Femme
17 ans
Hybride
Française
Identité
-
- Sixième année
- Surnoms : Mademoiselle ; Milady
- Nationalité : Française
Capacités & Statuts
Groupes
Ballade musicale au clair de lune
Message publié le 10/01/2026 à 20:24
- Tu… que… Je t’ai réveillée ?
- Non, non. Rassure toi, je n'arrivais juste pas à dormir. Ta musique m'a attirée jusqu'ici.
D'un pas gracile - j'étais les pieds nus, sur le tapis de la salle commune -, j'avançais dans la direction de Nellie. M'approchant de la cheminée au feu mouronnant, je m'assis au sol en ramenant mes jambes en dessous de moi dans ce qui formait un demi "M". Lissant ma robe de chambre d'un revers distrait de la main, j'observais ma consoeur Vélane expérimenter une terreur que je jugeais tout à fait hors de propos.
- Je ne pensais pas que c’était interdit. Athénaïs c’est ça ? C’est… drôle de te revoir ici ... je me demandais ... si toi aussi ta maman …
La seconde interrogation de Nellie me fit l'effet d'un souffle glacé sur ma nuque. S'il existait bien dans ce monde sorcier un sujet qui hantait mon âme, c'était bien celui-ci. Comment une chose aussi fragile pouvait s'aventurer sur un terrain aussi dangereux ? Était-ce cela, l'énergie du désespoir ? Je serrai imperceptiblement ma mâchoire, dardant un regard nettement moins sympathique sur Nellie, répondant, avec toute la retenue dont je pouvais faire preuve dans ce moment :
- Ma mère ... ai-je appuyé - par pitié, "maman" - ... ma mère, disais-je, est effectivement une Vélane. Et mon père est Antonius Ravental, notre Professeur de Botanique. Je sais bien que cela est un sujet de discussion dans les couloirs ... mais je sais aussi que cette information sera à l'abri avec toi, pas vrai ? Je ... n'aimerais pas que cela s'ébruite. Tes soeurs m'ont parlé de tes parents, elles aussi.
Je fermais les yeux l'espace d'un instant. Assez pour reprendre contenance. J'avais en horreur d'être décontenancée. Ronsenac, bien à l'abri dans une poche intérieure de ma robe de chambre, m'envoya une petite décharge - bois de noisetier oblige -. Je ne pouvais pas laisser mes émotions prendre le dessus. Le plus court chemin vers le chaos et des résultats ... regrettables. C'est ce que mon père m'avait enseigné. C'est ce que notre Clan m'avait enseigné, avec cette maudite pomme.
- Mais je t'ai interrompu. Continue, continue de jouer, si le coeur t'en dit.
Retrouvant le silence de la nuit, je fis léviter d'un geste de la main deux buches vers l'âtre. Prenant une profonde inspiration, j'incantais ensuite un "Incendio" en usant de la manumagie. Afin de transmettre l'énergie nécessaire à la combustion, j'ouvris sèchement ma main en direction de l'âtre, concentrant ma magie en un point précis. L'embrasement fut immédiat, réchauffant l'atmosphère tout en me redonnant un fin sourire énigmatique. Les flammes dansaient dans mes pupilles glaciales, tandis que je frottais distraitement mon tibia.
Athénaïs Ravental a lancé un sortilège en utilisant la manumagie !
- Sortilège
- Sortilège de Combustion
- Difficulté
- 4
- Résultat D20
- 16
- Interprétation
- Réussite
- XP gagnée
- 10
Prenant une profonde inspiration, j'incantais ensuite un "Incendio" en usant de la manumagie. Afin de transmettre l'énergie nécessaire à la combustion, j'ouvris sèchement ma main en direction de l'âtre, concentrant ma magie en un point précis. L'embrasement fut immédiat, réchauffant l'atmosphère tout en me redonnant un fin sourire énigmatique. Les flammes dansaient dans mes pupilles glaciales, tandis que je frottais distraitement mon tibia.
Autres résultats possibles
Prenant une profonde inspiration, j'incantais ensuite un "Incendio" en usant de la manumagie. Afin de transmettre l'énergie nécessaire à la combustion, j'ouvris sèchement ma main en direction de l'âtre, concentrant ma magie en un point précis. L'embrasement fut immédiat, réchauffant l'atmosphère tout en me redonnant un fin sourire énigmatique. Les flammes dansaient dans mes pupilles glaciales, tandis que je frottais distraitement mon tibia.
