'élève ne lui avait pas échappé. Elle détailla d’abord de haut en bas « Juste Basil » et fit claquer sa langue sur son palet de manière dédaigneuse, avant de lui répondre avec une ironie non dissimulée :
- Oh pardon, je n’avais pas reçu le memo qui disait que la salle commune était devenue une ménagerie. Ça explique la présence des animaux enragés comme elle et des baudets dans ton genre.
Puis son regard se porta sur Zuey, avec un dégoût qu’elle ne pouvait décidément pas dissimuler derrière son air faussement désolé. Elle se mit à parler lentement, comme elle l'aurait fait avec quelqu'un de très diminué.
- Quant à toi… Tu es la preuve que certains viennent à Poudlard pour apprendre, et d’autres… elle s’interrompit en la détaillant des pieds à la tête lentement. Pour rappeler pourquoi les critères d’entrée devraient être plus stricts. Un réel dommage que tu gaspilles autant d'oxygène pour si peu.
Les gueux n’étaient donc pas prêts à mériter sa présence. C’en était presque décevant. Après un petit soupir dramatique, la brune ajouta toujours aussi lentement :
- Dans mon immense bonté, je passerai outre le fait que tu as menacé de me mordre, machin. Ne me remercie pas, c’est pour moi. C'est la moindre des choses pour les personnes limitées dans ton genre.
Si elle venait à recommencer, elle pourrait s’estimer heureuse d’être encore en mesure d’avaler les miettes de ses foutus biscuits. Elle ponctua sa phrase d’un petit sourire avant de se diriger vers la sortie de la salle commune. En chemin, elle aperçut la petite tempête qui se tenait dans un coin, aux côtés d'une élève plus jeune. Cassie ne manqua évidemment pas l’occasion de lui faire un petit clin d’œil avant de foncer vers le portrait de la Grosse Dame.
Manipulation et coeurs troublés
Message publié le 03/02/2026 à 01:22
L’inquiétude qui apparut sur le visage de la pintade procura un sentiment de sincère satisfaction à la Gryffondor. Elle avait mordu à l’hameçon si vite que ça en avait été presque trop facile. Ses grands yeux de biche étaient à présent pendus à ses lèvres, n’attendant qu’à recevoir le coup final. Il fallut que la brune fasse un effort pour ne pas pouffer de rire trop vite, et risquer de vendre la mèche trop tôt… Conservant cet air empreint d’une compassion qu’elle ne ressentait absolument pas, elle grimaça légèrement, comme embêtée de devoir trop en dire.
- Je pensais qu’il te l’aurait dit, vu votre… proximité. glissa-t-elle en insistant un peu sur le dernier mot.
Après avoir poussé un soupir presque dramatique, Cassie secoua légèrement la tête. Elle donnait alors l’impression qu’une lutte intense avait lieu en elle, censée déterminée si elle devait réellement annoncer la prétendue vérité à l’autre élève ou se taire. Finalement, son regard vint sonder le visage – décidément trop parfait pour être honnête – de la naïve en face. Un air faussement complice glissa sur son visage à la place de la moue hésitante qu’elle feintait jusque-là.
- Il est parti vite au village, parce qu’il avait rendez-vous. Un sacré rendez-vous si tu veux mon avis… Le salon de Madame Piedoddu, carrément. Tu sais, celui où vont les amoureux ? Bref. Il a invité une fille de ma chambre. Sûrement pour faire sa déclaration ou juste pour se bécoter, je sais pas. En tout cas, il avait l’air pressé d’y aller…
Pendant qu’elle avait déballé ce qu’elle « savait » à Butler, elle n’avait pas pu s’empêcher plus longtemps de sourire légèrement. Il fallut qu’elle se mordille légèrement la lèvre du bas pour contenir davantage la bonne humeur que cela lui procurait.
- Ah les mecs… soupira-t-elle. Pas de chance pour toi. J’espère qu’il t’a pas trop fait espérer pour vous deux ? Après si t’es pas trop regardante, tu peux toujours passer en deuxième après l’autre fille. ajouta-t-elle moins fort, pour qu’elle fut la seule à l’entendre.
Au fond, Cassie espérait tout l’inverse. Cette gonzesse méritait bien d’avoir un peu de bâtons dans les roues. C’était sûrement trop facile pour elle d’avoir tous les gars qu’elle voulait, avec son physique. Ne devait-elle pas au contraire la remercier de lui épargner l’humiliation sociale de se retrouver avec l’autre péquenaud ? Carrément que si. Cassie remit ses cheveux en arrière d’un petit geste, les passant derrière son épaule. Elle se montrait au final plus charitable qu'il n'y paraissait.
Message publié le 02/02/2026 à 23:32
Stone semblait visiblement très bien connaître les lieux, car il trouva sans peine le chocolat qu’elle cherchait. Si lui en était capable, c’était bien la preuve que l’elfe de maison n’avait pas fait le moindre effort. Satisfaite qu’il lui soit venu en aide, elle fut même en mesure de ne pas l’étriper. Ni lorsqu’il parla la bouche pleine sous son nez, postillonnant allègrement, ni quand il insinua qu’elle avait mal cherché. Un exploit en soi.
Mais sa satisfaction ne fut que de courte durée, car le machin avec des gros yeux s’agita tout à coup en annonçant l’arrivée d’un certain Krakotte. Si Cassie se réjouissait à l’idée que Bobar ait des ennuis, elle était beaucoup moins emballée à l’idée de subir les conséquences de son inefficacité. Le Poufsouffle qui l’accompagnait semblait du même avis puisqu’il incita l’autre à refermer la trappe qui les séparait.
