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L'Affaire des Fizbizwiz Trafiqués

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Accueil En dehors du Château Pré-au-Lard [En Cours] L'Affaire des Fizbizwiz Trafiqués
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Basil Banks

13 ans Sang-Mêlé·e Britannique Notoriété

Deb
Gryffondor
Pour tout ceux ayant le courage d'affronter les MDJ's, alors qu'ils pourraient y laisser plus qu'une dent !
En retrait des habitations, Jeudi 18 Janvier 2125

- C'est pas moi madame !

Carrément c'est injuste. Et si Basil avait du gagner un gallion chaque fois qu'il lui arrivait des injustices pareilles, sans doute qu'il serait déjà riche. Aucun gallion n'est jeté dans sa direction cependant, seul le regard assassin de la gérante d'Honeydukes. Faut dire, il a tout pour avoir l'air coupable. Couvert de sucre, au centre même de la détonation, difficile de même imaginer qu'un autre puisse être à l'origine du problème survenu moins de deux minutes plus tôt. Cet autre cependant, s'en tire à très bon compte, planqué entre deux rayonnages, en train de pouffer dans sa main devant la soufflante que se prend un Basil balbutiant des excuses qu'il ne devrait même pas à sortir.

- C'est une honte ! Comment es-tu éduqué je me l'demande, tu te rends compte de ce que ça peut me coûter ce genre de chose hein ? Bien sûr que non. Je te reprends une fois, une seule fois dans mon magasin, et j'appelle immédiatement les autorités. On verra si tu feras le malin !

Basil ne dit rien. Se contente d'acquiescer ici ou là. De marmonner d'autres excuses, le regard fuyant et les épaules affaissées. D'énoncer son nom quand on lui demande. Son âge. De s'excuser encore. Quand finalement la tempête s'arrête et que la dame le laisse déguerpir, il file sans demander son reste. Sans vraiment regarder où il va non plus. Il court juste, sans s'arrêter. Énervé. Triste. Les deux à la fois. Tout ça c'est la faute de Denis. Toujours pareil. Tiens moi ça Basilic ! Il avait pas eu le temps de cligner des yeux que ça avait implosé directement dans ses mains.

Son bras vient essuyer son visage d'un geste pataud, et ses yeux froncés balaient le paysage. Il s'est un peu éloigné du village sans le vouloir. Au loin, on devine la silhouette de la cabane hurlante, chancelante. Récemment, quelqu'un est mort là-dedans. Il l'a su avant qu'on trouve le corps, et personne l'a cru. Basil aperçoit alors un garçon un peu plus loin. Un garçon familier. Flynn Ryder. Ses poings se serrent sans qu'il n'y prête attention. Il repense à Nikolaï, et il lève le menton alors qu'il approche. Il mange des bonbons. Les bonbons qu'il a volé. Après l'avoir accusé d'un truc qu'il a même pas fait.

- HEY FLYNN ! Son courage se dégonfle dès que l'autre se retourne, et il a un mouvement involontaire de recul. Mais il pense à Nikolaï. Alors. T'es un sale con. Là. Voilà. Basil en dit pas plus avant de le pousser et de repartir aussi sec. Énervé mais pas trop. Apeuré plus qu'autre chose à l'idée que l'autre se venge soudainement, alors qu'il a tous les droits d'être en colère. Il accélère.

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Flynn Ryder

13 ans Sang-Mêlé·e Britannique Notoriété

Poufsouffle
Fondateur.trice.s du Site, ayant participé à la construction d'Harry Potter RPG !
En retrait des habitations, Jeudi 18 Janvier 2125

Le vent frais de Pré-au-Lard te mord la peau tandis que tu continues à avancer, une Chocogrenouille à moitié entamée à la main. Ton esprit vagabonde encore entre la réussite de ta petite escapade à Honeydukes et la sensation douce-amère de la culpabilité. Tu n'as pas vraiment réfléchi à qui tu avais accusé dans la boutique. L’important était de détourner l'attention, rien de plus.

 

Le cri de Basil te prend de court.

 

HEY FLYNN !

 

Tu te retournes, surpris de voir ce gamin à la silhouette chétive, les poings serrés, le regard hésitant. Quand il prononce son insulte, son "T’es un sale con.", il y met tout ce qu’il a. Tu pourrais presque le voir trembler.

 

Mais avant même que tu n’aies le temps de répondre, Basil te pousse et détale comme un vif d’or échappé. Tu restes planté là, un bonbon entre les doigts, un mélange de surprise et de gêne collé au visage.

 

Basil ?

 

Maintenant que tu le reconnais, tout devient plus clair. C’est lui que tu as pointé du doigt chez Honeydukes. Lui qui a pris la tempête de reproches. Tu revois la gérante, ses sourcils froncés, ses mots durs. Tu n’avais pas réalisé...

 

Tu avances d’un pas, puis t’arrêtes. Pas question de le poursuivre. Il a déjà suffisamment morflé pour aujourd’hui.

 

Basil, attends ! lances-tu d’une voix plus douce.

 

Il ne s'arrête pas, mais il ralentit à peine. Suffisamment pour que tu puisses continuer à parler sans te rapprocher.

 

Je savais pas que c’était toi. C’était pas... C’était pas contre toi. C’était juste pour m’en sortir. J’ai pas réfléchi. J’ai fait une connerie, d’accord ?

 

Tu déposes doucement ton sac de friandises sur un muret, bien en vue.

 

Si tu veux les bonbons, prends-les. Je voulais pas que ça tourne comme ça. Je te promets que je dirai la vérité si ça remonte aux profs. Je te couvrirai, ok ?

 

Le silence s’installe entre vous, seulement interrompu par le bruit du vent. Tu n’as pas toutes les réponses, mais tu espères lui montrer que tu n’es pas juste un autre gosse de Poudlard prêt à enfoncer les plus fragiles pour t’en sortir. Maintenant, il ne te reste plus qu’à attendre sa réaction, prêt à accepter ce qu’il décidera.

