Harry Potter RPG

[Libre]
Une terrible méprise Salle des ventes privées, Barjow & Beurk, vendredi 28 décembre 2125

Manius Fawley

Homme

24 ans

Sang pur

Britannique

Message publié le 16/01/2026 à 08:58

— Pardon. Veuillez m'excuser. Non merci. Bonsoir, Madame Nott. J'ai dit non, merci. J'apprécie votre sollicitude mais je ne suis pas perdu.

 

Par Ekrizdis, quelle plaie que de traverser cette allée ! Bousculade, démarchage, arnaque, bousculade encore. À croire que les gens du quartier le faisaient exprès. Hé mais celui qui venait de percuter Manius lui disait quelque chose ! N'était-ce pas la deuxième fois en peu de temps ? Alliance, bourse, montre... bien, rien ne manquait. Enfin ! Barjow & Beurk. L'historien poussa la porte, presque soulagé de quitter l'Allée...

 

— Fermé ! Z'avez pas vu l'écrite... Oh ! mille excuses Monsieur Fawley. Quelle élégance, nous sommes ravis de vous compter parmi nous ce soir, Monsieur. Prendrez-vous le thé ?

 

... s'il n'y avait pas eu l'hypocrite servilité des employés de la maison.

 

— Bonsoir. Sans façon, j'ai déjà pris le thé. Voici mon invitation.

 

Manius produisit le gallion contrefait qui faisait office de laisser-passer pour la vente aux enchères du jour. Cette pièce ainsi que la présence du sang-pur dans ce bouge sordide résultaient d'une fastidieuse enquête afin de retrouver quelque chose de très important. Lors de ses dernières fouilles, son équipe avait mis la main sur une tablette antédiluvienne en miraculeusement bon état et ayant appartenu à un sorcier potentiellement fourchelang antérieur à Herpo l'Ancien. Si cela s'avérait, cette découverte pouvait remettre en question tout ce que l'on croyait acquis concernant la faculté de communiquer avec les serpents ! Hélas, la tablette avait disparu, indubitablement dérobée. D'après les informations péniblement recueillies par Manius, elle était susceptible de refaire surface ici ce soir lors des ventes. Hors de question de laisser filer l'occasion de la récupérer, même si la source de l'information n'était pas fiable et qu'il fallait y mettre le prix.

 

Optimiste sans toutefois se bercer d'illusions, Manius se laissa guider jusqu'à une arrière-salle où quelques sorcières et sorciers peu fréquentables s'acoquinaient entre eux. Des regards torves et méfiants le saluèrent en silence. Ce n'était pas sa première valse avec la lie des mages noirs de Grande-Bretagne, aussi était-il pertinemment conscient de n'être pas le bienvenu et de marcher sur des œufs. Au pire, si quelque chose devait lui arriver, cela ferait au moins une veuve heureuse.

 

tl;dr : Manius traverse l'Allée des Embrumes, importuné par la foule. Il entre chez Barjow et Beurk et se fait conduire à une vente aux enchères très privée où sa présence n'est guère appréciée.

Leo Bloodworth

Homme

26 ans

Sang-mêlé

Britannique

Avatar de Deb
Deb

Maître du Jeu

Vif de Cœur 2025

Message publié le 16/01/2026 à 19:29

- T'es sûr ?

- Ouais ouais, j'suis sûr, carrément, t'inquiète t'vas voir c'est un putain d'plan Leo.

- Ok.

 

Ok, Leo l'est souvent quand il s'agit d'suivre Trevor dans ses putains d'plans. Faut dire qu'il a plus d'emploi depuis plus d'un an, alors il en a pas grand chose à faire de la manière dont il obtient ses gallions. Du moment qu'il obtient ses gallions. S'agirait pas de se faire virer de l'appartement ; Madame Gillespies se fait de plus en plus vieille, et s'il n'était pas là pour lui monter ses courses, il n'est pas certain que quiconque le ferait, savez ?

 

- Messieurs bonsoir... nous sommes fermés...

