Harry Potter RPG
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Tourment d'Amour

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Ferguson Decker

16 ans Sang-Mêlé·e Britannique Notoriété

Deb
Poufsouffle
Pour tout ceux ayant le courage d'affronter les MDJ's, alors qu'ils pourraient y laisser plus qu'une dent !
Dans le hall, Mercredi 14 Février 2125

Ça a défilé toute la journée. Des notes froissées avec plus ou moins d'élégance, projetées au travers des couloirs pour atterrir entre les mains des uns ou des autres, provoquant parfois des rougeurs, parfois des éclats de rire, parfois des larmes cruelles, d'autres fois encore ne provoquant rien de plus qu'un haussement de sourcil perplexe et vaniteux. La plupart de ces notes étaient accompagnées de leur petit effet, bien sûr. De certaines jaillissaient des chansons - de la plus romantique à la plus paillarde ; d'autres surgissaient sa flopée d'étincelles - parfois brûlantes et nécessitant l'intervention d'un membre du personnel exaspéré ; d'autres encore émanaient de larges pétales de fleurs - roses, rouges, violets vifs, verts marécageux ; plus occasionnellement, certaines échappaient des odeurs absurdes - allant des orangeraies du sud de la France aux fonds de poubelles de quelque allée obscure de Londres.

Aux sorciers les plus aguerris, les plus belles déclarations - ou les plus belles farces.

Les envolées lyriques arrivaient parfois au milieu d'un cours, certaines beuglant avec brutalité dès l'arrivée à la manière de leur consœurs éponymes, imposant le chaos d'heure en heure. Fergus s'était étranglé dans son rire quand Barney, au beau milieu du cours de métamorphose, s'était fait caresser le visage par une énorme plume de paon avant qu'elle ne commence à le picorer du poignet jusqu'à l'épaule. Au déjeuner, quelques courageux avaient osé venir déclarer leur affection directement au damoiseau ou à la demoiselle concernée, dont une timide Mathilda Bloom, qui s'était adressé à nul autre que le professeur Brooks au devant même de la table des professeurs. Le cours de vol avait carrément du être écourté à cause d'incidents réguliers entre les nuées de notes et les balais. Seul le cours de soins aux créatures magiques s'était déroulé comme à son habitude, si l'on omettait le grand discours de Jimmy envers l'ensemble de la végétation environnante.

Bref.

Ferguson s'était bien marré, et il avait, bien sûr, participé très activement au bordel ambiant. Il avait fait parvenir plusieurs lettres de sa propre main, des propositions toutes plus indécentes les unes que les autres, adressées à plusieurs filles parmi les plus prudes de l'école. Il n'avait pas signé, et s'était contenté de regarder les concernées rougir brutalement. Il avait aussi envoyé un crapoquet chanter un hymne pauvrement romantique ponctué de rots tonitruants à la grande Viviane Valcourt, ce qui lui avait valu pas mal de tapes dans le dos. Il avait passé l'intégralité du cours de métamorphose à ensorceler des dessins sur les tables de ses voisins, illustrant ce bon vieux Edwin Pope dans des situations ridicules qui ne tendaient qu'à prouver combien le professeur se devait, pour le bien de tous, de rester célibataire. Ça avait bien fait rire la galerie, et c'est bien là tout ce qu'il avait escompté.

Le calme ne s'est pas forcément imposé après dîner, puisqu'exceptionnellement les élèves ont eu le droit de trainer plus tard que prévu, s'enfonçant pour certains dans le parc, ou pour d'autres dans les coins les plus tranquilles du château. Ça et là, ça s'était donné des rendez-vous, que les membres du personnel s'efforçaient de chaperonner à l'aide des fantômes et tableaux postés dans tous les couloirs. Ferguson ne faisait pas exception, même si son rendez-vous à lui s'était clôturé plus rapidement encore qu'il n'avait commencé. C'est-à-dire qu'il ne s'était pas attendu à ce qu'une fille ne prenne au sérieux son message du matin, ou même ne devine qu'il venait de lui. Il en s'était non plus attendu à ce qu'elle lui foute une claque magistrale sitôt arrivée sur le lieu du rendez-vous, histoire de lui remettre les idées en place, sale pervers. Honnêtement, il soupçonnait Sam ou Ambrose d'avoir cafté.

Pas plus déphasé que ça, et même plutôt bienheureux, Fergus fait donc route inverse, les mains enfoncées dans les poches d'une veste qui s'est substituée pour l'occasion à son uniforme de Poudlard, mais qui n'a rien d'un réel vêtement habillé qu'on aurait pu attendre d'un garçon en plein rencard. Les mèches en pagaille sur le crâne et la peau de la joue encore un peu rouge, c'est dans les escaliers du hall qu'il croise nulle autre qu'Alison Carter, apprêtée comme pour aller au bal, des jambes trop longues remontant sous une jupe trop courte achevant d'attirer son attention. Les yeux éclairés, la gueule béate, il peut pas empêcher le sifflement qui s'extirpe d'entre ses lèvres, juste avant de constater l'état réel de la sorcière. Le genre d'état qui pue le rendez-vous raté, si vous voulez son avis. Le sifflement s'arrête brutalement pour faire place à l'éclat d'un rire gras qui résonne, attire des regards sur eux.

- Ben alors Carter, elle s'est pas bien passé ta Saint Valentin ?

Il fait mine de s'écarter brutalement quand elle arrive à sa hauteur.

- Ah, dégouline pas sur mes shoes neuves. Putain la gueule !

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Alison Carter

16 ans Sang-Mêlé·e Britannique Notoriété

Serpentard
Ce titre distingue un donateur d’exception dont la générosité rivalise avec les coffres les plus remplis de Gringotts, faisant de lui un véritable magicien de la fortune solidaire.
Dans le hall, Mercredi 14 Février 2125

"T'es trop naïve !" avait répondu la cadette Carter à Charlie lorsque cette dernière plaçait leur père au sommet des meilleurs Valentin. Aux yeux de la petite Serdaigle, Owen reste l'homme parfait, peu importe ses défauts et son absence interminable. Pour Alison, c'est différent. Elle en lui en veut terriblement et rejette sur l'ancienne célébrité tous les malheurs de la famille Carter. "Le meilleur Valentin n'existe pas, pas dans notre trou paumé" s'était-elle ensuite insurgé, laissant les filles reprendre leur classement des garçons les plus charmants de l'école. 

 

"Et Spike alors ?"


"Spike a autre chose à foutre que d'organiser un truc de la St Valentin, il pense qu'au Quidditch, j'suis sûre qu'il va s'entraîner jusqu'au soir", avait rétorqué la rouquine bien consciente de tenants et aboutissants de sa relation avec le joueur des Catapultes. Depuis décembre, ils se cherchent, ils se trouvent, ils se choppent, et ça s'arrête là. Puis ça recommence, car y'a toujours un moment où ils se cherchent à nouveau, l'un ou l'autre, en cours, au détour d'un couloir, quand leurs planètes se connectent. Alison décide autant que Spike, et Spike ne la considère plus comme une fille facile, et ça leur convient pour l'instant.

 

- -

 

Aujourd'hui, Alison aurait voulu rêvasser aussi naïvement que sa petite sœur à une lettre signée de la plume d'Owen Carter. À la place, elle a reçu un papillon semblable à ceux qu'elle s'amusait à faire voler en cours de métamorphose ce matin, l'invitant pour une surprise spéciale dans l'intimité d'une arche reliant deux tours du château. 

 

Bêtement amusée, séduite à l'idée d'un rendez-vous avec l'inconnu qui avait une jolie écriture, l'adolescente s'est prêtée au jeu en fouillant toute sa malle à la recherche d'une robe idéale, que voici. Imitation de soie émeraude, qui envelopperait avantageusement sa poitrine retenue par un soutien-gorge noir, ceinturée à la taille et s'arrêtant quelques centimètres sous ses fesses, afin qu'elle puisse enfiler une belle paire de cuissardes. Les cheveux lissés, les paupières fardées, Alison s'est passé de repas pour garder le ventre plat. Elle a vite regretté.

 

Regretté de n'avoir pas jugé utile d'emporter sa baguette magique.

 

Regretté d'être finalement tout aussi naïve que sa sœur,

à croire aux rendez-vous opportuns de la St Valentin.