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Basil Banks

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Il a envie de l'ignorer. Le problème c'est que Basil n'a jamais été très doué pour ignorer les gens. Ni ceux qui lui donne des surnoms idiots dans les couloirs, ni ceux qui lui volent ses affaires et partent en riant à gorge déployé, ni ceux qui projettent sur lui des boules de papier en cours, ni ceux qui se postent face à lui en salle d'étude pour singer tout ce qu'il fait. Le cœur battant parce qu'il vient de traiter Flynn Ryder de sale con, Basil ralentit, se mord la lèvre, mais ne se retourne pas. Il croit entendre des pas qui se pressent dans sa direction, et il s'imagine déjà être bousculé, balancé directement sur le sol. Imagine le visage de Nikolaï devant son échec. Ses paroles dures et froides. Toi faible Basil. Mais Flynn ne le bouscule pas. En fait, Flynn n'a même pas bougé de l'endroit où il l'a laissé. Il se contente de parler. Sans l'insulter une seule fois.

Basil se fige, cette fois. Lèvres serrées, il se retourne doucement, comme un animal méfiant prêt à fuir au premier signe d'hostilité. 

Muré dans le silence, son regard se porte sur le sachet de bonbons déposés par Flynn entre eux. La fraîcheur ambiante s'infiltre sous son blouson, et l'instant s'étire étrangement après la proposition du garçon. Basil a les yeux froncés devant l'absurdité de la situation. Est-ce que c'est une vanne ? Est-ce que Flynn attend qu'il récupère le paquet pour subitement le mettre au sol en représailles ? On ne peut pas dire que Basil connaisse vraiment Flynn. Bien qu'il soit de son année, ils ne sont pas de la même maison, et ne se croisent que dans quelques cours communs dans lesquels Basil fait son possible pour demeurer invisible aux yeux des autres. Peine perdue. Ce faisant, il se prive probablement d’interagir avec de potentiels camarades qui ne seraient pas intéressé de lui faire visiter les toilettes du deuxième étage.

Des camarades comme Charlie Carter, ou peut-être Flynn Ryder.

Son frère est un joueur de Quidditch professionnel, le genre de personnalité que personne ne peut ignorer dans l'école. Un fait qui a participé grossièrement à la catégorisation de Flynn Ryder comme d'un garçon populaire avec lequel il n'aura jamais rien à faire. Certainement pas partager un paquet de bonbons à Pré-Au-Lard.

- J'en veux pas, Basil déclare alors en haussant les épaules, relevant un menton fier. La dernière fois qu'on m'a filé des bonbons ils ont fait sauter l'rayon d'un magasin alors tu vois...

C'est dit avec un genre de rancœur amère, pourtant ses lèvres s'étirent légèrement, comme s'il avait tenté quelque part de faire de l'humour à son insu. Le silence s'étire encore, et Basil zieute les bonbons, puis Flynn Ryder, puis les bonbons de nouveau. En vrai, il en prendrait bien un ou deux. Parce que dégagé de la boutique comme un malpropre, et avec la certitude de plus pouvoir y mettre les pieds avant au moins... est-ce qu'il pourrait seulement y remettre les pieds ? Bref. Basil est à peu près sûr qu'il est pas prêt de manger de nouveau des bonbons. Il s'humecte les lèvres involontairement avant de se balancer étrangement d'un pied sur l'autre, d'inspirer, et de planter de nouveau son regard sur Flynn.

- Ils sont pas explosifs ceux-là hein ?

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Flynn Ryder

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Tu observes Basil, et quelque chose te frappe dans sa posture. Ce n’est pas seulement de la colère, ni même de la fierté mal placée. C’est autre chose, un truc plus subtil, plus ancré. Une sorte de lassitude. Comme un môme qui sait déjà comment ça va finir, qui a appris à s’attendre au pire et à le prendre en pleine figure sans broncher.

 

Et merde.

 

T’es pas un mec bien, pas toujours. T’aimes la magouille, tu sais jouer avec les règles. Mais t’aimes pas ce genre de jeu-là. Celui où tout le monde s’acharne sur le même gars, encore et encore, jusqu’à ce qu’il n’essaie même plus de se défendre. Tu l’as déjà vu arriver à d’autres, des élèves qui finissent par marcher en rasant les murs, qui baissent les yeux dès qu’on leur parle, qui finissent par croire que c’est normal.

 

T’aimes pas l’idée d’avoir contribué à ça.

 

Alors tu fais un pas de plus vers lui, pas trop près, juste assez pour qu’il capte que t’es sérieux.

 

Pas que je sache, réponds-tu en tapotant du bout des doigts le paquet de friandises posé entre vous. Mais bon, c’est vrai que vu ton passif avec les bonbons explosifs, je peux pas te garantir qu’ils vont pas se mettre à danser la gigue ou te transformer en canari.

 

Tu lances ça sur un ton léger, mais t’es attentif à sa réaction. Il fronce un peu les sourcils, méfiant. Tu soupires en ouvrant le sachet et en piochant un bonbon au hasard.

 

Si je survis, c’est que c’est bon.

 

Tu le fourres dans ta bouche sans réfléchir, croisant les bras en mâchant tranquillement. Un goût de caramel explose sur ta langue. T’aurais préféré chocolat, mais bon, on fait avec. Tu hausses une épaule et poses le sachet un peu plus près de lui, l’air de rien.

 

Écoute, Basil. J’savais pas que c’était toi, chez Honeydukes. Je voulais juste… me sortir de là, tu vois ? C’était pas personnel.

 

Tu le fixes quelques secondes, assez pour qu’il comprenne que tu ne cherches pas à l’embobiner.

 

Mais je suis pas con. J’ai vu comment les autres te regardent, et j’aime pas ça. J’aime pas l’idée d’avoir fait pareil, même sans le vouloir.

