Harry Potter RPG

Liste des messages de Manius Fawley

Manius Fawley

Homme

24 ans

Sang pur

Britannique

Une terrible méprise

Message publié le 22/01/2026 à 17:15

Adossé dans un coin, position qui permettait de moins prêter le flanc, Manius observait avec tous ses sens en alerte. Sa main en apparence nonchalamment posée sur sa hanche était prête à saisir sa baguette et ses yeux dardaient vers l'accès à la salle dès que quelqu'un en franchissait le pas. Un type accompagné dont la dégaine décontractée l'inquiétait fit son apparition. Ce genre d'attitude dans un contexte aussi tendu, même pour des mages noirs, ne pouvait pas être bon signe. Soit il allait commettre une bourde soit il était le genre de dangereux individus qui les corrigeait. 

 

Suivit peu après un jeune homme un peu trop confiant aux vêtements délavés. Comment pouvait-on déambuler aussi à l'aise parmi pareille foule ? Quand on a rien à perdre, peut-être. Et peu après ce fut un grand gaillard trapu à la mine franchement patibulaire. Le genre de profil qui ne craignait pas d'être embêté. Quelques autres encore arrivèrent au compte-goutte, s'entassant dans la moiteur glauque de la pièce mal éclairée. Le début des ventes approchait.

 

D'après la liste établie par Manius, certains objets justifiaient la présence de sales types au pédigrée criminel faramineux. Certains n'étaient indubitablement que des rumeurs propagées pour attirer du monde. Comme le prétendu retourneur de temps. D'autres avaient toutes leurs chances de provoquer des hostilités dans la lutte à l'achat. La fiole de Felix Felicis par exemple. Si elle existait bel et bien. Un œuf d'Acromentule — charmant —, des artefacts de magie noire divers et variés qui pouvaient bien être susceptibles d'intéresser l'historien. La soirée promettait d'être agitée.

 

Avant longtemps; le commissaire-priseur se montra sur l'estrade pour annoncer l'ouverture des ventes et chauffer la salle. Manius profita de l'attention générale détournée pour se faufiler discrètement jusqu'au sorcier détendu qui avait discuté peu après son entrée avec quelqu'un de l'organisation. S'il était impliqué dans la vente, il existait une petite chance qu'il possédât des informations sur les objets effectivement présents. Au plus proche afin de lui parler à voix basse, il le héla.

 

— Dites, vous êtes du cercle intérieur ? J'aimerais quelques confirmations sur les articles de ce soir si cela ne vous fait rien.

 

Mais déjà le premier, ou plutôt les premiers objets, ouvraient les enchères. Des runes en os aux origines douteuses ? L'ouverture se faisait généralement sur quelque chose qui n'attirait pas trop d'attention et qu'il était possible de s'accaparer à bon prix. Et ces runes avaient potentiellement un intérêt historiques alors... En se maudissant de ne pas savoir se tenir aussi discret qu'il savait devoir l'être, Manius fut le premier à proposer sa mise. Après tout, quitte à s'être déplacé, autant en profiter, non ?


Bulstrode a des amis ?!

Message publié le 21/01/2026 à 23:01

La voix le tira de ses songes éveillés. Manius comprit tout de suite au port altier de l'élève qui l'abordait qu'elle était née dans l'aristocratie sans la reconnaître toutefois. Pas étonnant avec tous ces gens venus d'ailleurs que la Grande-Bretagne qui fréquentaient Poudlard en ce moment. La demoiselle le devança dans les présentations et...

 

Instinctivement, d'un geste souple et maîtrisé, l'historien se fendit de sa plus respectueuse révérence avant de serrer la main qui lui était tendue avec le sourire d'un homme qui vient de se voir exaucer un souhait.

 

— Votre Grâce, c'est un honneur sans pareil que de vous rencontrer. Je vous prie d'excuser mon manque d'étiquette : je ne suis pas aussi familier que je le devrais avec les titres de noblesse égyptiens. Manius Fawley, votre humble serviteur s'il vous agrée.

 

Elle portait l'uniforme de Serpentard. La maison vert et argent avait là de quoi s'enorgueillir que de compter parmi ses étudiants une personnalité aussi importante qu'une descendante de la très ancienne lignée Ptahchepsès, une famille qui n'avait cessé de marquer l'Histoire. Manius s'imposa d'importuner le moins possible la noble Dame et d'essayer de se contenter de répondre à sa question. Juste répondre. Ne pas lui poser toutes celles qui déjà se disputaient pour être la première à s'échapper de sa bouche.

 

— Merci pour votre aimable proposition, je me suis simplement égaré. Dans les dangereux méandres du dédale des souvenirs en vérité. J'ai été élève ici, ajouta-t-il en désignant la photographie de lui comme preuve matérielle.

 

Soudainement, il réalisa que la situation avait quelque chose d'extrêmement incongru. Voilà qu'il était seul avec une élève, et pas des moindre, dans cette pièce. Cela n'aurait jamais dû arriver. Si le directeur Woodcraft l'apprenait, c'est légitimement qu'il pourrait interdire à Manius d'approcher encore ne serait-ce que de Pré-au-Lard. L'urgence de partir était évidente. L'envie en revanche...

 

— Je n'en reviens pas que Poudlard accueille parmi ses élèves une personnalité de votre dignité. Je ne peux qu'espérer que l'hospitalité britannique trouve grâce à vos yeux. Le contraste avec votre belle patrie doit être dépaysant.

 

Il fallait se ranger à la raison. Sa présence en ce lieux n'aurait jamais dû advenir et il ne risquait que de déranger Mademoiselle Ptahchepsès. À regret, Manius s'inclina de nouveau.

