Harry Potter RPG

[Libre]
Lardinage du nouvel an Pré-au-Lard, jeudi 03 janvier 2126

Accueil En dehors du Château Pré-au-Lard Lardinage du nouvel an
Antonius Ravental

Homme

55 ans

Sang pur

Britannique

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Misterminutes

Maître du Jeu

Vif de Cœur 2025

Message publié le 03/01/2026 à 16:14

Peste soit de Pope et de Woodcraft. Une occasion de se rapprocher des élèves, qu'ils disaient. Ainsi donc était ce là le traitement réservé aux professeurs les plus fraîchement arrivés ? Devoir fraterniser avec une marmaille grouillante et aussi malodorante que mal élevée ?  Miséricorde. Ceci étant dit, le mois de janvier ne se distinguait pas par la charge de travail donnée au jardinier. 

 

Dans la cour du Château, je soufflais une longue volute de buée blanchâtre. Le ciel nous offrait sa clémence, dégagé, mais les températures, elles, frôlaient le zéro. L'Ecosse ne manifestait aucune tendresse, au plus fort de l'hiver. D'un geste, j'ajustais mon long manteau en laine obscure, mes gants en cuir et la Rose Harmonique bleutée que je portais en boutonnière. Cette sortie devait être l'occasion pour chacun de profiter des derniers jours de paix avant la reprise des cours. Les festivités du nouvel an nous précédaient d'ailleurs suffisamment pour que les esprits aient quitté leur brume éthylique.

 

Un regard à ma montre m'apprit que la neuvième heure approchait. Notre emploi du temps était simple : une sortie sur la journée, retour impératif au château pour dix-sept heures - à savoir, le coucher du soleil. J'agitais Pallas en l'air, faisant léviter devant moi une liste de noms - ceux des élèves consciencieux ayant manifesté en amont le souhait de se joindre à nous. Quelques lignes demeuraient vierges. Ma mansuétude pouvait bien être suppliée.

 

- Dépêchez vous, jeunes gens. Nous allons bientôt  nous rendre à Pré-au-Lard. Souvenez-vous que cette sortie est un privilège qui vous est accordé. Vous représentez vos écoles, encore davantage en ces temps de Tournois. Au moindre écart, je me servirais de votre précieux temps libre pour vous faire rempoter toutes les plantes du Château.

 

 

Ce sujet fonctionne comme un cours. Tous les élèves (britanniques et étrangers) et personnels présents à Poudlard avant la reprise des cours du mois de Janvier 2126 peuvent participer. Les arrivées sont à poster avant le 10 janvier. Une dérogation est accordée aux trois participants du Tournois, afin d'intégrer le RP selon les conséquences de la première épreuve. Pour des demandes spécifiques, vous rapprocher de Pastelle.

Mellitus Cavell

Homme

17 ans

Né-moldu

Britannique

Message publié le 03/01/2026 à 23:58

C'est d'une humeur plutôt maussade que je descendis de la tour qui abritait la salle commune des Serdaigle. Isha m'avait envoyé paître une fois de plus, la quatrième depuis le début des vacances et je commençais à me demander si cela valait encore la peine d'essayer de lui proposer quoi que ce fût. Au fond, notre relation s'était dégradée depuis l'année dernière et je le soupçonnais de m'en vouloir de m'être fâché après qu'il m'eut évincé de l'équipe de Quidditch. C'était ridiculement puéril de sa part. J'avais bien le droit de m'insurger que mon meilleur ami m'ait jeté comme un malpropre, non ?

 

Quoi qu'il en fût, l'heure du rassemblement avant de partir pour le village approchait et je n'allais pas laisser Isha m'empêcher de profiter de cette sortie. Certes, l'école était paisible pendant les vacances et les avantages à y demeurer ne manquaient pas mais les occasions de s'ennuyer étaient tout aussi nombreuses et visiter Pré-au-Lard me ferait le plus grand bien. J'y voyais aussi l'occasion de faire de nouvelles rencontres. Mes potes habituels étant rentrés chez eux, je n'avais personne pour m'accompagner et aucune intention de m'accommoder de la solitude.

 

J'arrivai dans la cour parmi les premiers. Manifestement, le professeur Ravental nous accompagnerait pour cette excursion hors du château. C'était quelqu'un d'impressionnant avec sa carrure massive et son allure austère. Le genre d'homme respectable et inspirant pour qui j'avais énormément de respect. Et surtout, auquel j'espérais ne jamais ressembler car tout chez lui m'évoquait mon cher géniteur. Je m'approchai néanmoins de lui, conscient que ma dégaine plus que décontractée ne devait pas être à son goût.

 

Un bonnet estampillé New Orleans Pelicans me coiffait, encadrant mon visage à moitié dissimulé par l'écharpe de ma maison qui surmontait une veste en duvet bien isolante mais achetée d'occasion et dont l'état trahissait ses années de bons et loyaux services rendus à son propriétaire original. Mes mains gantées étaient enfoncées dans les poches d'un épais training dont j'avais minutieusement calé les jambes dans mes bottines. J'avais l'air d'un ado moldu en somme.

 

— Bonjour professeur. Mellitus Cavell pour la sortie à Pré-au-Lard, je suis inscrit. Isha m'a demandé de vous prévenir qu'il ne se joindrait finalement pas à nous.