 

T’hésites un instant avant d’ajouter, plus doucement :

 

Je ferai en sorte que ça remonte pas aux profs, ok ? Et si ça arrive… j’dirai la vérité.

 

Tu vois ses doigts tressaillir légèrement. Il hésite encore. Son regard oscille entre toi et les bonbons.

 

Alors tu décides de lui laisser une porte de sortie. Pas une pitié gênante, juste une manière de reprendre le contrôle sans se sentir redevable.

 

Mais si t’en veux pas, j’vais pas me priver, dis-tu en attrapant une autre Chocogrenouille avec un sourire en coin.

 

Tu la déballe tranquillement, sans le regarder directement. L’air de dire fais ce que tu veux.

 

Tu ne sais pas s’il prendra les bonbons. Mais au moins, t’auras fait un pas dans la bonne direction.

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Basil Banks

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Si Flynn Ryder était son ami, sans doute que sa répartie l'aurait fait rire. Sauf que y a pas cinq minutes, il traitait Flynn Ryder de sale con après qu'il l'ait dénoncé pour un délit qu'il a même pas commis. Alors Basil ne rit pas, resserre juste un peu les lèvres pour se retenir, et continue de regarder son camarade avec un air mêlant la défiance et l'incertitude. Il le regarde saisir un des bonbons pour le mettre dans sa bouche. Rien ne se passe. Le garçon hausse les épaules, et Basil relâche une respiration qu'il avait pas conscience de retenir. Il hésite qu'une poignée de secondes avant d'avancer à son tour sa main vers le sachet pour récupérer un fizbizwiz.

Le globe, coloré, reste entre ses doigts cependant, et Basil l'observe avec une intensité exagéré tandis que Flynn se remet à parler. Les oreilles rouges, il aimerait presque que l'autre se taise plutôt que de s'expliquer comme il le fait. Ça ressemble presque à des excuses. Sauf que personne s'excuse auprès de Basil Banks. Pire, Basil l'a traité de sale con, alors sans doute qu'il a pas besoin de s'expliquer comme il le fait. Incapable de savoir quoi répondre à un truc pareil, il se contente de manipuler le fizbizwiz entre le pouce et l'index, d'en détailler la texture avant de finalement, après un long moment, venir le déposer contre sa langue.

Bouche refermée, les joues rondes et les dents qui craque le contour du bonbon, il a toutes les excuses du monde pour ne pas répondre, alors. Une cascade de sensations surprend son palais, picore le dessus de sa langue, fait exploser entre toutes ses dents des saveurs qu'il serait bien en peine de nommer. Ça pique, mais pas méchamment. Ça pique d'une manière un peu absurde, un peu marrante, et il sent que ça se propage un peu dans tout son corps comme un frisson plutôt très amusant. Il a la vague impression que la pointe de ses oreilles et de son nez se mettent à trembler subtilement, mais l'impression disparait aussi rapidement qu'elle est intervenue.

Flynn a déballé une chocogrenouille, lui, et Basil ne peut pas s'empêcher d'avoir une pensée pour Lord Ribbit. Est-ce que Charlie Carter mangeait des chocogrenouilles ? Est-ce que Charlie Carter mangeait des chocogrenouilles devant Lord Ribbit ? Est-ce que Lord Ribbit en tirait l'impression que Charlie mangeait des membres de sa famille ? Les sourcils levés, les yeux un peu écarquillés comme un ahuri, il se concentre sur Flynn Ryder et sa façon étrange de s'expliquer sans s'excuser. De le faire mettre dehors d'un magasin de bonbons pour mieux lui en offrir. De vouloir dire la vérité

La vérité, c'est que Basil a tout de même traité Flynn de sale con, alors que c'en ai visiblement pas un.

- J'suis désolé pour heu... tout à l'heure, il annonce finalement.

Sa main vient attraper un second fizbizwiz, qu'il gobe vivement comme pour se donner le courage de continuer. Sauf que celui-ci n'a clairement pas la même saveur ni le même effet que le précédent, et Basil est brutalement coupé dans son élan. Ça pétille toujours, mais ça picote un peu plus que le précédent, et il sent un frisson étrange lui courir dans le dos. Ses oreilles bourdonnent légèrement, et un drôle de vertige l’oblige à se stabiliser en écartant légèrement les bras. Faire un pas en arrière. Ou du moins essayer. Parce qu’au lieu de sentir le sol sous sa semelle, il sent… rien du tout. Basil fronce les sourcils, baisse les yeux.
 

- Oh.
 

Ni paniqué ni fondamentalement émerveillé, Basil a l'air neutre, presque blasé, comme si son cerveau refusait encore d’accepter ce qu’il est en train de voir. Ses baskets ne touchent plus l’herbe. Son corps entier semble léger, comme s’il était vidé d’une partie de son poids. Un autre frisson lui parcourt la nuque, et il bouge légèrement une épaule pour tester l’effet. Son mouvement le fait monter d’un cran.


- Oh.


Cette fois, l'information semble avoir monté au cerveau, et il a les lèvres qui s'étirent avec un mélange d'amusement et de légère confusion. Ses bras battent un instant l’air, et il sent un léger déséquilibre qui lui fait perdre quelques centimètres d’altitude, avant qu’il ne rebondisse doucement comme une foutue bulle de savon. Il rit, d'un rire un peu enfantin pour un garçon de treize ans, Il tend une main vers le sol, comme si ça allait l’aider à se retenir d’une quelconque façon. Évidemment, ça ne sert à rien. Il flotte. Pas haut. Quelques centimètres seulement, pour l’instant. Il se tord le cou pour observer Flynn, le fixant avec une expression joyeuse. Il fait un mouvement plus brusque pour tenter de reprendre le contrôle, mais l’élan est trop fort : il monte d’un coup sec de trente centimètres, comme un ballon mal attaché. 


- Heu...
 

