Harry Potter RPG
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L’odeur d'un café au petit jour

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Accueil En dehors du Château Chemin de Traverse Le Chaudron Baveur [Abandonné] L’odeur d'un café au petit jour
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Oonagh Aisling

Guérisseur-en-Chef du Service des Pathologies des Sortilèges 30 ans Hybride Irlandaise Notoriété

Serpentard
Fondateur.trice.s du Site, ayant participé à la construction d'Harry Potter RPG !
Salle principale, Dimanche 06 Août 2124

Le problème avec Oonagh, c’est qu’elle ne supporte pas d’avoir quelqu’un dans son lit au réveil. Peu importe ce qu’il s’est passé la veille, la chaleur humaine a une expiration claire : les premières lueurs du jour. Pas de tendresse matinale, pas de petit-déjeuner partagé, pas de romantisme. Elle ne revoit presque jamais les mêmes personnes si elles n’ont, à la base, aucun lien commun avec elle. C’est plus simple comme ça. C’est aussi pour cette raison qu’elle préfère éviter d’emmener ses conquêtes chez elle. Parce qu’aussi clair que soit l’accord la veille, il y en a toujours un ou une pour croire qu’il ou elle fera exception. Que rester un peu plus longtemps ne changera rien. Et, évidemment, ceux-là reviennent toujours, persuadés d’avoir une importance qu’elle ne leur a jamais accordée.

Pourtant, les choses sont simples, non ? Un café le matin et un bonjour, c’est la seule concession qu’elle est prête à faire. Au-delà, ça s’arrête là. Il faut que chacun rentre chez soi, en bons termes. Elle trace une limite stricte, compartimentant sa vie en trois blocs distincts : le travail, les coups d’un soir et sa sphère privée. Rien ne doit se mélanger. Elle n’a aucune envie que l’un empiète sur l’autre. Sinon, ça devient vite un problème… et les complications l’emmerdent profondément.

Aisling ne l’a vu que trop de fois chez les autres. Il lui suffit d’observer sa sœur aînée ou ses amies pour voir à quel point tout se complique dès que les sentiments entrent en jeu. Tout devient une négociation permanente : il faut rentrer tôt, se soucier de l’autre, répartir les responsabilités, organiser Noël pour les deux familles… Très peu pour elle. Elle n’a ni la patience ni l’envie de gérer ce genre d’obligations. Oonagh préfère consacrer son temps à ses patients et profiter de ses nuits comme elle l’entend, sans attache, sans contrainte, sans personne pour l’attendre derrière une porte entrouverte.

Alors lentement, elle repousse le bras de l’autre jeune femme qui la sert fort contre elle. Doucement, elle tente de la réveiller. La blonde ne va pas partir comme un voleur. Ce n’est pas parce qu’il n’y a rien après le matin -déjà qu’elle fait l’effort de rester la nuit, qu’elle en oublie les politesses. Hey… Je suis désolée, mais je dois partir. Il faut que j’aille au travail et je dois passer chez moi. C’est une journée off, mais la moldue n’a pas besoin de le savoir. Après quelques arguments hasardeux pour la faire rester et une demande d’échange de numéro -qu’elle ne possède pas, la blonde fait son au revoir et referme la porte du studio doucement. 

Une fois dehors, le froid matinale lui mord les joues. Elle pourrait se cacher dans une rue et transplaner pour rentrer chez elle, mais Oonagh a bien envie d’une boisson et d’aller se promener. Si sa mémoire est bonne, elle n’est pas loin du chemin et surtout du Chaudron. Ce n’est pas l’endroit le plus élégant de l’histoire, loin de là, mais ça fait toujours l’affaire. Pressant le pas, elle finit par arriver à destination en très peu de temps. Au comptoir, elle demande un café corsé avant de s’attabler à un endroit. Mais son regard est vite attiré vers une personne. Sirotant sa boisson, elle s’approche et se penche vers la personne, le cul par terre, en bas des escaliers. Tout va bien ? Elle lui tend la main pour l’aider. Ses yeux clairs observent la personne en face, cherchant une quelconque autre blessure. Vous n’êtes pas blessé ? 

