Message publié le 20/01/2026 à 00:43
!! ATTENTION PROPOS DÉLIRANTS !!
Je suis désolée par avance pour le style d'écriture de ce RP.
S'il dérange, je me verrais dans l'obligation d'aller me coucher tôt demain soir.
S'il ne dérange pas, amusez-vous bien.
(et non, je ne suis pas folle, juste inspirée ce soir !)
(Pourvu qu'on ai droit à un jocker "RP fou" )
Lorsque Flora aperçoit Jarah Malimba se diriger vers la petite troupe, qu'elle voit sa silhouette souple et élancée passer sous l'arche décorée de lierre grimpant, on aurait pu croire à une créature majestueuse échappée de sa brousse merveilleuse. Son apparition, légère et sauvage, provoque un court arrêt du temps dans un sursaut du cœur. La demoiselle, vêtue de couleurs vives chaque jour que Merlin fait, respire et chante la force de vivre par sa simple présence. Ses cheveux broussailleux rappellent la savane au crépuscule de ses boucles sombres, dansant au rythme de sa démarche assurée, se déplaçant nonchalamment là où le vent voulait bien la porter.
- Non, Non. En fait, c'est elle qui dit au vent où elle veut aller... Oui, c'est elle qui décide. Donc ! Je reprends. Hum. -
La jeune femme - non - Cette véritable déesse dictait au vent dans quelle direction souffler pour lui faire atteindre les sommets tant convoités, vers un Paradis retrouvé.
- La vache, ça part loin. Y s'passe quoi dans la tête de Flora, au juste ? Faudrait redescendre sur Terre -
Le temps semble ralentir à mesure que Jarah avance dans sa direction.
- Enfin non, pas vers elle précisément (ça serait trop d'émotions, 'faut pas déconner). Bien qu'elle rêverait se faire aborder de front par une dresseuse de serpent d'Afrique au caractère d'acier trempé. Mais en fait, non, parce qu'elle perdrait tous ses moyens et ça serait une insulte rien que de se tenir devant elle sans avoir quelque argument intelligent à raconter -
Durant tout le temps que Jarah prend pour rejoindre le groupe (une poignée de secondes, en réalité), Flora ne parvient pas à détacher son regard de la championne. Elle ne voit plus qu'elle et rien d'autre ne compte à cet instant. Elle se sent submergée par un genre de stress. Son cœur s'emballe sans son consentement. Elle fait un effort de dingue pour ne pas la fixer comme une psychopathe, mais elle échoue lamentablement.
*Imagine elle veut te parler ?*, pense Flora.
Le palpitant repart de plus belle dans de beaux loopings.
* Non, ce n'est pas possible, elle n'a pas que ça à faire de parler à tout le monde - car oui, tout le monde doit avoir terriblement envie de lui parler, de se tenir à côté d'elle et de lui demander tout plein de trucs en rapport à son pays ou au Tournoi, de faire ses éloges sur ses prestations et de lui dire qu'elle est juste magnifique. Oui, c'est sûr, tout le monde doit sûrement lui avoir déjà dit tout ça, c'est obligé ! *, se formulait la jeune Poufsouffle, légèrement désorientée.
Et puis... “Jarah”.
Même son prénom, quand on le prononce, ça fait quelque chose. ça sonne si bien dans les oreilles et ça danse si bien dans la bouche. Jamais personne ne s'est appelé Jarah avant elle. - Enfin, je veux dire, - Flora n'a jamais connu quelqu'un s'appeler avec un prénom pareil, euh, avoir un prénom qui se... enfin bref.
Lorsque Flora embarque dans une des calèches, la tête dans les nuages et le cœur à mille lieux de son corps - ayant tambouriné tellement fort à la porte qu'il a pété l'issue de secours -, et que la personne assise en face d'elle n'est autre que...
J, J... J A R A A A A H H H H H !
- Flora meurt durant une milliseconde : son âme dit Ciao, puis elle a oublié qu'elle avait pas le droit de faire ça, du coup elle est revenue direct. - Et Flora remercie le Ciel, tous les Astres, ainsi que toutes les Constellations, elle souhaitait également remercier son éditeur qui... - Heu, c'est Charli, du coup, le pti, c'est ça ? (le pti qui a quand même le même âge que Flora) -
Elle remerciait Charli, en silence, parce qu'il n'y avait plus que lui, en présentiel et sain d'esprit, pour faire la causette. Il fallait bien au moins un humain qualifié non liquéfié sur la banquette pour sauver la situation. Il faudra qu'elle le remercie plus tard pour cela, car, pour l'heure, elle doit réaliser sa propre épreuve surhumaine : ne pas se curer les dents avec sa langue devant Jarah Malimba. Ou pire, passer son doigt sous son nez et s'essuyer discrètement sur sa robe au lieu d'utiliser un mouchoir.
Soudain, la fabuleuse Falbala émet des sons. Jarah parle ! Elle répond aux mots prononcés par Charli, que Flora ne comprend absolument pas depuis tout à l'heure. D'ailleurs, elle ne comprend pas non plus ce que la jeune femme raconte. Elle sait juste qu'elle vient de se faire envoûter par cette sirène de l'éloquence, dont la voix cristalline et en même temps rocailleuse vibre dans sa cage crânienne et sa boîte thoracique. Une fois ces quelques mots prononcés, Flora retourne tranquillement à son état léthargique.
Tandis que la calèche - emplie du parfum enivrant de la magnifique gabonaise - continue sa traversée vers les Prés du Lardon (oui, actuellement, l'esprit de Flora n'est pas à son beau fixe alors on renomme tout, sauf un certain prénom sacré qui sonne si panthèrement bien qu'on pourrait le répéter nuitée jour), et donc le carrosse de la Reine Sa Majesté Malimba finit par terminer sa course, et heureusement/malheureusement, la belle africaine se soustrait à la compagnie de ses deux compagnons pour partir gambader vers une herbe plus verte, laissant Charli et Flora seul à seul. De ce (trouble) fait, Flora reprend lentement ses esprits (sauf un qui est parti gambader, lui aussi), et émerge de son voyage intersidéral, se demandant comment elle a fait pour se téléportoloin jusqu'ici.
C'est avec des yeux ronds qu'elle observe Charli,
dont les paroles résonnent dans sa cervelle
sans que cela ne fasse sens.
Mais allons, reprends conscience !
Il ne faudrait pas passer pour une pucelle
de la parole, au cerveau creux et l'estomac rempli.
- le dernier vers ne veut rien dire, j'en conviens, mais remarquez tout de même l'effort de rime -
Aspirant une bouffée d'air hiémal, Flora parvient à articulier :
– Heu.. Salut.