Harry Potter RPG

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Bien lunés... ou pas Non loin du lac noir, vendredi 26 octobre 2125

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Alison Carter

Femme

17 ans

Sang-mêlé

Britannique

Intendant des greniers

Message publié le 26/01/2026 à 13:32

L'exclamation de Ferguson arrache un sourire flatté du coin des lèvres d'Alison. Elle sait qu'il foutrait l'feu pour moins qu'ça, par simple envie de provoquer un bordel monstre, et d'être hilare face à la panique générale. Elle sait aussi qu'personne peut affirmer qu'elle va gagner avec autant de certitude, parce qu'ils savent pas ce qu'elle affrontera pendant la première épreuve, et qu'elle reste une apprentie sorcière en sixième année au-delà de ça. Mais quand même, la spontanéité du Poufsouffle a le mérite de lui faire imaginer qu'il est sincère, qu'il pense vraiment qu'elle va "tous les niquer". Ça suffit à motiver la cadette Carter jusqu'à ce que ses crampes au ventre ne soient trop fortes pour les ignorer.

 

Elle cille en direction des bonbons. Tu t'y connais en douleurs de règles ? demande-t-elle, un brin railleuse, n'empêche qu'elle accepte le paquet et l'ouvre sur deux côtés pour l’aplatir, façon petite coupelle improvisée. Il reste plus grand chose. Merci. J'veux vraiment finir ce soir, j'ai trop de trucs à faire après. L'adolescente lèche l'extrémité de son index et le presse contre les miettes de confiseries. Pendant qu'elle se suce le doigt, elle remarque la page ouverte du manuel de Gus et fait glisser sa chaise contre la sienne, afin de lire ce qu'il a trouvé. C'est quoi ? Ah, le Sud, bien. Alors, tendance à refuser la confiance, même aux proches. Paradoxe des attentes à la fois hautes et nuancées : le sujet n'estime pas mériter recevoir de récompense, mh, tu m'étonnes. La confiance d'Alison, ça se gagne durement maintenant. Cela-dit, j'vais pas cracher sur le trophée si j'l'ai hein. Elle jette un œil au batteur en se questionnant à propos de sa capacité à lui, à accepter les récompenses. Elle n'en sait rien.

 

Ils continuent de travailler comme ça un moment, l'Écossaise picorant les morceaux de sucre du sachet de bonbons, et leurs notes s'épaississant à mesure qu'ils trouvent les interprétations de leur rituel astral. Nature introspective, genre, t'es introverti toi ? juge-t-elle, pas tellement mieux placée que lui pour critiquer les gens qui s'érigent des carapaces. Mais bon. 

 

Au sixième parchemin sur huit, Alison a niché sa joue au creux son bras. Affalée, elle se contente de regarder son voisin chercher les bonnes pages, lire les significations des séries de résultats qu'ils ont calculés, et les écrire de ses légendaires pattes de mouche sur sa copie.

 

Le nouveau tempérament, étrangement calme et travailleur de Ferguson, continue de l'intriguer. Gus ? demande-t-elle en brisant la concentration du brun qui tourne immédiatement la tête vers elle. Tu peux aller m'chercher un chocolat chaud aux cuisines ? J'ai trop la flemme. C'est loin. Faut retraverser l'aile entière, risquer de croiser des gens, sociabiliser avec les elfes, tout ça. 

Ferguson Decker

Homme

17 ans

Sang-mêlé

Britannique

Avatar de Deb
Deb

Maître du Jeu

Vif de Cœur 2025

Message publié le 26/01/2026 à 19:34

Sa langue a claqué a sa question sur les règles tandis qu'il secouait la tête à la négative. N'empêche qu'il la laisse finir son putain d'paquet d'bonbecs alors qu'il en a plus en réserve. Alors. Rapprochée de lui, Alison se met à lire à voix haute ce sur quoi il est tombé, l'air assez d'accord avec ce qu'est marqué. C'est du bullshit. Moi aussi j'aime bien les trophées, il renifle en s'affaissant vers l'arrière. Tout l'monde, nah ? Même qu'il en a jamais eu, ça lui plairait bien. Il est pas passé loin au tournoi d'duel y a deux ans, savez ? S'il s'était pas fait virer pour faute...

 

Ça pue la joie c'portrait astronomique, nan ?

 

- J'sais pas c'est quoi, introspectif, introverti. Puis, après explication, d'rester silencieux en fronçant les yeux. J'parle à des gens, j'parle à plein d'gens. Toi aussi t'parles à plein d'gens. L'a raison Wickerson, c'est n'imp ce truc pas vrai ? 

 

À moins qu'ça touche particulièrement juste, dans l'fond. Fergus parle a plein d'gens. Il raconte des tas d'conneries. Mais c'est bien là tout c'qu'il raconte. Il est pas timide de manière générale. Tout l'contraire. Mais dès qu'il s'agit d'parler d'lui, d'vraiment parler d'lui, y a plus personne. Bougon, Ferguson poursuit l'devoir sans conviction aucune, désireux de s'extirper de là le plus vite possible, et en même temps incapable de s'arrêter. Les lignes font pas qu'le décrire lui. Elles décrivent aussi Alison. Sauf qu'il imaginait pas Alison comme ça. Il imaginait Alison sûre d'elle, avec toutes ses copines, ses grands airs, sa répartie.