 

Ce n'était pas tout à fait vrai, celui-ci s'était contenté de marmonner dans son oreiller quelque chose d'à peine intelligible mais qui voulait dire sans équivoque qu'il n'avait aucune intention de se lever. Soit, une fois présenté à l'enseignant, je m'éloignai afin de laisser le pauvre homme tenir à jour sa liste de présence sans être cerné d'élèves grouillants dans ses guiboles. Il me semblait que les troisièmes en particulier avaient tendances à s'agglutiner auprès des accompagnants comme des canetons craignant de perdre de vue maman cane. Ou en l'occurrence plutôt papy canard.

Mon regard s'égara dans la foule naissante à la recherche de quelqu'un. N'importe qui vraiment. Une personne prête à recueillir sous son aile un chat errant, affamé de compagnie et complètement paumé, qui ne savait même plus s'il était ne serait-ce que le pote de son meilleur ami. En résumé, un déchet qu'on n'aurait pas eu la décence de déposer dans une poubelle. Tss ! c'toi le caneton, Mel, songeai-je.

 

 

tl;dr : Mellitus arrive dans la cour, se présente au professeur Ravental et cherche quelqu'un ou un groupe auquel se greffer en essayant de ne pas avoir l'air désespéré.

Flora Brightfield

Femme

13 ans

Sang-mêlé

Britannique

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Pastelle

Modération

Message publié le 04/01/2026 à 14:58

Cette sortie n’est rien d’autre qu’une bénédiction pour Flora. L’occasion de s’aérer l’esprit après des fêtes moroses, tristes et déprimantes qui lui donnaient tout simplement envie de partir loin de tous ces problèmes. Et c’est ce qu’elle a fait. Ayant avancé son départ de la maison malgré la protestation de ses parents, elle avait débarqué au château la veille au soir et, apprenant la sortie à son retour, saisit l’occasion au vol sans hésitation pour se remettre en mouvement dès le lendemain matin.

 

Les valises n’étant pas défaites, elle pioche aléatoirement parmi les premières affaires qui lui tombent sous la main : un pull bien chaud, un jean et son Duffle coat beige. Elle s’enroule dans son écharpe rose et grise et s’empresse de quitter sa salle commune sans prêter attention à ce qui tourne en boucle dans son esprit. Elle pousse l’épaisse porte et s’extrait du tonneau géant, direction la cour. En chemin, elle reçoit et souhaite en retour la bonne année à qui veut bien. Son humeur se radoucit malgré sa mauvaise nuit, peut-être même la pire depuis le début de sa scolarité. Lorsqu’elle débouche sur l’extérieur, elle aperçoit le professeur Ravental et s’approche.

 

– Bonjour, Monsieur, bonne année ! Flora Brighfield, deuxième année.

 

Clair et concis, pour ne pas déranger outre mesure. Lorsque tout est en ordre, elle fait un petit pas de côté pour rester visible et à proximité du groupe. Objectif du jour : sortir avec des gens. Elle s’était sentie seule dans le train qui la ramenait vers sa deuxième maison, puis dans sa chambre vide de colocataires, où elle a pu pleurer tout son soul une bonne partie de la nuit sans personne pour la juger, d’où les yeux gonflés ce matin.

Maintenant qu’elle se retrouve à nouveau dans les murs glacials de Poudlard, Flora se demande si partir prématurément de son foyer n’était pas une énorme bêtise, lorsque tout ce qu’elle voulait était profiter du peu de temps qui lui était consacré auprès de sa sœur malade. Mais elle se rassure bien vite : plus vite elle trouvera d’informations sur cette maladie, plus vite sa quête d’un remède aboutira.

 

Flora regarde autour d’elle sans chercher personne en particulier. Lorsqu’elle pose de nouveau les yeux sur le professeur Ravental, elle aperçoit une fleur spéciale, telle un bijou nacré, ornant son long manteau. Cela lui rappelle un conte dont l'histoire parle d'une fleur qui soigne tous les maux lorsque l'on chante. Elle se demande soudain pourquoi elle n’y avait pas pensé plus tôt. Cette sortie avec le professeur Ravental pourrait être une aubaine car Flora n’avait pas encore mené de recherches approfondies du côté des plantes…

Charli Blackburn

Homme

13 ans

Né-moldu

Britannique

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Deb

Maître du Jeu

Vif de Cœur 2025

Message publié le 07/01/2026 à 14:53

T'as pas eu besoin d'beaucoup d'arguments pour qu'on t'retrouve parmi les autres, paré à quitter l'château. T'adores passer les fêtes ici - c'que ta sœur est loin d'approuver -, mais faut bien avouer qu'la perspective de dépasser les limites des grilles du parc pour la première fois depuis des mois a d'quoi t'exciter un peu. Vous êtes pas tant, parce que la plupart des gens r'tournent au bercail pour célébrer Noël et nouvel an, pour revenir qu'à la rentrée. C'est aussi bien comme ça en vrai, parce que toi tu kiffes d'autant plus ce genre d'ambiance. Les professeurs sont grave différent du reste de l'année, voyez.

 

Sauf Ravental. Mais Ravental est vraiment particulier.