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Balthazar Grimfire

15 ans Sang-Mêlé·e Britannique Notoriété

Poufsouffle
Membre actif de la bêta - merci !
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Il est plutôt content, Balt. Faut dire qu'il se retrouve à dormir au Chaudron Baveur tout seul, pour la première fois. C'est carrément stylé. Bon, il trouve un peu dommage que sa mère soit pas avec lui, mais elle se sentait pas très bien, alors elle lui a donné l'argent pour gérer l'achat des fournitures scolaires et la nuit à l'auberge, en lui répétant une bonne centaine de fois de pas acheter n'importe quoi. Il a quand même l'intention d'acheter plus de conneries chez Farces pour sorciers facétieux que de bouquins de cours. Mais sa mère avait dû prévoir le coup, parce qu'il y a un peu plus d'argent que nécessaire dans sa bourse magique. Enfin du moins il croit, après avoir compté plusieurs fois il n'est jamais arrivé au même résultat, ce qui l'avait laissé perplexe de longues minutes avant qu'il ne décide que c'était pas bien important.

 

Evidemment, lorsqu'il sort de la chambre, il y laisse un bordel pas possible. Sa crête - d'une triste couleur châtain foncé - fièrement dressée sur la tête, son skate est lâché sur le parquet de l'étage pour qu'il s'y lance avec aisance. Et en voyant la rampe des escaliers, il peut pas s'en empêcher. Il saute avec sa planche, atterrit sur la rampe en bois en un équilibre précaire, slide tout le long du truc, essaie de se rattraper en un shuvit out du plus bel effet. Du moins l'aurait-il été s'il n'y avait pas eu un client malvoyant sur la route du dit shuvit, forçant Balt' à donner un coup de pied à sa planche dans les air pour la balancer loin de lui, avant d'atterrir au sol en un fracas épouvantable.

 

Il entend un craquement. Une douleur dans la cheville se fait aussitôt sentir, et tandis que tous les regards se tournent vers lui et qu'une femme lui tend la main pour l'aider à se relever, il essaie tant bien que mal de tenir debout mais sa jambe droite se dérobe aussitôt sous son poids, le forçant à rester sur la gauche, tandis que ses yeux se posent sur sa cheville qui fait un angle vraiment bizarre.

 

- Euh... j'crois pas j'vais bien, il lâche très intelligemment.

 

En fait, il commence à avoir super chaud. Et super mal. Il est vraiment chelou l'angle de la cheville, non ? Il se laisse tomber au sol. Volontairement cette fois-ci. Le regard affolé.

 

- Bordel. Bordel. Non mais j'suis sûr en fait. P'tain. J'vais crever ? J'veux pas crever.

 

Sûrement qu'il en fait un peu trop. Mais malgré toutes les chutes qu'il a pu se taper en skate, il avait jamais eu un angle aussi chelou dans ses os. Et puis, ça lui fait vraiment un mal de chien.

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Oonagh Aisling

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Oonagh observe la scène, la baguette encore glissée entre ses doigts, mais sans la moindre précipitation. Son café attend toujours sur la table, probablement en train de tiédir, et c’est peut-être ça le vrai drame de cette matinée. Pourtant, elle ne bouge pas immédiatement. Le tableau est trop improbable pour être ignoré.

Le Chaudron Baveur a toujours son lot d’incidents, mais ce n’est pas tous les jours qu’on commence sa matinée avec un adolescent à la crête mal fixée, échoué en bas des escaliers au même niveau que sa dignité. C’est quelque chose qui reste une bonne distraction appréciable. Elle inspire doucement, une habitude plus qu’un besoin, histoire de donner l’illusion qu’elle hésite. Mais elle sait déjà qu’elle ne va pas juste tourner les talons et le laisser se débrouiller.

Un soupir lui échappe, mais l’exaspération est feinte. Elle ne s’inquiète pas, elle jauge, elle prend le temps. Elle lève sa baguette, mouvement fluide, maîtrisé, sans la moindre urgence. Crever ? Hum. À moins que tu aies un don caché pour exploser en poussière sous l’effet d’une simple chute, je dirais que tu as encore quelques années devant toi. La blonde s’accroupit, ses doigts effleurent brièvement le tissu de son propre manteau avant de se poser sur son genou. Son regard descend vers l’articulation tordue, l’enflure qui commence à marquer la peau. L’angle ne lui plaît pas trop.

