Harry Potter RPG

[En Cours]
Onze ans et demi plus tard Pré-Au-Lard, mercredi 26 septembre 2125

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Freya Carter

Femme

25 ans

Sang-mêlé

Britannique

Garde-Grains

Message publié le 07/01/2026 à 20:33

«Hi :) Rendez-vous mercredi au banc du dirico, 7pm. Dress code : relax. Bon repos et bon entraînement à toi ! PS : j'ai hâte <3 » avait envoyé Freya Carter mardi matin, après dix minutes de galère pour écrire le SMS parfait, sans faute d'orthographe ridicule et sans ponctuation hasardeuse.

 

Loin de maîtriser l'objet bourré de technologie moldue, elle a réussi en quelques semaines à s'approprier l'espace de messagerie avec son unique contact : Elliot Blackburn. Quand viendra le temps d'introduire à Marley l'usage du téléphone, elle saura au moins lui montrer comment communiquer, envoyer une image, et même avoir une conversation à haute voix. Mais d'abord - Dirico, Di-ri-co, regarde, c'est ça, là, pointe-t-elle du doigt en désignant l'oiseau rondelet en train d'apparaître et de disparaître du vieux bestiaire illustré de Charlie, à côté d'autres créatures dont la première lettre du nom est aussi un D. Il vole pas, constate Marley, allongé dans le lit de la Serdaigle sous une voûte étoilée. Tu devrais essayer d'lire toute cette page, et la suivante, et j'demande à Papa de venir t'écouter d'ici dix minutes, et de t'en lire un peu, ok ? Ok. Toi tu viens pas ? Nan, j'sors ce soir. J'vais voir quelqu'un. Assise sur le matelas, Freya rabat affectueusement les cheveux roux de son jeune frère en arrière. Qui ? Un ami, que j'connais depuis mes onze ans. Onze ans ! Les prunelles grises de Marley s'illuminent face à l'information. Enfant docile, au lieu de broncher, il enlace sa grande sœur avec plaisir, et la laisse quitter la pièce. 

 

Après un tour par sa chambre, Freya s'arrête au salon. Son père est caché de l'autre côté d'une pile de papiers qu'il a entrepris de trier. Papa, t'vas y arriver, j'crois en toi, souffle l'aînée, amusée, avant de lui donner les dernières instructions concernant Marley. Immédiatement, Owen lève la tête et acquiesce. Naïvement, il essaye d'obtenir des renseignements. Mh, t'm'as dit qu'tu voyais qui déjà ? J'te l'ai pas dit Papa, j'te l'dirai pas. On en a parlé, j'ai b'soin de ma vie privée. J'reste dans le coin, j'serai là demain. Le rappel est entendu et l'homme donne sa bénédiction en souhaitant une bonne soirée à sa fille. Elle dévale les escaliers jusqu'à l'arrière-boutique, jette un œil à la pendule indiquant 18h48, enfile une longue cape chaude, et rejoint le jardin en réactivant les sortilèges de protection derrière elle. Son date avec Elliot Blackburn commencera bientôt. 

 

Ce soir, il n'y a quasiment pas de lune. Un infime morceau de croissant argenté flotte entre deux nuages cotonneux. La silhouette encapuchonnée de Freya passe devant les commerces de Pré-Au-Lard, pour la plupart fermés depuis 17h30 ou 18h - des horaires tout à fait acceptables en milieu de semaine dans un village d'Écosse. En dehors des tavernes, seules les habitations aux volets ouverts et quelques lanternes illuminent encore le pavé des ruelles.

 

Elle se presse de remonter en direction du banc, un battement étrange au cœur. 

 

Le banc du dirico est stratégiquement situé à mi-chemin entre le cœur de Pré-Au-Lard et la Cabane Hurlante, proche d'un ruisseau, loin des oreilles indiscrètes. Au premier abord, c'est un banal banc, gravé par des générations et des générations de jeunes sorciers en sortie providentielle au village. Aux yeux de Freya, d'Elliot et leurs amis d'école, ça restera à jamais l'endroit où Tray pensait un jour avoir vu un dirico, un vrai, alors que c'était sûrement juste un gros pigeon, et qu'ils se sont foutus de sa gueule longtemps après ça. 

 

Assise à l'endroit précis où ils passaient des heures à bouffer des bonbons magiques en bande de six ou huit, la rouquine se rappelle comment Elliot l'avait amadouée à traîner avec eux en milieu de troisième année. C'était le weekend de leur premier bisou en cours d'astronomie." Viens parce que j'sais pas nager, et si j'tombe dans le ruisseau, j'vais m'noyer. " Elle avait rit, elle était venue.

 

Onze ans et demi plus tard, elle l'attend là. 

Elliot Blackburn

Homme

25 ans

Né-moldu

Britannique

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Deb

Maître du Jeu

Vif de Cœur 2025

Message publié le 08/01/2026 à 11:31

Relax c'est mon deuxième prénom 😎 Bon courage au taff et à mercredi. Hâte aussi...