 

T'es pas forcément mécontent qu'ce soit lui qui vous embarque, mais t'es quand même soulagé qu'il soit accompagné du concierge. Il est perché l'concierge, mais il est drôle, et il vous laisse faire des tonnes de trucs que l'prof de bota vous laisserais sans doute jamais faire. T'es à peu près sûr qu'c'est lui qu'est à l'origine du cadeau mystère que t'as trouvé sous l'sapin cette année : une paire de chaussettes qui s’recoud toute seule et qui braille dès que tes pieds fouettent un peu trop. Tu l'soupçonne parce qu'elles sont jaunes et noirs, et complètement dépareillées.

 

D'ailleurs plusieurs autres élèves ont reçus les mêmes, sans émetteur, et sans mot pour aller avec.

- B'jour M'sieur ! Tu t'contentes de balancer à ton arrivée, les mains enfoncées dans les énormes poches de ton manteau d'hiver.

Vous êtes qu'une poignée de garçons Gryffondor à être resté au château.

- Putain ça caille, tu souffles en même temps qu'une vapeur blanche s'étire dans l'air. On pourra aller boire une bièraubeurre aux Trois-Balais ?

À titre informatif, plusieurs de mes personnages sont présents dans le RP et pour cette sortie, libre à vous d'interagir avec. Je ne compte pas poster une arrivée pour chacun d'eux parce que flemme, mais ils sont là ! On retrouve donc Horace Milbourne le concierge de l'école, mais aussi Ferguson Decker et Jimmy Stone, sixième année de la maison Poufsouffle, ainsi que Jarah Malimba, dix-sept ans, championne de Uagadou pour le tournoi des Trois-Sorciers.

Nellie Butler

Femme

16 ans

Hybride

Française

Message publié le 09/01/2026 à 21:57

Nellie n’était pas rentrée chez elle pour les fêtes. Aussi étrangère qu’elle pouvait se sentir entre les murs épais du château britannique, cela n’avait encore rien de comparable avec l’accueil glacé qu’aurait pu lui préparer sa mère si elle s’était avisée de repointer, trop tôt à son goût, le bout de son nez de sorcière idiote. Même de l’autre côté de l’eau, la vélane semblait rester insérée dans son cerveau comme un parasite rongeur d’estime de soi dont elle ne parvenait pas à se débarrasser. Ce dimanche, une sortie scolaire était prévue et la jeune sorcière, après maintes réflexions avait fini par s’y inscrire. Dehors, le froid mordait le moindre bout de peau nue qu’elle pouvait lui laisser, aussi, Nellie se vêtit chaudement avant de descendre dans la cour du château où un petit groupe d’élève attendaient déjà.

 

C’était monsieur Ravental, professeur de botanique ainsi que le concierge de l’école qui semblaient avoir été désignés pour les accompagner aujourd’hui. Nellie lança un timide bonjour qui sembla se perdre dans un coup de vent. Dire qu’elle ne connaissait pas grand monde aurait été une euphémisme, néanmoins un visage lui était familier, il s’agissait d’un jeune garçon que Nellie était presque certaine d’avoir déjà croisé dans la salle commune des serdaigles. Prenant son courage à deux mains, elle fit ce qu’elle pouvait faire de plus téméraire et s’approcha doucement du garçon en cherchant à croiser son regard pour l’inciter à entamer la conversation. Si cela ne prenait pas, elle pourrait toujours faire semblant qu’elle ne tentait pas d’établir le contact.

 

Solange Valombre

Femme

17 ans

Sang pur

Française

Lutins Crétins de Noël

Message publié le 10/01/2026 à 10:40

J'avais passée les fêtes des vacances de Noël en France pour rejoindre mère et survivre à une myriade de soirées mondaines en sa compagnie. Un petit trophée que l'on montrait aux meilleurs partis de sangs-purs français. "Tu verras que certaines familles de sorcier valent mieux que d'autres." M'avait-elle sortie avant de donner une horrible robe à flanelle que j'avais porté. Ah ! J'étais aussi entiché qu'un poisson posée sur la plage sur laquelle il s'est échoué. Les rares temps où je pouvais finalement me reposer, je les avais passé à travailler sur mes devoirs, pour rattraper le temps perdu à courir le guilledoux. En bref, des vacances peu reposantes. Je m'en serais parfaitement bien passé. Prendre l'air, souffler un peu me ferait du bien moi qui n'était pas sorti depuis... L'année dernière du coup. Avant les vacances. Et là encore je n'en avais aucun souvenir comme j'avais toujours le nez collé sur ces pages de vieux manuscrits d'Histoire de la Magie que je ne quittais que très rarement. J'avais même commencé à écrire quelques thèses de mon côté, pour le simple plaisir d'apprendre et de découvrir. C'est de la force des convictions que dépend la réussite.  Donc il était temps pour moi de me dépoussiérer un peu et de jouer la carte de la douce sociabilité. Enfin. 

 

Je trouve mon courage, et laisse un sourire se dessiner sur mes lèvres avant de rejoindre le petit rassemblement. Monsieur Ravental nous dépassait tous d'au moins deux têtes. Il était facile de le reconnaître. Et moi, j'avais au moins une tête de moins que les autres. J'étais pas très gâtée en terme de taille il fallait bien l'avouer. La petite gothique du château, avec les yeux maquillés de noir qui faisait ressortir mon vert d'eau, ma bouche naturellement rose assombrie d'un rouge aux couleurs de la cendre et mon uniforme rouge et or affublé non pas d'une chemise blanche mais noire. 

 

- Bonjour professeur Ravental. Comment allez vous aujourd'hui ? 