 

Il imaginait Alison très loin au-dessus des inquiétudes qu'il peut bien avoir au sujet d'lui-même et de ce qu'il représente aux yeux du monde. Crasseux d'une histoire qu'personne aura jamais envie d'entendre, dépourvu d'potentiel, l'genre de merde qu'on trouverait quelque part entre la semelle d'une chaussure et l'caniveau ; Ferguson s'est jamais sentie l'âme d'une personne importante qui vaut la peine d'être connue. Il a toujours eu l'impression de devoir se battre pour s'faire une place dans l'monde, comme s'il aurait jamais du y exister. L'impression d'salir les gens qu'il touche. L'impression d'pas compter.

 

Impossible qu'Alison puisse ressentir même la moitié d'un truc pareil. Ils sont diamétralement opposés.

 

Alors au milieu des calculs et des réflexions, Fergus essaie d'creuser pour déterminer les failles du bordel. Une phrase unique qui pourrait permettre de tout faire s'écrouler comme un château d'cartes. Il trouve rien. S'rappelle d'Alison Carter vomissant dans un seau au fond d'un placard à balais. Il a connu Alison Carter fun. Il a connu Alison Carter insupportable. Il a connu Alison Carter furieuse, quasi assassine. Mais cette Alison Carter là qu'il a vu qu'une seule et unique fois, il la connait pas du tout. Alors sans doute que y a pas mal de chose qu'il connait pas du tout sur elle, comme elle sur lui.

 

- Mh ?

 

Tête relevée vers la sorcière, qui s'est affaissée sur la table dans les dernières minutes. La demande le prend de court, et il ouvre la bouche pour rétorquer un truc sec. Un truc genre flemme aussi, j'suis pas ton chien, voyez. Mais il capte son regard fatigué. Sa gueule en vrac. Sa posture un peu crispée sur elle-même. Alors il sort pas du tout ça.

 

- Ok. Ça f'ra du bien d'faire une pause d'façon.

 

Il laisse ses quelques affaires sur place, y compris sa veste, et s'aventure en simple tee-shirt dans les couloirs. Ces derniers se sont pas mal vidés, à l'approche du second couvre-feu qui doit les trouver dans leurs dortoirs. Pas suffisamment pour que le château soit entièrement silencieux cependant. Les torches sur les murs dansent contre son visage alors qu'il gagne les cuisines, récupère en quelques minutes à peine un plateau entier. Tant qu'à faire. Deux chocolats fumants jouxtent une assiette de cookies, généreusement servis par les créatures sur place.

Sur le chemin du retour, Ferguson se fait plus discret, comme s'il n'était pas vraiment autorisé à faire ce qu'il fait. Ça l'est. Juste, il a pas tellement envie d'répondre à d'éventuelles questions au sujet de ce qu'il a dans les mains, ou de la personne à laquelle il l'apporte. D'abord parce qu'il voudrait pas qu'les gens s'fassent des idées, ensuite parce que merde la honte un peu non ? Qu'il le fasse pour les potes c'est une chose, mais pour Alison Carter qui l'traite comme de la merde toute l'année c'est un peu un comble. Il manque d'ailleurs de se raviser plusieurs fois sur le trajet, mais parvient tout de même à destination.

 

Les joues rouges et le pas pressé, il dépose le bordel avec un peu trop de brutalité, comme s'il se dépêtrait de la chose le plus rapidement possible, et s'installe sans un regard vers la principale concernée par la livraison :

 

- T'as avancé ? Qu'il demande plutôt en reprenant son crayon pour se mettre à le faire tournoyer entre ses doigts, focalisé sur son parchemin sans parvenir à en lire une seule ligne.

Alison Carter

Femme

17 ans

Sang-mêlé

Britannique

Intendant des greniers

Message publié le 28/01/2026 à 09:07

Fatiguée, elle a rabattu la capuche beige de son sweat duveteux autour de son visage et n'a pas bougé pendant de longues minutes, la tête entre ses bras, les pensées voguant de constellations en chiffres en étranges chevauchées de créatures oniriques. Pendant son sommeil, le feu a continué de crépiter paisiblement. Alison s'est retrouvée à dos d'Abraxan aux côtés de Ferguson, à la recherche d'une lune, vite transformée en liquide argenté qui leur a coulé le long des doigts. À son réveil brutal, elle a eu l'impression d'avoir eu un accident de règles, mais c'était juste un mauvais tour de son esprit.

 

Depuis le couloir, un bruit d'enjambées pressées s'intensifie.

 

Vaseuse, l'Écossaise essuie le coin de ses lèvres. Elle réprime un frisson de froid, et regarde l'entrée fracassante du Poufsouffle avec curiosité. Nan j'ai dormi, rétorque-t-elle d'une voix brumeuse à sa question, tout en se frottant le visage pour se réveiller et ôter les traces de tissu sur ses joues. L'odeur du chocolat chaud et des biscuits chatouille son nez couvert de tâches rousses. Merci, ajoute la sorcière face au plateau largement garni. J'vois qu'tu t'es laissé tenté aussi. Elle dépose une tasse fumante devant chacun d'entre eux et se penche sur la sienne, reniflant à plein nez le parfum du lait et du chocolat fondu. C'était Babor, nan ? Y'a d'la cannelle, c'est l'seul qui met toujours d'la cannelle sans qu'on lui demande, commente Alison, visiblement coutumière des chocolats chauds préparés par les elfes aux alentours du couvre-feu. L'idée même d'être remplie de sucre semble étrangement l'adoucir. Et des cookies, carrément ? dit-elle en souriant à Gus, amusée de voir sa tête nébuleuse. Elle en croque un, et le mange presque de moitié, puis entièrement, en 10 secondes à peine. 