 

Trevor, loin de se démonter, file un coup de coude dans les côtes de Leo tout en extirpant de sa poche un gallion. Alignant deux et deux, l'homme fouille la poche de son pantalon, et commence à en sortir le contenu. Là un emballage vide de chocoballe. Ici une superbe structure en trombones manufacturée de ses propres mains. Enfin, le précieux sésame, qu'il agite en l'air sous l'œil sévère du propriétaire des lieux.

 

- Tadaa !

- Abraham ! C'est Abraham qui nous invite. On fait partie des déposants. 

- Ouais, ouais c'est nous ça. On dépose.

- Vous déposez quoi ?

- Ah mais j'peux pas montrer la marchandise à n'importe qui vous pensez bien, sachez juste que c'est assez précieux pour qu'on nous ait refilé une invitation.


Pas franchement sûr de lui, Leo laisse Trevor négocier. Ce qui se passe sans mal. Trevor négocie bien. Trevor est, en soit, un putain d'bon plan, et c'est majoritairement pour cela que Leo le suit dans tout ce qu'il fait depuis des mois. Bientôt, on les escorte jusque l'arrière-salle où tout se passe. Les lieux sont tamisés, l'ambiance lugubre. La poignée de sorciers et sorcières présents ne paye pas de mine. Tous se regardent en chien de faïence. Leo, lui adresse à l'ensemble un sourire joyeux et naïf, ainsi qu'un signe de main. Aussitôt, Trevor lui relance un coup de coude, et l'agrippe par la manche.

- Là-bas. Abraham est là-bas j'le vois. Fais pas l'con, Leo, on est pas là pour s'faire allumer.

Une expression récurrente de Trevor, celle-là. Pas qu'Leo ait bien compris en quoi ça pourrait bien consister de s'faire allumer. C'est-à-dire qu'il est pas une lumière quoi, pis il est pas l'seul à l'dire ! Mais bon. Drapé dans sa longue cape sombre - Trevor insistait pour qu'ils s'habillent tous deux de la même manière, le plus discret possible façon ninjas -, Leo talonne son ami jusque la forme voûtée d'un sorcier plutôt très grand, et longiligne.
 

- C'est pas trop tôt. Vous êtes en retard, énonce sèchement l'homme. Vous l'avez ?
- Un peu qu'on l'a. On l'sort quand ?

- Quand on vous l'dit.

- Bah tu vois qu'on est pas en r'tard !
- Ferme là Bloodworth. Putain ton pote il sait pas baisser d'un ton ?
- Moins fort Leo. Ninjas, tu t'rappelles ?

Débarquent deux sorciers encapuchonnés, pressés, qui se précipitent vers le fond de la pièce pour en rejoindre un autre. L'artefact qu'ils présentent est de la pure camelote, mais ça nul ne le sait en dehors de Trevor et Abraham. Leo, lui, est convaincu qu'ils ont en main de quoi devenir richissime en toute légalité. Carte blanche sur ce dont il s'agit, de même que pour le visuel des PNJ inventés de toute pièce.

Lucian Barrow

Homme

21 ans

Sang-mêlé

Britannique

Message publié le 17/01/2026 à 01:39

Se faire une place et parvenir à se faufiler sans encombres dans l’Allée des embrumes était un art qui demandait soit du talent, soit de la persévérance. Lucian, par chance, n’était dépourvu ni de l’un ni de l’autre. Aussi, il déambulait dans les lugubres ruelles avec la force de l’habitude et la confiance du bienheureux.

 

- Vous vous embellissez de jour en jour, Mathilda. déclara-t-il d’un ton enjoué à la vieille Nott qui avait laissé apparaître son sourire édenté à son passage.

 

On sous-estimait trop l’impact que pouvaient avoir les mots sur les gens. Bien sûr, le compliment n’était pas fondamentalement vrai. Mais tant que la femme y croyait, elle était heureuse et surtout, elle continuait de le laisser passer sans tenter de l’escroquer, sous prétexte de l’aider à trouver son chemin. S’il pouvait faire plaisir… Qui était-il pour refuser un peu de joie à cette dame ?

 

Les mains enfouies dans les poches de son pantalon délavé, ses pas continuaient de l’entrainer vers la façade de l’antiquaire où se tiendrait ce soir une vente très spéciale. Une vente qu’il ne comptait pas louper, car selon ses sources (un coloc un peu trop penché sur la bouteille), il y aurait apparemment quelque chose susceptible de fortement l’intéresser : des runes en os dont l’origine n’était pas totalement déterminée. Autrement dit, quasiment impossible à se procurer sur les marchés licites.