 

J'étais en général une bonne élève. Sérieuse, appliquée, bien que les plantes n'a jamais été vraiment mon fort. Je ne posais jamais de problème, discrète et soucieuse de rester parmi les meubles comme chère mère me l'avait appris. Se taire, écouter, hocher la tête poliment, et rester assise. Ça, c'était en général dans mes cordes. Mais ma gaucherie avait déjà coûté quelques pots de plantes plus ou moins rares au pauvre professeur de botanique. Ce qui m'a valu une belle beuglante rouge sang en pleine matinée dans la grande salle. Une chance que beaucoup ne parlaient pas français. Cela aurait ajouté à ma honte. 

Adaline McBride

Femme

32 ans

Sang-mêlé

Britannique

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Gabriel

Administration

Gardien des Origines

Message publié le 10/01/2026 à 14:03

Après la première épreuve, l’activité se calme nettement à l’infirmerie et - je dois bien l’avouer - je m’attendais à recoudre des choses plus… spectaculaires. Noël touche à sa fin. Bientôt, les cours reprennent, avec leur lot d’accidents, de maladresses, de bravoure mal placée et de « c’est rien, madame » qui saigne sur mon carrelage.

 

Comme pour me remettre doucement dans le bain, la direction a eu la bonne idée d’organiser - sous la tutelle d’un professeur, évidemment - une sortie de groupe à Pré-au-Lard.

 

En plus de nos hurluberlus habituels, quelques élèves débarqués tout droit de Beauxbâtons et d’Uagadou se joignent au voyage. C’est donc tout naturellement que je décide de marcher avec eux, histoire de m’assurer qu’aucun ne finira à l’infirmerie pour des engelures après une bataille de boules de neige qui aura « juste un peu » trop duré.

 

Un petit groupe s’est déjà formé dans la cour centrale, autour du professeur Ravental : le nouveau professeur de botanique. Je n’ai pas encore eu l’occasion de faire connaissance avec lui. Ce sera l’occasion de jauger ses compétences… et, au besoin, de lui “emprunter” deux ou trois plantes. Pour le bien commun, bien sûr.

 

- Professeur Ravental ! Permettez que je me joigne à votre petit groupe ?

 

La question est rhétorique. La cape en fourrure et la robe doublée ne laissent aucun doute : je ne suis pas venue par hasard…

Antonius Ravental

Homme

55 ans

Sang pur

Britannique

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Misterminutes

Maître du Jeu

Vif de Cœur 2025

Message publié le 17/01/2026 à 19:37

Chaque arrivant bénéficia d'un hochement de tête de ma part après un rapide coup d'œil sur le document relatant les inscriptions. Les noms absents bénéficièrent tous d'une mention particulière, les autorisant à se joindre à notre troupe improvisée. "Notre objectif : la prise de Pré-au-Lard", ai-je pensé, non sans un rictus amusé. Merlin soit loué, quelques adultes décidèrent de m'accompagner dans cette aventure juvénile : 

 

- Professeur Ravental ! Permettez que je me joigne à votre petit groupe ?

 

- Miss McBride ? Ce serait un plaisir, bien entendu. Et je vois que vous avez d'ores et déjà pris vos précautions, ajoutai-je non sans détailler sa tenue de haut en bas. 

 

L'année ne m'avait que peu donné l'opportunité de tisser des liens étroits avec chacun de mes collègues, encore moins avec l'ensemble des membres du personnel. La proximité entre mon domaine et le château réduisait d'autant plus ma présence dans les lieux jusqu'au strict nécessaire, sur le plan pédagogique. Marquant le pas, je venais m'éclaircir la gorge avant d'annoncer à la cantonade :

 

- Jeunes gens, jeunes gens ! Un peu d'attention, s'il vous plaît. Nous allons maintenant nous mettre en route pour Pré-au-Lard. Poudlard met à notre disposition les calèches pour faciliter notre trajet. Une fois sur place, vous pourrez vaquer à vos occupations dans la matinée et dans l'après-midi. Les consignes sont simples : vous formerez des groupes d'au moins deux, idéalement trois élèves. Ne vous retrouvez jamais seul ! Nous fixerons notre rendez-vous à midi aux Trois Balais, pour le déjeuner. Ensuite, votre après-midi sera libre et nous nous donnerons rendez-vous aux calèches pour le retour à la tombée du jour. Est-ce bien clair pour tout le monde ? Une dernière chose : vous avez l'interdiction formelle de vous éloigner du village. Comptez sur les professeurs et les encadrants pour s'en assurer. Scru-pu-leu-sement. 

 

D'un regard sévère, j'examinai les réactions. L'heure n'était pas aux bavardages, mais à la sécurité. Un incident pouvait arriver très, dans les environs. Encore davantage dans le contexte que nous connaissions tous.

 

- Pressons, pressons !

 

---

 

Vous êtes libres de former vos groupes comme bon vous semble. Point de mire : le 07/02 pour la moitié de l'event et un post déjeuner au Trois Balais. A partir du 07/02 et jusqu'au 28/02, vous pourrez RP sur l'après-midi de la journée. A partir du 28/02, nous jouerons le retour vers Poudlard. Vous pouvez librement élipser le trajet aller ! Profitez bien !