Réponse brève d'Elliot envoyée sur l'heure du déjeuner, les derniers mots effacés à plusieurs reprises avant d'être définitivement laissés dans l'message. Parce que c'est vrai qu'il a hâte ok ?

 

- T'écris à qui comme ça ?

- Huh ?


L'sourire de Kayla s'veut une imitation du sien, mais l'exagération l'rend beaucoup trop débile pour qu'il la bouscule pas brusquement vers l'autre côté du canapé.

 

- Dégage. T'as pas cours là ?

C'est d'venu un genre d'habitude étrange depuis quelques temps. Kay déjeune avec lui en s'maine. C'est d'elle que c'est venu, faut pas croire. Même qu'il s'en est plaint. C'qu'il l'empêche pas d'être là et d'lui servir à bouffer tous les midis comme si c'était parfaitement normal. L'après-midi, et malgré l'absence d'entrainement de Quidditch, Elliot rejoint l'centre. Il passe plus de temps là-dedans que dans son propre appartement. Quand c'est pas pour une séance de musculation, c'est pour une interview, ou un photoshoot, ou des réunions stratégiques avec le coach et le reste de l'équipe.

Contrairement à c'que raconte la presse, l'quotidien du batteur est loin d'la décadence, dès lors que la saison a commencé. Certains pourraient même qualifier sa routine de parfaitement ennuyeuse, ses soirées occasionnellement ponctuées de visites de potes venus lui tenir compagnie sur sa console. Des mois que y a plus eu de filles à embarquer dans les belles voitures parquées sous la résidence. L'mercredi défile, identique au mardi si on omet l'entrainement pour lequel il donne, comme toujours, tout ce qu'il a.

 

Sauf qu'au lieu de trainer avec le reste de l'équipe après dix-sept heures, Elliot se tire sans explication. Rentre chez lui s'doucher, se changer. Il s'prend pas vraiment la tête, juste il a pas envie d'débarquer en jogging. Alors il fout un jean large et une veste un peu plus civile que tout le bordel sportif qu'il cumule dans ses penderies. Ses doigts ornés d'bague, un bracelet au poignet, les mèches coiffées un minimum au-dessus de boucles d'oreille dépareillées, il affronte son regard trois secondes avant de décider de bouger. Relax, pas vrai ? Il peut faire relax. Sans aucun fucking problème.

Ses clés attrapées d'un geste, il quitte l'appartement et descend la floppée d'escaliers menant au hall de la résidence. Dans la ruelle adjacente, il transplane, laissant trainer dans l'air une odeur de parfum pour homme qui se mêle à celui moins élégant des bennes qui dégueulent depuis plusieurs jours. L'atterrissage se fait à l'entrée du village. Un abri est prévu à cet effet. Il marche rapidement, plus que conscient du manque d'illusions qui le laisse complètement à découvert. Il fait nuit cependant, et l'éclairage sommaire des quelques réverbères ne suffit pas à le rendre assez visible aux quelques badauds qui trainent encore dehors.

 

Dirigé vers la cabane hurlante, il s'humecte nerveusement les lèvres alors qu'il voit la silhouette de Freya au loin, enfonce plus encore ses mains dans ses poches alors qu'il approche. Un sourire se perche immédiatement sur ses lèvres, et il lance le menton en avant dès qu'il est assez près en guise de salutation.

- Salut. Un peu gamin, il zieute le banc, puis Freya, puis demande : on va chasser des diricos, c'est ça ton date ? De leurs bouches s'échappent des vapeurs blanchâtres, témoins du froid environnant. À présent qu'il est à sa hauteur, Elliot retire les mains de ses poches et la récupère pour l'étreindre brièvement, lui poser un baiser sur la tempe. J'voudrais pas t'décevoir, mais y a qu'des pigeons dans l'coin.

Freya Carter

Femme

25 ans

Sang-mêlé

Britannique

Garde-Grains

Message publié le 08/01/2026 à 17:04

Elle se redresse dès qu'elle aperçoit Elliot, le même sourire que lui au coin des lèvres, sa semelle de chaussure qui joue avec un petit caillou au sol jusqu'à ce qu'il soit assez proche. Salut, répond Freya, avant d'imiter le brun et de jeter un œil au banc. Il demande s'ils vont chasser le dirico et la sorcière ricane. C'est ça, se contente-t-elle de dire tandis qu'il la prend dans ses bras et l'embrasse au-dessus du sourcil. Elle inspire machinalement son parfum et dépose un baiser sur sa joue rasée en laissant sa main glisser le long de son épaule. Tu sais pas, ça a p't'être changé, depuis l'temps. L'arrivée du Gallois signe le début d'un état second où le cœur dépasse l'entendement et la raison. L'Écossaise le sait, mais refuse de céder aussi facilement. 

