Harry Potter RPG

[En Cours]
Bien lunés... ou pas Non loin du lac noir, vendredi 26 octobre 2125

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Alison Carter

Femme

17 ans

Sang-mêlé

Britannique

Intendant des greniers

Message publié le 26/01/2026 à 13:32

L'exclamation de Ferguson arrache un sourire flatté du coin des lèvres d'Alison. Elle sait qu'il foutrait l'feu pour moins qu'ça, par simple envie de provoquer un bordel monstre, et d'être hilare face à la panique générale. Elle sait aussi qu'personne peut affirmer qu'elle va gagner avec autant de certitude, parce qu'ils savent pas ce qu'elle affrontera pendant la première épreuve, et qu'elle reste une apprentie sorcière en sixième année au-delà de ça. Mais quand même, la spontanéité du Poufsouffle a le mérite de lui faire imaginer qu'il est sincère, qu'il pense vraiment qu'elle va "tous les niquer". Ça suffit à motiver la cadette Carter jusqu'à ce que ses crampes au ventre ne soient trop fortes pour les ignorer.

 

Elle cille en direction des bonbons. Tu t'y connais en douleurs de règles ? demande-t-elle, un brin railleuse, n'empêche qu'elle accepte le paquet et l'ouvre sur deux côtés pour l’aplatir, façon petite coupelle improvisée. Il reste plus grand chose. Merci. J'veux vraiment finir ce soir, j'ai trop de trucs à faire après. L'adolescente lèche l'extrémité de son index et le presse contre les miettes de confiseries. Pendant qu'elle se suce le doigt, elle remarque la page ouverte du manuel de Gus et fait glisser sa chaise contre la sienne, afin de lire ce qu'il a trouvé. C'est quoi ? Ah, le Sud, bien. Alors, tendance à refuser la confiance, même aux proches. Paradoxe des attentes à la fois hautes et nuancées : le sujet n'estime pas mériter recevoir de récompense, mh, tu m'étonnes. La confiance d'Alison, ça se gagne durement maintenant. Cela-dit, j'vais pas cracher sur le trophée si j'l'ai hein. Elle jette un œil au batteur en se questionnant à propos de sa capacité à lui, à accepter les récompenses. Elle n'en sait rien.

 

Ils continuent de travailler comme ça un moment, l'Écossaise picorant les morceaux de sucre du sachet de bonbons, et leurs notes s'épaississant à mesure qu'ils trouvent les interprétations de leur rituel astral. Nature introspective, genre, t'es introverti toi ? juge-t-elle, pas tellement mieux placée que lui pour critiquer les gens qui s'érigent des carapaces. Mais bon. 

 

Au sixième parchemin sur huit, Alison a niché sa joue au creux son bras. Affalée, elle se contente de regarder son voisin chercher les bonnes pages, lire les significations des séries de résultats qu'ils ont calculés, et les écrire de ses légendaires pattes de mouche sur sa copie.

 

Le nouveau tempérament, étrangement calme et travailleur de Ferguson, continue de l'intriguer. Gus ? demande-t-elle en brisant la concentration du brun qui tourne immédiatement la tête vers elle. Tu peux aller m'chercher un chocolat chaud aux cuisines ? J'ai trop la flemme. C'est loin. Faut retraverser l'aile entière, risquer de croiser des gens, sociabiliser avec les elfes, tout ça. 

Ferguson Decker

Homme

17 ans

Sang-mêlé

Britannique

Avatar de Deb
Deb

Maître du Jeu

Vif de Cœur 2025

Message publié le 26/01/2026 à 19:34

Sa langue a claqué a sa question sur les règles tandis qu'il secouait la tête à la négative. N'empêche qu'il la laisse finir son putain d'paquet d'bonbecs alors qu'il en a plus en réserve. Alors. Rapprochée de lui, Alison se met à lire à voix haute ce sur quoi il est tombé, l'air assez d'accord avec ce qu'est marqué. C'est du bullshit. Moi aussi j'aime bien les trophées, il renifle en s'affaissant vers l'arrière. Tout l'monde, nah ? Même qu'il en a jamais eu, ça lui plairait bien. Il est pas passé loin au tournoi d'duel y a deux ans, savez ? S'il s'était pas fait virer pour faute...