 

Sur le retour, la sorcière fulmine, une épaisse gelée verte dégoulinant depuis ses mèches rousses jusqu'à l'intérieur de son décolleté. Pitié, qu'elle ne rencontre personne avant d'être aux dortoirs. Mais trop tard. Au milieu des escaliers, elle fixe le Poufsouffle comme s'il était bel et bien le pire élève qu'elle puisse croiser dans cette situation. Ta gueule Gus, s'empresse de rétorquer la Serpentard, n'osant même pas toucher ses propres cheveux pour empêcher la pâte gélatineuse de couler partout. 

 

— C'est toi, c'est ça ?! Tu trouves que c'est drôle ? s'emporte soudain Alison, pointant le cinquième année d'un doigt accusateur avant de désigner son visage au maquillage triste. J't'ai vu faire des blagues toute la journée, tout le monde t'a vu Gus ! T'as l'impression que j'passe une bonne Saint Valentin peut-être là ?! En bas et en haut des marches, plusieurs étudiants observent la scène, confus entre le rire et la stupéfaction. 

 

— Moi j'ai d'la morve sur la tête ouais ou j'sais pas quoi, mais au moins j'ai pas une gueule de con toute l'année putain ! ajoute-t-elle, excédée.

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Ferguson Decker

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Deb
Poufsouffle
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Dans le hall, Mercredi 14 Février 2125

Il est mort de rire. Nan parce qu'elle est toute énervée la meuf, mais avec toute la merde qu'elle a dans les cheveux et jusque dans le décolleté, ça nique toute sa crédibilité quoi. Il lève les deux mains en guise de mec parfaitement innocent pendant qu'elle pète un plomb toute seule sur sa petite marche. Même que y a du monde autour qui, s'ils avaient pas été rameutés par le sifflement de Gus quelques secondes plus tôt, les zieutaient franchement maintenant qu'Alison Carter jouait les hystériques au milieu du hall. Personne n'avait remarqué la paire d'armures qui s'étaient lancés dans un slow, à quelques mètres de la Grande Salle.

 

- Woh, woh, woh. J't'ai pas organisé de date avec un troll je jure.

Même que pour une fois c'est vrai.

- J'féliciterais bien l'con qu'a eu l'idée cela dit. Y t'as pas loupé hein.

Il se marre encore. Nan parce que vraiment, génie. Pis elle dramatise complètement. Faut pas aller à un rendez-mystère de la saint valentin si t'es pas prêt à subir un minimum d'emmerdements en fait. Elle a quoi, dix ans et demi ?

- Après fallait p't-être essayer de l'embrasser et il se serait métamorphosé en prince charmant l'bordel.

 

Apparemment c'était pas tellement un problème pour Alison Carter d'embrasser l'premier soir en plus. L'en avait entendu des rumeurs. Les mains dans les poches, il la zieute une dernière fois de la tête au pied avant de secouer la tête. Les gens autour se sont un peu détournés, même si certains se marrent en chuchotant, leur jetant des coups d'œil pas très discrets. Il monte une marche pour se retrouver à sa hauteur, soudainement un chouille plus sérieux parce qu'elle a l'air au bout de sa life et que ça le dépasse un peu :

- C'est qu'la Saint Valentin Alison, pète un coup ok ? T'attendais à quoi d'abord ? J'veux dire quelqu'un qui t'invite dans un couloir sans rien signer ça sent pas les bougies et les roses ok.

 

Bah ouais, un peu de jugeote en fait. Il en a fait des tas des vannes, mais aucune qui jouait avec les sentiments des autres meufs en leur faisant miroiter des délires romantiques à deux balles. Ses vannes étaient signées sans l'être tellement elles étaient cons. C'est ça qu'est drôle. Même la baffe qu'il s'est pris c'était drôle. Il s'en tape tellement. Pourquoi elle prend ça tellement au sérieux ? Pourquoi autant d'gens prennent ça au sérieux ? Ça le dépasse. Non loin, un deuxième année qui métamorphose un cahier en gerbe de fleurs pas loin des escaliers qui mènent au cachot. Gus a les yeux dessus alors qu'il commence à reprendre sa descente, et il les montre du bout du menton.

- Mate ça.

Nan parce que vu la gueule de la fille, les fleurs sont carrément pas bienvenues. D'ailleurs elle grimace en secouant la tête avant de la relever avec un véritable air de pimbêche en croisant les bras, cernée par toutes ses copines.

- Il passe une pire Saint Valentin qu'toi, et il a même pas r'çu d'morve de troll sur le coin de la gueule. Alors détends toi la culotte deux secondes tu veux ? C'est un jour comme tous les autres.

Avec juste des gens tellement plus cons qu'ils se tentaient des missions suicides comme offrir des fleurs à leur crush, ou se rendre à des rendez-vous avec des gens qu'ont pas donné ni leur nom ni leur âge au milieu du château. C'est quand même pas un crime d'en profiter pour se marrer quoi. 

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Alison Carter

16 ans Sang-Mêlé·e Britannique Notoriété

Serpentard
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Du plus loin qu'Alison se souvienne de Ferguson, il a toujours eu un tempérament explosif, dès ses onze ans. Proches dans l'alphabet avec Sam, ils ont fini dans le même groupe un paquet de fois tous les trois lorsque les professeurs divisaient leur liste d'élèves en quatre pour les ateliers.

 

Alors les blagues du Poufsouffle et le regard désolé de sa pote, elle connaît.

 

Contrairement à sa grande sœur Freya, la cadette Carter n'est pas du genre à se laisser distraire par la médiocrité d'un cancre juste heureux de perturber le cours. Mais quand le brun abuse, elle lui fait savoir, râle, lève les yeux au plafond, lui sert une mine exaspérée (qui le calme rarement en vérité), ou (pour son plus grand plaisir) une réplique cinglante. Et depuis le début de cette année, Alison reçoit d'autres attentions délicates de la part de Ferguson ; des regards dégoûtants, de longs sifflements, et des remarques indécentes placées entre deux rires bruyants. Loin de se démonter, la fille d'Owen trouve généralement comment répondre, si elle ne se contente pas de garder la tête bien haute et l'ignorer royalement.

 

Car elle n'a jamais franchement détesté Ferguson.

 

Ce soir, la rouquine croit le Poufsouffle sur paroles pour une raison très simple : il aurait aimé être l'auteur du prank, ça se voit. Le nez froncé, la tronche écœurée, elle rabat ses cheveux en arrière, collés grâce à la pâte gélatineuse et verte couvrant son crâne. Tu crois qu'j'ai envie d'rire là ?! rétorque-t-elle sèchement à l'allusion d'un prince métamorphosé en crapaud dont l'image lui évoque vaguement ses cours d'études des Moldus.

 

La scène d'une déclaration ratée attire leur attention plus loin. Alison aurait aimé recevoir des fleurs aujourd'hui, mais les magazines trouvent cette idée terriblement patriarcale, alors elle tort ses lèvres et balaye l'air d'une main gluante. J'me détends si j'veux Gus, déclare-t-elle, les yeux posés sur l'accoutrement du cinquième année. Une veste ? Une lueur révèle sa joue gauche écarlate, semblable à celle de Charlie après sa baffe. La Serpentard observe mieux l'étudiant et croise ses bras. 

 

— T'as déjà eu un date, une fois dans ta vie ?! demande-t-elle avec suffisance, quelques marches au-dessus de lui. À son tour, Alison descend et rejoint l'Anglais en le jaugeant d'un air parfaitement supérieur. T'es déjà sorti avec une fille Ferguson Decker ? Le toiser étire enfin un sourire sur ses lèvres, le regard illuminé d'un nouveau scénario, digne des fanfictions qu'elle lit. Sans s'en rendre compte, elle lèche le bord de ses dents et réalise que la gelée verte a le goût de menthe. C'est juste du dessert.

 

Alison s'essuie la figure et reprend contenance à mesure que les secondes passent. Son camarade de classe aussi rentre d'un rendez-vous loupé, après tout. Elle plonge une main dans son décolleté pour sortir la gelée verte coincée sous sa robe de soie émeraude. Tu fais le con car t'es incapable d'être sérieux en fait, c'est ça ? Tu restes dans ta p'tite zone de confort mh ? J'ai un deal, continue la sorcière en rajustant son vêtement autant qu'elle peut. 