 

— J'ai rêvé d'toi au fait. L'annonce est nonchalante pendant que la Serpentard se frotte les mains pour ôter les miettes de gâteau et saisir sa tasse sur laquelle elle souffle doucement. À cause du carrosse de Beauxbâtons, j'ai rêvé qu'on faisait de l'Abraxan. T'es allé les voir depuis qu'ils sont à côté du lac ? C'est pas des créatures qu'on peut observer tous les jours, alors Charlie et Alison s'en sont approchées quelques jours après leur arrivée. L'adolescente disparaît dans sa boisson chaude, le temps de deux ou trois gorgées prudentes. Elle repose la tasse en soupirant de bonheur. Putain. C'trop c'qu'il m'fallait là. Merci hein, répète-t-elle, parce qu'elle a sûrement oublié qu'elle l'avait déjà remercié avant. À cette heure-ci, elle n'a plus envie de se remettre au travail, les deux derniers parchemins de calculs ont l'air insurmontables.

 

Mais elle sait parfaitement que c'est de la force des convictions que dépend la réussite des gens, et tire à elle une feuille pour annoter des chiffres mollement. Petit à petit, les angles additionnés, soustraits, opposés et renversés donnent des numéros, et ces numéros, des mots. Le goût du renouveau et de l'expérimentation, enfin un truc positif ! se félicite Alison avant de replonger son nez à l'intérieur de la tasse de chocolat. Son doigt désigne le dernier nombre tandis qu'elle se lèche la bouche. Tu cherches celui-là ? On aura fini après. 

Ferguson Decker

Homme

17 ans

Sang-mêlé

Britannique

Avatar de Deb
Deb

Maître du Jeu

Vif de Cœur 2025

Message publié le 29/01/2026 à 10:48

- Huh ? Tête relevée, Ferguson s'étonne d'entendre le prénom de l'elfe qui les a servi dans la bouche d'Alison. Ouais, ouais c'était Babor.

 

Les poufsouffles multiplient les excursions dans les cuisines, et s'il n'ignorait pas que la salle commune de Serpentard les jouxte, il avait du mal à s'imaginer l'étudiante s'y rendre suffisamment dans l'année pour apprendre le nom de ses elfes. Il faut dire qu'Alison ne partageait pas vraiment leur passion pour la bouffe - elle manquait la plupart des repas, c'est vous dire. À ce demander comment elle faisait pour fonctionner correctement.

 

- J'avais faim, il explique au sujet des cookies, haussant les épaules. M'suis dit qu'toi aussi vu qu't'as manqué l'dîner.

Tout l'monde aime les cookies, pas vrai ? D'ailleurs, Alison ne fait pas exception, en dévore un en quelques secondes. Ça lui arrache un sourire satisfait tandis qu'il s'enfile le sien dans le même temps record, finalement distrait de son parchemin. Il manque de s'étouffer dans sa gorgée de chocolat chaud à sa réplique suivante, et repose la tasse fumante avec des yeux ronds comme des billes.

 

Son imagination est sans doute son pire ennemi, car lui aussi rêve beaucoup d'Alison. Plus notablement depuis la Saint Valentin d'ailleurs. Les oreilles rouges, et les lèvres un peu serrées pour s'empêcher de sortir des conneries plus grosses que lui, Ferguson se focalise sur l'explication, bien moins fantasque, que lui donne la sorcière. Les sourcils un peu haussés, il émet un rire léger. Il a beau aimer les créatures magiques, il a pas tenté la moindre approche. Sont balèzes, voyez. Vachement impressionnants.

D'la dimension d'un putain d'éléphant.

- Nah. Pis j'sais pas si j'aurais les couilles d'en grimper un, il admet sans trop réfléchir. C'est pas le genre de révélation qu'il aurait fait à grand monde. Ça veut dire c'que ça veut dire. Ferguson Decker a peur. Parait qu'ça boit du whisky, il annonce comme si ça pouvait faire guise d'explication. J'sais pas comment ça fait pour voler droit. Pis, à destination d'Alison qui l'remercie pour la seconde fois pour son chocolat chaud, il hoche la tête. D'rien.

La tension absente, la gêne effacée, il reste qu'eux qui s'font face dans une simplicité assez rare pour être soulignée. Ferguson attrape sa tasse pour boire de nouveau, apprécie l'réconfort apporté par la boisson. La présence d'une Alison Carter qu'est pas en train d'lui hurler dessus ou d'le regarder de travers a rien à voir avec la chaleur qui s'répand dans tout son corps, voyez. C'est l'chocolat. Il chope un autre cookie pour le graille aussi rapidement que l'premier avant de se remettre au travail.

- Ouais, ouais attends. Il cherche, activement, s'arrête sur une page qui comporte les bon nombres avant d'fouiller au milieu des paragraphes. Heu. Mercure. C'est ça ? Une magie à l'image d'un caractère passionnel, extrême et dangereuse car souvent emportée par des émotions non maîtrisées. Il repose le manuel en braquant un regard dépité vers Alison. Positif tu disais ? On doit avoir l'pire portrait d'toute la classe. Solitaire, méfiant, furieux. C'est ça l'grand topo ?

Il referme le livre un peu sèchement, puis jette un regard vers Alison. Elle a un peu d'chocolat au bord des lèvres, et il arrive pas à s'empêcher d'focaliser dessus. S'humecte les siennes par mimétisme.

 

- Ça va mieux ? Il demande finalement en balançant l'menton vers l'avant s'croyant d'une nonchalance extrême.