 

— On s'pose un peu ? On ira au chaud après, propose-t-elle en s'asseyant, une jambe pliée sous sa fesse pour rester face au sportif. Non loin d'eux, le ruisseau continue de gargouiller, et un groupe d'insectes fredonne une mélodie de fin de journée. Freya pose un coude sur le dossier du banc, sa tête contre sa paume, elle observe amoureusement Elliot. C'est bizarre qu'tu sois là. J'aime bien. C'est un village qui ne représente que l'école de Poudlard aux yeux du batteur, mais qui représente pratiquement toute la vie de la Poufsouffle. Ça fait aussi partie des endroits impossibles à fréquenter pour Elliot en pleine journée, sans sortilège de dissimulation. Elle rajuste sa cape sur ses jambes, visiblement détendue d'être dans un endroit qu'elle connaît par cœur, en comparaison à Cardiff ou Quiberon. Tes entraînements s'sont bien passés ? demande-t-elle naturellement, sincèrement intéressée d'entendre l'ancien Gryffondor lui parler de sa vie quotidienne chez les Catapultes de Caerphilly. On a encore signé pour équiper trois clubs de ligue au printemps là, et j'ai eu un courrier de Mahoutokoro lundi, ça les intéresse d'avoir un modèle de 500 à l'école en démo. Pas peu fière, la rouquine sourit, son pied libre qui remue sous le banc. 

Elliot Blackburn

Homme

25 ans

Né-moldu

Britannique

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Deb

Maître du Jeu

Vif de Cœur 2025

Message publié le 08/01/2026 à 17:47

- Là ?

 

La surprise étalée sur son visage, Elliot zieute le banc, puis Freya, puis le banc de nouveau, sur lequel il se pose sans plus hésiter que ça. C'est-à-dire qu'il a pas l'habitude de faire du sitting sur des bancs, encore moins publics. Il s'était dit que c'était juste un lieu d'rendez-vous pour aller ailleurs ensuite en fait. Pas qu'ils allaient sy'installer et r'garder l'temps passer en espérant voir pop un dirico sur le sentier. Mais pourquoi pas hein ? D'ailleurs ça a pas l'air d'le déranger plus que ça, parce qu'il a tôt fait d'se foutre à l'aise, un bras sur l'dossier du banc, les jambes écartées.

Leurs deux regards se croisent, et pendant quelques secondes ils ont sans doute l'air un peu con. Un peu comme deux adolescents qui se seraient connement donné rendez-vous sur un putain d'banc. C'est-à-dire que c'est pas la première fois qu'ils se r'trouvent sur ce banc, en dehors de cette putain d'histoire de diricos. Est-ce qu'elle l'a choisie pour ça ? Il triture machinalement ses lèvres avec ses dents, étire un bref sourire au commentaire et sent son cœur s'emballer un peu. Putain, c'est vraiment un fucking ado. La gueule heureuse, il rétorque du tac au tac.

 

- C'est pas si mal hein ?

Il aime bien aussi, même qu'il s'caille les miches sur l'putain d'banc, même qu'le vent finira par leur foutre une crève, même qu'la nuit les empêche de profiter du paysage. Son pied effleure un peu celui de Freya, comme pour la bousculer. Déjà plus jeune il faisait ça, parce qu'Elliot sait pas vraiment tenir en place, aussi chill qu'il soit. Son bras se replie pour qu'il installe son menton contre sa main, et il mate Freya droit dans les yeux alors qu'il lui répond, plutôt satisfait d'sa situation actuelle.

 

- Tu m'étonnes. Il fait un carton l'500. L'club parle de faire venir des gamins en club amateur pour les tester au Centre l'weekend et tout. De nouveau, son pied effleure celui de Freya, le mouvement involontaire. M'suis foutu sur la gueule avec Hornette. Vite fait, il raconte en haussant les épaules. Fin pas vraiment foutu sur la gueule. L'mec est pas capable de s'foutre sur la gueule. Juste c'est un trouillard c'est un délire. J'essaie d'le pousser à tenter des trucs mais il écoute que dalle. Ça l'arrange en vrai, parce que tant qu'Hornette reste une couille molle, Oakwood hésite à l'faire entrer sur le terrain pour l'remplacer quand il merde. Mais pour une fois Quill était d'accord avec moi. Comme quoi !

Ça fait un moment qu'ça se passe mieux avec Quill, mais qu'le type vienne carrément appuyer ses propos devant l'reste des gars c'est nouveau. Ça lui a fait un peu plaisir.

- P'tain bientôt tout l'monde aura un 500 faudra inventer l'600 pour qu'on les anéantisse, Elliot balance avec nonchalance. Ça va ça s'passe bien avec Jun ? Il est vraiment curieux d'savoir. S'pince un peu les lèvres de s'dire qu'il aurait p't-être pas du demander.