Sa main cherche un point d’appui, en vain. Il jette un coup d’œil aux alentours, les jambes repliées sous lui, les doigts crispés comme s’il s’attendait à être propulsé dans la stratosphère d’une seconde à l’autre.
 

- J'sais pas pour la gigue ou les canaris, mais celui-là a l'air de vouloir m'envoyer directement dans l'espace, c'est normal ?

C'est que c'était marrant au début mais il a pas prévu de devenir un satellite. La panique monte juste un peu, sans trop prévenir alors qu'il réalise que l'effet ne s'estompe pas, pas comme avec le bonbon précédent. S'il s'envole Flynn va le rattraper pas vrai ? Parce que c'est pas un sale con, finalement. Les yeux grands ouverts, Basil se met à tournoyer inutilement, prenant encore un peu de hauteur.

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Flynn Ryder

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T’as d’abord cru que c’était une illusion. Un de ces effets de Fizwizbiz qui picotent jusque dans les cils et qui donnent l’impression d’être plus léger qu’un air chaud d’été. Mais non. Ce n’est pas juste une sensation. Ce n’est pas une impression.  

 

Basil flotte.  

 

Et ça, t’aurais dû le voir venir.  

 

T’aurais dû capter l’éclat légèrement plus saturé de son fizwizbiz, t’aurais dû te méfier du lot fraîchement livré chez Honeydukes, t’aurais peut-être même dû te souvenir que certains bonbons de chez Zonko avaient tendance à s’infiltrer un peu partout, mélangés à des paquets normaux. Mais non, t’as rien capté, et maintenant, il est là, suspendu dans l’air comme une foutue montgolfière qu’on a oublié d’attacher.  

 

Tu croises les bras, arquant un sourcil, retenant un sourire qui menace de naître malgré toi.  

 

Bon… J’sais pas trop ce que t’espérais en piochant dans ce sachet, mais j’suis pas sûr que « devenir un ballon » faisait partie de tes plans.  

 

Basil n’a pas l’air de paniquer. Pas encore. Il observe, il analyse, comme s’il essayait de comprendre ce qu’il est censé faire. Mais c’est pas du genre de situation qu’on contrôle en réfléchissant. Parce qu’il commence déjà à perdre en stabilité. Il tente un mouvement, et au lieu de le faire redescendre, ça l’envoie un peu plus haut. Pas beaucoup, mais assez pour que tu perçoives la tension dans ses épaules, la crispation dans ses doigts qui cherchent un point d’ancrage inexistant.  

 

Ok. Là, ça va mal finir.  

 

Tu ranges le sachet dans ta poche, t’avances, levant les mains dans un geste qui se veut calme, mesuré.  

 

Ok, on va éviter de finir accroché au clocher de Pré-au-Lard, ça te va ?  

 

Tu ne lui sautes pas dessus. Mauvaise idée. Il bouge déjà trop pour que ce soit une approche efficace. Et puis, t’as pas envie de le voir s’éloigner encore plus en essayant d’esquiver un mouvement trop brusque. Non. Tu fais ça intelligemment.  

 

Tu plisses les yeux, évaluant la hauteur à laquelle il se trouve maintenant. Rien d’alarmant. Pas encore. Mais l’apesanteur a cette sale tendance à s’amplifier si elle n’est pas maîtrisée.  

 

Ça va, t’es toujours avec nous ou t’as déjà prévu de t’installer définitivement là-haut ?  

 

Une petite pique, pour le détendre. Enfin, façon de parler. S'il se détend plus il risquerait de reprendre de l'altitude. Il tourne encore sur lui-même, et d’ici, t’as l’impression qu’il commence à comprendre que ça ne va pas s’arrêter tout seul.  

 

J’vais devoir te récupérer avant que t’atterrisses sur la tour d’astronomie, hein ?  

 

T’avances encore d’un pas, tendant une main dans sa direction.  

 

Dis-moi juste que t’as pas mangé toute une poignée de ces machins. Parce que sinon, va falloir qu’on trouve un moyen de te lester, et honnêtement, j’suis pas d’humeur à attacher un gamin à une pierre aujourd’hui.  

 

Un pas de plus. Pas encore assez proche, mais presque.  

 

Allez, tends-moi la main avant que tu deviennes officiellement le premier satellite de Poudlard.

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Plus le temps passe, moins la sensation est agréable. Il a un peu le vertige, un peu la gerbe, et le mélange est tout sauf fameux. Pis ça l'inquiète de sentir que le sol continue de s'éloigner autant. Alors il a pas vraiment de réponse à offrir à la question de Flynn. De toute façon elle est probablement rhétorique. Sûr que non ça faisait pas partie de ses plans de devenir un foutu ballon. En fait, il avait pas d'autre plan que d'ingurgiter du sucre, aussi bêtement que ça puisse paraitre. Il hoche la tête parce que ouais, ça lui va plutôt carrément de pas finir accroché sur le clocher du village. Ne serait-ce que pour les moqueries de tous les autres élèves qui le verraient hameçonné là-haut. Comme s'il avait besoin de ça, bordel. Il s'agite encore et encore, mais y a pas moyen de retrouver le moindre semblant d'équilibre quand on est plus rattaché à rien du tout.

 

Il répondrait bien à Flynn un truc sarcastique du genre que si, il va s'installer, pis refaire sa vie parmi les nuages parce que ça a l'air bien plus douillet qu'les dortoirs de Poudlard finalement, mais Basil a jamais été un gars bien sarcastique, et la vérité c'est qu'il aimerait bien que ça s'arrête toute cette connerie. D'abord parce qu'il a vraiment la gerbe, et ensuite parce qu'il commence à monter assez haut pour se dire qu'une chute sera fatalement douloureuse, et ça c'est un truc dont il aurait préféré ne pas se rendre compte. Ses yeux paniqués essaient de suivre Flynn alors qu'il tourne sur lui-même en véritable cosmonaute, le costume en moins. Il serre ses lèvres entre ses dents pour retenir une remontée un peu acide.