 

— J'retourne aux cachots, j'm'arrange un peu, et j'te prouve que c'est pas un jour comme les autres. J'serai détendue d'la culotte, si toi t'es sérieux. Tu prépares un date, t'as vingt minutes ok ? Elle le fixe sans plaisanter, prête à jouer le jeu, juste pour voir, et car ça pourra plus être pire maintenant. De la gelée sur sa bouche, Alison mordille sa lèvre inférieure, le temps que ça monte au cerveau du Poufsouffle. 

 

— C'est un date avec moi que j'te propose Gus, tu peux pas refuser. 

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Ferguson Decker

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Deb
Poufsouffle
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Dans le hall, Mercredi 14 Février 2125

Il allait s'barrer. Jure. Mais c'est Alison qui revient à la charge. Sa question le figeant dans son mouvement aussi sûrement que si elle lui avait balancé un stupefix. Ça sort de nulle part un peu, sa curiosité pour sa vie sentimentale. Une défense un peu bidon pour lui faire oublier la gueule qu'elle se tape, sûrement. Fergus se tourne pour braquer sur un elle un regard intrigué. Un peu sérieux peut-être bien, même si rien pourra jamais lui retirer la lueur d'amusement qui semble lui éclater le fond de la rétine en permanence. C'est presque mignon, les films qu'elle se fait. Comme quoi faudrait être sérieux pour se taper des meufs. Faut dire si son seul point de comparaison c'est Shevchen, ça pose le niveau. L'gars sait même pas ce que c'est qu'un sourire probablement. Comme tous les autres expatriés de l'école avec leur manche à balai dans le cul.
 

Alison sait même pas de quoi elle parle. Mais Fergus dément pas. En fait, il dit franchement rien, reste la regarder avec l’air un peu con parce que celle là faut dire, il l’attendait pas. Ses sourcils se dressent un peu sur le sommet de son crâne alors qu’il attend la chute. La vanne. Parce que c’est une vanne pas vrai ? Alison Carter vient pas de lui proposer un date dans vingt minutes. Absurde le délire. Sauf qu’elle est super sérieuse. Tellement sérieuse qu’il parvient pas à retenir le sourire en coin qui vient lui mordre une joue.
 

- Ah si, si, j’peux, il balance.
 

Nan parce que faudrait pas croire que c’est elle qui donne les ordres ou quoi. Ça carbure sous le crâne de Gus n’empêche, parce que merde : est-ce qu’il peut vraiment refuser ? C’est-à-dire qu’on parle d’Alison Carter, qui en début d’année a bien fait comprendre à tout le monde qu’elle avait pas peur de se foutre avec un mec et d’aller jusqu’au bout avec. C’est ce qui s’est dit. Pis le mec en question traine plus avec dernièrement, et il a su qu’au cours de métamorphose elle était un peu comme cul et chemise avec Ryder, alors peut-être bien que ça a été lui l’suivant. Peut-être bien aussi qu’il rêve un peu. Peut-être bien que ça le ferait presque bander de se dire que ça pourrait être lui le suivant aussi. Il a rien à perdre, c’est ça la vérité. Alors Fergus tend la main avec l’air d’un type sûr de lui pour annoncer :
 

- Deal.
 

Nan parce que faut l’dire. Fergus a jamais eu d’zone de confort. Mais y a une zone qu’a l’air fort confortable sous les jupes trop courtes d’Alison Carter, voyez.


- Rendez-vous dans vingt minutes alors.


Dans les minutes qui suivent, Fergus termine au bas des escaliers pour filer dans la direction opposé des cachots, à savoir vers sa salle commune, avec un air un peu ahuri qui ne manque pas d’attirer l’attention dès lors qu’il pénètre l’antre des blaireaux.


- Bah alors c’était si bien qu’ça ?
- Mh ?
- Ton rendez-vous ?
- De quoi ?
 

Comment elle est au courant aussi vite Sam, hein ? Pis à retardement, il capte.
 

- Ah. Nan bah c’était Sharon en fait.
- Houu ! Ça a du faire mal, Jimmy balance du fond de son fauteuil.
- Bah c’est quoi ta gueule alors ? Insiste Sam.
- Elle a quoi ma gueule ?
- Bah t’as pas l’air d’un mec qui vient d’s’en prendre une quoi. Elle t’en as mis une hein ?
- R’garde le, évidemment qu’elle lui en a mis une !
- J’ai un autre rencard.
 

C’est balancé de but en blanc, pis ça fait froncer les sourcils de tous les autres avant que Jimmy parte à rire.
 

- J’déconne même pas ! L’charme Decker, pouvez pas comprendre.
- J’crois c’est la nana qui t’as invité qu’a pas compris, marmonne Sam.
- Mais ta gueule toi !
- T’as un vrai rencard ?
- J’ai un vrai rencard.
- Bullshit.
- Faut j’le prépare.
- Quoi ?
- Huh ?
 

Debout devant la cheminée, Gus zieute tour à tour Jimmy, Balt, puis Sam.
 

- L’est où Ambrose quand on a b’soin d’lui putain ?
- Nan mais t’es sérieux en fait.
- Bah oui j’suis sérieux putain !
 

Ça dure une plombe. Genre une plombe, vraiment. Mais ils finissent par se bouger jusqu’au dortoir. Sam arrête pas de lui répéter combien c’est complètement con, mais si on veut son avis à Gus, c’est juste parce qu’elle est d’mauvais poil. Sans doute qu’elle a ses règles ou quoi. Bref. Jimmy lui file la chemise qu’il a porté pour l’second mariage de sa mère, pis Balt lui balance son gel sorcier, pis Sam… Sam est là. À lui demander c’est qui la tarée qu’a décidé de sortir avec lui pour la Saint Valentin, et ce qu’il va faire, et à froncer le nez dès qu’il fait une suggestion.
 

- Emmène là au parc et partage ta réserve de bonbecs.
- C’est mort, c’est mes bonbecs.
- Ben justement !
- Vous êtes débiles putain.
- Mais t’as fini d’râler ? Trouve moi une idée. T’es une meuf Sam, tu d’vrais avoir des tonnes d’idées.
- Parce que j’suis une meuf ? Mais va te faire foutre en fait.
 

Le doigt d’honneur qu’elle lui fait avant d’se laisser bruyamment tomber sur le lit occupés jusque là par les deux autres garçons. Serrés les uns contre les autres, ils forment une belle brochette. Manque juste Ambrose.
 

- Bon ça le fait nan ? Il redresse son col. Sam claque sa langue contre son palais. Il rabaisse son col. On a l’droit d’aller au village ce soir. J’vais lui payer un verre. C’est bien ça nan ?
- T’as pas d’tunes Fergus.
- T’as pas des tunes Balt ?


Deux minutes. C’est tout ce qui reste. Sam lui refile quelques gallions en lui rappelant bien qu’il devra les lui rendre, pis elle lui tripote son col et il peut pas s’empêcher d’se marrer.
 

- T’vois bien t’as des mouvs de meuf à me resaper.
- Ta gueule. C’est qui ?
- J’te raconterais si j’l’emballe.
- Tu l’emballeras pas.
- Crois en moi Sam Chadwick.
 

Le demi-sourire qu’elle lui sert lui suffit amplement. Alors il tape son meilleur check avec chacun d’entre eux avant de quitter l’endroit presque dramatiquement.
 

- Ciao les nazes !
 

Fergus a la baguette dans la poche de son jean, le seul qu’est pas déchiré. Une chemise avec laquelle il va se peler, et la même veste que tout à l’heure par-dessus, parce que c’est la plus propre qu’il ait. Ses cheveux sont coiffés. Genre vraiment coiffés, avec des mèches qu’il a placé ici et là volontairement. Il débarque dans le hall sans vraie conviction, à moitié persuadé qu’Alison va pas revenir et qu’elle l’a juste fait marcher. Il a toujours pas décidé d’où ils allaient, en vrai. Elle a pas tort. Il a jamais date de meuf. Merde. Il sait pas si ça va être fun ou si ça va être juste affreux. Mais il peut plus reculer. Pas que Ferguson Decker sache ce que c’est que de reculer. Alors il chope une clope dans le paquet de blondes volées dans le tiroir d’Ambrose pour en accrocher une à son oreille, et s’adosse à un pilier l’air de rien.