 

— Avec votre permission, je devrais me retirer car ma présence ici est inconvenante. Soyez assurée que je chérirai la chance de vous avoir rencontrée, Votre Grâce.


Bulstrode a des amis ?!

Message publié le 20/01/2026 à 09:18

En dépit de tout l'entrain qu'y avait déployé le sorcier, le directeur Woodcraft lui avait tout aussi courtoisement que fermement fait savoir qu'il ne pouvait pourvoir à Manius le poste de professeur d'histoire de la magie. Pas même en guise de stagiaire. Les circonstances y étaient pour beaucoup.

 

Pour le moins déconfit, Manius s'éloigna du bureau où il avait été accueilli d'un pas lent. Moitié à cause de la réflexion que nécessitaient les propos entendus quelque instant plus tôt moitié parce qu'il profitait du sentiment nostalgique d'arpenter, si longtemps après lui sembla-t-il, les dalles familière du château riche en souvenirs. Sentimental, il se laissa égarer par ses pensées et atterrit, sans vraiment savoir comment ni pourquoi son subconscient l'avait amené là, dans la salle des trophées. Il consulta sa montre : il était encore tôt en ce début de soirée. Pourquoi ne pas s'attarder ? À Llandeilo, son épouse ne se languissait pas de lui. Autant lui rendre ce service de ne pas rentrer trop tôt et défait que le poste de professeur brigué lui fût refusé.

 

Était-il incongru dans cette pièce chargée d'histoire et de souvenirs où la pierre elle-même semblait empreinte de vie ? Peut-être. Mais pour empêcher Manius Fawley de déterrer le passé, il fallait le contraindre. D'abord il s'intéressa naturellement à la période de sa propre scolarité. La photo d'un fringuant Poufsouffle fier comme un paon de porter l'insigne de préfet en chef. Et non loin, celles des préfets qu'il avait chaperonnés. Quintus, le plus extravagant des Bulstrode. Caecilia figurait malgré sa rapide déchéance du poste parmi les élèves illustrés là, lui arrachant un sourire doux-amer. Poudlard n'oubliait rien, jamais. Et puis tous les autres.

 

Transporté par tout ce que racontaient les plaques, les badges, les commémorations de l'endroit, l'historien devint une humble feuille dérivant paisiblement en aval de la rivière, emportée par le courant. Cette salle avait tant de choses à dire et à montrer. Plus encore qu'elle taisait, secrets dissimulés là à l'insu de tous sauf ceux qui en possédaient la clef. Lui-même en était un exemple. Qui savait que son sourire sur sa photo de préfet en chef était moins dû à l'insigne qu'à la jeune fille qu'il regardait amoureusement au moment où la photographie fut prise ? Personne d'autre.

 

À son insu, son errance s'éternisait. Il n'entendit même pas le bruit des pas qui se rapprochaient.


Une terrible méprise

Message publié le 16/01/2026 à 08:58

— Pardon. Veuillez m'excuser. Non merci. Bonsoir, Madame Nott. J'ai dit non, merci. J'apprécie votre sollicitude mais je ne suis pas perdu.

 

Par Ekrizdis, quelle plaie que de traverser cette allée ! Bousculade, démarchage, arnaque, bousculade encore. À croire que les gens du quartier le faisaient exprès. Hé mais celui qui venait de percuter Manius lui disait quelque chose ! N'était-ce pas la deuxième fois en peu de temps ? Alliance, bourse, montre... bien, rien ne manquait. Enfin ! Barjow & Beurk. L'historien poussa la porte, presque soulagé de quitter l'Allée...

 

— Fermé ! Z'avez pas vu l'écrite... Oh ! mille excuses Monsieur Fawley. Quelle élégance, nous sommes ravis de vous compter parmi nous ce soir, Monsieur. Prendrez-vous le thé ?

 

... s'il n'y avait pas eu l'hypocrite servilité des employés de la maison.

 

— Bonsoir. Sans façon, j'ai déjà pris le thé. Voici mon invitation.

 

Manius produisit le gallion contrefait qui faisait office de laisser-passer pour la vente aux enchères du jour. Cette pièce ainsi que la présence du sang-pur dans ce bouge sordide résultaient d'une fastidieuse enquête afin de retrouver quelque chose de très important. Lors de ses dernières fouilles, son équipe avait mis la main sur une tablette antédiluvienne en miraculeusement bon état et ayant appartenu à un sorcier potentiellement fourchelang antérieur à Herpo l'Ancien. Si cela s'avérait, cette découverte pouvait remettre en question tout ce que l'on croyait acquis concernant la faculté de communiquer avec les serpents ! Hélas, la tablette avait disparu, indubitablement dérobée. D'après les informations péniblement recueillies par Manius, elle était susceptible de refaire surface ici ce soir lors des ventes. Hors de question de laisser filer l'occasion de la récupérer, même si la source de l'information n'était pas fiable et qu'il fallait y mettre le prix.

 

Optimiste sans toutefois se bercer d'illusions, Manius se laissa guider jusqu'à une arrière-salle où quelques sorcières et sorciers peu fréquentables s'acoquinaient entre eux. Des regards torves et méfiants le saluèrent en silence. Ce n'était pas sa première valse avec la lie des mages noirs de Grande-Bretagne, aussi était-il pertinemment conscient de n'être pas le bienvenu et de marcher sur des œufs. Au pire, si quelque chose devait lui arriver, cela ferait au moins une veuve heureuse.

 

tl;dr : Manius traverse l'Allée des Embrumes, importuné par la foule. Il entre chez Barjow et Beurk et se fait conduire à une vente aux enchères très privée où sa présence n'est guère appréciée.

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