- J'ai l'vertige, il annonce d'une voix un peu faible parce que c'est la seule chose qu'il se sent capable d'annoncer.

Déjà sur un balai il a le vertige. Et sur un balai il se tient droit, bien à cheval, en sécurité finalement. Alors entièrement livré à lui-même à presque trois mètres de hauteur sans la moindre idée de la manière dont il va redescendre, s'il va redescendre. C'est pas comme s'il pouvait compter sur les sortilèges anti-chute des vieux comètes de l'école. Il peut que compter sur le fait que l'effet du bonbon finisse par s'estomper de lui-même, et de préférence en douceur.

- P't-être ça me foutra en avance pour le cours, il se prend à balancer en guise de consolation faiblement humoristique au sujet de la tour d'astronomie.

Ça le fait rire un peu, sauf que rire semble booster le flottement aérien, l'emportant soudainement à plus de cinquante centimètres d'un seul coup. Il a un mouvement désespéré alors qu'il balance un juron et qu'il tend sa main dans la direction de Flynn.

 

- J'te jure j'en ai pris qu'deux, il assure alors que son index touche presque un doigt de l'autre garçon. C'est peut-être pas si con l'coup des pierres. Nieeeh. T'es trop loin Flynn. 

Merde, merde, merde. Ça monte. Pis ça tourne, c'est chiant. Il va gerber, c'est sûr il va gerber. Pourquoi y a autant de vent d'un coup ? Ça a toujours été si violent, le vent ? Puis, alors qu'il sent un frisson l'envahir et que la bile lui remonte directement sur la langue, il se sent être décroché. D'un coup d'un seul, sans prévenir, la lévitation s'arrête, le laisse retomber sur le sol alors qu'il en était à plus de trois mètres. Son corps fait un bruit un peu mou alors qu'il expire tout son air et reste un peu scotché au sol. Il se sent lourd.

Un contrecoup probablement légitime alors qu'il vient d'ignorer la gravité pendant plus de trente secondes.

Ça le prend aux tripes avec hargne, et il vomit pauvrement contre les herbes qui n'ont rien demandé. La langue tirée comme un chat qui vient de bouffer une croquette périmée, il secoue la tête avant de se redresser pour s'adosser au muret. Il ose même pas regarder Flynn. La honte bordel. Alors pour essayer de redorer son blason il essaye quand même de balancer un truc, d'une voix qu'il reconnait pas vraiment :

- J'crois j'aurais préféré qu'ils soient explosifs tes trucs.

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T’as beau aimer les situations absurdes, y a un moment où faut savoir où s’arrêter. Et ce moment précis, c’est quand tu vois Basil virer au blanc maladif et que ses mouvements, déjà désordonnés, deviennent franchement inquiétants.  Le sarcasme, il l’a même pas dans la voix. Juste un fond d’angoisse mal maquillée derrière une phrase trop légère pour être sincère. Et t’as beau aimer te moquer, là, ça passe plus.  

 

Ok, t’as officiellement dépassé le stade de la blague, là.  

 

Il tourne toujours lentement sur lui-même, et t’as jamais vu quelqu’un aussi désespérément à la merci de l’air. C’est pas naturel, ça. Y a un truc profondément perturbant dans le fait de voir un môme flotter sans le moindre contrôle, comme un ballon qui va se barrer à la moindre bourrasque.  

 

Puis il monte encore.  

 

Non, non, non, arrête ça tout de suite.  

 

Tu le vois tendre la main vers toi, et merde, il est trop loin. Tu fais un pas en avant, tends la tienne aussi, essayes d’accrocher ses doigts du bout des tiens. Juste un centimètre, un foutu centimètre de trop. Il jure, toi aussi, et t’as un demi instant où tu considères réellement l’idée de lui sauter dessus et de le tirer vers le sol par la force.  Et puis, comme si l’univers avait décidé que le grand cirque avait assez duré, la gravité revient d’un coup.  

 

Aucun avertissement. Pas de descente progressive, pas de ralentissement. Juste un effet magique qui se dissipe brutalement et un Basil qui tombe comme une pierre.  

 

OH, MERDE !  

 

Ton premier réflexe est d’aller vers lui. Le deuxième, c’est de t’arrêter net en l’entendant s’écraser comme un pantin désarticulé. Ça fait un bruit peu rassurant, un mélange de souffle coupé et d’impact sourd, et t’as franchement pas envie de voir à quoi il ressemble après une chute pareille.  

 

T’attends une seconde. Il bouge pas.  

 

Basil ?  

 

Une autre seconde.  

 

Puis, au lieu de te répondre, il vomit.  

 

… Ah.  

 

Tu plisses les yeux, reculant instinctivement d’un pas parce que t’es pas du genre à vouloir partager ce genre d’expérience. Y a des limites à la solidarité. Tu le regardes faire, assis là comme une loque, le teint livide, le corps visiblement pas remis du contrecoup.  

 

Et franchement, tu pourrais te moquer. T’en as envie, un peu.  

 

Mais il parle avant toi, d’une voix rauque, presque étrangère.  

 

J'crois j'aurais préféré qu'ils soient explosifs, tes trucs.  

 

T’éclates de rire. Un vrai, cette fois.  

 

Putain, mec. J’suis pas sûr que ça aurait été mieux pour toi.  

 

Tu passes une main dans tes cheveux, secouant la tête en soufflant.  

 

Bon. J’suppose que t’es en un seul morceau, c’est déjà ça.  

 

Tu poses une main sur ta hanche, jaugeant son état. Il a l’air d’un gars qui vient de survivre à un duel contre son propre estomac. Ce qui, honnêtement, est une victoire en soi.  

Tu sors le sachet de bonbons de ta poche, le secoues légèrement devant lui.  