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Alison Carter

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Le deal excite Alison. Pas qu'avoir rendez-vous avec Ferguson Decker excite particulièrement Alison, mais transformer son échec de la Saint Valentin en soirée expérimentale, oui. Face au miroir, elle sourit, prête à découvrir comment le moins sérieux des élèves du château s'en sortira en date, et comment il réagira en comprenant qu'elle avait raison- que le 14 février peut compter. Lavée de la tête aux pieds et séchée grâce à la magie, l'adolescente vient d'enfiler un collant fin, une jupe en tweed écossais aux bords élimés et opte pour la sagesse d'un t-shirt ample en réalisant qu'elle court vers l'inconnu. Dans le doute, elle préfère miser sur un haut confortable plutôt qu'une dentelle trop éloquente. Slay, juge Alison en nouant un ruban de velour noir autour de son cou.

 

Le dortoir de cinquième année est vide, la plupart des étudiantes encore installées en salle commune au coin du feu ou traînant exceptionnellement à la table prévue par les elfes pour célébrer l'Amour. Demain, Alison et ses amies débrieferont. Ce soir, elle couvre ses lèvres d'un rouge corail en tête des ventes chez les sorcières en ce moment, remet ses jolies cuissardes, ses bijoux, et se protège du froid avec une cape d'extérieure épaisse, verte. La Serpentard jette un dernier œil à son reflet. Parfait.

 

Elle passe une main dans ses cheveux ondulés à cause de la douche et du séchage rapide, mais les vingt minutes sont écoulées. Détendue d'la culotte Alison, se répète-t-elle, à demi-convaincue, un rire nerveux au coin de la bouche. Trop tard, elle saisit Lilly Lovedoll, sa baguette en chêne rouge qu'elle emporte à l'intérieur de sa cape, et quitte les cachot avant qu'on ne puisse lui poser la moindre question, ou la faire changer d'avis.

 

Sur le trajet vers le grand hall de l'école, la cadette Carter pense à Spike. Leur relation a si naturellement dévié qu'ils n'ont jamais vraiment discuté des termes de tout ça. Après le fiasco de son arrangement avec Sasha, elle a eu besoin de spontanéité et le joueur de quidditch est bien tombé. Que pensera-t-il de savoir qu'elle a vu Ferguson en date aujourd'hui ? Si l'on en croit son absence d'intérêt à développer autre chose que du sexe entre eux, rien. Sinon, il sera toujours temps pour lui de se manifester ; alors elle avisera. Voici le genre de pensées qui donnent à Alison l'impression de contrôler, au moins un minimum, sa récente obsession du genre opposé. Les magazines aussi apportent leur soutien à la rouquine, plaçant l'expérience en vedette du développement personnel. Elle doit tester si elle veut comprendre, contrairement à ce qu'en pense Viviane.

 

Ferguson Decker est un 5/10, maximum ; c'est la dernière chose qu'elle pense juste avant de l'apercevoir adossé à un pilier, sa clope à l'oreille, son air de pas y croire. Tu t'es changé, remarque à haute voix l'étudiante, agréablement surprise par l'apparition d'une chemise sous la veste du Poufsouffle. Elle sourit un peu bêtement pour absorber le malaise qui dure quelques secondes de trop. 

 

— On va où ? questionne Alison, curieuse d'apprendre le programme de son Valentin. 

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Ferguson Decker

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C'est surréaliste un peu. Beaucoup même en fait. Il hausse les épaules en la matant de la tête aux pieds parce que ben... elle aussi s'est changée. Elle est canon Alison. Pas qu'il vient de le remarquer. Juste elle sait y faire pour le rappeler à tout le monde. Il se retient quand même de pousser un sifflement. Parce que c'est un date, et on siffle pas dans un date. D'après Sam en tous cas. La siffle pas c'est pas une bête qu'elle a dit. Comme si y avait que les bêtes qu'on pouvait siffler. Bref. Il lui offre un sourire, parce que Gus est jamais radin sur les sourires, même s'ils ont comme tendance à se faire insolent sur les bords.

 

- J'voulais m'mettre au niveau, il annonce en guise d'explication.

C'qu'est pas forcément vrai, mais pas forcément faux non plus. C'est-à-dire qu'il serait bien venu exactement comme il était tout à l'heure, mais apparemment si c'est un vrai date faut faire un effort ok ? Pas que Gus s'imagine que ce soit un vrai date. Un peu quand même, peut-être bien. Ok, pas du tout. Juste il se dit que s'il donne le maximum, il a carrément plus de chance de niquer à la fin. Pas vrai ? Bon. Tout ce qu'il connait du romantisme s'arrête à peu près à ce que sa mère lui a démontré, et on peut pas dire que sa mère ait démontré grand chose. Des passes dont il pouvait tout entendre au travers de murs aussi épais que du papier quoi.

- On va ailleurs. Dehors.

Ça fait quoi des gens en date ? Ça sort prendre un verre, ça sort manger, ça se pelote dans des recoins sombres nan ? Pas forcément dans cet ordre d'ailleurs. Parfois ça se refile des fleurs et des chocolats. Y en a des tas qu'on fait ça toute la journée. Est-ce qu'Alison est du genre à vouloir des fleurs et des chocolats. Fergus est pas du genre à offrir des fleurs ou des chocolats en tous cas. Des bonbecs à la limite. Mais pas ses bonbecs à lui. Les mains dans les poches, il l'invite à le suivre d'un mouvement de menton avant de spontanément ouvrir son bras pour qu'elle y foute le sien. Font ça dans les films ok ? L'a jamais vraiment compris pourquoi.

- T'as presque tout enlevé c'est cool, il remarque en la zieutant de biais avant de se marrer devant son air catastrophé. J'déconne y a plus rien.

Aussitôt dehors, Gus regrette de pas avoir réclamé un pétard à Jimmy. Ça aurait été cool, un pétard. Ça se fait de fumer un pétard pour la Saint Valentin pas vrai ? Il récupère la clope à son oreille pour l'allumer avec son briquet, davantage pour s'occuper les mains que par envie de tirer sur une cigarette. Il hésite une seconde, sourcils froncés, avant de foutre la main à sa poche pour sortir le paquet et le proposer à Alison :

- T'en veux une ?

Non. Bon. Naze un peu. Au loin, la grille se dessine, et derrière le sentier les menant vers Pré-Au-Lard. En vrai boire un verre dans un bar c'est probablement bateau. Pour un peu elle a déjà fait la même avec Shevchen ou Ryder ou il sait pas bien qui. Alors, l'air de rien, il l'entraine plutôt côté est, direction les serres. Improvise un nouveau plan sur le pouce, parce que merde s'il veut niquer de toute façon ça se fera pas dans un bar bondé pas vrai ? Le silence est étrange. Un peu couillon. Il aurait été rempli depuis longtemps s'il avait été en compagnie de ses potes, mais Alison il la connait pas assez pour que la conversation coule naturellement. Il déteste ça.

- J'ai un plan hein, il assure au milieu de nulle part alors qu'il en a aucun. Tiens. Étape un. Les fleurs !

Au devant la statut de Miranda Hopkins, célèbre sorcière connue pour ses découvertes phénoménales dans le domaine de la bouture magique, et au devant de laquelle s'étend tout un parterre de violettes courbées en révérence. Il en saisie plusieurs d'une main indélicate, la clope perchée au coin des lèvres, avant de les refiler à Alison gauchement. Il traine pas pour enchainer, au cas où ça fasse le même effet kiss cool que le pauvre deuxième année de tout à l'heure.

- T'vois ça c'est chez moi. C'est cool hein ? Grand jardin, super vue, pis vise la baraque, il balance connement en se prenant subitement pour un agent immobilier, les bras étendus d'un bord et d'un autre de son corps pour présenter le paysage familier de Poudlard. Je sais c'est impressionnant. J'ai tout hérité d'la fortune de mon père tu vois, un grand homme. Fin grand. Il devait pas faire plus d'un mètre soixante-dix, mais t'sais c'est pas la taille qui compte. En roue libre, le Gus. Sa clope se consume alors qu'il cause, et ils ont bientôt atteint les serres. Tada.