Il se retrouvèrent alors coupés du reste de la cuisine, enfermés dans l’exiguïté du garde-manger. L’obscurité et les odeurs omniprésentes de nourriture procurèrent à la jeune fille un sentiment d’oppression tel qu’elle ne put s’empêcher de s’approcher un peu du garçon. Le lieu tenait plus de la prison qu’autre chose et elle arrivait doucement au bout de sa patience. Les bruits assourdis au-dessus d’eux lui semblaient lointains, en comparaison de ceux que faisait son compagnon de cellule.
Sa mâchoire se contractait involontairement tandis que ce dernier faisait tout sauf preuve de discrétion. Entre l’emballage qu’il triturait avec force et sa soif soudaine, Cassie se retenait de toute ses forces de ne pas lui mettre un coup de boule pour enfin le faire taire. Il était hors de question qu’elle se fasse gauler de sa faute. Il le paierait cher, si c'était le cas.
La brune se mit alors à réfléchir aux options qui s’offraient à elle. Le cogner en lui disant qu’elle l’avait prévenu pour l’incompatibilité entre manger du chocolat et avoir soif ? Non, elle n’arriverait pas à retenir sa force et cela attirerait forcément l’attention au-dessus d’eux. Utiliser un Aguamenti, comme il le lui suggérait, et lui donner l’eau qu’il réclamait pour étancher sa soif ? Elle serait trop tentée de le noyer, et ce serait également trop bruyant. Lui enfoncer sa plaquette de chocolat assez profondément dans le gosier pour qu’il ne puisse plus respirer ? Elle était trop belle pour finir à Azkaban.
Après avoir brièvement envisagé de l’endormir avec un coup sur la tête, Cassie finit par estimer qu’il ne lui restait qu’une solution. Le choquer suffisamment longtemps pour qu’il la ferme et qu’ils ne soient pas grillés. Sans faire un bruit, ni même dire le « Ta gueule » qui lui brûlait les lèvres, elle se mit à chercher à s’approcher de lui à tâtons. Quand ses mains entrèrent en contact avec les épaules du jeune homme, elle put facilement chercher à attraper le visage de ce dernier. Sans plus attendre, elle vint plaquer ses lèvres aux siennes.
Voilà, comme ça, il ne pourrait plus rien dire. Et s’il avait seulement l’idée de parler de ce qui était en train de se passer ici à d'autres élèves, elle n’aurait qu’à nier. On penserait forcément qu’il était encore une fois défoncé et qu’il avait fait un joli rêve.
Message publié le 02/02/2026 à 21:56
Il n’avait pas pris un ton donneur de leçon. Et pourtant, Cassie l’avait interprété comme tel. Elle s’était sentie sincèrement irritée que le garçon remît en doute sa manière de faire, allant jusqu’à invoquer l’enseignante qui n’approuverait probablement pas la méthode.
Impossible de se concentrer sur la créature qui avançait à une vitesse relative vers eux, tant son attention était figée sur le septième année. Son visage s’était teinté d’une contrariété qu’elle peinait à dissimuler. Et ce fut encore pire lorsqu’il lança le sortilège d’onde sonore en ponctuant sa réussite d’un commentaire tout bonnement exécrable. Seul le manque de clarté et le fait qu’ils ne soient pas face à face pouvait encore dissimuler sa moue chiffonnée au slave.
L’accent qu’elle avait jusque là trouvé sédui… Non, acceptable. Oui, voilà, elle l’avait trouvé acceptable. L’accent qu’elle avait jusque là trouvé acceptable lui parut soudainement tout à fait irritant, et la Gryffondor ne ressentait plus aucun amusement vis-à-vis de la situation. Bouffie d’orgueil, elle l’avait défié de faire mieux qu’elle. Objectivement, il avait fait à peine aussi bien. Il avait toutefois réussi à piquer son ego et, plutôt que de retomber comme un soufflé, elle n’en fut que davantage motivée à lui prouver qu’elle ferait forcément mieux que lui.
- Excusez-nous, Môsieur. J’ignorais que Aisling avait son propre assistant pour faire le contrôle du travail fini, pesta-t-elle avec une ironie mal dissimulée. Le repousser, ça laisse le temps de le neutraliser plus efficacement ensuite. Oh mais puisque vous semblez avoir la science infuse, auriez-vous l’immeeeense amabilité de me laisser essayer une autre méthode ?
Pendant un court instant, Cassie hésita à dévier sa baguette vers lui pour lui faire une démonstration plus directe de ce dont elle était capable. Mais aussi contrariée eut-elle été, elle avait des principes. Un minimum de classe. Ça n’était visiblement pas le cas de tout le monde.
N'attendant pas l'assentiment de Sasha pour tenter autre chose, elle pointa sa baguette vers le fangieux encore en proie à la confusion du précédent sort qui l'avait touché.
Pas le moins du monde émue par l'état de la créature, ni décidée à suivre les conseils de Shevchen, elle décida de lancer un maléfice de conjonctivite. Le meilleur moyen de neutraliser l'autre restait toujours l'attaque selon elle.
- Conjonctivis ! s'exclama-t-elle avec un peu plus de force qu'elle ne l'aurait voulu.
La bestiole ridicule fut frappée par le sort, et le cri qu'ils entendirent ne laissait aucun doute quant à la brûlure qu'elle devait ressentir aux yeux. Cela ne dura que quelques secondes et eut pour effet de l'énerver. La surface de l'eau tremblait de plus en plus, à mesure que l'animal s'approchait, plus vite qu'avant.
Cassie Dunn a lancé un sortilège en utilisant sa baguette : Apophis !