 

Tu veux que je termine le travail ou t’as eu ta dose de sensations fortes pour la journée ?  

 

C’est pas une vraie question. T’as déjà ta réponse rien qu’à voir son expression.  

 

Alors, dans un geste théâtral, tu lances le sachet derrière toi, sans même regarder où il atterrit.  

 

Allez, c’est bon, j’te dois bien ça. Viens, j’te paye un truc qui donne pas envie de t’envoler.

 

Avant de lui tendre la main pour l'aider à se relever, tu pointes vaguement ta baguette vers la marre de vomis qu'il a rendu.

 

T’agites ta baguette avec confiance… mais rien ne se passe. La flaque est toujours là, toujours aussi nauséabonde, et même si tu répètes le sort une seconde fois, l’univers semble avoir décidé de te punir pour quelque raison obscure. T’attends quelques secondes, espérant que la magie finira par agir d’elle-même, mais non. Va falloir trouver un autre plan.  

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En retrait des habitations, Jeudi 18 Janvier 2125

Flynn Ryder a lancé un sortilège !

Sortilège utilisé : Evanesco (Sortilège de Disparition)

Score à atteindre : 6

Résultat du dé : 5

Échec :

T’agites ta baguette avec confiance… mais rien ne se passe. La flaque est toujours là, toujours aussi nauséabonde, et même si tu répètes le sort une seconde fois, l’univers semble avoir décidé de te punir pour quelque raison obscure. T’attends quelques secondes, espérant que la magie finira par agir d’elle-même, mais non. Va falloir trouver un autre plan.  

Autres résultats possibles
Réussite critique :

D’un mouvement précis, tu pointes ta baguette vers la flaque, articulant le sort avec une assurance tranquille. La magie fuse avec une fluidité parfaite, et non seulement la mare de vomi disparaît instantanément, mais l’herbe sous tes pieds semble plus verte, plus fraîche, comme si elle n’avait jamais été souillée. Même l’air semble un peu plus respirable. Un vrai travail de professionnel.  




Réussite :

Tu lances le sort avec application, et la mare de vomi s’évapore en un instant, ne laissant derrière elle qu’un sol légèrement humide, mais rien de bien dramatique. Bon, peut-être une légère odeur persistante, mais ça reste mille fois mieux que la scène d’avant. Mission accomplie.  




Échec critique :

Dès que tu prononces l’incantation, tu sens immédiatement que quelque chose ne va pas. Un souffle de magie chaotique jaillit de ta baguette et, au lieu de faire disparaître le vomi, il se met à bouillonner étrangement, gonflant comme une substance vivante. Puis, sans prévenir, il éclate en une pluie de gouttelettes peu ragoûtantes qui se dispersent tout autour, touchant ton manteau, tes chaussures… et Basil. Génial. Absolument génial.




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Basil Banks

13 ans Sang-Mêlé·e Britannique Notoriété

Deb
Gryffondor
Pour tout ceux ayant le courage d'affronter les MDJ's, alors qu'ils pourraient y laisser plus qu'une dent !
En retrait des habitations, Jeudi 18 Janvier 2125

C'est par instinct que Basil secoue la tête devant le paquet de bonbons, comme si sa vue seule pouvait suffire à lui remettre les tripes à l'envers. Il l'a eu, sa dose, et pas qu'un peu. Quelque part, il est rassuré de constater que Flynn s'est pas tiré, même s'il ose toujours pas le regarder. Il inspire lentement, histoire de se donner l'impression de pas être dans un état un peu glauque, avant de tâcher de se relever une jambe après l'autre. Finalement, son regard trouve l'autre garçon, alors que du revers de sa manche il s'essuie la bouche. Y a rien en vrai, mais c'est juste un réflexe. Le gars vient de lui proposer de lui payer quelque chose, et Basil sait pas vraiment quoi faire de ça. Alors il se contente de le regarder essayer de se débarrasser de la tâche de vomi étalée au sol.

Il grimace.

 

- Attends c'est pas à toi d'faire ça, il balance, un peu dégoûté.

Il sort sa propre baguette avant de la pointer en direction de sa gerbe pour formuler le sort.

La gerbe est comme absorbée par la terre, sauf que l'odeur persiste. Écœuré, Basil range son instrument avant de relever la tête vers Flynn.



- T'es pas forcé d'me payer un truc hein. C'est pas ta faute si y avait un bonbon périmé dans c'que t'as acheté.

En vrai s'il l'avait pas mangé, sans doute que ça aurait été Flynn qui l'aurait mangé. Comme quoi la vie faisait bien les choses. Même sans avoir de vision, il avait évité à quelqu'un de vivre un truc vraiment merdique. Il a bien compris quand même que Flynn en démordrait pas, alors il le suit.

- J'savais même pas qu'un fibizwiz ça pouvait faire ça, il commente sur le ton de la conversation.

C'est bizarre un peu, de se balader à Pré-Au-Lard avec Flynn Ryder. Juste d'avoir de la compagnie à Pré-Au-Lard en fait. Basil sait pas trop quoi en faire. Est-ce que les garçons qui se promenaient en groupe dans Pré-Au-Lard parlaient de choses particulières ?

- J'crois que j'en mangerais plus jamais d'ma vie.

Alors qu'ils avancent, Basil reconnait plusieurs élèves, et sent comme un malaise l'envahir à l'idée qu'on puisse voir Flynn en sa compagnie. Qu'on puisse venir lui demander pourquoi ils étaient là ensembles. Est-ce que Flynn irait raconter ce qui s'était passé ? Il avait dit que non. Mais ce serait pas la première fois qu'un gars lui promet de pas raconter un truc qu'il le raconte quand même. Pour pas passer pour un gars qui traine volontairement avec Basil Banks. Ou par plaisir de lui avoir fait croire que quelqu'un pouvait être de son côté même l'espace de cinq minutes.