Mellitus Cavell

Homme

17 ans

Né-moldu

Britannique

Message publié le 18/01/2026 à 08:24

Pour me distraire du froid, plus prégnant dans l'immobilité qui précédait le départ, je comptais les canetons. Trois, quatre... Bonjour. Une salutation adressée d'une petite voix à tout le monde et personne à la fois me sembla-t-il. Je tournai le regard en direction de sa source et fut surpris de voir deux yeux pâles braqués sur moi. "C'est à moi qu'elle s'adressait ?" Aucune certitude. Aucune raison que ce soit le cas non plus. Quoique... ce visage avait pour moi l'écho d'un souvenir paradoxal. Comme s'il m'était familier, quotidien mais sans l'être tout à fait assez. Je parvins à le resituer dans le contexte de la salle commune mais pas aussi ancré dans le mobilier de la tour que s'il y avait toujours été. Pourquoi ?

 

Personne ne lui répondit et elle me regardait. Ce n'était donc que politesse et non méprise de lui répondre avec un sourire. Mon sourire de tombeur m'avait souvent taquiné Isha, avant. Mais c'était faux. Ce n'était qu'un sourire affable, offert à mon prochain. Dénué d'autre intention que celle d'être agréable. Comme si j'étais le genre de mec qui faisait tourner les têtes.

 

— Salut !

 

Et le moment gênant. Est-ce que j'avais contracté l'obligation sociale d'échanger quelques mots supplémentaires, de discuter de banalités avec elle ? Mais les banalités m'ennuyaient et probablement que mes banalités ennuyaient quiconque pût avoir le malheur de s'y trouver confronté. L'arrivée de l'infirmière constitua une distraction qui chassa momentanément ces préoccupations. Je devais lui parler, lui demander quelque chose. La supplier si nécessaire.

 

À la fin de cette année, ma scolarité serait terminée et j'aurais atteint la majorité. J'étais déjà, d'après la législation magique, adulte en tant que sorcier. Mais l'autre majorité, celle du moldu. Celle qui délestait l'évêque de l'obligation de pourvoir à son excommunié de fils. Je n'aurais plus aucun foyer et aucune foutue idée de quoi faire de ma vie ni d'où aller. J'étais dans les déjections de veaudelune jusqu'au cou. 

 

J'avais imaginé que je pourrais demander une sorte de stage auprès de l'infirmière. En tant qu'observateur et assistant. Pour apprendre davantage et me rendre utile. Juste dans l'espoir d'être encore hébergé et nourri au château. Fût-ce un mois. Quelles autres options s'offraient à moi ? C'était ma seule et unique chance. Sur laquelle je ne misais pas gros. Quelle utilité allait avoir l'infirmière d'un assistant durant l'été alors que le château serait désert ? Elle-même n'y demeurerait probablement pas. "Faut revoir tes plans, mec." Je n'allais de toute façon pas aborder le sujet là comme ça. 

 

Le professeur Ravental donna le départ et quelques instructions préventives. Formez des groupes ? Mais je suis tout seul, moi ! Je n'allais quand même pas me taper l'incruste dans une bande d'amis en leur expliquant que j'étais un loser un peu asocial qui avait besoin de les accompagner juste pour respecter les consignes du prof.

 

Une réponse presque trop évidente se tenait non loin de moi. On s'était salué, elle n'avait pas l'air accompagnée... Non, c'était vraiment déplacé. Et puis je n'avais pas le courage de parler à des inconnus. Mais elle n'était pas si inconnue que ça. On partageait les murs du château, la table de la Grande Salle, le feu de l'âtre ; même si ce n'était que de loin. Je pris un grande inspiration et m'approchai de la jeune sorcière au yeux clairs qui avait dit bonjour

 

— Salut ! Enfin, re-salut. Heu... le prof a dit qu'on devait former des groupes et, hum, mon pote s'est pas levé alors... Je veux pas que tu penses que je te prends pour un bouche-trou hein ! Juste, faut pas qu'on reste seuls et... et en fait y a sans doute quelqu'un avec toi et je suis carrément en train de, genre, m'incruster. Désolé, je voulais pas t'embêter. Je vais... désolé, je te prie de bien vouloir m'excuser. Alors voilà, je te laisse tranquille. Désolé pour le dérangement.

 

Ouaip ! La sortie était cool. Temps de retourner au château maintenant. Ridicule, tête baissée. Mais où je pourrais au moins m'enfouir avec ma honte et ma stupidité sous mes draps. "Formez des groupes." J'aurais moins tremblé devant un peloton d'exécution.

 

tl;dr : Mellitus salue Nellie, se perd dans ses pensées en voyant l'infirmière et dans l'attente du départ. Paniqué à l'idée de devoir former des groupes, demande maladroitement à Nellie s'il peut l'accompagner avant d'envisager de renoncer à la sortie et d'aller se cacher.

Charli Blackburn

Homme

13 ans

Né-moldu

Britannique

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Deb

Maître du Jeu

Vif de Cœur 2025

Message publié le 19/01/2026 à 20:29

Z'êtes pas tant, finalement. Pis l'trajet se fait rapidement jusqu'au village. T'as partagé ta calèche avec deux filles. Flora Brightfield - c'est une poufsouffle de ton année -, et Jarah Malimba - c'est la championne de l'école Uagadou. T'as pas osé adressé la parole à Flora. Parce que Flora... bon. Parce que, Flora. Mais du coup t'as vachement causé avec Jarah ! Tu lui as demandé pour l'éprouvanteur de la première épreuve - que ce serait apparemment un épouvantard, pis aussi pour les serpents en Afrique, et même pour la seconde épreuve, si elle a peur et tout. C'est pas tout ça mais t'as pas souvent l'occasion de parler avec les étudiants de Uagadou, comme ils sont souvent fourrés avec les autres élèves de leurs âges !