Alison Carter

Femme

17 ans

Sang-mêlé

Britannique

Intendant des greniers

Message publié le 30/01/2026 à 09:38

Comment pouvait-il savoir qu'elle a manqué le dîner ce soir ? La tête d'Alison s'était un peu penchée sur le côté, intriguée, mais la sorcière était restée silencieuse jusqu'à leur conversation à propos des abraxans de Beauxbâtons. 

 

— Toi, pas les couilles ? avait-elle alors ricané en miroir à l'expression amusée du brun et ses conneries à propos du whisky. Ses yeux se sont arrêtés un court instant sur la pointe des oreilles rougies du Poufsouffle et l'Écossaise a souri. En vrai, j'ai d'jà vu des gros cons boire des bouteilles entières et t'nir un balai à peu près droit t'inquiètes, avait-elle déblatéré en parlant de son père, sans pourtant jamais le mentionner. 

 

- -

 

À la lecture de l'interprétation du dernier parchemin - direction Nord-ouest, Alison écoute Gus avec attention. Ouais, Mercure. Caractère passionnel. Extrême. Dangereuse. Emportée par des émotions non maîtrisées. Elle croise le regard vexé du Poufsouffle et s'étonne qu'il prenne tant à cœur leur portrait. Ferguson n'est pas le genre de gars à chercher la page astro des magazines. T'y crois ? lui demande-t-elle, intéressée, pendant qu'elle complète leur feuille de notes sans se rendre compte du chocolat au bord de ses lèvres. 

 

La question de Gus lui fait lever la tête. Mon utérus contracte toujours, s'tu veux savoir, et j'ai grave envie d'une douche hyper chaude, répond-elle, une fossette railleuse au milieu de la joue face à la réaction de Gus. Mais ouais, ça va mieux. La Serpentard rassemble ses affaires distraitement, puis s'interrompt, l'œil vissé sur son voisin au comportement étrange. De la 1ère à la 4ème, elle le considérait comme un perturbateur ; parfois drôle, sauf que trop lourd pour que ça devienne pas juste chiant au bout d'un moment. En fin de 4ème année, début de 5ème année, il est devenu carrément pervers, jusqu'à leur rendez-vous improvisé de la Saint Valentin. Depuis cette soirée, la cadette Carter a le sentiment qu'une facette du batteur lui échappe, sans qu'elle n'ait jamais vraiment creusé, par manque d'intérêt, de temps, ou à cause du caractère de Ferguson lui-même. 

 

Aujourd'hui, elle recule sa chaise, prend sa tasse de chocolat entre les mains, et avant d'en boire une gorgée, elle laisse l'ambiance confidentielle de leur soirée la guider. J'me demandais. Pourquoi t'as pas essayé de coucher avec moi à la Saint Valentin ?

Ferguson Decker

Homme

17 ans

Sang-mêlé

Britannique

Avatar de Deb
Deb

Maître du Jeu

Vif de Cœur 2025

Message publié le 30/01/2026 à 21:01

Est-ce que c'est à lui qu'elle fait référence ? Ferguson, l'espace d'un instant, en est plutôt convaincu. Alison l'a suffisamment traité d'gros con dans les cinq dernières années pour qu'il le croit. D'autant qu'il est pas l'dernier quand il s'agit d'boire et d'fumer, même avant un match. On vit qu'une fois, savez ? Pourtant, il est à peu près sûr d'avoir jamais fait ça en compagnie d'Alison, pas plus qu'il ait pu miraculeusement tenir droit suite à ce genre d'écart occasionnel, qui lui aura plutôt valu l'banc de touche et l'sermon d'une Sam hors d'elle qui lui rappelle qu'il pourrait crever d'être aussi con, Gus.

 

Alors, à retardement, bien après qu'Alison ait changé d'sujet par ailleurs, Ferguson réalise que le type dont elle parle a sans doute rien à voir avec lui. En fait, s'pourrait bien qu'il s'agisse de son père. Owen Carter a fait couler pas mal d'encre dans les journaux sportifs de l'époque, avant comme après la disparition mystérieuse de sa femme. Mais après, justement ? Après Owen Carter se pointait mater des matchs les yeux un peu rouges, baignant dans des odeurs d'alcool que tous reportaient. D'venait violent d'vant les caméras. Coulait doucement et sûrement au fond du trou, pour l'plus grand bonheur de la presse.

- Nah. J'sais pas. Wickerson a l'air d'croire qu'c'est un lot d'bullshi ay ?

 

Ça reste malgré tout basé sur la complexité d'calculs importants, basés sur des données qu'ils ont pas franchement sortis d'leur trou d'balle. Alors. Même s'il a envie d'croire que Wickerson dit vrai et qu'rien dans c'portrait dressé lui ressemble, Ferguson peut pas s'empêcher d'voir que ça colle quand même pas mal. Qu'ça colle beaucoup même. Pis qu'ça l'emmerde. Ça l'emmerde pas, Alison, ou elle le montre pas. Fergus éloigne un peu l'parchemin, et l'manuel aussi, pour choper son chocolat de nouveau et le boire tranquillement.

Une grimace lui tord les lèvres à la mention des contractions d'utérus, et il doit s'retenir d'un commentaire au sujet d'la douche chaude. Nan parce que si y a que ça. Mais voilà. Alison et lui ont déjà partagé mieux qu'une douche chaude. Ils ont partagé une putain d'piscine brûlante dans laquelle elle l'a laissé la mater, et plus encore, et il en a rien fait. Ça l'prend de court quand, moins d'une minute plus tard, la sorcière fout ça sur la tapis comme si son cheminement d'pensée l'avait mené précisément au même endroit. Son regard dressé vers Alison, il essaie d'garder un air neutre, malgré la gêne subite.