- T'es pas là avec des potes ? Il demande, nerveux. J'veux dire c'est ok si tu veux aller avec eux et tout. J'vais mieux.

La porte de sortie est ouverte. Parce que plus leurs pas les approche de l'auberge des Trois-Balais, plus Basil se sent pris par un mauvais pressentiment. Comme si le fait d'entrer à l'intérieur avec Flynn Ryder risquait de leur apporter que des problèmes, ou quelque chose comme ça. Mais c'est tout ce que c'est. Un pressentiment. Pas une vision. Mais parfois, ses pressentiments sont aussi forts et véridiques que ses visions.
 

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En retrait des habitations, Jeudi 18 Janvier 2125

Basil Banks a lancé un sortilège !

Sortilège utilisé : Evanesco (Sortilège de Disparition)

Score à atteindre : 6

Résultat du dé : 18

Réussite :

La gerbe est comme absorbée par la terre, sauf que l'odeur persiste. Écœuré, Basil range son instrument avant de relever la tête vers Flynn.

Autres résultats possibles
Réussite critique :

Ça marche du premier coup. Propre et net. Comme ce qui reste de son méfait d'ailleurs. Même l'odeur infâme a disparu. Satisfait, Basil range son instrument avant de relever la tête vers Flynn.




Échec :

Rien ne se passe. Basil serre les dents, encore nauséeux rien que de regarder le bordel, et décide de laisser la nature faire les choses. Sa baguette rangée dans sa poche, il se tourne vers Flynn.




Échec critique :

Le sortilège a carrément l'effet inverse, dispersant la gerbe et multipliant son odeur dans l'air. Basil s'éloigne d'un pas en rangeant son instrument. Ok au pire ça va se barrer avec le temps non ? C'est que de la gerbe. T'façon s'il reste il aura plus besoin de sort pour multiplier le désastre. Il tourne la tête vers Flynn.




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Flynn Ryder

13 ans Sang-Mêlé·e Britannique Notoriété

Poufsouffle
Fondateur.trice.s du Site, ayant participé à la construction d'Harry Potter RPG !
En retrait des habitations, Jeudi 18 Janvier 2125

Il se redresse lentement, visiblement encore un peu vaseux. Quand ses yeux croisent les tiens, t’hausses légèrement les sourcils, sans rien dire. Juste un signe qu’il peut respirer, que c’est bon, qu’il est pas tout seul. Tu le laisses gérer à son rythme.  

 

C’est bon, j’peux gérer, tu lâches en voyant qu’il veut faire disparaître la flaque lui-même.  

 

Mais il insiste, et tu le regardes lancer le sort. La gerbe se fait aspirer par la terre avec une efficacité correcte… sauf que l’odeur reste dans l’air comme un mauvais sortilège. Tu fronces le nez.  

 

Ouais, c’est presque propre. Faudra pas s’allonger là, c’est tout.  

 

Il relève la tête vers toi, un peu hésitant. Tu vois bien qu’il cherche ses mots.  

 

T’es pas forcé d’me payer un truc, dit-il finalement. C’est pas ta faute si y avait un bonbon périmé dans c’que t’as acheté.  

 

Tu hausses une épaule.  

 

J’suis pas forcé, ouais. Mais j’ai envie.

 

Et tu te mets en route, sans attendre de réponse. T’entends ses pas derrière toi, et tu souris. Il suit.  

 

J’savais même pas qu’un fizbizwiz pouvait faire ça, il ajoute.  

 

Moi non plus. En général, ça te fait les cheveux électriques pendant dix minutes, pas… ça.  

 

Tu laisses passer un silence tranquille, puis tu le regardes du coin de l’œil.  

 

T’en remangeras. Pas aujourd’hui, ok. Mais un jour. T’verras.  

 

Il répond pas. Pas tout de suite. Et ça te dérange pas.  

 

Il finit par poser une question, l’air de rien, mais avec un ton qui t’échappe pas.  

 

T'es pas là avec des potes ?  

 

Tu ralentis un peu.  

 

Nan. J’suis venu solo.  

 

Simple, sans détour.  

 

Et t’inquiète, j’vais pas t’abandonner pour rejoindre une bande de types qui sont même pas là.  

 

Tu t’arrêtes devant les Trois-Balais et pousses la porte, laissant la chaleur du pub vous engloutir.  

 

Sauf si t’as envie d’tirer ton camp, bien sûr.  

 

T’entres, tu repères une table libre et t’y installes comme si t’étais chez toi, ton écharpe balancée sur le dossier.  

 

Allez, après ton grand vol plané, j’te recommande un classique : chocolat chaud. Pas de bulles, pas de lévitation, pas de mauvaises surprises. Juste du chocolat.  

 

Tu fais signe au serveur en passant.  

 

Deux chocolats chauds, s’il vous plaît.  

 

Puis tu te tournes vers Basil, un sourire tranquille aux lèvres.  

 

T’as survécu à un fizbizwiz version fusée. Le minimum, c’est de t’offrir un truc chaud.

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Basil Banks

13 ans Sang-Mêlé·e Britannique Notoriété

Deb
Gryffondor
Pour tout ceux ayant le courage d'affronter les MDJ's, alors qu'ils pourraient y laisser plus qu'une dent !
En retrait des habitations, Jeudi 18 Janvier 2125

Flynn a l'air plutôt super sûr de lui. Il est venu seul. Il va pas s'tirer. Il a envie d'lui payer un verre à lui, Basil Banks, et il va pas l'lâcher parce qu'il a personne a retrouver. Ça parait simple. C'est tout sauf simple, pourtant. C'est inattendu, inhabituel au possible, déroutant. Basil se demande sérieusement s'il devrait pas faire précisément ce qu'il a peur que Flynn fasse. Foutre le camp. Ça serait sans doute plus raisonnable. Ça laisserait moins d'chance à d'autres conneries d'arriver. Pourtant il se surpris à secouer la tête de droite à gauche, les mains enfoncées dans son blouson, le pas vissé sur celui de l'autre troisième année.