Freya Carter

Femme

25 ans

Sang-mêlé

Britannique

Garde-Grains

Message publié le 09/01/2026 à 02:11

Fin septembre donne déjà des températures hivernales à Pré-Au-Lard et Freya remarque la vapeur qui accompagne chaque parole prononcée par Elliot. En l'écoutant parler, elle crochète son pied du sien, affectueusement. Ça l'empêche aussi de faire rouler des cailloux sous sa propre ranger ; ils ont toujours été plus doués à deux, pour se canaliser. Hornette, ton remplaçant ? On n'entend jamais parler d'lui, commente la rouquine branchée en permanence sur Radio Quidditch au magasin. Qu'est-ce qu'il fout à c'poste, déjà ? Les batteurs c'est des bourrins - ou des bourrines, en général, pas des trouillards. Elle le dit sans arrière-pensée, ayant une connaissance naturellement assez pointue des compositions d'équipes de quidditch du monde entier. Chaque place requière une personnalité adaptée et rares sont les exceptions chez les joueurs de haut niveau. Ils ont beau s'amuser parfois à réinventer des équipes entre membres du personnel OCQ, ils refoutent souvent les mêmes numéros aux mêmes postes. Ou alors, il décale en France. À Quiberon j'les ai trouvé presque, ...délicats ? Elle pourrait causer de quidditch comme ça pendant des heures en vérité, mais Elliot glisse d'un sujet à l'autre, plus ou moins subtilement. 

 

— Tu veux parler de Jun ? demande Freya, persuadée que son ex-petit ami Japonais deviendrait un sujet tabou désormais. Elle range une mèche de cheveux roux derrière son oreille sous sa capuche, et réfléchit aux trois derniers jours en compagnie du synthétiste. On a bossé ensemble mardi et aujourd'hui parce que lundi j'étais en boutique. Écoute ça va. Après il est pas du genre à faire du forcing, 'fin, même quand on était supposés être ensemble... bah il s'passait quasiment rien quoi. À haute voix, ça semble encore plus ridicule, et l'Écossaise s'en rend compte, détournant le regard vers le gargarisme de l'eau quelques secondes. J'te jure, y'a eu plein de moments où j'me demandais c'que j'foutais avec lui, avoue-t-elle avant de ricaner honteusement. Au loin, un hibou pousse son "ouh" distinctif. La sorcière frissonne. Elle affronte de nouveau les yeux sombres d'Elliot. C'est hyper égoïste hein, mais j'crois que j'voulais juste pas être seule, j'l'admets. Elle hausse les épaules, son pied toujours contre celui du brun.

 

Puis d'un geste spontané, Freya laisse son coude glisser jusqu'à toucher le coude d'Elliot, et se rapproche pour coller leurs fronts ensemble. Tu m'en veux beaucoup ? murmure-t-elle à la seule intention du Gallois. Son parfum l'envahit, son cœur tambourine sans prévenir. Le ruisseau s'est tu. Elle ferme les yeux. Tu m'en veux beaucoup d'avoir tout rendu compliqué ? T'as l'droit tu sais.

Elliot Blackburn

Homme

25 ans

Né-moldu

Britannique

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Deb

Maître du Jeu

Vif de Cœur 2025

Message publié le 09/01/2026 à 11:49

Est-ce qu'il veut vraiment parler de Jun ? Non, pas vraiment. L'truc c'est que ça reste le collègue de Freya, qui la côtoie tous les jours de la putain de semaine, en plus d'être un type qu'Elliot s'ra amené à revoir régulièrement pour des raisons professionnelles. Alors ça lui parait un peu inévitable qu'ils parlent de Jun. Sans compter qu'il a un peu b'soin de savoir comment les choses se passent. S'agirait pas de devenir Jun et d'pas voir que sa meuf se marre avec un autre, tout ça. L'truc c'est qu'ça risque sans doute pas. Parce que l'type avait même pas l'air au courant de ce qu'il était sensé faire quand il était avec Freya.

 

Rassuré par ce qu'il entend, Elliot hoche la tête, ravale le commentaire qui lui mord la lèvre. P't-être bien qu'Jun il est comme les Tapesouaffles de Quiberon. Trop délicat. P't-être bien qu'Freya elle a b'soin d'un bourrin. Ça l'arrange. Il est surpris par le rapprochement soudain. C'est loin d'être désagréable. Contre elle, il ferme un peu les yeux, les jambes soudain assagies et le cœur qui s'emballe dans sa poitrine. Est-ce qu'il lui en a voulu ? Ouais, ouais y a pas à chier. Mais là tout d'suite, front contre front, enivré par son parfum, il peut pas dire qu'il s'sent particulièrement rancunier.

- Viens là, il s'contente de répondre en récupérant sa nuque d'une main pour l'embrasser.

Sont comme deux gamins. À s'bécoter sur un banc public. C'est sans doute risqué, même qu'il fait nuit, même qu'ils sont au milieu d'rien. Elliot pourrait pas s'en carrer plus, alors qu'ses mains s'font un peu baladeuses, et qu'ils s'rapprochent beaucoup trop pour qu'ça reste bien innocent. C'est pas un baiser délicat. C'est un baiser d'bourrin. Il finit quand même par la r'lâcher, une chaleur absurde au creux du bide, et les yeux grands ouverts qui s'posent sur les mille-et-une tâches de rousseurs de Freya. Il étire un sourire môme, un peu insolent.