 

L'souvenir est encore brûlé contre sa rétine, et alimente suffisamment d'ses rêves pour que ça effleure pas même une bribe de vérité. Ses seins tout contre lui. Ses lèvres. La courbe de ses hanches. Elle se serait laissé faire s'il s'était pas écarté. Il le sait. Maintenant, il a la confirmation qu'elle sait qu'il le sait aussi. Alors plutôt que d'mentir, Ferguson la jauge un peu, aussi défiant qu'incertain. Ce soir là fait comme partie d'un mirage qu'il s'imagine parfois être jamais arrivé. Pourtant c'est bien arrivé. Peut-être bien même que ça aurait pu tout changer, pas vrai ?

 

- J'en sais rien, il admet finalement en haussant les épaules. J'sais pas j'ai flippé j'crois. Tranquillisé dans cet instant un peu suspendu, Ferguson se confie, sans filtre, sans trop savoir pourquoi. J'te l'ai dit j'étais puceau. C'était juste too much t'vois.

C'est la conclusion a laquelle il est venu tout seul après coup, celle sur laquelle il est resté parce qu'il en a pas trouvé d'autre. En a pas cherché d'autre. Fergus refuse de s'rappeler d'la sensation brutale qui l'a saisi, alors qu'ils s'apprêtaient à aller plus loin tous les deux. L'manque d'air. La nécessité d'fuir. Tout ça c'était juste parce que c'était too much. Juste parce que c'était Alison Carter qui s'offrait sur un plateau, qu'il la voulait d'puis trop d'années. Rien d'autre. Tout l'monde devait r'ssentir ça. Il avait pas d'mandé pour vérifier.

 

- J'avais envie, mais j'étais pas prêt, il conclut simplement.

Alison Carter

Femme

17 ans

Sang-mêlé

Britannique

Intendant des greniers

Message publié le 31/01/2026 à 08:39

Très attentive à la réponse de Ferguson, l'adolescente ne cille pas devant son regard scrutateur, au contraire, elle attend de savoir ce qu'il va dire pour justifier qu'au dernier moment, il ait abandonné l'idée de coucher avec elle en février dernier. À bien y réfléchir, c'était mieux comme ça, même si au final, ça l'avait vexée - idiote qu'elle est. Pleine de paradoxes, Alison n'aurait pas aimé non plus qu'il la consomme, sans jamais essayer de la revoir après, mais elle aurait sûrement aussi détesté qu'il veuille se lancer dans une romance à base de "princesse", et de sourires gras.

 

Bref, elle est compliquée, rien de nouveau jusqu'à maintenant.

 

L'aveu du Poufsouffle lui arrache une moue concernée, les lèvres entrouvertes et les yeux sérieux, elle l'écoute, consciente qu'il joue la carte de la sincérité. C'est mims, décide-t-elle alors d'un air entendu, ignorant la partie d'elle qui aurait pu se moquer délibérément de Gus.

 

Vulnérable dans son survêtement et sa culotte de règles, la Serpentard ne joue pas. Elle se rappelle d'ailleurs qu'en juillet, avec Sasha, c'est elle qui a flippé - qui n'était pas prête. T'as raison, faut pas s'forcer, ajoute-t-elle en reposant sa tasse sur la table pour attraper un cookie. En temps normal, sans le regard de Ferguson ni de personne d'autre, elle aurait trempé les gâteaux dans le chocolat chaud et aurait mangé toute l'assiette, au paradis pendant dix minutes de plénitude, jusqu'à s'en rendre malade et le regretter. Aujourd'hui, elle croque le biscuit sec en se demandant vaguement si elle sera capable de le garder à l'intérieur de son estomac, mais braque plutôt son attention vers le brun, et leur conversation intime. 

 

— Et là, t'es toujours puceau ? demande Alison sans vergogne. Faut dire que ça reste un sujet crucial à Poudlard, que de savoir qui l'a déjà fait, qui ne l'a jamais fait, et qui le fait avec qui. À seize ans, bientôt dix-sept, elle aurait aimé avoir un peu plus d'expérience ; ça aurait pu devenir sa mission de l'automne. Sauf qu'à la place, elle s'est jetée corps et âme dans le Tournoi des Trois Sorciers. 

 

La cadette Carter ramène sa jambe contre elle sur la chaise en terminant le cookie. C'est étrange et à la fois plaisant, de prendre cette parenthèse avec Ferguson. Elle se prête à son tour au jeu de la confidence. En tout cas, t'embrasses bien, si jamais tu te demandais. Fin, moi j'ai bien aimé comment tu m'as embrassé, annonce-t-elle, une fossette au milieu des mille tâches de rousseur constellant sa joue. C'était bourrin, mais un bourrin qu'a envie au moins. Elle conclue en riant de ses propres mots, la face un peu échaudée, l'esprit probablement soulagé d'avoir appris qu'il n'était pas dégoûté par elle.

Ferguson Decker

Homme

17 ans

Sang-mêlé

Britannique

Avatar de Deb
Deb

Maître du Jeu

Vif de Cœur 2025

Message publié le 31/01/2026 à 11:07

Mims. Ferguson sait pas si c'est mims, et s'demande vaguement l'espace de cinq secondes si Alison s'foutrait pas royalement d'sa gueule. Manque probablement l'ton sarcastique qu'emploie généralement Sam quand elle annonce qu'un truc est mims. Même qu'elle lui donne raison. Même qu'il sait pas s'il a raison. L'fait est qu'il a pas vraiment décidé, pas vrai ? L'a juste réagit. Pas franchement à l'aise de s'étaler sur un moment qu'est pas pour l'rendre fier, Fergus espère qu'Alison va changer d'sujet.