Impressionnant ? Pas tant. La vérité c'est qu'il a un plan, finalement. Vite fait. C'est-à-dire qu'il vient de se souvenir d'où il pourrait trouver de quoi fumer un pétard. Bien planqué sous la terre, non loin des parois de la serre numéro deux. Même qu'il s'enfonce au milieu des herbes hautes sans trop prévenir avant de demander :

- J'espère que t'as rien contre faire des trucs illégaux, Carter.

Bon si elle fume pas de clope, sans doute qu'elle voudra pas fumer de pétard non plus. Mais bon il s'en branle un peu de ça. Il voit pas vraiment comment un date peut être un bon date s'il peut pas profiter d'se détendre un minimum.

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Alison Carter

16 ans Sang-Mêlé·e Britannique Notoriété

Serpentard
Ce titre distingue un donateur d’exception dont la générosité rivalise avec les coffres les plus remplis de Gringotts, faisant de lui un véritable magicien de la fortune solidaire.
Dans le hall, Mercredi 14 Février 2125

— Ok. Accrochée au bras de Ferguson, l'adolescente mesure toute l'énergie et la nervosité qui circulent dans son corps et lui donnent cette allure explosive si caractéristique. Quoi ?!- mais pff t'es con ! réagit-elle immédiatement en touchant sa frange avant de lever les yeux au plafond en se disant qu'il est con, certes, mais qu'il essaye au moins de détendre l'atmosphère. Bientôt, le froid de février mord ses joues. Alison s'attendait à quitter l'enceinte du chateau car le brun et ses potes les blaireaux passent la majeure partie de leur temps à l'extérieur, qu'importe la météo.

 

Elle vacille, bousculée par le cinquième année incapable de suivre une trajectoire régulière. Nan j'fume pas, ça pue, souffle-t-elle en grimaçant légèrement, la chaussure embourbée dans le talus humide qui mène vers les serres. Qu'est-ce qu'il fout ? s'interroge la rouquine quelques secondes avant que le Poufsouffle n'assure avoir un plan. Quand ils arrivent à la statue de Miranda Hopkins, elle le lâche, heurtée une fois de trop par son épaule brutale. Merci, répond-elle en saisissant les violettes aux racines terreuses sans savoir si c'est mignon ou pitoyable. À cet instant, Alison regrette le date. Elle a froid, elle a le bout du nez déjà gelé et les mains sales, et il lui sort un scénario mille fois récité à l'école, car combien sont ceux qui aimeraient prétendre posséder cet immense château ? La fin lui arrache une demi-moue amusée. C'est les p'tits qui disent ça, rétorque Alison en jaugeant la taille moyenne du brun. 

 

Face aux serres embuées de l'intérieur, elle se souvient d'un moment passé avec Sasha, et se demande sérieusement ce qu'ils foutent ici. Des trucs illégaux ? M'appelle pas Carter. T'as enterré un cadavre et t'as besoin d'aide pour le faire disparaître ou quoi ? questionne la sorcière un peu en retrait, les mains dans ses poches, les violettes au fond, ses jambes croisées à cause du froid. Il va vraiment la faire poireauter comme ça ? Elle soupire, loin du tableau de sa Saint Valentin idéale.

 

D'ailleurs, ils disaient quoi entre les pages des magazines à propos du 14 février ? Ah oui, "apprendre à se connaître, soi-même et l'autre". Alison fixe la silhouette penchée de Ferguson au milieu des herbes hautes. La pénombre l'empêche de correctement distinguer ce qu'il fait. S'il pisse, elle jure, elle se barre direct. Un œil en direction des alentours, elle lance une distraction.

 

— T'avais pas répondu tout à l'heure, t'as d'jà eu une copine ? J't'ai jamais vu avec une fille, commente l'Écossaise en sortant sa baguette pour éclairer d'une lueur douce leur périmètre, et aussi probablement pour se rassurer. Son père hurlerait de la savoir ici, en pleine nuit, après les récents évènements. Mais bon, les absents ont tort, n'est-ce pas ? Tu lis trop d'histoires policières, continue-t-elle intérieurement, s'imaginant un instant être la suivante sur la liste des mystérieuses disparitions de ces derniers mois. T'as quelqu'un en vue ?  poursuit Alison qui retient ses dents de claquer. Si ça continue, elle va vraiment se barrer.

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Ferguson Decker

16 ans Sang-Mêlé·e Britannique Notoriété

Deb
Poufsouffle
Pour tout ceux ayant le courage d'affronter les MDJ's, alors qu'ils pourraient y laisser plus qu'une dent !
Dans le hall, Mercredi 14 Février 2125

Il lève la tête de son fouillis sous la terre, plisse les yeux. Cette question, elle sent la douille à plein nez. D’où une meuf qui te date te demande si t’as des vues sur une autre meuf ? C’est quoi ce piège ? C’est un test ? Il laisse un silence s’installer, juste assez long pour que le malaise grandisse légèrement, avant de lâcher, le plus naturellement du monde :
 

- Sam est une fille.

Genre ça compte nan ? Nan, bon. Il sait bien qu'nan. Alison sait bien qu'nan. Et il sait qu'Alison sait bien qu'nan. Alors il hausse les épaules.

- Pourquoi tu demandes ? On est là pour faire l'inventaire des gens avec lesquels on a fait des trucs ? Si j'te réponds tu m'partage tes expériences avec Shevchen aussi ou ça s'passe comment ?

C'est une esquive un peu grossière, et il en a conscience. Mais il s'en tape. Il voit pas pourquoi il devrait répondre à son interrogatoire chelou. Ses mains trouvent enfin le Graal, et il l'extirpe de la terre d'un geste pour se redresser et terminer :

 

- Ou alors tu d'mandes pour savoir si t'as vraiment tes chances avec moi ?

Il a un sourire con sur les lèvres, aussi moqueur que provocateur, avant de lui tirer son meilleur clin d'œil.

 

- Mais comme j'suis ton Valentin t'as déjà la réponse chérie. Elle a demandé de pas l'appeler Carter après tout. Parait que c'est super spécial en plus.

C'est pas ce qu'elle cherchait à lui prouver ? Bon. Il agite le sachet deux secondes pour le lui montrer avant de le foutre à sa poche, constatant d'un seul regard qu'Alison est prise de foutus tremblements. Faut dire, elle a mis une jupe en plein février. Sans prévenir il sort sa baguette pour informuler un enchantement sur sa cape, histoire de pas la laisser crever de froid.
 

Dès que Gus lance le sort, un pic de chaleur incontrôlable explose dans la cape d’Alison, comme si elle venait de se transformer en poêle à frire. En une fraction de seconde, elle se met à sautiller sur place, les bras agités, avant de foutre sa cape par terre pour éviter de finir en torche humaine.

 

- … C’est une variante expérimentale, j’voulais voir si ça marchait.


Fergus essaie de contenir son fou rire, mais son sourire en coin le trahit salement. Ça partait vraiment d'une bonne intention, merde.


- Écoute, j'sais que c'est pas le date que tu voulais ce soir. Pis j't'ai dis je m'en tape de la foutue Sainte Valentin. Alors faut pas t'attendre à des trucs de malade ok ? Il annonce en l'entrainant de nouveau à sa suite. J'vais pas t'allumer des bougies et t'proposer un pique-nique sous les étoiles, Alison. Il sait toujours pas ce qu'elle avait en tête en lui proposant de sortir avec lui ce soir, mais il peut pas lui laisser croire que ça va rattraper son échec de tout à l'heure. Moi si j'devais avoir un date, un vrai date parce qu'il a bien compris que c'en était pas un, en fait, avec toutes ses questions, j'voudrais qu'ce soit fun ok ? Genre tirer sur des pétards, chourrer une bouteille aux elfes dans les cuisines, aller se la mettre à l'envers sur les toits, faire un putain de bain de minuit dans l'lac noir, ce genre de fun.

Le genre qu'il pouvait faire avec ses potes. Parce que si date une fille implique de faire une croix sur tout ce qui l'amuse dans la vie, ça l'intéresse vraiment pas. Enfin. Il aimerait bien niquer à la fin aussi, et ça il le ferait pas avec ses potes. Ou alors peut-être avec Ambrose. Mais bref. Là n'est pas la question :

- T'veux aller au bout du délire ou tu préfères rentrer ? Il demande de but en blanc en se stoppant au milieu du parc.