 

Ça pue la joie c'portrait astronomique, nan ?

 

- J'sais pas c'est quoi, introspectif, introverti. Puis, après explication, d'rester silencieux en fronçant les yeux. J'parle à des gens, j'parle à plein d'gens. Toi aussi t'parles à plein d'gens. L'a raison Wickerson, c'est n'imp ce truc pas vrai ? 

 

À moins qu'ça touche particulièrement juste, dans l'fond. Fergus parle a plein d'gens. Il raconte des tas d'conneries. Mais c'est bien là tout c'qu'il raconte. Il est pas timide de manière générale. Tout l'contraire. Mais dès qu'il s'agit d'parler d'lui, d'vraiment parler d'lui, y a plus personne. Bougon, Ferguson poursuit l'devoir sans conviction aucune, désireux de s'extirper de là le plus vite possible, et en même temps incapable de s'arrêter. Les lignes font pas qu'le décrire lui. Elles décrivent aussi Alison. Sauf qu'il imaginait pas Alison comme ça. Il imaginait Alison sûre d'elle, avec toutes ses copines, ses grands airs, sa répartie.

 

Il imaginait Alison très loin au-dessus des inquiétudes qu'il peut bien avoir au sujet d'lui-même et de ce qu'il représente aux yeux du monde. Crasseux d'une histoire qu'personne aura jamais envie d'entendre, dépourvu d'potentiel, l'genre de merde qu'on trouverait quelque part entre la semelle d'une chaussure et l'caniveau ; Ferguson s'est jamais sentie l'âme d'une personne importante qui vaut la peine d'être connue. Il a toujours eu l'impression de devoir se battre pour s'faire une place dans l'monde, comme s'il aurait jamais du y exister. L'impression d'salir les gens qu'il touche. L'impression d'pas compter.

 

Impossible qu'Alison puisse ressentir même la moitié d'un truc pareil. Ils sont diamétralement opposés.

 

Alors au milieu des calculs et des réflexions, Fergus essaie d'creuser pour déterminer les failles du bordel. Une phrase unique qui pourrait permettre de tout faire s'écrouler comme un château d'cartes. Il trouve rien. S'rappelle d'Alison Carter vomissant dans un seau au fond d'un placard à balais. Il a connu Alison Carter fun. Il a connu Alison Carter insupportable. Il a connu Alison Carter furieuse, quasi assassine. Mais cette Alison Carter là qu'il a vu qu'une seule et unique fois, il la connait pas du tout. Alors sans doute que y a pas mal de chose qu'il connait pas du tout sur elle, comme elle sur lui.

 

- Mh ?

 

Tête relevée vers la sorcière, qui s'est affaissée sur la table dans les dernières minutes. La demande le prend de court, et il ouvre la bouche pour rétorquer un truc sec. Un truc genre flemme aussi, j'suis pas ton chien, voyez. Mais il capte son regard fatigué. Sa gueule en vrac. Sa posture un peu crispée sur elle-même. Alors il sort pas du tout ça.

 

- Ok. Ça f'ra du bien d'faire une pause d'façon.

 

Il laisse ses quelques affaires sur place, y compris sa veste, et s'aventure en simple tee-shirt dans les couloirs. Ces derniers se sont pas mal vidés, à l'approche du second couvre-feu qui doit les trouver dans leurs dortoirs. Pas suffisamment pour que le château soit entièrement silencieux cependant. Les torches sur les murs dansent contre son visage alors qu'il gagne les cuisines, récupère en quelques minutes à peine un plateau entier. Tant qu'à faire. Deux chocolats fumants jouxtent une assiette de cookies, généreusement servis par les créatures sur place.

Sur le chemin du retour, Ferguson se fait plus discret, comme s'il n'était pas vraiment autorisé à faire ce qu'il fait. Ça l'est. Juste, il a pas tellement envie d'répondre à d'éventuelles questions au sujet de ce qu'il a dans les mains, ou de la personne à laquelle il l'apporte. D'abord parce qu'il voudrait pas qu'les gens s'fassent des idées, ensuite parce que merde la honte un peu non ? Qu'il le fasse pour les potes c'est une chose, mais pour Alison Carter qui l'traite comme de la merde toute l'année c'est un peu un comble. Il manque d'ailleurs de se raviser plusieurs fois sur le trajet, mais parvient tout de même à destination.