 

Il chope un cookie, qu'il trempe dans son chocolat pour l'ramollir avant de l'engouffrer aussi rapidement que les autres.

 

Il grogne un peu en entendant sa question. Pourquoi elle demande hein ? Sont pas en train d'jouer à un foutu jeu. Rien l'force à dire la vérité. Une partie de lui peut d'ailleurs pas s'empêcher d'avoir envie d'raconter d'la merde, rien qu'pour dissimuler la réalité. Mais ce soir particulièrement, mettez ça sur la putain d'lune ou l'regard que lui jette Alison Carter, Fergus se contentera de la réalité.

 

- Ouais.

Pendant quelques semaines après leur date de la Saint Valentin, Ferguson s'était imaginé qu'il aurait la chance d'un second date, savez ? Il avait arrêté d'la siffler, comme elle avait d'mandé. Il avait pas arrêté de l'emmerder pour autant, balançant des r'gards équivoques au travers des couloirs ou des cours. D'après lui, ils partageaient un secret. L'genre qu'elle dévoilerait jamais devant ses copines, pas plus qu'il l'avait déballé à ses potes.

 

Mais il s'était rien passé d'plus, et Alison Carter avait recommencé à l'envoyer chier avec humeur, plus sèchement même qu'avant parfois. L'année s'était terminée comme ça. L'été avait vu Fergus se confier à Sam, vite fait, alors qu'ils aidaient son daron à retaper la baraque de leur voisine. Il est toujours pas sûr qu'elle l'ait cru, mais surtout elle lui a pas apporté la moindre information supplémentaire au sujet d'Alison, ou de la meilleure manière de s'y prendre avec elle.
 

- Ah ouais ?

 

Il en a déjà embrassé plusieurs, des filles, mais c'est bien la première qui lui annonce qu'il embrasse bien. La plupart préfèrent lui réclamer d'en parler à personne en affichant une gueule à moitié dégoûtée. Comme si dans l'fond elles avaient pas vraiment voulu faire ça, qu'elles avaient glissé, que ça les répugnait que ça puisse se savoir.  Tu gères, tu t'es bien débrouillé, Alison avait pourtant débité. J'vais pas oublier que t'existes pendant au moins une semaine.

 

Ça avait duré quelques jours peut-être bien, après quoi Alison Carter était redevenue une sorcière très occupée à ne pas l'regarder, ne pas rire à ses vannes, ne pas lui parler, ou seulement pour l'envoyer chier. Silencieux, Ferguson frappe sa tasse du bout de l'index avec une nervosité étrange, comme pesant le pour et le contre de la question qu'il meurt d'envie d'poser. Une question qu'il aurait pu sortir des dizaine de fois dans les mois précédents, plutôt que le ramassis habituelle de conneries dont il avait continué à la charger.

- T'as jamais eu envie d'recommencer ?

C'est peut-être ça qu'il avait attendu tous ces mois. Un signal de la part d'Alison qui lui permette de savoir si c'était ok de la choper au milieu d'un couloir pour la planquer dans une alcôve et lui dévorer les lèvres exactement comme dans cette foutue salle de bain. Mais voilà, elle a pas donné l'moindre signal, et Ferguson a pas eu les couilles. Parce que s'il existe plus imposant qu'un Abraxan cuvant son whisky, c'est Alison Carter qui lui fait comprendre de mille et une façon qu'il doit arrêter de l'emmerder.

Alison Carter

Femme

17 ans

Sang-mêlé

Britannique

Intendant des greniers

Message publié le 01/02/2026 à 21:13

Le régime éternel d'Alison nourrit chez elle l'obsession de voir les gens s'empiffrer. L'année dernière, elle s'est découverte incapable de manger en même temps que Sasha sans discrètement l'observer ingurgiter des quantités astronomiques de viandes et de purées et de tartes, à chaque repas. Ce soir, les lèvres entrouvertes, elle fixe la manière dont Ferguson plonge avec gourmandise un cookie entier dans son chocolat chaud avant de le mâcher à peine pour l'avaler goulûment. Elle ressent presque la pâte molle et sucrée coller contre son palais, ferme la bouche par mimétisme, et se réveille enfin, réalisant qu'il vient d'avouer qu'il est toujours puceau, à l'aube de sa majorité. Ok. Est-ce que ça le fait chier ? Ça n'en a pas l'air en tout cas.

 

Gus - 6/10

Toujours puceau

 

Il serait un 7 s'il était moins lourd, honnêtement. La cadette Carter cille et décale l'air de rien son sac sur la table de manière à ne plus voir l'assiette de maudits cookies. La question du brun lui provoque un sourire, sans qu'on ne puisse vraiment dire s'il est moqueur ou surpris. 

 

— Avant ou après qu'tu frappes le mur à 2 centimètres d'ma tête ? demande-t-elle alors, consciente d'être allée un peu trop loin, puisqu'elle pince immédiatement ses lèvres dans une moue contrite. Déso hein mais j'y r'pense souvent. Ça doit être tes émotions non maîtrisées. Tout comme il a clamé qu'elle n'était pas le centre du monde, pile le lendemain du mardi où Spike l'avait déjà fustigée, et qu'elle se sentait vulnérable, seule, en pleine crise face à son plat de pudding au chocolat. C'était y'a 10 jours seulement ; le souvenir surgit encore parfois. 