Son ton autoritaire revient à la charge. Pose-toi et ne bouge surtout pas. Elle lance ensuite un #[Per Ut-visio] le sort traverse sa rétine en un instant. La structure osseuse s’impose à sa vision, précise, nette. Pas de fracture. Une torsion marquée, mais rien d’irréversible. La blonde hoche la tête, satisfaite. Mauvaise nouvelle : t’as bien bousillé ta cheville. Bonne nouvelle : elle est encore entière et mon métier n’est pas de simplement siroter des cafés. En un instant, Aisling redresse son dos, ajuste distraitement le col de son manteau. Son café l’attend toujours sur la table. Elle pourrait le récupérer, laisser cette histoire se résoudre sans elle, mais ça impliquerait d’écouter un blessé se débattre inutilement pendant les dix prochaines minutes. Elle pointe sa baguette, le geste précis, presque mécanique. Tu vas peut-être sentir quelque chose de froid, mais ça va aider. D’un mouvement léger, la médicomage prononce un Curo As Velnus. La magie s’étend dans l’air, invisible mais tangible. Elle suit son effet sans réellement avoir besoin de le voir, habituée à reconnaître le relâchement imperceptible des muscles lorsqu’ils cessent de crier. S’il a toujours mal, ça va se voir. 

Elle garde sa baguette en main, poids familier contre sa paume, chaleur rassurante du bois poli. Oonagh jette un regard aux autres, la lumière du matin filtrant à travers le pub. Bon, maintenant. Si t’es sage, je te fais une attelle magique et je t’aide à marcher jusqu’à l’extérieur, histoire qu’on te prenne en charge correctement. Sinon, tu restes là et j’attends de voir si tu comptes impressionner le sol jusqu’à ce qu’il ait pitié de toi. Un silence s’installe, mais elle ne le remplit pas. Elle laisse planer la question, avant d’ajouter, légère, comme si la décision n’avait aucune importance pour elle. Alors, skater boy. Tu préfères quoi ? Fusionner avec les escaliers ?

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Balthazar Grimfire

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Une simple chute ? Balt' a franchement pas l'impression qu'il s'agit là d'une simple chute. Est-ce qu'elle a seulement vu l'angle que fait sa cheville ? Est-ce qu'elle a la moindre idée de la douleur lancinante qui y règne ? Il a l'habitude de se casser la gueule avec son skate, notamment lorsqu'il tente de nouvelles choses. Il s'est déjà pété un bras, ouvert le menton - ça pisse le sang comme endroit, franchement, il aurait jamais cru - fait quelques entorses, ou luxations. Mais là, vraiment, c'est la même douleur que lorsqu'il avait eu le bras pété. Sauf que c'est dans la cheville, faut suivre un peu.

 

N'empêche qu'il est pas contre l'idée d'avoir encore plusieurs années devant lui. Ça lui plait même beaucoup. Parce que mourir, ça a l'air vraiment chiant. Il est pas trop sûr qu'il y ait des skatepark au paradis. Alors il obéit, Balt. Il reste assis bien sagement, en regardant sa cheville comme si ça allait la remettre dans le bon sens. Il a vraiment super mal, mais il dit trop rien. Il est pas du genre à se plaindre. Juste du genre à attendre que les choses se règlent d'elles-mêmes.

 

Jusqu'ici, ça fonctionne plutôt bien. Sa mère règle les choses. A Poudlard, les profs règlent les choses. Et la dame a l'air de savoir régler les choses aussi. Peu importe où il est, y'a toujours quelqu'un pour régler les choses. Lui, il a juste à laisser faire, et ça, il le fait super bien. 

 

- C'est un métier de siroter des cafés ? qu'il demande, visiblement intéressé par la carrière professionnelle mentionnée.

 

Sûrement que c'était pas la bonne question à poser dans la situation. Qu'il devrait plutôt savoir ce que c'était vraiment que son métier. Mais au fond, il s'en fout. Parce qu'elle a l'air de savoir régler les choses. D'ailleurs, alors qu'elle lance un sort, il sent la douleur diminuer un peu. Suffisamment pour se dire que c'est pas si grave, cette cheville bousillée. Il écoute la dame d'une oreille un peu distraite. Sûrement qu'il a pas tout capté, sauf qu'elle veut bien le laisser dans les escaliers. Il secoue la tête de gauche à droite.

 

- Nan ! Nan j'viens ! Z'allez régler ça, pas vrai ? il demande en essayant tant bien que mal de se relever en s'accrochant à la rambarde de l'escaliers. 

 

Son regard parcourt quand même l'auberge, et il désigne son skate qui a roulé un peu plus loin.

 

- J'peux l'avoir ? 

 

Un client qui avait observé toute la scène avec curiosité lui rapporte alors sa planche, qu'il chope de sa main libre, l'autre toujours fermement accroché à la rampe de l'escalier tandis qu'il ne laisse pas son pied toucher le sol.

 

- Merci M'sieur ! 

 

Il plonge alors son regard à l'idiotie évidente dans celui de la femme qui l'a aidé jusque là.

 

- C'rigolo, z'avez pas l'air sympa, mais en fait ça va.

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