- Sortilège
- Maléfice de Conjonctivite
- Difficulté
- 4
- Résultat D20
- 8
- Interprétation
- Réussite
- XP gagnée
- 10
Pas le moins du monde émue par l'état de la créature, ni décidée à suivre les conseils de Shevchen, elle décida de lancer un maléfice de conjonctivite. Le meilleur moyen de neutraliser l'autre restait toujours l'attaque selon elle.
- Conjonctivis ! s'exclama-t-elle avec un peu plus de force qu'elle ne l'aurait voulu.
La bestiole ridicule fut frappée par le sort, et le cri qu'ils entendirent ne laissait aucun doute quant à la brûlure qu'elle devait ressentir aux yeux. Cela ne dura que quelques secondes et eut pour effet de l'énerver. La surface de l'eau tremblait de plus en plus, à mesure que l'animal s'approchait, plus vite qu'avant.
Autres résultats possibles
Pas le moins du monde émue par l'état de la créature, ni décidée à suivre les conseils de Shevchen, elle décida de lancer un maléfice de conjonctivite. Le meilleur moyen de neutraliser l'autre restait toujours l'attaque selon elle.
- Conjonctivis ! s'exclama-t-elle avec un peu plus de force qu'elle ne l'aurait voulu.
La bestiole ridicule fut frappée de plein fouet par le sort, et le cri qu'ils entendirent ne laissait aucun doute quant à la brûlure atroce qu'elle devait ressentir sur le moment. C'était au moins suffisamment douloureux pour la dissuader de s'approcher d'eux.
Pas le moins du monde émue par l'état de la créature, ni décidée à suivre les conseils de Shevchen, elle décida de lancer un maléfice de conjonctivite. Le meilleur moyen de neutraliser l'autre restait toujours l'attaque selon elle.
- Conjonctivis ! s'exclama-t-elle avec un peu plus de force qu'elle ne l'aurait voulu.
Le sort effleura à peine la créature qui ne remarqua même pas qu'on venait à nouveau de lui jeter un sort. Probablement était-ce dû à l'état de confusion dans lequel elle se trouvait encore... Foutu macho avec son sort pourri.
Pas le moins du monde émue par l'état de la créature, ni décidée à suivre les conseils de Shevchen, elle décida de lancer un maléfice de conjonctivite. Le meilleur moyen de neutraliser l'autre restait toujours l'attaque selon elle.
- Conjonctivis ! s'exclama-t-elle avec un peu plus de force qu'elle ne l'aurait voulu.
Ses pensées avaient visiblement pris le contrôle de ses mouvements, car la trajectoire de sa baguette dévia vers le grand bonhomme à côté d'elle. Cassie ne put s'empêcher d'hoqueter en écarquillant les yeux. ET MERDE.
Message publié le 28/01/2026 à 17:31
Le petit grognement du Gryffondor lui arracha un petit pouffement de rire. Elle le détailla alors plus attentivement, pensant qu’il tenait plus du chiot que de la bête supposée manger des gamines égarées dans la nuit. Il y avait tout de même quelque chose d’un peu animal chez lui, et étonnamment, elle ne trouvait pas ça totalement déplaisant. Peut-être que son air grognon y jouait pour quelque chose. Pas étonnant que Carter ait porté son dévolu sur lui, à un moment donné.
- Mmmh, non. Ça ne me dit rien. Je pense que j’en aurais entendu parler si un louveteau s’était amusé à grignoter les gamines dans le parc. dit-elle en faisant mine de réfléchir.
Sa tentative ratée mit cependant rapidement fin au petit élan de bonne humeur qu’elle avait ressenti. Pire encore, l’énergumène qui l’avait rejoint au bord de l’eau avait le toupet de se moquer d’elle, en insinuant que l’entrainement était visiblement nécessaire. C’était bien pour ça qu’elle était là, et si elle avait échoué, ça ne pouvait être qu’à cause de lui et du désarroi de ne pas avoir pu s’exercer seule.
Shevchen ajouta l’insulte à l’injure en réalisant parfaitement le sort qu’elle venait de tenter sur le fangieux. La créature hideuse se trouvait à présent en l’air et Cassie ne pouvait que l’observer, sa main fermement serrée sur sa baguette pour contenir la colère qui montait lentement en elle. Il avait voulu lui montrer le sort, mais au final, elle n’en avait retenu que son élan de machisme. « Je te montre » l’imitait-elle en grimaçant dans sa tête. C’était bien un truc de mec, d’agir ainsi.
Cassie n’était clairement pas venue là pour se laisser ridiculiser de la sorte. Elle comptait bien prouver qu'elle était venue avec un objectif, et remettre le slave à sa place. C'était forcément plus facile pour lui qui venait du fond d'une des tranchées de son pays paumé.
- T'as l'intention de lui rouler un patin, ou quoi ? dit-elle un peu plus sèchement qu'elle ne l'aurait voulu.
Profitant du temps que le Gryffondor prenait à observer la bête, Cassie marmonna un « Repulso » en pointant sa baguette vers cette dernière.
Le fangieux fut aussitôt repoussé vers le lac. Suffisamment loin pour que seulement quelques gouttes d'eau ne viennent les éclabousser.
Satisfaite de ne pas être restée sur son échec précédent, Cassie s’enorgueillit.
- Fais mieux, si tu peux. le nargua-t-elle à son tour.
Cassie Dunn a lancé un sortilège en utilisant sa baguette : Apophis !