 

- Nah c'est bon t'es toute pardonnée.

Finalement ça lui va bien d'rester sur ce banc. Une main enfoncée contre la hanche de Freya, l'autre sur sa jambe, il reprend sa séance de bécotage sans aucune foutue hésitation.

Freya Carter

Femme

25 ans

Sang-mêlé

Britannique

Garde-Grains

Message publié le 12/01/2026 à 19:25

L'excuse d'Elliot pour leur premier bisou avec la langue ? Goûter le parfum de glace choisi par Freya au printemps de ses treize ans. Ils étaient juste sous l'arbre, presque au banc du dirico. Elle avait lui avait pas laissé un seul gramme de sorbet sureau-fraise dans le pot, il en a profité. Elle était rouge comme un fanion Gryffondor après ça. C'est l'genre d'expérience qui rend un peu con, un peu accro. C'était meilleur que le sorbet sureau-fraise, et Freya n'a jamais oublié. 

 

Front contre front, elle se demande s'il se souvient, un sourire timide au coin des lèvres, qu'il dévore vite. Elle laisse sa tête basculer doucement dans la paume d'Elliot, et succombe, les doigts sur son épaule. Oui, ses joues s'empourprent, et oui, les mains du Gallois la font sentir vivante. Ça change des posters qui se contentaient de lui jeter des clins d'œil débiles les dix dernières années. Un nuage de vapeur enveloppe leurs gueules amourachées. Freya croise à peine le regard embué du sorcier, qu'il replonge déjà, et l'entraîne vers une deuxième vague, plus chaude, plus passionnelle encore. Rien à voir avec Jun, évidemment.

 

C'est difficile de s'arrêter. Un nouvel hululement lui rappelle la présence de MacDuff au-dessus de Pré-Au-Lard, et d'autres paires d'yeux intrusifs, potentiellement. Elle retient Elliot d'une main douce autour de ses mâchoires, et le fixe, un peu fiévreuse, un peu con, un peu accro. T'embrasses bien pour un puceau, raille-t-elle gentiment en référence à leur appel de dimanche soir. 

 

— J'te rassure, j'ai pas prévu que l'banc, continue l'Écossaise qui se détache du batteur et se redresse en rajustant sa cape sur d'elle. À nouveau, il fait froid. 

 

Un coup d'œil aux alentours suffit de constater qu'ils sont toujours seuls. Pour autant, prudente, elle range ses mains au fond de ses poches, et guide Elliot en direction du village. Sur la route, elle ramasse un escargot. Tiens, l'apéro, dit-elle en le tendant à son voisin. 

 

Très vite, les habitations familières bordent le chemin de pavés. Freya contourne la rue principale et emprunte une ruelle plus sombre, plus étroite. Attention aux caisses, prévient-elle à proximité des arrières de certains magasins. Enfin, elle s'arrête devant une petite porte en bois et toque trois fois. Son regard trouve celui du Gryffondor brièvement. T'es pas au régime j'espère ! Un grincement empêche Elliot de répondre. Une femme âgée vêtue d'une robe longue et d'un gilet de laine épaisse les accueille dans les réserves de la boutique de bonbons. Au milieu des stocks de confiseries magiques, elle donne une accolade à la rouquine avant de faire entrer la célébrité qu'elle salue poliment. Le ton est bienveillant ; c'est clairement une dame qui a vu grandir Freya et qui lui rend un service avec plaisir. Elle signale que les rideaux sont tirés, puis désigne la porte menant au magasin et souhaite un bon moment "aux deux jeunes", qu'elle sera à l'étage quand ils voudront partir. 

 

Alors soudain, Elliot et Freya se retrouvent chez Honeydukes, la mythique confiserie de Pré-Au-Lard dont chaque gamin rêve pendant toute sa scolarité. Les lumières sont tamisées ; à peine quelques lanternes et le grésillement d'un globe de fées. La rue est camouflée derrière plusieurs rideaux. Les bonbons n'attendent qu'eux et l'aînée Carter saisit un panier. Tu veux quoi ? Ses propres yeux brillent comme ceux d'une petite fille. 

Elliot Blackburn

Homme

25 ans

Né-moldu

Britannique

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Deb

Maître du Jeu

Vif de Cœur 2025

Message publié le 12/01/2026 à 20:33

Y a pas à dire. Ça réchauffe. L'aurait facile pu y passer la soirée. Mais fatalement qu'Freya a d'autres plans. Un sourire aussi fier que con s'étire sur sa gueule au compliment. Sûr qu'il embrasse bien. S'est entrainé d'puis leurs treize ans, savez. La sensation Freya Carter par contre.

- Nan mais ça peut, c'bien l'banc, il insiste en s'rapprochant encore. C'un bon banc.

Il fait pas tant l'enfant alors qu'elle l'entraine avec elle pourtant, pour emprunter le sentier de nouveau. D'elles-mêmes les mains s'rangent sagement dans les poches, et une grimace lui tord le visage alors qu'elle brandit devant lui un putain d'escargot. Il balance la pauvre créature dans les fourrées sans plus d'cérémonie.