- Tu connais Pré-Au-Lard ? Moi j'suis jamais v'nu. Fin si, avec le train on arrive là-bas à la gare, mais après on vient à Poudlard direct tu vois ? Tu racontes à la sorcière dès que vous descendez des calèches, un doigt pointé vers les arrivées de trains. Hein Flora ?

 

C'est la première fois depuis le début de ce périple que tu t'adresses à Flora, et immédiatement, tes oreilles se colorent d'un rouge terrible.

- En vrai j'suis v'nu une fois, par accident, j'étais rentrée dans la malle de M'dame Carter pendant qu'elle entretenait les balais. Une malle magique et tout, grande comme une maison presque, et quand j'suis ressortie j'étais à Pré-Au-Lard ! C'était l'année dernière ça ! Tu balances en bombant un peu le torse, fier de ta connerie.
- Tout l'monde a du s'inquiéter ! Jarah lève les sourcils, inquiète. Comment t'es rentré au château ?

- À pieds, c'est pas si loin... tu mens, haussant les épaules.

Quelques minutes suffisent à ce que Jarah se fasse alpaguer par des jeunes de son âge, et disparaisse, laissant Charli en tête à tête avec Flora Brightfield.

- Et toi t'es déjà venu à Pré-Au-Lard quand on prend pas l'train ? Tu demandes, soudain intimidé.

Flora Brightfield

Femme

13 ans

Sang-mêlé

Britannique

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Pastelle

Modération

Message publié le 20/01/2026 à 00:43

!! ATTENTION PROPOS DÉLIRANTS !!

Je suis désolée par avance pour le style d'écriture de ce RP.

S'il dérange, je me verrais dans l'obligation d'aller me coucher tôt demain soir.

S'il ne dérange pas, amusez-vous bien.

(et non, je ne suis pas folle, juste inspirée ce soir !)

(Pourvu qu'on ai droit à un jocker "RP fou" )

 

 

Lorsque Flora aperçoit Jarah Malimba se diriger vers la petite troupe, qu'elle voit sa silhouette souple et élancée passer sous l'arche décorée de lierre grimpant, on aurait pu croire à une créature majestueuse échappée de sa brousse merveilleuse. Son apparition, légère et sauvage, provoque un court arrêt du temps dans un sursaut du cœur. La demoiselle, vêtue de couleurs vives chaque jour que Merlin fait, respire et chante la force de vivre par sa simple présence. Ses cheveux broussailleux rappellent la savane au crépuscule de ses boucles sombres, dansant au rythme de sa démarche assurée, se déplaçant nonchalamment là où le vent voulait bien la porter. 

- Non, Non. En fait, c'est elle qui dit au vent où elle veut aller... Oui, c'est elle qui décide. Donc ! Je reprends. Hum. -

La jeune femme - non - Cette véritable déesse dictait au vent dans quelle direction souffler pour lui faire atteindre les sommets tant convoités, vers un Paradis retrouvé.

- La vache, ça part loin. Y s'passe quoi dans la tête de Flora, au juste ? Faudrait redescendre sur Terre -

 

Le temps semble ralentir à mesure que Jarah avance dans sa direction.

- Enfin non, pas vers elle précisément (ça serait trop d'émotions, 'faut pas déconner). Bien qu'elle rêverait se faire aborder de front par une dresseuse de serpent d'Afrique au caractère d'acier trempé. Mais en fait, non, parce qu'elle perdrait tous ses moyens et ça serait une insulte rien que de se tenir devant elle sans avoir quelque argument intelligent à raconter -

 

Durant tout le temps que Jarah prend pour rejoindre le groupe (une poignée de secondes, en réalité), Flora ne parvient pas à détacher son regard de la championne. Elle ne voit plus qu'elle et rien d'autre ne compte à cet instant. Elle se sent submergée par un genre de stress. Son cœur s'emballe sans son consentement. Elle fait un effort de dingue pour ne pas la fixer comme une psychopathe, mais elle échoue lamentablement.

*Imagine elle veut te parler ?*, pense Flora.

Le palpitant repart de plus belle dans de beaux loopings. 

* Non, ce n'est pas possible, elle n'a pas que ça à faire de parler à tout le monde - car oui, tout le monde doit avoir terriblement envie de lui parler, de se tenir à côté d'elle et de lui demander tout plein de trucs en rapport à son pays ou au Tournoi, de faire ses éloges sur ses prestations et de lui dire qu'elle est juste magnifique. Oui, c'est sûr, tout le monde doit sûrement lui avoir déjà dit tout ça, c'est obligé ! *, se formulait la jeune Poufsouffle, légèrement désorientée.

 

Et puis... “Jarah”.

Même son prénom, quand on le prononce, ça fait quelque chose. ça sonne si bien dans les oreilles et ça danse si bien dans la bouche. Jamais personne ne s'est appelé Jarah avant elle. - Enfin, je veux dire, - Flora n'a jamais connu quelqu'un s'appeler avec un prénom pareil, euh, avoir un prénom qui se... enfin bref.