 

Les joues rouges et le pas pressé, il dépose le bordel avec un peu trop de brutalité, comme s'il se dépêtrait de la chose le plus rapidement possible, et s'installe sans un regard vers la principale concernée par la livraison :

 

- T'as avancé ? Qu'il demande plutôt en reprenant son crayon pour se mettre à le faire tournoyer entre ses doigts, focalisé sur son parchemin sans parvenir à en lire une seule ligne.

Alison Carter

Femme

17 ans

Sang-mêlé

Britannique

Intendant des greniers

Message publié le 28/01/2026 à 09:07

Fatiguée, elle a rabattu la capuche beige de son sweat duveteux autour de son visage et n'a pas bougé pendant de longues minutes, la tête entre ses bras, les pensées voguant de constellations en chiffres en étranges chevauchées de créatures oniriques. Pendant son sommeil, le feu a continué de crépiter paisiblement. Alison s'est retrouvée à dos d'Abraxan aux côtés de Ferguson, à la recherche d'une lune, vite transformée en liquide argenté qui leur a coulé le long des doigts. À son réveil brutal, elle a eu l'impression d'avoir eu un accident de règles, mais c'était juste un mauvais tour de son esprit.

 

Depuis le couloir, un bruit d'enjambées pressées s'intensifie.

 

Vaseuse, l'Écossaise essuie le coin de ses lèvres. Elle réprime un frisson de froid, et regarde l'entrée fracassante du Poufsouffle avec curiosité. Nan j'ai dormi, rétorque-t-elle d'une voix brumeuse à sa question, tout en se frottant le visage pour se réveiller et ôter les traces de tissu sur ses joues. L'odeur du chocolat chaud et des biscuits chatouille son nez couvert de tâches rousses. Merci, ajoute la sorcière face au plateau largement garni. J'vois qu'tu t'es laissé tenté aussi. Elle dépose une tasse fumante devant chacun d'entre eux et se penche sur la sienne, reniflant à plein nez le parfum du lait et du chocolat fondu. C'était Babor, nan ? Y'a d'la cannelle, c'est l'seul qui met toujours d'la cannelle sans qu'on lui demande, commente Alison, visiblement coutumière des chocolats chauds préparés par les elfes aux alentours du couvre-feu. L'idée même d'être remplie de sucre semble étrangement l'adoucir. Et des cookies, carrément ? dit-elle en souriant à Gus, amusée de voir sa tête nébuleuse. Elle en croque un, et le mange presque de moitié, puis entièrement, en 10 secondes à peine. 

 

— J'ai rêvé d'toi au fait. L'annonce est nonchalante pendant que la Serpentard se frotte les mains pour ôter les miettes de gâteau et saisir sa tasse sur laquelle elle souffle doucement. À cause du carrosse de Beauxbâtons, j'ai rêvé qu'on faisait de l'Abraxan. T'es allé les voir depuis qu'ils sont à côté du lac ? C'est pas des créatures qu'on peut observer tous les jours, alors Charlie et Alison s'en sont approchées quelques jours après leur arrivée. L'adolescente disparaît dans sa boisson chaude, le temps de deux ou trois gorgées prudentes. Elle repose la tasse en soupirant de bonheur. Putain. C'trop c'qu'il m'fallait là. Merci hein, répète-t-elle, parce qu'elle a sûrement oublié qu'elle l'avait déjà remercié avant. À cette heure-ci, elle n'a plus envie de se remettre au travail, les deux derniers parchemins de calculs ont l'air insurmontables.

 

Mais elle sait parfaitement que c'est de la force des convictions que dépend la réussite des gens, et tire à elle une feuille pour annoter des chiffres mollement. Petit à petit, les angles additionnés, soustraits, opposés et renversés donnent des numéros, et ces numéros, des mots. Le goût du renouveau et de l'expérimentation, enfin un truc positif ! se félicite Alison avant de replonger son nez à l'intérieur de la tasse de chocolat. Son doigt désigne le dernier nombre tandis qu'elle se lèche la bouche. Tu cherches celui-là ? On aura fini après. 

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