Prenant une profonde inspiration, j'incantais ensuite un "Incendio" en usant de la manumagie. Afin de transmettre l'énergie nécessaire à la combustion, j'ouvris sèchement ma main en direction de l'âtre, concentrant ma magie en un point précis. L'embrasement fut légèrement diffus, réchauffant l'atmosphère tout en me redonnant un fin sourire énigmatique. Les flammes dansaient dans mes pupilles glaciales, tandis que je frottais distraitement mon tibia.
Prenant une profonde inspiration, j'incantais ensuite un "Incendio" en usant de la manumagie. Afin de transmettre l'énergie nécessaire à la combustion, j'ouvris sèchement ma main en direction de l'âtre, concentrant ma magie en un point précis. L'embrasement ne se produisit qu'au second essai, réchauffant l'atmosphère tout en me redonnant un fin sourire énigmatique. Les flammes dansaient dans mes pupilles glaciales, tandis que je frottais distraitement mon tibia.
Pommier et statue de sel [cours]
Message publié le 10/01/2026 à 15:30
C'était peut-être la chose la plus étrangement dérangeante de mon expérience poudlardienne. Hasard de calendrier, mon cher père fut nommé Professeur de Botanique l'année même où je gagnai le château, en partance de Beauxbâtons. La sève magique coulait dans mes veines aussi sûrement que mon sang hybride. Ce cours nocturne m'a fait opter pour un Cardigan en laine mérinos bleu nuit - de la Maison Valcourt, faut-il le préciser -. Dans mon esprit, les rouages s'activaient : quelle plante pouvait bien exiger un examen nocturne de la sorte ?
D'un pas tranquille, j'approchais de la serre numéro trois - son temple, son domaine -. Poussant la porte vitrée, je découvrais l'aéropage de jeunes sorciers, dominé par Lord Ravental, très satisfait de lui-même et de sa petite facétie. C'est en découvrant l'objet de l'attention populaire que je compris le sens de tout cela. Un Pommier de Sodome. Mes sourcils se levèrent aussi sec, gagnant le regard goguenard de père. Lui aussi me lança une œillade, complice. "C'est indécent ... et bien au-dessus du niveau de Poudlard", ai-je pensé en niant un peu le chef. Les fruits arrivaient à la fin de leur maturation, la serre avait permis par je ne sais quel miracle magique de les préserver jusqu'à cette période avancée. Ce Pommier de malheur occupait une place toute particulière dans le folklore de notre famille. A l'approche de notre majorité, nous étions tous passés par là. J'avais eu cette "chance" à mon retour de France, afin de me préparer à ma nouvelle vie.
- Miss Ravental, vous aurez la courtoisie de ne pas déstabiliser vos camarades en cette soirée. Tout comme vous ne saperez pas leur moral avant la fin de ce cours, dégaina mon paternel de Professeur, arrachant de moi qu'un roulement de globes oculaires désabusé. Dès lors qu'Antonius Ravental était en position de domination, il savait faire preuve d'un savant mélange d'arrogance et de créativité. Une déplorable façon d'exprimer la créativité chères aux Serdaigle.
Une expiration agacée plus tard, je gagnais les côtés de Viviane Valcourt, seule personne partageant un semblant de goût pour l'excellence personnelle et vestimentaire. Un regard discret à Liam Ombrage plus tard, je demandais à mi-voix à ma partner in crime d'élégance :
- Il ne peut pas s'en empêcher. C'est d'un agaçant !
Message publié le 10/01/2026 à 13:12
Mon regard se perdait en direction de la grille du domaine familial. Plissant les yeux, j'essayais de distinguer au loin nos visiteurs du jour. Mes mains, armées d'un couteau et d'une fourchette en argent, reposaient sur la table nappée de blanc. Valet revint après un instant, annonçant :
- My Lord, son Excellence l'Ambassadrice Ptahchepsès, Princesse de ... son état, accompagnée de sa filleule sont ici. Dois-je faire entrer ?
"Ptahchepsès ... ", ai-je médité en mon for intérieur. Ce nom ne m'était pas inconnu. Pas inconnu, mais pas clairement identifié pour autant. Il faut reconnaître que le Tournoi des Trois Sorciers apportait avec lui son lot de patronymes à consonances lointaines. Mon père tapotait son index contre la nappe, les sourcils légèrement froncés. Il finit par déclarer :
- Fais entrer nos invitées, Valet.
Sans demander son reste, l'elfe de maison disparut une nouvelle fois dans un claquement de doigts, en ne manquant pas de faire léviter deux chaises supplémentaires, dressant deux couverts. Lord Ravental ajusta sa tenue d'intérieure, retirant les quelques miettes qui gisaient ci et là. Je fis de même, ajustant ma posture sur mon assise.