 

Lorsque Flora embarque dans une des calèches, la tête dans les nuages et le cœur à mille lieux de son corps - ayant tambouriné tellement fort à la porte qu'il a pété l'issue de secours -, et que la personne assise en face d'elle n'est autre que...

 

J, J... J A R A A A A H H H H H ! 

 

- Flora meurt durant une milliseconde : son âme dit Ciao, puis elle a oublié qu'elle avait pas le droit de faire ça, du coup elle est revenue direct. - Et Flora remercie le Ciel, tous les Astres, ainsi que toutes les Constellations, elle souhaitait également remercier son éditeur qui... - Heu, c'est Charli, du coup, le pti, c'est ça ? (le pti qui a quand même le même âge que Flora) -

 

Elle remerciait Charli, en silence, parce qu'il n'y avait plus que lui, en présentiel et sain d'esprit, pour faire la causette. Il fallait bien au moins un humain qualifié non liquéfié sur la banquette pour sauver la situation. Il faudra qu'elle le remercie plus tard pour cela, car, pour l'heure, elle doit réaliser sa propre épreuve surhumaine : ne pas se curer les dents avec sa langue devant Jarah Malimba. Ou pire, passer son doigt sous son nez et s'essuyer discrètement sur sa robe au lieu d'utiliser un mouchoir.

 

Soudain, la fabuleuse Falbala émet des sons. Jarah parle ! Elle répond aux mots prononcés par Charli, que Flora ne comprend absolument pas depuis tout à l'heure. D'ailleurs, elle ne comprend pas non plus ce que la jeune femme raconte. Elle sait juste qu'elle vient de se faire envoûter par cette sirène de l'éloquence, dont la voix cristalline et en même temps rocailleuse vibre dans sa cage crânienne et sa boîte thoracique. Une fois ces quelques mots prononcés, Flora retourne tranquillement à son état léthargique.

 

Tandis que la calèche - emplie du parfum enivrant de la magnifique gabonaise - continue sa traversée vers les Prés du Lardon (oui, actuellement, l'esprit de Flora n'est pas à son beau fixe alors on renomme tout, sauf un certain prénom sacré qui sonne si panthèrement bien qu'on pourrait le répéter nuitée jour), et donc le carrosse de la Reine Sa Majesté Malimba finit par terminer sa course, et heureusement/malheureusement, la belle africaine se soustrait à la compagnie de ses deux compagnons pour partir gambader vers une herbe plus verte, laissant Charli et Flora seul à seul. De ce (trouble) fait, Flora reprend lentement ses esprits (sauf un qui est parti gambader, lui aussi), et émerge de son voyage intersidéral, se demandant comment elle a fait pour se téléportoloin jusqu'ici.

 

C'est avec des yeux ronds qu'elle observe Charli, 

dont les paroles résonnent dans sa cervelle

sans que cela ne fasse sens. 

Mais allons, reprends conscience !

Il ne faudrait pas passer pour une pucelle

de la parole, au cerveau creux et l'estomac rempli.

 

- le dernier vers ne veut rien dire, j'en conviens, mais remarquez tout de même l'effort de rime -

 

Aspirant une bouffée d'air hiémal, Flora parvient à articulier : 

 

– Heu.. Salut.

Charli Blackburn

Homme

13 ans

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Britannique

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Deb

Maître du Jeu

Vif de Cœur 2025

Message publié le 21/01/2026 à 11:27

Est-ce qu'elle a seulement entendu la question ? T'es pas bien sûr. C'est que Flora t'regarde étrangement quand même, avec des yeux comme deux billes. Pire, elle répond complètement à côté. C'est à peu près là qu'tu réalises qu'elle a pas parlé de tout l'trajet.

 

- Ouais heu... salut !

 

Mince. Nan mais ça c'est parce que t'as parlé qu'à Jarah, parce que t'avais peur de parler à Flora, et donc Flora, est-ce que tu l'as salué au moins ? T'es plus tellement certain. Peut-être bien qu'non. Sans doute que non. Merde. Tu passes sans doute pour le dernier des crétins. Agité, t'as les yeux grands ouverts.  Trop grands ouverts. Pis vous vous dites plus rien d'puis plusieurs secondes et tout. Tes doigts jouent avec le bout de la manche de ton manteau alors que tu t'pinces un peu les lèvres. Pourquoi il a fallu que Jarah s'en aille ? C'était plus simple avec Jarah.

 

T'avais pas peur de la relancer pour qu'elle occupe toute la conversation !

 

- P't-être on d'vrait essayer d'les rejoindre tu crois pas ? Charli avance finalement, comme pris d'une idée. J'veux dire, c'est bien si on reste groupé. Pas comme dans un film d'horreur, tu vois, en groupe de deux ou de un ! Tu mates jamais des films d'horreur ?

 

Malgré toi, les paroles se déversent tandis que t'essaie péniblement d'occuper le silence. Pour éviter que Flora ne décide de fuir brutalement, comme l'a fait Jarah, et que tu te retrouve seul comme un con au milieu du village par exemple ! T'aimes bien l'idée d'profiter du village avec seulement Flora ok, mais aussi ça t'fait très peur. Alors tu te mets en branle sans plus attendre, l'invitant d'un signe de tête en te donnant des airs que t'espères nonchalant. La vérité c'est que ta poitrine s'emballe un peu. Si elle disait non ? Si elle partait quand même ?