- Sortilège
- Sortilège d’Expulsion
- Difficulté
- 4
- Résultat D20
- 11
- Interprétation
- Réussite
- XP gagnée
- 10
Profitant du temps que le Gryffondor prenait à observer la bête, Cassie marmonna un « Repulso » en pointant sa baguette vers cette dernière.
Le fangieux fut aussitôt repoussé vers le lac. Suffisamment loin pour que seulement quelques gouttes d'eau ne viennent les éclabousser.
Satisfaite de ne pas être restée sur son échec précédent, Cassie s’enorgueillit.
- Fais mieux, si tu peux. le nargua-t-elle à son tour.
Autres résultats possibles
Profitant du temps que le Gryffondor prenait à observer la bête, Cassie marmonna un « Repulso » en pointant sa baguette vers cette dernière.
Le fangieux fut aussitôt violemment repoussé vers le lac. Suffisamment loin pour que les éclaboussures produites ne les atteignirent pas.
La brune adressa alors un regard lourd de sens au jeune homme. L'un de ceux qui demandait s'il avait quelque chose à ajouter.
Profitant du temps que le Gryffondor prenait à observer la bête, Cassie marmonna un « Repulso » en pointant sa baguette vers cette dernière.
Visiblement trop chamboulée par sa colère naissante, la jeune femme ne parvint pas à obtenir le résultat escompté. Au lieu d'être repoussé loin d'eux, le fangieux se déplaça d'à peine un mètre et tomba lourdement dans l'eau, éclaboussant au passage leurs chaussures.
C'était de pire en pire, et Cassie sentait doucement ses joues virer au rouge sous la rage.
Profitant du temps que le Gryffondor prenait à observer la bête, Cassie marmonna un « Repulso » en pointant sa baguette vers cette dernière.
Trop énervée, trop déconcentrée. Le sort ne parvint pas à atteindre sa cible. Sur le coup de ce nouvel échec, Cassie ne put s'empêcher de taper du pied. Elle oublia pendant un instant qu'elle était fort près de l'eau et vint royalement tapisser son pantalon de boue.
- MAIS PUTAIN... fit-elle rageusement.
Message publié le 28/01/2026 à 13:40
Les mains de Cassie se crispèrent un peu sur le magazine qu’elle tenait, lorsque l’horreur sur pattes s’approcha pour venir empiéter sur son espace vital. De près, c’était encore plus désagréable à regarder. Et comme si cela ne suffisait pas, l’espèce de cafard atrophié se mit à lui déballer une tirade digne d’un mauvais bouquin de poésie, à base de veuve noire, de morsure, de ténèbres… Elle eut au moins le mérite d’apporter une explication sur son comportement à Cassie. Tout faisait sens. Poudlard avait donc fini par accueillir les déficients mentaux également. Chez les Gryffondor, en plus. Quelle déchéance… C’était à se demander quelle serait la prochaine étape ? Pourquoi pas accueillir les cracmols, tant qu’on y était.
Totalement hermétique à la tentative de séduction pathétique de celle qui venait de s’approcher d’elle en l’appelant belle brune ténébreuse, Cassie dut reconnaitre qu’elle n’avait pas tort au moins sur un point. Si l’épouvantard ambulant continuait de lui mâcher ses biscuits dans l’oreille, le prénom de Cassie finirait certainement par flirter avec le trépas de quelqu’un. Le sien.
La brune ne détourna son attention de l’indésirable qu’un instant, lorsqu’un garçon un peu plus loin se sentit le devoir ou le droit d’intervenir. Elle ne lui décocha qu’un regard agacé avant de lever les yeux au ciel avec dédain. Était-il seulement possible de ne pas savoir qui elle était ? Sa question ne méritait même pas qu’elle prenne le temps d’y répondre. Elle avait un plus gros problème à régler. Un problème qui était en train de faire tomber des miettes juste à côté d’elle.
Zuey. Même les parents de la petite n’avaient pas eu envie de l’aider dans la vie, en l’affublant d’un prénom qui tenait plus d’un mélange de lettres aléatoires que d’un vrai prénom. Cassie secoua légèrement la tête, réfléchissant à la manière la plus adaptée de parler à cet être diminué.
- Dis-moi, Zoé Lindberg. commença-t-elle lentement, comme elle l’aurait fait avec un petit enfant. Est-ce que quelque chose dans cette pièce t’a laissé penser, à un moment ou à un autre, que c’était la salle commune à ta mère ? Non ? Super. Tu peux baisser le volume et arrêter de foutre tes merdes partout ?
Elle désigna le cookies que l’autre était en train de finir, avant de ponctuer sa phrase d’un sourire acide.
Message publié le 22/01/2026 à 19:42
Ce soir-là, Cassie avait consenti à honorer ses camarades de son illustre présence dans la salle commune. Fait suffisamment rare pour être remarqué, puisqu’elle aimait se mélanger le moins possible à la plèbe environnante d’habitude. Pour cela, elle s’était armée de son tout dernier numéro du Glamoured Gazer, une référence assez fiable dans le monde du journalisme selon elle puisqu’il traitait des sujets les plus importants : la mode et les potins. Sans compter tous les bons conseils qu’ils donnaient aux sorcières averties comme elle.
En prenant place sur l’un des canapés non loin de la cheminée, elle avait spontanément et discrètement cherché du regard si, par le plus grand des hasards, une certaine petite tempête slave n’était pas dans les parages. Ce dernier, depuis qu’il avait perdu son sang-froid en botanique, avait réveillé quelque chose en elle qui l’avait laissée tout feu tout flamme. Et surtout très enjouée à l'idée de réitérer l’exercice. La jeune femme était presque déçue de ne pas le repérer pour pouvoir jouer encore un peu avec ses pieds, et dut donc se focaliser sur le magazine qu’elle avait apporté.