 

Hypocrisie obligeait, il faisait mine de ne pas se douter de l’origine réelle du matériau utilisé, préférant se concentrer sur l’objet de collection en lui-même et le potentiel qu’il pourrait en tirer lors de ses séances de « voyance ».

 

Il ne s’arrêta qu’un instant devant la porte d’entrée pour remettre de l’ordre dans sa tenue. Trois boutons de sa chemise étaient ouverts pour laisser apparaître une chaîne en toc au bout de laquelle pendait un pendentif en forme de lune argentée. Sa veste de costume, d’une couleur bordeaux délavée semblable au pantalon restait ouverte. Il respirait la confiance en lui. Aussi, ce fut avec un grand sourire qu’il entra dans la boutique.

 

Sammy était certes un alcoolique notoire, mais il était parvenu à lui fournir le sésame tant désiré pour la soirée. A charge de revanche pour tous les services que son cher ami et colocataire, Lucian, lui avait rendus. Avant même que le vendeur ne dise quoi que ce soit, il fit apparaître la pièce dorée  comme l’aurait fait un magicien moldu… en un tour de passe-passe qui donnait l’impression d’avoir sorti le gallion de l’oreille du concerné.

 

- Allons mon vieux, faut se détendre… tenta-t-il toujours en souriant, en voyant que l’homme n’était pas réceptif à la démonstration.

 

Après un instant, le cerbère se décida à le laisser entrer et Lucian put s’immiscer dans l’arrière-boutique où s’agglutinaient déjà plusieurs personnes. Et mince, Sammy ne lui avait pas dit qu’il risquait d’y avoir autant de sorciers présents… ça compliquerait forcément son achat. Pas pessimiste pour un sou, il décida de commencer à un déambuler parmi les autres acheteurs potentiels. S’ils étaient là, c’est qu’ils en avaient les moyens. Il n’était donc pas à l’abri d’une bourse malencontreusement prête à tombée d’une poche ou l’autre… Quoi ? Il fallait bien s'occuper en attendant le début des enchères.

Kaelen Rowle

Homme

31 ans

Sang-mêlé

Britannique

Avatar de Gabriel
Gabriel

Administration

Gardien des Origines

Message publié le 22/01/2026 à 09:08

Les rumeurs allaient bon train. Certains commençaient sérieusement à se demander si Kaelen n’entretenait pas une consommation récréative du Polynectar - à ce rythme, certains infiltrés disséminés « ici et là » en buvaient moins que lui. Il faut dire qu’il était chef du Bureau des Aurors ; par conséquent, il passait plus de temps au bureau que sur le terrain, et sa silhouette - sa tronche, surtout - était infiniment plus reconnaissable que celle de ses agents camouflés. Heureusement pour eux.

 

Alors, dès lors qu’il voulait s’amuser un peu - ou, plus honnêtement, aller vérifier lui-même un détail qui refusait d’obéir - il devait le faire dans la peau d’un autre. Sans quoi il risquait de déclencher l’alarme aussi sûrement que s’il débarquait escorté d’une dizaine d’Aurors en uniforme.

 

C’est donc sous les traits d’un sorcier grand et trapu qu’il descendait aujourd’hui l’Allée des Embrumes, direction Barjow & Beurk. Un des avantages à emprunter l’apparence d’une crapule répondant au nom de Lestrange, c’est que personne ne s’approchait pour lui faire les poches : on laissait ce genre d’homme avancer, l’air renfrogné, comme on laisse passer une mauvaise humeur. L’individu, au fond, n’était qu’une petite frappe - une crapule sans envergure arrêtée quelques jours plus tôt ; et ils l’auraient relâché sans doute, s’ils n’avaient pas retrouvé, dans une de ses poches, ce faux gallion grossier. Une contrefaçon assez insultante pour être intéressante. Et assez intéressante pour mériter que Kaelen vienne constater de ses propres yeux qui avait jugé utile de frapper la monnaie… et pourquoi.