La chaleur du pub l'enveloppe instantanément, comme une couverture jetée sur ses épaules, et Basil sort un peu le menton de son col pour jeter un regard alentour. Y a pas grand monde. Aucun élève en vue, d'ailleurs, ce qui manque pas de soulager Basil. Il retire son blouson, son écharpe, qu'il dépose sur le dossier de la chaise sur laquelle il s'installe avec un genre de précaution, comme s'il s'attendait à ce qu'un piège quelconque y ait été déposé. Le dos un peu raide, gêné par une situation qu'il n'avait pas vu venir et dans laquelle il n'est pas foncièrement à l'aise, Basil suit du regard son camarade, qui commande déjà.

- Merci, il balance un peu bêtement.

Flynn Ryder est cool. Voilà la vérité qui s'impose. Basil se serait jamais attendu à ça, parce que Flynn est le petit frère de Spike, et que Spike est le plus jeune joueur à avoir rejoint une équipe de Quidditch professionnelle depuis pas mal d'années, et qu'il aurait toutes les raisons d'être le dernier des crétins. Celui que Basil avait cru être lorsqu'il l'avait dénoncé au milieu d'Honeydukes. Ça rend l'insulte qu'il lui a servi bien pire. Les doigts enchevêtrés les uns dans les autres sous la table, il se sent con. Il a pas vraiment l'habitude qu'un autre garçon de son âge veuille passer du temps avec lui volontairement. En dehors de Nikolaï peut-être.

Mais Nikolaï n'est pas le genre de garçon qui fait la conversation.

 

Entre le ronflement des cheminées et la bonne humeur ambiante cependant, Basil ne peut pas nier se sentir bien mieux que quelques minutes auparavant, et il s'autorise à se détendre un peu. À se caler contre le dossier de sa chaise. Le silence s'étire pourtant, étrange, peut-être pas assez pour être gênant encore, mais Basil pressent qu'il pourrait le devenir. Quand le chocolat chaud arrive, il le regarde comme si c’était un trésor moldu, remercie vivement le serveur avant de le saisir de ses deux mains pour en récupérer la chaleur.

- J'adore le chocolat chaud, il confie en osant finalement dresser un sourire vers Flynn. 

Il souffle un peu sur sa tasse, puis laisse le liquide fumant lui mordre les lèvres. C’est bon. Évidemment que c’est bon.


- Tu sais que pendant la Seconde Guerre mondiale, y a des soldats qui emmenaient des sachets de chocolat en poudre dans leurs bottes ? Pour les garder au sec. Certains disaient que ça aidait à tenir l’coup quand ils pensaient qu’ils allaient crever. Genre... une gorgée avant d’se faire tirer dessus.
 

Il baisse un peu la voix, mais ses yeux restent fixés sur sa tasse. Ses oreilles rougissent. Merde. Flynn va l'prendre pour un timbré c'est sûr. Sa mère lui a pourtant dit d'arrêter de parler de la guerre tout le temps.

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Flynn Ryder

13 ans Sang-Mêlé·e Britannique Notoriété

Poufsouffle
Fondateur.trice.s du Site, ayant participé à la construction d'Harry Potter RPG !
En retrait des habitations, Jeudi 18 Janvier 2125

T’as à peine posé les fesses sur la chaise que Basil s’installe à son tour, comme s’il avait peur qu’elle lui joue un sale tour. C’est pas subtil, mais t’dis rien. Il a accepté de rester. Et vu la tête qu’il tirait dehors, c’est déjà pas mal. Le serveur s’éloigne après avoir pris la commande, et un simple “merci” sort de Basil. Un peu sec, un peu automatique. Mais c’est sorti, c’est déjà ça.

 

Toi, t’es bien. Calé sur ta chaise, les bras posés nonchalamment sur les accoudoirs. C’est le genre d’endroit où on peut respirer tranquille, même avec l’odeur de bière au beurre flottant vaguement dans l’air. Pas d’élèves autour, pas de regards en coin. Le silence entre vous n’est pas désagréable. Il a pas encore pris cette texture gênante qui donne envie de se lever et de partir sans rien dire.

 

Quand les chocolats arrivent, tu hoches la tête en remerciement. Basil, lui, s’empare de la tasse comme si elle contenait un truc vital. Et franchement, vu l’état dans lequel il était il y a dix minutes, t’sais pas si c’est exagéré.

 

J'adore le chocolat chaud.

 

T’as même pas le temps de répondre qu’il enchaîne, ses doigts serrés autour de la tasse, son regard vissé au liquide fumant.

 

Et là… il part dans une anecdote. Une de celles que t’aurais pas vues venir.

 

La guerre. Les soldats. Le chocolat dans les bottes.

 

Tu le regardes, un sourcil légèrement levé. Pas moqueur. Juste... intrigué. Il parle avec un mélange de sérieux et de gêne, comme s’il regrettait déjà ses mots. Ses oreilles se teintent de rouge, et tu devines qu’il attend une réaction. Peut-être même une remarque qui piquera.

 

Mais t’as rien à balancer.

 

Tu te redresses un peu sur ta chaise, les doigts autour de ta propre tasse.

 

Bah... c’est pas con, en vrai.

 

Tu prends une gorgée, calmement.

 

J’veux dire, si t’es dans la merde jusqu’au cou, c’est pas une mauvaise idée d’avoir un truc qui te ramène à un truc doux. Simple.

 

T’as un sourire discret, à peine là, mais sincère.

 

J’pense que j’ferais pareil. Un bon chocolat, et après, j’affronte n’importe quoi. Même une chute de trois mètres.

 

Tu tapes doucement ta tasse contre la sienne. Pas un grand geste, pas une explosion d’énergie. Juste un petit toc discret.

 

À ta survie. Et à ton estomac héroïque.

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