 

- Tu vois Jarah dans un film d'horreur ce serait celle qui tue le mec à la fin, parce qu'elle est trop forte.

 

Comme tu sais pas d'quoi parler, tu te rapatries sur un sujet que tu juges safe.

 

- J'crois c'est une animagus aussi ! C'est les gars qui m'ont dit, dans leur école ils apprennent à devenir des animagus. Classe non ?

 

Il a pas osé dire qu'il savait pas c'que c'est, et à ce jour encore, Charli se pose la question sans avoir personne à qui la demander. Faudrait pas passer pour un gros crétin. T'espère bêtement qu'tu comprendras, à force de jeter l'sujet sur le tapis. Clairement ça t'est pas venu à l'idée d'poser la question à un professeur, ou même de chercher à la bibliothèque. Ça a jamais fait partie de tes premiers réflexes.

 

- J'crois qu'ils sont partis du côté d'on-nait-duc, t'annonces avec un ton connaisseur, bien qu'on-nait-duc, tu ne saches pas non plus ce que c'est en dehors du fait qu'Elliot y passait toutes ses sorties à ton âge.

Flora Brightfield

Femme

13 ans

Sang-mêlé

Britannique

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Pastelle

Modération

Message publié le 21/01/2026 à 19:44

Flora tente tant bien que mal de reprendre ses esprits et fait un récap' de la situation. Juste avant d'être jetée comme une malpropre au Pré du Lard, elle s'était faite kidnappée par Jarah la Sauvage flanquée de son molosse Charli, qui avait mené un interrogatoire d'une main de fer dans une camionnette de marchand de glace. À moins qu'il ne s'agisse encore d'une de ses digressions... Tout est si confus, il va lui falloir un moment avant de retrouver le chat de la Mère Michèle.

 

Par miracle, Flora comprend une chose : Charli tente désespérément d'établir une communication stable avec elle malgré la mauvaise réception du signal. 

- P't-être on d'vrait essayer d'les rejoindre tu crois pas ?

Une fois les connections synaptiques de Flora rétablies, elle peut s'entendre lui répondre :

 

– Oh mais oui ! Quelle bonne idée !, un énorme sourire vissé sur son visage.

 

On venait de l'autoriser à rejoindre la Belle Gazelle, à se tenir près d'elle et à rester à ses côtés pour le reste de sa vie. Flora savait qu'elle fondrait de nouveau comme neige au soleil, mais elle ne pouvait s'empêcher d'accéder à cette requête si gentiment demandée. Flora aurait aimé voler jusqu'à elle, mais elle n'avait pas son balai (juste un mini manche sans poils dans la poche de son manteau), alors elle avait dans l'idée de courir. Or, le jeune Charli n'était pas de cet avis. Marchant au pas, il faisait languir la Poufsouffle. Prendre son temps, c'est bien aussi. Faut pas se précipiter trop vite.

Charli change de sujet et les pensées de Flora dévient légèrement de son obsession.

 

– Des films d'horreur ? Mmh, nan, j'en regarde pas, mais ça compte quand c'est avec des gens emprisonnés vivants dans de la cire de bougie pour faire un Musée de statues ? Moi, ça m'avait trop fait flipper.

 

Soudain, Charli parle de Jarah ! Son sujet préféré !

 

– Oh oui !!! Jarah est trop forte ! Elle peut tuer tout le monde si elle veut, ça me dérange pas, je l'aimerais toujours autant !

 

Flora pose la paume de ses mains sur ses joues qui rosissent en un instant à l'évocation de Jarah.

 

– D'ailleurs, est-ce que je l'ai bien dit ? Jarah. Djjjaaa... C'est Dja ? ou c'est Ja ? JahHAra. Il doit y avoir un "h" quelque part. Est-ce qu'il faut rouler le "r" ? JaHAlrla. Oh mon Dieu, si ça se trouve, personne ne le prononce correctement ! Quelle honte, trahison, disgrace.

 

Lorsqu'il évoque une particularité sur Jarah, le fait qu'elle soit Animagus, le cœur de Flora se pince. Elle a honte de n'avoir pas eu vent plus tôt de cette capacité surhumaine, qui fait de la championne africaine une personnalité vraiment hors du commun des mortels.

 

– Ah bon ! Une Animagus ! Whaaaa ! Non mais j'y crois pas ! C'est dingue ! Il faut vraiment que je le note dans mon journal intime. Ça, c'est une nouvelle qui me tombe des nus. Ah ouais mais c'est trop la classe.

Flora a la gorge qui se noue et commence à sangloter en se disant qu'elle n'arriverait jamais à s'en remettre en si bon chemin.

– Elle est vraiment incroyable... snif.

Flora sèche ses joues d'un revers de la nouvelle manche qui venait de débuter. En effet, peu importait qu'elle ne sache pas ce qu'est une Animagus. Le plus important, c'était le chat.

 

- J'crois qu'ils sont partis du côté d'on-nait-duc.

– "On éduque ?"

Flora trouvait qu'on éduquait déjà assez comme cela au château, bien que l'on puisse également trouver des ducs dans des châteaux. Mais si la fabuleuse africaine au parfum de fleur de Tahiti douche était là-bas, il n'y a avait plus aucune seconde à perdre.

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