 

Parfaitement lucide sur ses humeurs changeantes du moment, la rouquine soupire et quitte sa chaise dans un grincement sonore. J'vais y'aller sinon j'vais dire d'la merde. Et le couvre-feu approche. Elle jette un long regard au Poufsouffle, hésitant à répondre réellement à sa question. 

 

Elle saurait pas dire s'il a rendu sa soirée meilleure,

mais il a rendu sa soirée moins morne.

 

Alors l'Écossaise range sa chaise et enfile sa cape chaude en soufflant. P't'être que ouais, j'ai eu envie de recommencer. De savoir c'que ça donnerait, s'il donnait autant de peu-importe-ce-qu'il-a-donné au reste, qu'à l'embrasser. Elle met sa capuche de sweat, et l'autre capuche par au-dessus, puis arrange rapidement sa frange. Le goût de l'expérimentation, tout ça. Mais bon, on dirait qu'ça s'est passé dans une autre vie en vrai. Une vie où Gus n'était plus vraiment Gus, ou du moins, pas celui qu'elle croise au quotidien. Alors j'sais pas. Elle hausse les épaules, fatiguée. 

Ferguson Decker

Homme

17 ans

Sang-mêlé

Britannique

Avatar de Deb
Deb

Maître du Jeu

Vif de Cœur 2025

Message publié le 01/02/2026 à 21:42

Ferguson reste la mater, incapable de se souvenir de ce dont elle cause. Est-ce qu'il a vraiment fait ça ? Ça lui r'ssemble, c'est ça la vérité. Alors, sans doute. Même qu'il aurais jamais du demander parce qu'il aurait du s'attendre à ce genre de réplique. À quoi il pense putain ? Il commente pas, resserre le poing dans le fond de sa poche tout en filant des yeux une Alison sur le point d'se tirer. Il attend même plus d'réponse à ce stade, pourtant elle vient quand même. Peut-être que ouais. Pour l'expérimentation

 

Il répond rien et s'contente de la r'garder se préparer. Elle a a l'air crevé. Il l'est aussi, en vérité, mais il espère profiter de la bienveillance du concierge pour s'en cramer une dernière avant d'se rentrer. L'a besoin d'prendre l'air. De s'éloigner. Il s'lève à son tour pour rassembler ses affaires. Y en a suffisamment peu pour qu'ça lui prenne moins de cinq secondes. Sa veste enfilée par-dessus son tee-shirt, il récupère une cigarette qu'il perche à son oreille.

 

- T'as raison. C'était une autre vie, il s'contente de commenter avec une brutalité gauche.

 

Une vie sur laquelle il aurait mieux fait d'pas revenir. Une vie dans laquelle Alison Carter prenait l'temps d'lui donner l'heure. Sans doute qu'il doit se sentir privilégié qu'elle soit resté lui filer un coup d'main pour tous ces calculs, alors même qu'elle peut pas supporter sa présence. Il récupère les deux tasses de chocolat vidées de leur contenu, pour les refoutre sur le plateau refilé par Babor moins d'une heure plus tôt.

 

- J'ramène ça en cuisine. J'vais tenter d'm'en fumer une dernière.

 

C'est la seule salutation dont il la gratifie, trop occupé à essayer d'se tirer loin d'ici. Il a fait son exo. Wickerson le fera pas chier. Sans doute qu'il devrait la remercier. M'enfin, elle va sans doute se taper des points bonus pour toute cette merde, alors elle doit gagner au change. Y a une raison pour laquelle elle a supporté sa présence autant d'minutes d'affilés, et c'est clairement pas leurs souvenirs ensemble.

Alison Carter

Femme

17 ans

Sang-mêlé

Britannique

Intendant des greniers

Message publié le 03/02/2026 à 09:23

Debout au milieu de la salle d'étude, Alison fixe l'ouverture de porte qui vient d'avaler Ferguson. Il a disparu aussi rapidement que le cookie après l'avoir ramolli dans le chocolat chaud. D'ailleurs, une vague odeur de gâteau et de lait flotte autour d'elle, et lui rappelle qu'elle pourrait facilement glisser jusqu'aux cuisines pour reprendre du sticky toffee pudding, s'enfermer derrière une tapisserie du troisième étage avec les balais d'Horace, et tout manger en oubliant le reste du monde. 

 

Elle pourrait. Mais ça fait déjà 9 jours qu'elle tient depuis la précédente crise. 

 

Ses pensées voguent, du moelleux au caramel vers l'attitude étrange de Gus, vers les résultats de leur devoir, et enfin vers le tournoi. Elle n'a pas envie de penser à ça. La bouffe l'aiderait. La bouffe l'aide toujours, au début - manger, c'est oublier ; c'est consommer une émotion trop difficile à regarder en face. Sauf qu'après, elle a honte, elle regrette, elle le sait très bien. 

 

Toujours droite, l'adolescente phase. Dans une semaine, ce sera la veille de la première épreuve. Elle est loin de se sentir prête, peut-on seulement se sentir prêt au Tournoi ? En voyant Enzo et les Français se pavaner au milieu du chateau, elle jurerait qu'elle a pris la place de quelqu'un d'autre. De Spike ? Est-ce qu'elle va se ridiculiser devant l'école entière ? L'étudiante soupire lourdement et retombe, assise sur une chaise. Ne pas manger, c'est affronter ses émotions. Elle ressort son planning de préparation et le parcourt encore d'un regard accablé. 

 

Il est largement rempli depuis sa discussion houleuse avec le poursuiveur des Catapultes. Ici et là, on peut voir des annotations rajoutées, des mots supposés lui rappeler de relire tel ou tel chapitre de livre, des révisions à n'en plus finir, des heures de sport, et zéro minute pour souffler. 