 

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Dans le hall, Mercredi 14 Février 2125

Ferguson Decker a lancé un sortilège !

Sortilège utilisé : Calidum (Enchantement Réchauffant)

Score à atteindre : 6

Résultat du dé : 1

Échec critique :

Dès que Gus lance le sort, un pic de chaleur incontrôlable explose dans la cape d’Alison, comme si elle venait de se transformer en poêle à frire. En une fraction de seconde, elle se met à sautiller sur place, les bras agités, avant de foutre sa cape par terre pour éviter de finir en torche humaine.

 

- … C’est une variante expérimentale, j’voulais voir si ça marchait.


Fergus essaie de contenir son fou rire, mais son sourire en coin le trahit salement. Ça partait vraiment d'une bonne intention, merde.

Autres résultats possibles
Réussite critique :

Un souffle chaud parfaitement dosé se répand instantanément dans la cape d'Alison, lui procurant une chaleur réconfortante sans être étouffante. L'air froid ne l'atteint plus, et la sensation est parfaitement agréable. C'est comme être enveloppée dans une couverture tout droit sortie du sèche-linge.




Réussite :

La température de la cape grimpe rapidement, et Alison doit sentir la différence en quelques secondes. Plus de frissons. Gus, lui, balance ça avec trop de désinvolture, comme si c’était un automatisme :
 

- Bah voilà. C’est quand même mieux que d’te voir grelotter comme une grand-mère sur un banc.
 

Il tire une taffe sur sa clope, sans chercher à voir si elle va le remercier. 




Échec :

Alison sent effectivement une vague de chaleur l’envahir… mais au bout de quelques secondes, la température devient inconfortable. C’est plus un sauna qu’un petit confort hivernal, et le tissu commence à la piquer légèrement comme si elle avait mis un pull en laine trop épaisse. Gus, toujours aussi con, fronce les sourcils et tente d’enrober l’échec :
 

- … Faut qu’ça chauffe avant de s’réguler.
 

Traduction : il sait pas ce qu’il fout, mais il va pas l’admettre.




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Alison Carter

16 ans Sang-Mêlé·e Britannique Notoriété

Serpentard
Ce titre distingue un donateur d’exception dont la générosité rivalise avec les coffres les plus remplis de Gringotts, faisant de lui un véritable magicien de la fortune solidaire.
Dans le hall, Mercredi 14 Février 2125

Plantée dans des cuissardes bien trop chères par rapport au budget "chaussures" du foyer Carter, la rouquine lisse sa frange en observant Ferguson. Quand il évoque Sam, elle hausse les sourcils, incrédule. Certes, c'est une fille, mais ils sont seulement potes, clairement. Le Poufsouffle s'en rend compte, soudain coincé au bout de son détour pour éviter de répondre à la question d'Alison. Sans surprise, il utilise un humour grossier qu'elle balaye d'un geste de la main. Ok, donc t'es puceau. C'pas grave t'as que 15 ans. Ah nan, 16 ? poursuit l'étudiante en se rappelant de l'anniversaire récent du garçon. Elle range ses poings dans ses poches de cape, fronçant le nez à son clin d’œil et au pochon d'herbe qu'il brandit face à elle en la nommant Chérie.

 

— Donc le sérieux est déjà mort, a juste le temps de prononcer la cadette Carter avec dédain avant qu'elle ne se consume brutalement. Calcinée par le manteau, elle aperçoit la baguette de Gus pointée vers elle et comprend qu'il a lancé un sortilège. PUTAIN MAIS T'ES CON OU QUOI ?!! s'indigne l'adolescente en ôtant le tissu épais et brûlant. Immédiatement, l'air froid contre sa peau rougeoyante apaise la sensation de cuisson, sans refroidir la colère d'Alison. T'ES VRAIMENT QU'UN GROS DÉBILE ! braille-t-elle en voyant le sourire de l'Anglais. Très vite, la fraîcheur extérieure l'atteint, et la jeune femme se trouve forcée de ramasser la cape qu'elle époussette furieusement en remarquant la nonchalance du Poufsouffle qui s'éloigne tranquillement. Nan tu crois ?! rétorque Alison lorsqu'il suppose qu'elle aurait souhaité une soirée différente. 

 

La cape recouvre à nouveau ses épaules et l'action aura eu le mérite de la réchauffer. Elle entend quelques bribes du date parfait de Ferguson mais ils pénètrent dans le parc et la cinquième année voit au loin le terrain de Quidditch illuminé par de puissants sortilèges pour permettre à Spike de s'entraîner en fin de journée. Alors elle heurte la silhouette désinvolte de Gus qui s'est stoppé brutalement devant elle. On n'a pas la même définition du fun, déclare Alison en reculant légèrement, l'histoire du bain de minuit en tête. Se baigner au milieu du lac noir ?! En pleine nuit ?!! faut être taré, pense-t-elle, bien incapable de se relaxer sur ce coup. Si j'le fais Gus, ça prouvera juste que j'peux m'détendre, ça prouvera pas qu'tu peux être sérieux. Un deal est un deal. Il s'en fiche totalement, elle le voit à son regard plissé, prêt à se foutre de sa gueule.

 

L'étudiante n'a jamais fumé d'herbe. Peut-être crapoté une fois, pour faire genre en soirée. Elle n'a même pas réellement déjà bu jusqu'à sentir vraiment l'ivresse, la vraie. Par rapport au groupe de Poufsouffle, elle manque d'expérience dans le domaine de ce qu'il appelle "illicite".

 

À seize ans, ça la tente de comprendre ce qu'ils trouvent tous si "cool" à l'alcool trop fort et dégueulasse qu'elle a pu goûter à l'occasion de repas de famille, en se contentant d'y tremper les lèvres. Ça la tente de pouvoir raconter à ses copines que, ouais, elle a fumé un joint, et alors, y'a rien d'exceptionnel à ça. Ça la tente de désobéir à son père et sa grande sœur, encore. 

 

— Tu répondras à mes questions pendant qu'on fait tout ça ? insiste la rouquine, en tendant sa main au Poufsouffle, afin de sceller leur pacte. 

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Ferguson Decker

16 ans Sang-Mêlé·e Britannique Notoriété

Deb
Poufsouffle
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Dans le hall, Mercredi 14 Février 2125

Ça le fait marrer tellement que c'est un euphémisme. Pas que Gus connaisse le mot euphémisme. Bref. Non, Alison et lui ont pas la même notion du fun. Grande nouvelle. C'est-à-dire que c'est pas lui qu'a réclamé un date au milieu de nulle part. Alors ouais, le sérieux est mort-né, mais c'est probablement parce que Gus a jamais eu l'intention de faire même mine de se prendre pour un de ces types qu'a l'air de faire baver les meufs comme Alison. Les types sérieux. Sa définition a lui d'être sérieux, c'est quand on vient traiter sa mère de pute, ou qu'un des mecs qui la paye se met à s'croire chez lui dans leur appartement miséreux. Sérieux c'est quand un pote est dans la merde, et qu'il pourrait brûler tout l'château. Sérieux c'est quand il fout son poing dans la mâchoire de Ryder après qu'il ait joué au con.

Gus est pas tant fan d'être sérieux.

Mais il est à peu près sûr qu'Alison a besoin de se détendre autrement qu'avec sa notion de fun toute pétée où fumer ça pue. Alors peut-être bien qu'il peut faire genre deux secondes, d'être sérieux. Il sait pas si ça vaut le coup. Il sait juste qu'Alison est une meuf qui va pas se laisser impressionner facilement, mais que si ça venait à arriver, peut-être bien qu'il le sera plus, puceau. Parce que ça craint d'être puceau. Surtout quand on sait que des types aussi sombres que Sasha Shevchen arrivent à se faire des meufs comme Alison Carter dans l'secret des couloirs, bordel. Alors il reste la regarder. Un bon moment, en réalité. Dans la pénombre d'un parc illuminé seulement les sortilèges émanant du terrain de Quidditch, sur lequel s'entrainent probablement quelques joueurs zélés.

- J'ai seize ans, j'suis puceau, et j't'emmerde, il annonce finalement en lui serrant la main sans la lâcher du regard.