Elle avait croisé les jambes avec nonchalance et pris allègrement ses aises sans prêter la moindre attention aux élèves déjà installés, prête à commencer sa lecture. Qu’est-ce qu’il y avait à se mettre sous la dent cette fois-ci… Une histoire d’adultère entre une mannequin moche et son petit-ami joueur de Quidditch. Inintéressant. Un article au titre évocateur (« Philtres d’amour : Séduction magique ou manipulation interdite ? La vérité qui dérange ») qui lui arracha un petit reniflement de nez amusé. Il fallait vraiment être très laide ou très désespérée pour en arriver-là, pensa-t-elle en cornant la page pour le lire plus tard. Cassie continua de faire défiler les pages pour voir si quelque chose en particulier mériterait son attention avant le reste.
Dans la catégorie Beauté & Glamour magique, elle trouva enfin son bonheur. Juste après « Les 10 sortilèges pour garder un teint lumineux même après une nuit sur un balai », se trouvait tout une page dédiée au dernier régime à la mode. « Mâcher pour s’affiner, la ligne en apesanteur ». Alors qu’elle commençait à compulser le sujet qui expliquait comment le ballongomme était LA solution pour les sorcières qui voulaient se sentir légère comme une bulle, Cassie fut interrompue par un bruit criard et absolument détestable non loin d’elle.
Détournant brièvement son attention de sa page pour découvrir quelle bestiole maltraitée en était à l’origine, son regard fut directement attiré par une tache dans le décor. Non, pas une tache. Plutôt, un trou noir. Qu’est-ce que c’était que cette horreur qui hurlait comme veaudelune qu’on égorge et qui avait cru bon de tremper sa gueule dans le bac à charbon pour se laver ? C’était aussi douloureux à voir qu’à entendre. Non contente de gêner tout le monde – enfin surtout elle, elle se moquait bien des autres -, avec ses cris d’enragée, le freak show ambulant poussait l’injure jusqu’à engloutir des biscuits en en foutant partout. C’était trop.
- Oh. Toi. dit-elle en claquant des doigts dans la direction de la concernée pour attirer son attention. C’est quoi ton nom ?
C’était tout de même pas croyable de devoir faire le travail des autres à leur place. Que faisaient les préfets de la maison ? Probablement pas grand chose de constructif.
Manipulation et coeurs troublés
Message publié le 21/01/2026 à 21:56
Les groupes d’élèves commençaient déjà à partir en direction du village, mais Cassie restait dans le hall à observer la Serdaigle qui était potentiellement en train de se transformer en tomate, à en croire la couleur cramoisie que prenait son visage après le lapsus, que dire, la délicieuse vérité qu’elle venait d’avouer. Cette journée était décidément bien partie, Cassie se délectait littéralement de l’instant qui devait être très gênant pour la pintade rougissante.
Un sourire fugitif glissa sur ses lèvres, aussitôt retenu par une légère morsure du bas de sa bouche, comme si elle cherchait à contenir une joie trop vive. Dans le regard sombre de la brune brillait une étincelle délicieuse de la découverte d’une information croustillante.
- Oh je vois ! T’aimerais que Mellitus devienne ton petit-ami ! dit-elle un peu fort, pour être sûre que les élèves encore présents l’entendent. Ou alors il l’est déjà ?
Le prénom du blond pouilleux ne lui avait étonnamment pas échappé, cette fois-ci. Sa mémoire savait quand se rappeler des informations futiles, et ce moment était parfaitement choisi. Mais c’était surtout une opportunité trop belle qui se présentait à elle, et il ne fallait surtout pas qu’elle la gâche en voulant céder trop vite à la moquerie. Aussi, prenant sur elle, Cassie s’approcha de sa camarade en prenant un air complice.
- Je me disais bien que vous aviez l’air vachement proches, pendant le cours de botanique. mentit-elle, car elle n’avait pas jugé utile de leur accorder la moindre attention à ce moment-là.
Avec le meilleur jeu d’actrice dont elle était capable, Cassie changea d’un coup d’expression. De nouveau, elle mordillait sa lèvre inférieure. Elle porta sa main jusqu’à son visage, paume posée contre sa joue, alors que son visage s’adoucissait en une fausse compassion bien calibrée, loin de ce qu’elle ressentait réellement.
- Oh ma pauvre. Si je comprends bien, t’es pas au courant ? lança-t-elle comme elle l’aurait fait avec un appât jeté à un poisson.
Une rencontre qui fait des étincelles
Message publié le 21/01/2026 à 20:46
Le temps avait semblé s’étendre un peu trop au goût de Cassie entre le moment où elle avait pris place sur la chaise et celui où l’égyptienne s’était enfin décidée à céder pour libérer la place. La fille n’avait clairement pas décidé de se dépêcher pour rassembler ses affaires et déguerpir de là. Pire encore, elle l’avait fait dans l’indifférence la plus totale, comme si cette petite entrevue imprévue n’avait été qu’une poussière insignifiante dans sa journée. Elle aurait tôt fait de l’oublier une fois qu’elle aurait passé la porte.
« Tu ferais mieux de prendre exemple sur elle, tu me fais honte » murmurait une voix pernicieuse et familière dans son esprit.
Son départ constituait une victoire, mais l’une de celles qui n’avaient aucune saveur et que Cassie ne pouvait donc pas réellement célébrer. Ce n’était de toute façon pas comme si elle était dans les bonnes dispositions pour le faire. Pire encore que la mauvaise surprise d’avoir trouvé quelqu’un là où elle avait l’habitude de se cacher, c’était à présent le silence et le vide qui venaient peser sur ses épaules.