 

- Mais qu'est-ce qui va pas chez toi hein ?

 

Faussement insurgé, il peine à cacher son amusement tandis qu'il la suit entre les habitations. Il a pas la moindre idée de ce qui l'attend, mais il parait évident qu'il s'en carre terriblement. Du moment qu'la compagnie reste aussi bonne, Elliot est prêt à suivre Freya n'importe où. Il est à peu près sûr d'reconnaitre l'arrière de boutique où la sorcière les a arrêté toutefois, et il secoue la tête à la négative, pas bien certain de ce qu'elle peut avoir prévu là-dedans.

- B'soir, il énonce à la tenancière des lieux, qui tarde pas à les abandonner là pour partir dans les étages en leur souhaitant un bon moment.

 

Resté figé presque à l'entrée de la porte, Elliot braque un regard sur son date du soir, qu'a déjà ramassé un panier comme parée à faire son shopping. Un rire bref lui échappe alors qu'il avance un peu entre les rayonnages qu'il a dévasté tout gamin, avec le peu d'argent de poche qu'il avait.

 

- Freya Carter, t'as privatisé une confiserie ?

Sa boutique préférée à Pré-Au-Lard, si on oublie celle d'Owen Carter Quidditch à quelques pas. Comme un gosse, il déambule d'un endroit à un autre pour zieuter les milliers de friandises de l'endroit, en libre service pour la soirée. Il chope une pâte à mâcher qu'il agite sous le nez de Freya.

 

- Tiens ça ça t'plaira c'sûr. Ben oui, c'est à la bave d'escargot. What else ? Il le jette dans le panier, puis s'avance vers un bocal parmi les plus colorés du magasin. Quelques coups de pelle suffisent à lui remplir un sac plein de bonbons explosifs dans lequel il plonge une main pour s'en balancer plusieurs sous la langue. Agy. Niqué ma diète schportive. Quelle brillante iguée gu'mergue, Yaya.

Les explosions sont aussi sonores que savoureuses. 

- Y a des shock-o-choc ? Ils sont où les shock-o-choc ? Il visite avec énergie.
 

Freya Carter

Femme

25 ans

Sang-mêlé

Britannique

Garde-Grains

Message publié le 12/01/2026 à 23:30

— Elliot Blackburn, j'ai effectivement privatisé une confiserie, confirme Freya en opinant du chef, à la fois fière de son idée et heureuse d'entendre l'excitation du Gallois. Panier sous le bras, elle le suit dans les rayons, un sourire de con gonflant ses joues tâchées de rousseur, tandis qu'elle regarde distraitement les formes et les couleurs des bonbons. Un sachet attire son attention. À ce moment précis, Elliot brandit une barre de pâte à mâcher à la bave d'escargot devant son nez, et la balance au fond du panier. Elle rit. Arrête j'allais prendre les gommes de limaces ! Mais après réflexion, elle jette plutôt son dévolu sur un paquet de Chococuisses de grenouilles, une fossette malicieuse au coin des lèvres. 

 

Plus loin, le Gryffondor commence déjà à se goinfrer. Elle récupère le sac de bonbons explosifs et le dépose avec leur sélection en lançant son menton vers la gauche. Là-bas, juste à côté des fondants. Et avant, j'ai rien entendu à cause du bruit, répond-elle, visiblement amusée, et pas trop désolée de foirer le taux de sucre dans le sang d'Elliot pour cette soirée.

 

Elle attrape une boîte en métal sur laquelle apparaît l'inscription "Éléphant à bicyclette", sachant pertinemment qu'elle contient des confiseries en formes d'animaux et de locomotives aux effets fulgurants. Sans réfléchir davantage, elle la met dans le panier. Tu t'souviens d'mon parfum préféré de Bertie Crochue ? balance ensuite l'aînée Carter en se rapprochant à nouveau du brun. 

 

Herbe, contre toute attente. Deal on s'en fait une ? Elle grimace d'avance, mais ne peut s'empêcher de vouloir reproduire leurs fou-rires de pré-adolescence. Par contre j'vais prendre des mouches au caramel pour faire passer les mauvais goûts alors, commente l'Écossaise en se dirigeant vers une étale de vrac. À son tour, elle saisit une pelle et remplit un sac de mouches, de Couinesouris, et de fudges à l'Alihotsy. Après l'avoir mis avec le reste, ses prunelles noisette glissent le long des jarres de gommes au fruit, et elle ouvre l'une d'entre elles, alléchée par une Patacitrouille, qu'elle enfourne directement dans sa bouche. Mhr, cha hait une flombe futain ! Surveillant du coin de l'œil Elliot, Freya continue sa promenade parmi les rayons qu'elle connaît bien, pour y avoir traîné une partie de son enfance.

 

— Alors, t'penses quoi d'pouvoir revenir ici en toute tranquillité ? s'enquière quand même la rouquine, toujours soucieuse de l'avis du joueur de quidditch. 