Si on lui demande, même lui saurait pas dire pourquoi il a sorti ça. Pourquoi il a décidé d'être complètement sincère. Gus a toujours été parmi les plus vulgaires, à balancer tellement de répliques imagées à la seconde que c'était dur de s'imaginer qu'il avait pas la moindre expérience dans le domaine. Il laissait les gens le croire, parce que ça l'faisait vachement plus que de démentir en avouant que tout ce qu'il pouvait bien sortir était loin de sortir de son imagination pure. Qu'il avait été témoin de tellement de trucs chelous même en plein milieu de son salon que c'était dur de pas s'faire une idée très claire de la chose même sans l'avoir lui-même vécue. Il se démonte pas pourtant, Gus, relâche la main d'Alison avant d'hausser un sourcil.

 

- T'as déjà fumé un pétard au moins ? Nan parce que c'est pas grave sinon t'as que seize ans.

Le sourire qui lui tord les lèvres est désobligeant. Allez savoir pourquoi, Fergus a pas le moindre doute quant à l'âge d'Alison Carter. Parce qu'Alison Carter est née un vingt-et-un décembre, voyez. Tout le monde sait ça. Non ? Il reprend sa marche l'air de rien, pour les entrainer de l'autre côté des serres complètement. À l'abri des regards. Ça caille toujours autant, mais il ira pas tester de relancer un sortilège. T'façon même s'il réussissait il doute qu'elle en serait très impressionnée. Pis s'il se plantait, sans doute qu'elle hurlerait au scandale une deuxième fois et le planterait là au milieu du parc. Parce que la notion de fun d'Alison implique pas de se prendre un sort foiré. Faut dire il aurait pu la brûler au troisième degré. Il laisse tomber son cul sur un muret froid mainte fois envahis par la troupe de poufsouffle dans les quatre dernières années. Pis il retire sa veste pour la tendre d'un geste à l'adolescente :

- Tiens t'as qu'à mettre ça sur tes genoux. Juste le temps qu'on fume. Après on rentre.

Les doigts s'enfoncent dans les poches de son jean, pour y chercher le pochon dans lequel sont planquées quelques feuilles, et il se met au travail, les bras nus apparemment insensibles à la fraîcheur ambiante. Gus a jamais été très sensible aux températures glaciales. Peut-être bien parce qu'il a passé trop de temps dehors tout gamin, et que son corps a fini par s'habituer au fait qu'il porterait jamais ce qu'il faut pour le protéger des intempéries. Ou alors il a appris à ignorer le sentiment qui vous congèle jusqu'aux couilles, au moins jusqu'à ce que ça devienne assez gênant pour le forcer à se rentrer quelque part.

- Vazy balance tes questions sérieuses, Alison Carter, il annonce dramatiquement en même temps de rouler.

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Alison Carter

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Lorsque Ferguson répond à sa poignée de main en affirmant brutalement qu'il est toujours puceau, et qu'il l'emmerde en supplément, Alison esquisse un sourire suffisant, puis pouffe derrière le col de sa cape face à son attitude revendicative. Copy that, répond-elle en feignant la même gravité que lui, jusqu'à ce qu'il demande si elle a déjà fumé un pétard, moqueur à son tour. Leurs regards se jaugent et le Poufsouffle entraîne la rouquine ailleurs sans attendre sa réponse.

 

À côté de Fergus, Alison se justifie. J'ai fumé, genre, comme ça, vite fait quoi, en soirée. Après honnêtement, j'connais personne qui fume, et j'ai pas trop envie d'me cramer le cerveau, rétorque-t-elle, guidée par l'étudiant vers un muret situé au-delà des serres. Les fumeurs d'herbe représentent un groupe social éloigné de l'adolescente. S'ils partagent parfois des classes et des ateliers, leur temps libre les sépare à nouveau, rempli de préoccupations bien différentes. À cet instant par exemple, Alison craint d'abîmer son collant en s'asseyant sur la pierre, car sa cape n'arrivera jamais jusqu'à la pliure de ses genoux. Heureusement, elle saisit avec soulagement la veste que lui tend son Valentin de fortune et la noue autour de sa taille pour le rejoindre, un remerciement au bord des lèvres.

 

Rajustant sa frange, elle observe religieusement Ferguson exécuter des gestes qu'il connaît par coeur. Ça donne des boutons de fumer ? se demande-t-elle en silence avant d'entendre sa requête.

 

— T'es pas prêt, Ferguson Decker, sourit Alison, ses jambes croisées et bien collées l'une à l'autre, tandis qu'elle réfléchit un court moment. Sous leurs nez rougissants, des nuages de condensation témoignent du froid hivernal. Elle rentre ses bras derrière la cape et les blottit contre son ventre en cherchant les questions qui feraient la meilleure entrée en matière pour un novice du date. Donne-moi deux red flags et deux green flags chez une meuf. J'vais te dire moi, chez un mec. Red flag : déso mais fumer, genre la clope, tout le temps, c'est pas possible, ça pue, duh. L'herbe en vrai ça sent bon, fin la fumée ça sent bon j'trouve, l'haleine j'ai jamais testé. Elle s'arrête et cligne plusieurs fois des paupières en se rappelant d'avoir été dégoûtée par la langue pâteuse d'un adolescent de Pré-Au-Lard cet été. 

 

— Deuxième red flag, les aigris coincés dans leur petite zone de confort. J'suis peut-être une pimbêche mais j'teste des trucs, j'aimerais bien voyager et rencontrer du monde. Droit devant soi, on peut pas aller bien loin, alors un gars qui râle à la moindre idée, non merci, conclue-t-elle en rentrant un peu son nez froid derrière le col de la cape, un regard vers l'horizon sombre, puis sur son camarade de cinquième année. Tu fais pas un truc trop fort hein ? J'veux garder le contrôle un minimum quand même, s'inquiète soudain la cadette Carter, incapable d'anticiper les effets de l'herbe sur son esprit. Elle en oublie d'énoncer ses greens flags. 

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Ferguson Decker

16 ans Sang-Mêlé·e Britannique Notoriété

Deb
Poufsouffle
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Alison a jamais vraiment fumé. Est-ce que c'est bien surprenant ? Elle a pas la gueule de l'emploi. Y a une vrai différence entre les nanas qui crapotent en soirée, comme elle, et celles qui consomment pour de bon, qui vont pas s'mettre à glousser comme des dindes juste parce que la weed sera venu les chatouiller trois secondes après une latte tirée un peu trop fort. L'en connait qu'une vraiment. Pas que Sam ait beaucoup plus la gueule de l'emploi qu'Alison. Sam écoute en cours. L'est même plutôt douée dans pas mal d'entre eux. Mais Sam a des allures de meuf qui se prend pas la tête, ni pour son apparence, ni pour les garçons, ni pour rien de ce qu'a l'air de prendre la tête à plein d'autres meufs. Le genre chill qui matche au sein de leur groupe, d'une manière que peu d'autres meufs sauraient matcher.

 

L'truc c'est qu'il sait pas si ça a grand rapport avec la weed, ou juste avec le fait qu'Alison soit fondamentalement super différente de Sam. Parce qu'Alison a pas peur d'emballer des mecs dans les couloirs, ou de faire comprendre qu'elle peut aller plus loin. Il peut pas s'empêcher de se demander ça peut donner quoi si elle fume.


L'nez se fronce, parce qu'elle a l'air de croire que ça crame le cerveau. C'est pas la première à l'dire. Mais les autres qui l'disent ont pas son âge. Gus considère pas avoir l'cerveau plus cramé qu'un autre. La weed a toujours aidé à l'calmer. À l'empêcher de faire des trucs que personne aurait envie qu'il fasse. Il commente pas, pourtant. Ça le démange un peu. D'lui faire remarquer qu'on dirait une daronne, perchée sur son muret, à juger qu'fumer crame le cerveau. Sauf qu'il a pas envie de la démarrer. Parce que s'il la démarre elle voudra plus rien faire c'est sûr. Il y croit encore, Gus. Alison l'a suivi jusque dehors, elle reste alors qu'elle se pèle, qu'elle fume pas. Alors peut-être bien que ça peut finir quelque part ce foutu rencard improvisé. Il a mis une fucking chemise bordel.