 

Elle soufflera après vous savez.

Au moins de juin sûrement. 

Horace Milbourne

Homme

67 ans

Sang-mêlé

Français

Avatar de Deb
Deb

Maître du Jeu

Concierge de Poudlard
Vif de Cœur 2025

Message publié le 03/02/2026 à 10:13

- Monsieur Decker ! 

- Rmf.

- Bel argument. Néanmoins, je pense que vous savez pertinemment que votre présence dans les couloirs n'a plus lieu d'être si vous avez terminé votre exercice d'astronomie, comme je le présume... ?

- J'peux m'en cramer une dernière ? On vient d'finir, c'est juste avant d'dormir M'sieur Milbourne.

- Vous connaissez déjà la réponse à cette question.

- S'vous plait ?

- N'insistez pas. Vous avez déjà bénéficié d'un passe-droit pour la soirée, en plus d'un crochet en cuisine mh ? Horace affaisse légèrement la tête, les yeux fixés sur l'adolescent.

- Mf.

- Bonne nuit, Monsieur Decker.

 

Sourire satisfait hissé sur les lèvres, le concierge demeure parfaitement vertical tandis que le batteur s'éloigne en direction de sa Salle Commune, visiblement dépité. Il n'est pas sans savoir qu'il reste une autre élève dehors à cette heure, aussi se met-il en branle dès lors que la silhouette de Ferguson a bien disparu derrière le portrait d'entrée de Poufsouffle. Une poignée de minutes suffisent à lui permettre de trouver la salle d'études dans laquelle il sait s'être réfugiés les étudiants tout à l'heure, et son regard se poste sur la cadette Carter.

 

Plutôt que d'attirer son attention, il s'affaisse légèrement contre le chambranle de la porte et l'observe, bras croisés. Pour avoir vu grandir Alison, Horace ne peut nier l'attachement qui le lie à l'adolescente, et l'inquiétude qui le travaille depuis que l'adolescente a été choisi pour représenter Poudlard. Des trois sœurs, elle est celle qui communique le moins, et celle dont il a le plus de mal à comprendre le mode de pensée. Freya a su porter sa famille a bout de bras, Charlie s'est réfugiée dans l'imaginaire, tandis qu'Alison se construisait une carapace si épaisse que nul ne semblait plus pouvoir la percer.

 

- Mademoiselle Carter, Horace s'annonce enfin, décroisant les bras pour approcher l'adolescente. La mission semble rondement menée. Êtes-vous prête à rejoindre votre dortoir pour un sommeil amplement mérité ? À moins que vous ne comptiez vous épuiser à l'études tout le reste de la nuit, ce que je déconseille fortement.

 

De près, le visage d'Alison semble las. Fatigué par un stress qu'elle doit sans aucun doute au retour de son père, mais aussi à sa nomination au tournoi, autant qu'aux ASPIC qui se manifesteront dès la fin de l'année prochaine. Horace demeure force tranquille alors qu'il remet en place une chaise, et laisse à la championne de Poudlard tout le temps de s'exprimer.

Alison Carter

Femme

17 ans

Sang-mêlé

Britannique

Intendant des greniers

Message publié le 05/02/2026 à 08:02

L'irruption d'Horace dans la salle d'étude ne surprend pas vraiment Alison. Le couvre-feu a sonné et elle connaît parfaitement la vigilance du concierge à propos du règlement ; elle devrait se trouver au dortoir avec les autres Serpentard à cette heure-ci. M'sieur Milbourne, souffle-t-elle en lui jetant un regard adolescent sans deviner qu'il l'observe depuis quelques secondes déjà. Peu importe ce qu'il prononce ensuite, l'objectif est le même : renvoyer la rouquine aux cachots pour fermer sa ronde et rentrer à ses appartements.  

 

— Mission terminée Sir. Elle recule sa chaise, instaurant volontairement une distance sociale entre elle et le concierge qui l'appelle Mademoiselle Carter. Le parchemin roule sous ses phalanges jusqu'à former un cylindre propre. Ça fait des années que l'étudiante ne sait plus ce qu'elle doit attendre de Bart et Horace. Amis de la famille, peut-être, sauf qu'ils étaient moins rébarbatifs avant Poudlard.

 

Avant, leurs visites étaient de véritables petites fêtes au foyer Carter, brisant le quotidien morne des filles - orphelines d'une mère, et mal accompagnées par leur père. Alison se souvient les voir surgir, les bras chargés de cadeaux de voyages, de nourriture, d'articles drôles pour les faire sourire. Alors, en arrivant à l'école à onze ans, la gamine pensait avoir certains passe-droits. Il n'en fut rien, bien-sûr. Vexée, elle a nourri un sentiment de trahison - d'abandon, que n'ont jamais partagé Freya ou Charlie, au contraire. Et si aujourd'hui Alison peut affirmer que le concierge et le bibliothécaire ferment les yeux volontairement sur certaines de leurs escapades adolescentes, elle sait aussi qu'il en est de même pour l'entièreté des étudiants.

 

Elle range sa feuille à l'intérieur de son sac en silence, imperméable à la présence rassurante du Français. Aucun aménagement de planning ne lui a été accordé en vue de la préparation au tournoi et juste une poignée de professeurs s'est montrée proactive sur ses besoins. Finalement, et comme depuis qu'elle a 7 ans, Alison se sent seule, désespérément. Ou plutôt, elle s'enferme ? Elle n'a pas demandé l'épouvantard, elle peut faire sans, elle peut se contenter des salles vides et de ses listes interminables pour s'entraîner.

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