Elle resta immobile un moment sur sa chaise, même après que Ptahchepsès fut partie, cessant au passage le tapotement irritant de ses ongles sur le bois. Après un temps qui laissa libre court à une introspection déplaisante, l’adolescente se leva pour aller près de la porte, pour s’assurer qu’elle était bien fermée avant de se laisser glisser contre elle.
« Regarde-toi. Personne ne voudra jamais de ça. » continuait la voix maternelle.
Alors sa main glissa dans la poche de son gilet pour en faire sortir les sucreries cachées. Les emballages se déchirèrent sous le geste de l’habitude, et le moment qu’elle avait attendu put commencer. Chaque bouchée donnait un peu plus raison à la voix. Mais, bizarrement, lui donner raison revenait à la faire taire pendant un instant... Un silence moins lourd, plus facile à vivre. Jusqu’à ce que ce ne soit plus du tout le cas. Jusqu’à ce que ce soit trop et qu’elle veuille se purger. Mais elle aurait tout le temps pour regretter plus tard.
Manipulation et coeurs troublés
Message publié le 20/01/2026 à 21:48
Cassie eut l’impression de voir la Serdaigle se rapetisser sur elle-même alors qu’elle lui faisait une description plus qu’approximative du garçon qu’elle cherchait. Comme si elle avait eu l’occasion de faire attention aux autres binômes pendant le cours de botanique où elle avait du endurer les petites crises existentielles de son propre partenaire imposé.
La réserve et cette timidité dont elle faisait preuve provoquèrent une grimace d’exaspération chez la brune qu’elle eut à peine le temps de dissimuler sous une moue incertaine. Oui, voilà, faire mine de réfléchir et ne pas laisser paraître à quel point sa seule présence l’irritait.
- Attends, l’interrompit-il peut-être un peu brusquement alors qu’elle s’éloignait. Oui, ça me revient, celui qui a fait la toilette du prof à force de lui lécher les fesses pendant le cours. Je l’ai vu passer.
Plus que l’avoir vu passé, elle savait exactement où il se trouvait puisqu’elle l’y avait elle-même envoyé. Et si elle n’avait pas été interrompue dans la vérification de sa mise en beauté, elle serait probablement déjà en train de prendre le chemin de Pré-au-Lard pour aller constater par elle-même l’humiliation auquel il se prêtait.
Mais la volonté soudaine de sa camarade de trouver le fayot l’intrigua plus que de raison. Aussi, alors qu’elle recommençait à l’analyser attentivement en plissant légèrement les yeux, un petit sourire malicieux vint prendre place sur sa bouche rouge vif.
- Pourquoi tu le cherches au juste ? demanda-t-elle presque innocemment.
Non seulement elle était sur le point de voir sa blague se concrétiser auprès du septième année, mais le destin venait de mettre sur son chemin une manière d’enrichir encore davantage l’expérience. Une miss parfaite comme celle qui se tenait devant elle ne se mettait pas à chercher un garçon juste pour lui poser une question sur un devoir ou pour faire la causette. Il y avait forcément une raison et elle était bien décidée à la découvrir, pour pouvoir s’en servir.
Une rencontre qui fait des étincelles
Message publié le 20/01/2026 à 20:50
Avant même qu’elle n’ait eu le temps de détailler davantage le courrier chapardé, Cassie se le vit arracher par le sort de la vipère. Au moins avait-elle obtenu ce qu’elle avait cherché jusque-là : une réaction. Particulièrement décevante, car la brune s’était attendue à un peu plus d’éclat de sa part. Mais une réaction tout de même.
C’était donc là que se posait la limite de l’égyptienne ? La lecture de son courrier ? Car l’empressement dont elle avait preuve pour faire disparaître le concerné n’avait pas échappé à la Gryffondor.
À présent qu’elle daignait lui adresser la parole et reconnaître sa présence, autrement qu’en lui jetant des sorts, la brune se retrouvait bloquée dans un mutisme boudeur. Encore une fois, elle aurait préféré que la fille s’énerve, s’emporte et fasse du boucan, quitte à réduire la salle en cendres.
Au lieu de ça, elle se retrouvait avec une étrangère qui lui servait un comportement bien plus mature que le sien. Le genre de réaction qu’elle aurait aimé avoir et une image qu’elle voulait aussi renvoyer aux autres. Non, vraiment, cette attitude la mettait face à son propre comportement et elle détestait cela. Cela ne faisait que renforcer son envie de s’enfermer seule ici et de vider le fond de ses poches jusqu’à ne plus en pouvoir.
Évidemment, elle aurait pu s’excuser et faire en sorte de passer à autre chose. Il y avait d’autres salles vides à cette heure-ci dans le château. Autant se rouler dans la fange. Plutôt mourir que de renoncer et s'avouer vaincue. Et puisque Plaplaherpès n’avait pas voulu lui adresser la parole, jusque-là, pourquoi prendrait-elle la peine de lui répondre à son tour ?
Non. Cassie préféra venir tirer une des chaises en la faisant grincer contre le sol en pierre, avant de se laisser tomber dessus. D’un geste désinvolte, elle vint poser ses pieds à même le bureau qui se trouvait à côté, et ne quitta pas du regard l’intruse.
Le silence qui s’installait ne fut perturbé que par le bruit agaçant de ses ongles, parfaitement manucurés en rouge, qui tapaient en rythme sur la table à côté d’elle. Le geste anodin était le seul témoin visible de l’énervement qui grondait en elle. Il marquait son impatience et surtout le souhait que la Serpentard se barre. Et vite.