 

- Mh mh.

Les doigts s'activent avec la force de l'habitude, l'regard vissé sur les feuilles collées alors qu'elles enveloppent le tabac, et les quelques mèches vertes dont il l'a décoré. L'a pas cherché à le charger moins que d'habitude, parce qu'il est trop sobre pour le genre de connerie qu'il est en train d'faire. Ses yeux se dressent vers Alison alors qu'elle débit ses questions, et qu'il capte d'abord pas du tout d'quoi elle veut parler. Red flags, green flags ? De quoi ? Heureusement elle répond pour lui, avant lui, illustrant directement le délire qu'elle se tape toute seule le cul sur sa veste. Parce qu'évidemment madame a foutu la veste sous son cul plutôt que d'la balancer sur ses genoux et s'tenir un minimum au chaud. Même pas il va chercher à comprendre.

 

- Aoutch.
 

Une main s'porte sur sa poitrine, marque une pause dans le roulage. Parce qu'il est c'mec qui fume, alors sans doute que ça veut dire qu'il a perdu des points rien qu'avec ça. La vérité c'est qu'il s'en branle un peu. Un rire l'ébranle au deuxième red flag, parce que no shit il jure c'est elle qui râle à la moindre idée. J'fume pas ça pue. T'as enterré un cadavre ? On n'a pas la même notion du fun. Il commente pas pourtant. Parce qu'elle est encore là nan ? Le cône est scellée d'un coup de langue et d'un geste sec de la main, planté entre ses lèvres sans la moindre hésitation. D'un roulement de son zippo, il l'embrase en secouant la tête, assurant sans l'dire que non le joint est pas trop fort selon lui. C'est-à-dire que ça dépend de sa tolérance aussi. Il inspire et s'retient de respirer en se tournant vers elle pour demander :

 

- C'est tout ?

 

Nan parce qu'elle a pas zappé les green flags ? D'où qu'viennent l'expression. Putain si c'est ça ses questions sérieuses, ils sont pas sortis. Jusqu'à aujourd'hui on lui avait jamais expliqué que ça existait tout ce bordel là. Il expire. De côté. Pour pas que ça vienne trop dans la gueule d'Alison. M'enfin y a du vent, et ça c'est pas sa faute.
 

- Ok alors heu... il lui refile le pétard d'un mouvement, se gratte la nuque de l'autre main. J'sais pas, ça sort d'où c'te question p'tain. C'qu'il aime chez une meuf, c'est qu'elle ait des boobs. Ça se tient en green flag ça ? J'aime bien qu'une meuf sache se marrer, il balance finalement en haussant les épaules. Genre pour de vrai. Pas comme une débile qui croit qu'elle doit s'marrer pour faire genre qu'un truc est drôle, s'marrer parce que c'est vraiment drôle et pas s'planquer derrière son col en mode faut j'cache que j'l'ai trouvé drôle. Ouais, ça. J'aime pas les meufs qui font semblant pour s'donner un genre. Les meufs qui jouent, qui mentent, qui t'font croire des trucs faux pour savoir des trucs vrais. Pis les meufs qu'ont peur de s'salir, il termine brutalement. Genre trop précieuses pour avoir trois grains d'terre sur l'pantalon. T'vois ? Il dit ça avec une insolence hargneuse, un sourire sur la gueule.

L'fait est qu'il aime les gens vrais, Gus. D'là à dire qu'il se ferait pas une meuf trop précieuse qui glousse pour de faux à ses vannes ? Ça serait hypocrite. L'est jeune et con, et une meuf c'est une meuf.

- En vrai c'est un peu d'la connerie, genre... Y a pas d'green flag ou d'red flag t'vois. J'pourrais très bien m'faire une nana qui s'marre pas comme j'aime bien, pis qu'a peur de flinguer ses fringues. J'm'en tape c'est pas comme si j'allais l'épouser. Déso hein, mais pour tester des trucs, faut bien tester des trucs que t'aime pas tellement, juste pour voir si ça pourrait pas changer.

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Alison Carter

16 ans Sang-Mêlé·e Britannique Notoriété

Serpentard
Ce titre distingue un donateur d’exception dont la générosité rivalise avec les coffres les plus remplis de Gringotts, faisant de lui un véritable magicien de la fortune solidaire.
Dans le hall, Mercredi 14 Février 2125

Attentive au coup de langue qu'il porte sur le papier, Alison regarde Ferguson porter à ses lèvres la clope qu'il allume immédiatement. Le cône brûle aussitôt et dégage l'odeur caractéristique de l'herbe qui suit les fumeurs dans chaque couloir de Poudlard, à tel point qu'elle pense que l'école applique une politique de tolérance vis-à-vis du joint, c'est pas possible autrement. Hein ? questionne distraitement la rouquine en louchant lorsqu'il lui tend soudain son oeuvre qu'elle se contente de saisir entre deux doigts pour l'écouter finalement parler.

 

— Ça sort de moi, rétorque l'adolescente, loin de se douter que jamais Fergus n'a entendu ces termes si largement utilisés dans les magasines qu'elle lit. Devant elle, le joint s'éteint tandis que le Poufsouffle énonce ses préférences et ses aversions en la visant personnellement, du moins, il en donne l'impression. Derrière le col de sa cape, elle pince sa bouche en une moue contrariée- ah-ah, très drôle, lâche-t-elle platement en l'assassinant d'un regard boudeur. Et comme ça continue de le faire rire, et qu'il explique à quel point c'est de la connerie tout ça, elle hausse les épaules à son tour. Bien sûr faut tester, mais y'a forcément des trucs qui font pencher la balance, et là on cause pas d'un plan cul en fait Gus, c'est des questions de date, pour voir si t'es compatible à long terme quoi. Clairement, eux deux sont aux antipodes de la compatibilité.

 

L'attention d'Alison retourne vers le cône froid.

 

Quand Ferguson lui tend son briquet, elle décline. J'sais pas démarrer ça, avoue-t-elle, sorcière jusqu'au bout des ongles, et apprentie moldue seulement en option. Il étire le même sourire insolent qu'habituellement en disant qu'elle a qu'à aspirer sur le papier, et qu'il fera la flamme. Bonne élève, elle obéit docilement. 

 

Très vite, la cadette Carter tousse, envahie de fumée jaunâtre, la gorge irritée. Putain ça arrache, déclare-t-elle entre deux quintes sous le regard amusé du brun. Cependant, elle tire une deuxième fois sur le cône sans attendre et se lève brusquement, prise d'une autre toux. Par Merlin, comment tu fais pour rien sentir ?! Ça pique ! confesse Alison, le visage rouge, la frange dérangée. Elle rend son joint à Gus, toujours debout devant lui. J'vais mourir quoi, ajoute-t-elle en massant sa gorge. 

 

— J't'ai pas donné mes green flags avec tout ça. La Serpentard lèche le rebord de ses lèvres qui ont le goût du gloss à la framboise qu'elle porte, et que la cigarette porte aussi sûrement un peu désormais. Elle inspire profondément et se demande si c'est normal de déjà sentir sa tête tourner. Bon, se reprend-elle, l'air de rien. Green flag absolu : les mecs qui dansent bien. Ça m'fait trop craquer. Genre, ceux en soirées, capables de venir chercher une fille et l'entraîner dans un collé-serré hyper hot là, elle fond. Elle n'a jamais été invitée à danser comme ça. Elle rêvasse deux secondes en mordillant sa bouche, puis réalise- Ah, et un autre, les gars cultivés. Pas cultivés chiants, mais avec des trucs à raconter, avec une vie quoi. J'aime bien qu'on m'apprenne des trucs, lâche-t-elle simplement avant de se rasseoir aux côtés du cinquième année et de lui reprendre le joint. 

 

— Quoi ? Faut qu'j'essaye encore, sinon ça sert à rien, justifie-t-elle en coinçant le cône contre son demi-sourire pour en aspirer une troisième bouffée, plus lente et moins chaotique. Finalement, cette Saint Valentin a son utilité, pense-t-elle en silence, l’œil sur la pénombre qui les entoure. Elle fixe ensuite son voisin. Donne-moi ton principal défaut et ta principale qualité, et donne-moi mon principal défaut selon toi, et ma principale qualité.

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