Elliot Blackburn

Homme

25 ans

Né-moldu

Britannique

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Deb

Maître du Jeu

Vif de Cœur 2025

Message publié le 13/01/2026 à 17:33

- Fucking pelouse, il a rétorqué du tac au tac. Dragée d'brouteuse.

C'était sa vanne à l'époque, et Elliot n'a pas tellement changé par rapport à l'époque. Les paquets s'faisaient trier méticuleusement par leur petit groupe de gamins, les billes vertes finissant sans débat dans les mains tendues d'Freya Carter. Les autres se battaient pour les dragées oranges et rouges qui revêtaient souvent les saveurs les plus fruités. Lui s'récoltait aussi régulièrement les bleues qu'les violettes, parce qu'elles bavaient sur la langue.

- Faut garder une poker face tout l'long. S'tu prends une mouche c'est triché ! Il annonce alors qu'elle attrape un paquet.

Il récupère une poignée d'emballages de shock-au-choc qu'il ajoute au panier de Freya - parce qu'il a visiblement décidé que c'était un panier commun. Il s'marre à la réplique désarticulée d'Freya, qui vient de s'enfourner une énorme patacitrouille, acquiesce en récupérant un peu tout c'qui lui passe devant les yeux pour l'ajouter au borde. Pour une plombe ça fait une plombe. Il s'fait encore des razzias d'fiz à l'occasion, parce que y a un distributeur au Centre, mais c'est à peu près tout.

 

En fait, si on oublie ses achats de l'an dernier pour Charli, il a plus erré entre les rayons d'une confiserie depuis des années. La notoriété vous fait globalement passer l'envie d'vous coltiner les rayonnages de tels commerces. Les traits d'Nicolas Brutcell ont beau faire leur preuve, Elliot est pas bien fan de d'voir cacher sa gueule pour aller quelque part, et il le fait relativement peu souvent.

- C'est l'feu. On s'fait tous les commerces de Pré-Au-Lard comme ça, t'as évacué l'village pour moi ?

L'défi de Freya avait été d'passer pour une moldue sur la presque-île de Quiberon, celui d'Elliot est visiblement d'passer pour un mec normal qui s'fait pas accoster dès qu'il se rend dans un lieu public. Il a franchement rien contre.

- Genre on s'fait un pique-nique de bonbons dans l'parc et ensuite on s'réchauffe d'vant les cheminées des Trois-Balais comme à l'époque ?

Il s'doute que c'est pas du tout c'qu'elle a prévu. Il s'sent juste un peu nostalgique d'être là avec Freya après tout ce temps, comme si rien n'avait changé. Z'ont plus treize ans, et s'réchauffer prend clairement un nouveau sens au vue d'sa gueule quand il le dit, cependant. Il récupère le panier de Freya sans prévenir, pour l'vider sur le comptoir et mater l'ensemble. On croirait un début d'expertise.

- T'vois à l'époque on aurait jamais eu les tunes de s'payer tout ça. C'est cool d'être adulte pour pouvoir s'niquer les dents en paix ! T'as pas pris ça ! Ew. Il brandit un triton au gingembre, secoue la tête, et l'rejette plus loin. Quel enfer. Bon. Poker, il annonce brutalement en récupérant l'une des boîtes de dragées pour la placer debout avant de se retrousser les manches.

On croirait qu'il s'prépare pour un bras de fer. Il passe une main devant sa gueule comme un mauvais acteur de théâtre qu'essaierait d'canaliser ses émotions, à plusieurs reprises, ses mèches secouées dans des gestes dramatiques absurdes.
 

- J'suis prêt. T'es prête ? À l'aveugle hein, il avertit, très sérieux soudainement, malgré l'absence totale d'enjeu.

Et de renverser le paquet contre sa paume pour en faire tomber une première, qu'il gobe sans attendre. C'est immonde. Il reconnait immédiatement, pour l'avoir toujours détesté. Cire d'oreille. Mais devant Freya, il mâche, et garde un air complètement neutre, comme s'il se contentait de suçoter un bête mentos.

Freya Carter

Femme

25 ans

Sang-mêlé

Britannique

Garde-Grains

Message publié le 13/01/2026 à 19:39

— Ça f'sait longtemps tiens ! qu'elle avait pas entendu Elliot utiliser l'une de ses expressions de gosse mal élevé des quartiers pauvres de Cardiff. En troisième année, l'explication du Gryffondor à propos du terme moldu "brouteuse de gazon" avait plongé l'ensemble du groupe d'amis dans un fou-rire incontrôlable et enflammé Freya jusqu'au bout des oreilles. Elle tenait difficilement les poker face à l'époque, ça n'a pas tellement changé. D'ailleurs, elle rigole déjà, amusée d'avance, et suit le Gallois au comptoir du magasin. Le parc et les Trois B ? Nan, j'ai mieux, assure distraitement la sorcière en admirant leur sélection de confiseries étalée devant eux. Sa paume saute sur le triton évincé qu'elle récupère prestement. Oh j'confirme, j'préfère être moi maintenant, qu'moi avant quand même. Sans plus de cérémonie, elle croque la queue du bonbon au gingembre tandis qu'Elliot se concentre. Il est ridicule. Elle rit. Jamais dans l'excès hein ! Cependant, son regard détaille les faits et gestes du brun, à savoir, est-ce qu'il triche ou pas ?