- Je ne m'attendais pas à une visite de sa part, je l'admets. J'ai croisé l'Ambassadrice à une réception de sangs-purs, récemment. Une femme distinguée. Tâchons de nous montrer sous notre meilleur jour. Enfin ... du mieux possible.
Ce propos aura suffi à m'inspirer. Pivotant d'un quart sur mon siège, j'enchantais un sécateur gisant non-loin d'un mouvement de la main. Aussi sec, il se mit à prélever avec prudence quelques roses harmoniques blanches et bleues. Un ruban bleuté vint les retenir entre elles dans un délicat bouquet de fortune. Relevant le nez, j'observai la satisfaction de mon père dans le regard. Un léger hochement de tête de sa part suffit à me gonfler d'orgueil. Il récupéra Pallas, posée sur la table, et adjoint à la composition florale quelques longs brins et des chardons. Nous étions prêts à les recevoir.
---
Valet se présenta de nouveau devant Nephtys et Neith. Tout en s'inclinant, il ouvrit la voie.
- Votre Excellence, Mademoiselle, Lord Antonius vous attend dans la Roseraie. Veuillez me suivre, je vous prie.
D'un geste vague de sa main décharnée, Valet provoqua l'ouverture lente des portes des lieux botaniques. Lord Antonius Ravental et son fille se levèrent comme un seul homme à l'approche des deux femmes. L'écossais ouvrit légèrement les bras, accueillant ses convives.
- Madame l'Ambassadrice, c'est un plaisir inattendu. Soyez les bienvenues sur nos terres - et en Ecosse, dans le même temps. Je vous présente ma fille, Athénaïs Ravental, récemment revenue de France. Qui donc avons-nous le plaisir de recevoir à vos côtés, dites moi ?
Mon père disposait de ce don indescriptible de faire siennes les règles du savoir-vivre, tant et si bien qu'elles semblaient avoir été écrites par sa plume. A la mention de mon nom, j'inclinais la tête en silence, mes yeux clos. Mon attention fut attirée par Neith Ptahchepsès. Pas de doute possible : j'avais déjà vu cette jeune femme à Poudlard. Je lui offris un sourire fin en guise de salutations, curieuse d'en savoir davantage.
Ballade musicale au clair de lune
Message publié le 10/01/2026 à 12:16
Mes yeux fixaient le plafond. Déjà, les sorcières qui me tenaient compagnie avaient sombré dans un sommeil profond, visiblement à leur aise dans ce décor médiéval. "Poudlard ... ", ai-je soupiré en pensée. La France me manquait. J'ignorais encore la raison qui avait poussé mon père, Lord Antonius Ravental, à demander mon transfert pour cette septième année. A peine eus-je le temps de décrocher mes examens à Beauxbâtons que je me retrouvais, pour une année, dans cette école, objet d'une rivalité ancienne. Intérieurement, je mis cela sur le compte du décès récent de son épouse. J'étais une enfant du secret : reconnue, mais isolée.
Me tourner et me retourner dans mes draps n'y changea rien : ce soir, mon esprit vagabondait bien plus loin que l'Ecosse. Dans une profonde inspiration, je me dressai sur mes deux pieds et enfilai une robe de chambre de la couleur de ma nouvelle Maison et me dirigeai vers la salle commune de Serdaigle. C'était probablement l'endroit le plus semblable à Beauxbâtons, pour ma plus grande joie.
Mon regard s'arrêta un instant sur le ciel. A travers une fenêtre de l'escalier, j'admirai sa calrté et les centaines d'astres qui luisaient au loin. Mon Clan était une famille de la terre, du sol. Créatures, plantes magiques et politique constituaient le plus clair de notre quotidien. Et pourtant, la légende était tenace : nos patronus étaient tous de nature aviaire. Tous. Perdue dans mes rêveries astronomiques, descendant les marches en silence, ma main filant distraitement sur les pierres de la tour, une mélodie me figea sur place. "Est-ce du piano ? ", l'interrogation vint d'elle-même.
Je me fis aussi discrète que possible. Arrivant à l'angle de l'escalier et de la salle commune, j'observais d'un oeil. "Je connais cette fille ... ", avant de m'hasarder hors de mon esprit et dire en français, d'une voix calme, mon épaule reposant contre le mur et mes bras croisés sous ma mince poitrine :
- Nellie ? Nellie Butler ? Qu'est-ce que tu fais ici ? Par Merlin, je ne pensais pas retrouver quelqu'un de Beauxbâtons à Poudlard. Tu sais que si un préfet passe par là ... je laissai ma phrase en suspend, lui offrant tout de même un sourire fin, comme attendrie par ce moment totalement inattendu.