Message publié le 20/01/2026 à 20:13
Il fallut un moment au garçon pour se mettre en marche, à croire qu’il était plus arrangé qu’elle ne l’avait pensé. L’intelligence de galet se confirmait donc. Mais lui, au moins, avait le mérite de savoir où trouver les choses dans la cuisine. Cassie entreprit de le suivre alors qu’il se mettait en route vers l’endroit qui l’intéressait, sans prêter un instant attention aux commentaires de la créature qui n’avait pas su répondre à sa simple demande. La mention d’un cousin qui s’appelait Tribor arracha, malgré elle, un petit pouffement de rire à la Gryffondor.
C’est qu’il était drôle, le blaireau. Et visiblement très à l’aise en ces lieux. Pas si étonnant que cela si on considérait qu’il finirait probablement sa vie et sa carrière dans un endroit semblable. Car l’adolescente peinait à le visualiser faire autre chose de ses deux mains. Cela dit, elle ne le connaissait pas assez pour se faire un avis définitif sur le sujet. Et il n’avait pas rechigné à l’aider, créant tout au fond d’elle (si on cherchait bien) un vague sentiment de reconnaissance.
Elle baissa juste à temps la tête pour éviter la fourche qui lui passait au-dessus du crâne, quand il lui signala. Non sans avoir regardé de travers l’elfe qui, occupé à travailler, n’avait pas jugé utile de faire attention. Vraiment, ces bestioles manquaient de manières.
Enfin, ils arrivèrent à l’endroit que Stone lui présenta comme le coin sucré. Un endroit qu’elle n’aurait jamais du découvrir, si elle devait être tout à fait honnête avec elle-même. Elle dut s’humecter les lèvres qu’elle trouva tout à coup trop sèches à la vue de toutes les victuailles dissimulées. Un véritable trésor.
Cassie saisit la tablette que lui tendait son camarade, découvrant enfin ce qui se rapprochait de ce qu’elle avait demandé. Force était d’admettre qu’il n’avait pas tort en disant que ce chocolat était dégueu et beaucoup trop amer. Mais il n’était pas là pour son plaisir…
- Y a pas du 90 % ? demanda-t-elle, toujours insatisfaite, mais moins sèche qu’avant.
Son regard continuait de courir sur les étalages qu’elle venait de découvrir. À la simple idée du goût que pouvait avoir le chocolat que le Poufsouffle lui agitait sous le nez, elle se sentit presque saliver. Elle ne devait pas rester ici, sinon elle finirait pas craquer. Et puis les geignements de l'autre en haut des marches commençaient à l'irriter.
Manipulation et coeurs troublés
Message publié le 20/01/2026 à 19:19
En se levant ce matin-là, Cassie s’était sentie d’une humeur particulièrement joviale. Et cela se ressentait à la simple vue de sa tenue, plus colorée qu’à l’habitude mais non pas moins… ajustée. Son décolleté était à la limite de ce que lui permettait le règlement, mais elle ne se privait pas de remonter outrageusement le matériel à la minute où les adultes tournaient le dos.
C’était vraiment dommage qu’elle doive cacher tout cela avec son manteau. Mais une pneumonie ne la ferait probablement pas se sentir plus belle, alors tant pis. Tout comme ses camarades qui prévoyaient de sortir, elle s’était rendue à son tour dans le hall d’entrée.
Avant de partir, elle prit le temps de sortir son petit miroir de poche pour s’assurer que le maquillage sur lequel elle avait passé une bonne demi-heure était toujours intact. Elle était encore en train de remettre en place à l’aide de son petit doigt le rouge vibrant sur ses lèvres, quand une voix l’interpella.
C’est alors qu’elle reconnut une des Serdaigle avec qui elle partageait certains cours. Instinctivement, elle se mit à la détailler de la tête aux pieds sans faire l’effort d’être discrète. Une fille plutôt jolie, fine, douce. Bref, tout ce que la brune détestait. Elle avait tout ce que Cassie n’avait pas et cette idée venait mettre une ombre sur sa bonne humeur du jour. Du moins, jusqu’à ce qu’elle prononce le mot magique, à savoir le nom du nul.
- Salut, répondit-elle en refermant d’un petit mouvement sec le miroir avant de le glisser dans son minuscule sac-à-main.
Donc le blond poisseux de la dernière fois trainait avec Miss Parfaite ? Étonnant. Cassie n’en montra rien pour autant. Au contraire, elle fit mine de ne pas avoir compris de qui parlait sa camarade en lui demandant :
- Qui ?
Message publié le 20/01/2026 à 18:40
Plus les mots sortaient de la bouche du blond, et plus Cassie se réjouissait de voir son malaise croître. Le coup de grâce avait été assené avec la mention du célèbre salon de thé, allant jusqu’à faire perdre un instant l’équilibre à la limace dégoulinante face à elle.
Elle écouta calmement les explications et la tentative d’esquive qu’il essayait de lui servir, bien prête à ne pas l’empêcher de se retirer du pétrin où elle était en train de le pousser. Maintenant qu’il semblait évident qu’il ne voulait absolument pas se rendre là-bas, il ne faisait aucun doute qu’elle ferait tout pour l’y envoyer.
- Ce qui serait inadéquat, c’est que tu refuses l’invitation d’une jeune fille comme Sarah. Ça lui briserait le cœur. Le salon de thé de Madame Piedoddu sera parfait, je t’assure. Elle a besoin de temps pour se sentir prête, de toute façon. dit-elle, comme si c’était d’une évidence absolue.