 

Les prunelles brillantes, la rouquine cherche un signe, le début d'une grimace, n'importe quoi pour accuser Elliot d'avoir craqué, mais en vain. Tu commences à avoir des rides au coin des yeux, là, nan ? se contente-t-elle de siffler, l'air de rien, alors qu'il mâche sa dragée. Ça le déstabilise pas tant. Il est fier de réussir. Freya applaudit mollement, sa bouche retenant un sourire. Oui oui, bravo. Par contre t'as encore oublié un truc, on gagne quoi, on perd quoi, mh ? Elle le dévisage malicieusement en prenant la boîte de bonbons entre ses doigts. 

 

— Ok j'sais, débute-t-elle en tapotant le couvercle. Pour chaque grimace que j'fais, tu gagnes une minute pendant laquelle t'es maître de la situation, tu décides c'qu'on fait, j'ai pas l'droit d'protester. Et l'inverse si tu fais une grimace bien sûr. On compte les minutes et on f'ra ça après, ok ? Sa tête penche légèrement de côté, gamine, tandis qu'elle ferme les paupières et pioche un bonbon avant même d'écouter l'avis du batteur. Elle lance la dragée contre sa langue. 

 

Dès la première seconde, Freya regrette. Clairement la bouffe pour chien. Elle ouvre les yeux, se jette sur une mouche au caramel et la mâche rapidement en essayant d'avaler les deux. Putain ! Nan mais moi j'ai directement l'pire quoi ! J'suis sûre qu't'as eu confiture t'étais trop serein ! Elle reprend une autre petite mouche sucrée et la mordille frénétiquement. C'est dégueux putain ! Pour la poker face, faudra repasser. La rouquine se marre en remarquant l'expression victorieuse d'Elliot. Hey j'ai pas dit mon dernier mot, si ça s'trouve j'aurai que des bons après hein. Allez, à toi, ajoute-t-elle en lui filant la boîte. 

Elliot Blackburn

Homme

25 ans

Né-moldu

Britannique

Avatar de Deb
Deb

Maître du Jeu

Vif de Cœur 2025

Message publié le 14/01/2026 à 14:54

Vachement fier de son succès, Elliot mate Freya avec insistance comme s'il attendait un genre de récompense quelconque. Il est servi. La meuf apprend pas sa leçon. Elle est presque pire que lui quand il s'agit d'compétition.

 

- Han han. J'vais pouvoir tout décider ? Il avance, bravache. Nan parce qu'on sait déjà qui va gagner. Aucun suspense.

Comme pour illustrer son propos, Freya, qui vient de balancer une dragée dans sa bouche, écarquille les yeux. D'un geste, elle se jette sur une mouche au caramel, clairement dégoûtée par la saveur du bonbon. Poudre de cheminette ? Poubelle ? Crotte de nez ? En tous cas, pas mieux, et c'est d'une évidence telle qu'Elliot meurt de rire.

- Wah. Une minute. Y a combien d'dragées là-dedans ? Histoire d'voir combien d'temps j'vais pouvoir rester ton maître, tout ça.

Il s'gêne pas pour s'foutre de sa gueule, récupère une nouvelle dragée qu'il balance dans sa gueule dans un geste similaire à celui de la sorcière, quelques secondes plus tôt. L'goût sucré est immédiat. Marshmallow. Même pas b'soin de poker face. Même qu'il prend son temps pour mâcher, émettant plusieurs bruits satisfaits. Il passe ensuite sa langue sur ses lèvres comme s'il venait de se becqueter un repas royal, et se lèche les doigts un à un.

- Un délice. Enfin tu sauras jamais. P't-être que c'était parfaitement immonde et qu'tu devrais m'refiler un oscar. J'me contenterais d'une minute de plus au paradis. Enchaine, Carter, et essaie un peu d'jouer le jeu parce que là c'juste trop facile ! Il la presse.

Il a pas la moindre idée de c'qu'il fera de ce temps si injustement gagné, mais il sait déjà qu'il va kiffer l'délire. Parce que ça fait aucun doute qu'il va remporter chaque mise. Freya a jamais été bien douée pour cacher qu'un truc lui plait pas. Est-ce que c'est pour ça qu'elle a proposer c'gage ? Parce qu'elle veut perdre et l'voir prendre le contrôle ? Aurait-elle des fucking kinks ?

- Poker face, Freya, poker face. Po po ker face po po po po po ker face, il chantonne sur le rythme d'un morceau moldu dont elle a probablement pas la ref, agitant une main devant sa propre gueule pour s'cacher derrière une fois sur deux.

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