 

Il ne fit pas le moindre signe, n’esquissa pas le moindre geste à destination des deux Aurors camouflés à proximité du magasin - deux traîne-savates au milieu des traîne-savates. Tout était réglé : positions, couverture, angles morts. Il n’avait pas besoin de les rassurer ; il avait besoin qu’ils soient invisibles.

 

Poussant la porte de l’établissement, il ne prononça pas un mot pour le vieil homme qui le regarda approcher. Il se contenta de déposer sur le comptoir le faux gallion d’invitation, comme on pose une pièce à conviction, avec cette neutralité clinique qui, parfois, tenait lieu de menace.

 

Le vieil homme le jaugea, puis grogna :

 

- Tu peux y aller… mais pas de grabuge !

 

Décidément, la réputation des Lestrange n’était plus ce qu’elle était. Ou peut-être était-elle exactement ce qu’elle avait toujours été : utile, tant qu’on la brandissait au bon moment.

 

Kaelen franchit le seuil de la salle des ventes, se glissa dans l’ombre d’une voûte et attendit patiemment que la séance commence. L’attente n’était pas un vide : c’était une collecte. Il enregistra des visages, des mains, des tics, des regards trop longs et des silences trop nets ; il tendit l’oreille aux conversations alentours, découpa les voix, les mots-clés, les accents.

Manius Fawley

Homme

24 ans

Sang pur

Britannique

Message publié le 22/01/2026 à 17:15

Adossé dans un coin, position qui permettait de moins prêter le flanc, Manius observait avec tous ses sens en alerte. Sa main en apparence nonchalamment posée sur sa hanche était prête à saisir sa baguette et ses yeux dardaient vers l'accès à la salle dès que quelqu'un en franchissait le pas. Un type accompagné dont la dégaine décontractée l'inquiétait fit son apparition. Ce genre d'attitude dans un contexte aussi tendu, même pour des mages noirs, ne pouvait pas être bon signe. Soit il allait commettre une bourde soit il était le genre de dangereux individus qui les corrigeait. 

 

Suivit peu après un jeune homme un peu trop confiant aux vêtements délavés. Comment pouvait-on déambuler aussi à l'aise parmi pareille foule ? Quand on a rien à perdre, peut-être. Et peu après ce fut un grand gaillard trapu à la mine franchement patibulaire. Le genre de profil qui ne craignait pas d'être embêté. Quelques autres encore arrivèrent au compte-goutte, s'entassant dans la moiteur glauque de la pièce mal éclairée. Le début des ventes approchait.

 

D'après la liste établie par Manius, certains objets justifiaient la présence de sales types au pédigrée criminel faramineux. Certains n'étaient indubitablement que des rumeurs propagées pour attirer du monde. Comme le prétendu retourneur de temps. D'autres avaient toutes leurs chances de provoquer des hostilités dans la lutte à l'achat. La fiole de Felix Felicis par exemple. Si elle existait bel et bien. Un œuf d'Acromentule — charmant —, des artefacts de magie noire divers et variés qui pouvaient bien être susceptibles d'intéresser l'historien. La soirée promettait d'être agitée.

 

Avant longtemps; le commissaire-priseur se montra sur l'estrade pour annoncer l'ouverture des ventes et chauffer la salle. Manius profita de l'attention générale détournée pour se faufiler discrètement jusqu'au sorcier détendu qui avait discuté peu après son entrée avec quelqu'un de l'organisation. S'il était impliqué dans la vente, il existait une petite chance qu'il possédât des informations sur les objets effectivement présents. Au plus proche afin de lui parler à voix basse, il le héla.

 

— Dites, vous êtes du cercle intérieur ? J'aimerais quelques confirmations sur les articles de ce soir si cela ne vous fait rien.

 

Mais déjà le premier, ou plutôt les premiers objets, ouvraient les enchères. Des runes en os aux origines douteuses ? L'ouverture se faisait généralement sur quelque chose qui n'attirait pas trop d'attention et qu'il était possible de s'accaparer à bon prix. Et ces runes avaient potentiellement un intérêt historiques alors... En se maudissant de ne pas savoir se tenir aussi discret qu'il savait devoir l'être, Manius fut le premier à proposer sa mise. Après tout, quitte à s'être déplacé, autant en profiter, non ?