Il avait l’air du genre à ne pas vouloir blesser les gens. En insistant ainsi sur la peine que cela causerait à cette prétendue compagne de chambre, Cassie était quasi certaine de parvenir à le convaincre d’accepter. Quoi qu’il n’ait pas vraiment le choix, de toute façon. Puis, il se mit à parler. Trop. Et de choses tout à fait inintéressantes, qu’elle fit mine d’écouter, sans en comprendre un mot. Évidemment, quand il demanda si c’était clair, elle se contenta de sourire et de confirmer :
- Très clair.
Se désintéressant aussi rapidement de ce qu’il venait de dire, Cassie se mit à se frotter les bras à travers sa fourrure. L’air de rien, l’air se rafraichissait. Il était temps de rentrer pour trouver une autre occupation.
- Allez, on fait comme ça, c’est super. Je vais lui dire que t’as accepté. En plus, la prochaine sortie sera pas loin de la St-Valentin. Tu vas adorer les décorations du salon à cette période. annonça-t-elle avec enthousiasme.
Mais sa joie n’avait rien à voir avec lesdites décorations. Satisfaite de sa petite blague toute innocente, Cassie se détourna de lui pour commencer à s’éloigner.
- À la prochaine, Meditus. le salua-t-elle en partant, non sans penser à nouveau que c’était un nom de chiotte. Au fait, tu feras gaffe, t'as un trou sur la manche.
Au moins il ne pouvait plus voir la grimace de dégoût qui avait accompagné ce commentaire.
Message publié le 20/01/2026 à 18:13
Monsieur débarquait comme un grand seigneur et s’attendait, sous prétexte qu’il était dans la même maison qu’elle, à recevoir les honneurs ou une ola de joie. C’était très mal la connaître, d’autant qu’elle était là pour s’entraîner et prendre de l’avance. Sa présence l’emmerdait plus qu’autre chose mais, dans son immense mansuétude, elle s’abstint de le lui préciser. Et puis l’expérience lui avait appris que partager la même maison ne signifiait pas forcément faire équipe.
- Youpie, un camarade. dit-elle de manière exagérément peu motivée.
Pour le coup, elle n’était pas vraiment en position de l’envoyer voir ailleurs si elle y était, puisqu’il semblait déterminé, tout comme elle, à s’entraîner. À la mention de sa beauté irrésistible pour attirer la bête, elle fit passer une de ses mèches de cheveux derrière son épaule d’un geste vif et gracieux, comme si le vent lui avait soufflé l’idée. Puis, elle planta son regard sur le Gryffondor, en une invitation silencieuse à ne pas la prendre pour une idiote finie.
- Ça fonctionnera probablement mieux que si je te pousse dans l’eau pour lui donner envie, répondit-elle doucement.
Mais force fut de constater qu’il savait visiblement ce qu’il faisait, car après avoir lancé un sort sur la surface du lac, il ne fallut pas longtemps pour qu’une masse informe semble se rapprocher de l’endroit où ils se trouvaient. Alors que la créature s’approchait lentement, Cassie sentit un léger frisson lui parcourir la nuque.
En l’entendant dire qu’elle l’avait traité de pervers, la brune ne put s’empêcher d’afficher une moue d’incompréhension. Ce mec avait décidément un problème d’ego.
- Tes mots. Pas les miens. J’ai dit que tu te rinçais l’œil, pas que t’étais forcément un pervers. Le premier est légitime quand il y a quelque chose de joli à regarder. Le second… C’est un aveu de ta part ? J’aurais du entendre parler de toi ? demanda-t-elle innocemment.
Évidemment qu’elle avait entendu parler d’histoires le concernant. Qu’il s’agisse des rumeurs sur ses excès de violence, sa prétendue relation avec l’autre peste, ou simplement le fait que ce soit genre… un réfugié ? Mais c’était beaucoup plus amusant de tenter de l’énerver un peu.
Elle n’en perdait toutefois pas de vue la raison de sa venue. Puisque le fangieux était proche, elle se tenait prête à intervenir pour lancer un premier sort.
Cassie lança un "Ascencio" ferme, un peu trop sûre d'elle, sur la créature. Cette dernière ne s'éleva qu'à peine de l'eau, avant de retomber lourdement, prête à foncer sur celle qui venait de l'attaquer.
Cassie Dunn a lancé un sortilège en utilisant sa baguette : Apophis !
- Sortilège
- Sortilège de Propulsion
- Difficulté
- 4
- Résultat D20
- 2
- Interprétation
- Échec
- XP gagnée
- 10
Cassie lança un "Ascencio" ferme, un peu trop sûre d'elle, sur la créature. Cette dernière ne s'éleva qu'à peine de l'eau, avant de retomber lourdement, prête à foncer sur celle qui venait de l'attaquer.
Autres résultats possibles
Visant du bout de sa baguette la créature, Cassie prononça un ferme "Ascencio" qui propulsa la chose à plusieurs mètres en hauteur, comme elle l'aurait fait en soufflant sur une plume. Le tout avant de se tourner vers le jeune homme dans un air le défiant de faire mieux.
Du bout de sa baguette, Cassie visa la bête et prononça "Ascencio". Malgré la lourdeur de la créature, celle-ci quitta l'eau pour s'élever dans les airs et fut propulsée un peu plus loin.
Prise d'un excès de confiance, Cassie lança un "Ascencio" puissant qui n'eut pour seul effet que d'énerver souverainement la créature visée. Surprise par la réaction du fangieux, elle voulut reculer et ne put que se heurter à un caillou qui la fit glisser et tomber les fesses droit dans l'eau de la berge.